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Attention à certaines courges, à ne pas manger sous peine d’intoxication

courgesL’agence sanitaire Anses met en garde les consommateurs des risques de la consommation de certains cucurbitacées.

Attention aux courges amères qui ne sont pas comestibles et peuvent être à l’origine d’intoxications graves, avertit l’agence sanitaire Anses,  alors qu’Halloween arrive en pleine saison des citrouilles, potirons, potimarrons, pâtissons et autres cucurbitacées.

La confusion est fréquente : les Centres antipoison (CAP) sont régulièrement appelés pour des intoxications liées à la consommation de « courges » non comestibles.

Certaines « sont toxiques et contiennent des cucurbitacines, substances très irritantes et amères qui peuvent être responsables rapidement après l’ingestion de douleurs digestives, de nausées, de vomissements, d’une diarrhée parfois sanglante, voire de déshydratation sévère nécessitant une hospitalisation », détaille jeudi l’Anses.

Ces substances, persistantes à la cuisson, sont naturellement fabriquées par les courges sauvages pour repousser les insectes prédateurs (chenilles …).

Les coloquintes, réservées à la décoration
Ainsi les courges ornementales comme les coloquintes, sont toutes considérées comme toxiques. Elles sont vendues dans le commerce, parfois au rayon fruits et légumes  pour un usage strictement décoratif.

Mais les courges du potager familial peuvent aussi devenir impropres à la consommation à la suite d’hybridation sauvage. Un phénomène qui se produit lorsque cohabitent des variétés amères, décoratives ou « sauvages », et des variétés comestibles dans le même potager ou dans le voisinage et que les graines sont récoltées d’année en année.

Indice : elles ont un goût amer au lieu du goût habituel neutre ou légèrement sucré des formes comestibles, et sont à jeter. Par précaution, l’Anses conseille d’acheter de nouvelles graines à chaque fois que l’on veut semer.

Des symptômes principalement digestifs
D’après une étude sur les intoxications par des courges amères enregistrées par les CAP de 2012 à 2016, 353 personnes ont présenté des symptômes, principalement digestifs, ou a minima une amertume buccale.

Il n’y a eu aucun décès, mais dans 4% des cas, les symptômes étaient prononcés ou prolongés (de gravité modérée) : diarrhée sanglante, douleurs gastriques intenses, déshydratation et/ou hypotension. Certains ont nécessité une hospitalisation.

Parmi les cas dont l’origine de la courge amère était connue, c’était le potager familial pour 54% d’entre eux et un achat dans le commerce pour les 46% restant.

Photographier la courge et conserver des restes
Selon une autre étude, sur 1159 confusions entre plantes toxiques et comestibles recensées par les CAP de 2012 à 2018, celles entre courges amères (ou coloquintes) et courges comestibles représentaient la 3e confusion la plus fréquente (8,5% du total), après celles entre plantes à bulbes toxiques et plantes à bulbes comestibles, comme les oignons, l’ail ou l’échalote (12%) et les confusions entre marron d’Inde et châtaignes (11%).

En cas de saignements digestifs abondants ou de perte de connaissance appelez le 15. Avec d’autres signes d’intoxications (troubles digestifs …) appelez le centre antipoison ou consultez un médecin.

L’agence sanitaire conseille également de photographier la courge avant consommation et de conserver des restes de repas qui serviront éventuellement à rechercher des toxiques.

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Signalement des cas de maltraitance d’enfants

signalement-des-cas-de-maltraitance-denfants.jpgMéconnaissance des plateformes d’aides, peur de mal faire, peur des auteurs des violences ou tout simplement sentiment qu’il s’agit d’affaires privées.

Les témoins de maltraitance envers les enfants ne vont pas systématiquement signaler ces violences aux autorités, alors que la loi les y oblige.

Jonathan L., 34 ans, comparaissait devant le tribunal correctionnel de Reims mardi pour « non-dénonciation de mauvais traitements ». Son voisin, Tony trois ans, avait été battu à mort par son beau-père en 2016, et Jonathan L. avait reconnu avoir entendu des cris et des coups, sans intervenir.

Selon l’article 434-4 du Code Pénal « le fait, pour quiconque ayant connaissance de privations, de mauvais traitements ou d’agressions ou atteintes sexuelles infligés à un mineur ou à une personne qui n’est pas en mesure de se protéger (…) de ne pas en informer les autorités judiciaires », est passible de trois ans d’emprisonnement et de 45.000 euros d’amende.

« Les gens ne savent absolument pas quoi faire »
Le voisin, qui a été relaxé mardi soir, a raconté avoir tenté de dénoncer la situation auparavant, notamment en parlant des faits de maltraitances auprès du bailleur,  ce que l’organisme a démenti. Il a également déclaré avoir posé une affiche dans l’ascenseur de l’immeuble concernant les violences faites aux femmes et aux enfants.

« Ce qui est évident, c’est que les gens ne savent absolument pas quoi faire, comment signaler », explique Laura Morin, directrice nationale de l’association l’Enfant Bleu – Enfance maltraitée, contactée par BFMTV.com. « C’est un exemple typique », déclare-t-elle à propos de la réaction de Jonathan L. Cette association a été partie civile au procès.

Les différents cas de figure
Deux cas de figure peuvent se poser, selon Laura Morin. D’une part, une urgence si on entend ou voit des violences claires, des coups portés sur un enfant. « Dans ce cas il faut agir très vite, appeler la police pour qu’ils interviennent rapidement et puissent constater les violences », explique-t-elle.

D’autre part, les violences plus « habituelles », celles qui sont suspectées par quelqu’un de l’entourage. « Signaler, ce n’est pas faire placer automatiquement l’enfant », précise Laura Morin. « Je sais que certains ont peur de se tromper, mais quand on a un doute il faut alerter et contacter le 119, le numéro d’appel pour les enfants en danger, ou une association protégeant les enfants maltraités », comme l’Enfant Bleu.

Traces de coups, brûlures, maladies répétées, accidents domestiques à répétition, difficultés scolaires … Plusieurs sites, comme celui de la Ville de Paris par exemple, listent les signes pouvant interroger sur la sécurité d’un enfant, notamment quand ils sont cumulés. Voisins, professeurs, ou amis peuvent faire un signalement, par exemple à une cellule de recueil des informations préoccupantes (CRIP). En cas d’information inquiétante, une enquête est lancée.

Pour maître Marie Grimaud, avocate de l’association Innocence en danger – également partie civile au procès -, contactée par BFMTV.com, une autre distinction peut s’opérer. « Il y a le témoin visuel, qui se sent plus légitime à agir, et le témoin auditif. Le problème c’est que ce dernier ne se sent pas légitime, car si on lui demande ce qu’il s’est passé, il n’a rien vu », précise-t-elle.

Pourquoi les signalements ne sont pas toujours faits ?
L’Enfant Bleu déplore le manque d’informations sur le sujet, et rêve d’une grande campagne d’information sur le signalement de la maltraitance des enfants. En 2017, cette association a mené avec Harris Interactive un sondage sur la perception de la maltraitance en France. La moitié des personnes interrogées déclare ne pas être intervenue face à un soupçon de cas de violence.

« Chez ceux admettant ne pas être intervenus, les arguments avancés tournent principalement autour de la peur de se tromper (40%), d’une non-connaissance de l’identité de l’enfant ou de son entourage (25%), ou du sentiment que cela ne les regardait pas (18%) », explique le sondage.

« Il faut que les gens comprennent que face à la loi on a l’obligation de dénoncer ces comportements », martèle maître Marie Grimaud. « Quand on est témoin, on a pour obligation de dénoncer et on doit se sentir légitime à le faire. »

« Il faut arrêter de se dire ‘c’est chacun sa vie' »
Face aux doutes que peuvent rencontrer les témoins, et au manque d’informations concernant les signalements possibles, la directrice nationale n’est pas pour envoyer des témoins devant les tribunaux, comme Jonathan L., pour non-dénonciation de maltraitance. « Cela risque de faire encore plus peur aux gens, et prolonger le silence », selon elle.

Pour Maître Grimaud, la relaxe de Jonathan L. n’encouragera pas non plus la population à témoigner de violences. « Détourner le regard, c’est ce qui amène les parents à se sentir tout puissants, et une violence qui se rajoute, qui se rajoute », explique Maître Grimaud.

« Il faut arrêter de se dire ‘c’est chacun sa vie’, ‘chacun à ses problèmes », lance Laura Morin. « Et il faut surtout arrêter de détourner les yeux ».

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Les bons gestes pour éviter la gastro-entérite

gastro-entériteAlors que le virus gagne du terrain, notamment dans le Nord et dans l’Est, nous avons interrogé des spécialistes pour connaître les meilleures « mesures barrière » pour éviter diarrhées et vomissements.

Ce sont des règles toutes simples. Elles sont pourtant les plus efficaces pour combattre le virus de la gastro-entérite. Ces microbes tenaces peuvent rester vivants sur une surface inerte pendant 24 heures environ, parfois davantage.

Alors que maladie de saison commence à arriver doucement par le nord, l’est et le sud-est, pour la combattre, la priorité est donnée au lavage de mains, car nos doigts sont les premiers vecteurs de transmission des microbes. « Un lavage avec de l’eau et du savon, ou avec un solution hydroalcoolique, à renouveler aussi souvent que possible, surtout après être allé aux toilettes et avant la préparation d’un repas », nous conseille Marion Debin, épidémiologiste du réseau Sentinelles.

Il ne faut négliger aucune zone (paumes, ongles, dos de la main, jusqu’aux poignets) et frotter ses mains pendant trente secondes avant de les rincer et sécher avec un tissu propre. Ce conseil est « encore plus valable pour les parents qui changent leurs enfants en bas âge », rappelle la spécialiste.

« La plupart du temps, la gastro-entérite est virale, elle est plus rarement bactérienne. Dans les deux cas, c’est un germe qui se transmet par contact. Lorsque l’on va aux toilettes, les selles contiennent des microbes. Si l’on n’a pas une hygiène impeccable, on risque de les retrouver dans ses mains », nous explique le médecin Serge Smadja

Au moment du lavage de main, il ne faut négliger aucune zone (paumes, ongles, dos de la main, jusqu’aux poignets) et frotter ses mains pendant trente secondes avant de les rincer et sécher avec un tissu propre. « Le mieux est un savon liquide et une serviette jetable », estime le docteur Smadja.

Bien nettoyer son frigo
Dans les cuisines, et réfrigérateurs notamment, l’idéal est de bien nettoyer les surfaces où il pourrait y avoir un risque de transmission entre le virus et les aliments, comme les plans de travail. « Cette consigne est encore plus essentielle dans les hôpitaux », note Marion Debin.

Enfin, il faut penser à aérer régulièrement chaque pièce de son logement, dix minutes chaque jour a minima.Si, malgré toutes ces consignes, vous contractez ce virus, « l’important est de veiller à la réhydratation, surtout pour les nourrissons », rappelle le médecin.

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Comment savoir si un site Internet est fiable ?

Comment savoir si un site Internet est fiableIl suffit de quelques clics pour évaluer si un site internet émane d’un escroc ou non. Voici les conseils à suivre pour limiter les risques.

Les sites d’escrocs sont de plus en plus réalistes et touchent des domaines variés : investissement dans le vin ou l’immobilier, faux sites administratifs …  Il devient difficile de séparer le bon grain de l’ivraie. Heureusement, il existe quelques techniques simples à appliquer pour évaluer la crédibilité d’un site et éviter de se faire arnaquer.

Vérifier les mentions légales
Tout site émanant d’un professionnel, qu’il propose de la vente en ligne ou non, doit obligatoirement afficher les mentions légales. Notamment le nom, prénom et domicile, la raison sociale de l’entreprise, son adresse de courrier et numéro de téléphone.

Ces éléments doivent être complétés par le numéro d’inscription au registre du commerce et des sociétés (RCS) quand il s’agit d’une activité commerciale. Pour les sites marchands, les conditions générales de vente (CGV) doivent être clairement indiquées : frais et date de livraison, modalités de paiement, service après-vente …  Autant de mentions qu’il faut vérifier. Et si elles n’existent pas, fuyez. Avant un achat, il peut être intéressant de contacter le service client par téléphone afin de vérifier son existence.

Vérifier le protocole HTTPS
Même si ce n’est pas suffisant, la présence de la mention “HTTPS” en début d’URL est un gage de sécurité. Cette mention garantit théoriquement la confidentialité des données envoyées par l’utilisateur Mais il ne faut pas s’en contenter car avec l’émergence des plateformes qui proposent de créer un site internet en quelques clics, il devient beaucoup plus difficile d’y voir clair. L’un des leaders du marché, Wix, active par exemple automatiquement le protocole HTTPS.

Vérifier l’orthographe
Les conseils les plus élémentaires sont parfois les plus efficaces. La présence de fautes d’orthographe  courantes sur les sites d’arnaque reste un bon indicateur du professionnalisme de son propriétaire.

Se servir de “Whois”
L’outil Whois (contraction de l’anglais « who is », signifiant « qui est ») est une base de données sur les noms de domaine de sites internet. Elle permet à n’importe qui de trouver le propriétaire du site et obtenir des informations sur son adresse IP (le numéro qui identifie chaque appareil connecté à Internet) en renseignant son URL. Il en existe d’autres, comme DomainBigdata.

Dans tous les cas, il vaut mieux se méfier si rien ne s’affiche. Il est possible pour diverses raisons de vouloir cacher les données associées à son nom de domaine. Mais ça n’augure généralement rien de bon.

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Les végétariens ou vegans auraient plus de risque d’avoir un AVC

végétariens ou vegansCe risque ne concerne en revanche pas les personnes qui mangent uniquement du poisson. 48.188 personnes sans antécédents cardiaques, tous régimes alimentaires confondus, ont participé à l’étude parvenant à ces conclusions.

Ne pas manger de viande pour préserver sa santé est un argument souvent mis en valeur par les personnes adoptant les régimes vegans et végétariens. Pourtant, selon une étude publiée par le British Medical Journal le 4 septembre, et repérée par CNN, il se pourrait que cet argument ne soit pas entièrement vrai.

Pour parvenir à ces conclusions, des chercheurs britanniques ont analysé les données de santé de 48.188 participants, tous régimes alimentaires confondus.

Selon cette étude, les personnes mangeant du poisson et les végétariens  y compris les vegans qui ont été suivis par les chercheurs présentaient des taux des cardiopathie ischémique (les maladies des artères coronaires) inférieurs de 13% par rapport aux personnes mangeant de la viande. De précédents travaux avaient déjà affiché des résultats allant en ce sens.

Des AVC plus fréquents chez les végétariens et vegans
Néanmoins, la tendance n’est pas la même pour les accidents vasculaires cérébraux (AVC) : les taux d’AVC seraient 20% plus élevés chez les végétariens et vegans que chez les personnes consommant de la viande, selon les conclusions de cette étude.

Un risque qui ne concernerait pas les personnes consommant seulement du poisson. Ce qui pourrait s’expliquer par le fait que les personnes mangeant du poisson « n’auraient pas des niveaux de cholestérol aussi faibles que ceux des végétariens », analyse l’une des chercheuses auprès de CNN, Tammy Tong.

« Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour vérifier ces résultats au sein d’autres populations et identifier les éléments susceptibles de contribuer aux associations observées », notent toutefois les auteurs de l’étude.

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Flambée de rougeole en Europe

rougeoleAvec près de 90.000 cas recensés au premier semestres, le nombre de personnes atteintes de la rougeole à doublé sur le continent depuis 2018 à la même période.

L’Europe connaît une flambée des cas de rougeole et cette maladie y ressurgit dans quatre pays, dont le Royaume-Uni, où elle était considérée comme éliminée, s’inquiète jeudi l’OMS, appelant à intensifier la vaccination.

L’Organisation mondiale de la santé fait état de 89.994 cas de rougeole dans 48 pays européens au premier semestre 2019, plus du double par rapport à la même période de l’an dernier (44.175) et d’ores et déjà davantage que pour toute l’année 2018 (84.462).

« La reprise de la transmission de la rougeole est un problème préoccupant. Si l’on ne parvient pas à établir et à maintenir une couverture vaccinale élevée dans chaque communauté, les enfants et les adultes connaîtront des souffrances inutiles, et certains seront voués à une mort tragique », a prévenu Günter Pfaff, le président de la Commission régionale de vérification de l’élimination de la rougeole et de la rubéole.

Grèce, Albanie, République Tchèque et Royaume-Uni particulièrement touchés
Sur la foi des chiffres de 2018, la maladie n’est plus jugée « éliminée » au Royaume-Uni, en Grèce, en République tchèque et en Albanie. Pour l’OMS, le statut d' »élimination » correspond à l’absence de transmission continue pendant 12 mois dans une zone géographique particulière.

Au Royaume-Uni, 953 cas ont été signalés en 2018 (489 depuis le 1er janvier 2019), tandis que 2.193 ont été répertoriés en Grèce (28), 1.466 en Albanie (475) et 217 en République tchèque (569).

« Chacun de ces pays est un exemple de couverture vaccinale nationale extrêmement élevée. Il ne s’agit donc pas d’exemples de pays dont les systèmes (de santé) sont particulièrement faibles, a relevé Kate O’Brien, la directrice du département Vaccination à l’OMS. Je pense que c’est une sonnette d’alarme pour le monde entier : il ne suffit pas de parvenir à une couverture nationale élevée, il faut le faire dans chaque communauté et dans chaque famille », a-t-elle ajouté.

Une maladie mortelle
Extrêmement contagieuse et pouvant entraîner de graves complications, parfois mortelle (37 cas en Europe au premier semestre et 74 en 2018), la rougeole se transmet habituellement par contact direct ou par l’air, infectant les voies respiratoires, puis se propageant à tout l’organisme.

En Europe, la majeure partie des personnes touchées ont moins de 19 ans (60% des cas). Au premier semestre 2019, 78% des cas y ont été enregistrés dans quatre foyers de contagion : Kazakhstan, Géorgie, Russie et Ukraine, qui à elle seule concentre 60% des cas.

La rougeole est déclarée éliminée dans 35 des 53 pays que comprend la région. Ils étaient 37 en 2017. Elle est endémique dans 12 pays, dont la France et l’Allemagne, pays dans lequel la vaccination deviendra obligatoire à partir de mars 2020. Bons élèves, l’Autriche et la Suisse accèdent au statut d' »élimination » après avoir « démontré l’interruption de la transmission continue depuis au moins 36 mois ».

Il n’existe pas de traitement curatif de la rougeole, mais elle peut être évitée par deux doses d’un vaccin, selon l’OMS, qui évalue à plus de 20 millions le nombre des morts empêchées dans le monde entre 2000 et 2016 grâce à la vaccination.

À l’échelle de la planète, la quantité des cas signalés a été multipliée par trois entre la période allant du 1er janvier au 31 juillet 2018 (129.239) et les sept premiers mois de cette année (364.808). Les cas les plus nombreux ont été enregistrés en République démocratique du Congo, à Madagascar et en Ukraine. Les États-Unis ont quant à eux recensé leur plus grand nombre de cas de rougeole en 25 ans.

6,7 millions de morts par ans
L’OMS estime par ailleurs que moins d’un cas sur dix est signalé dans le monde, ce qui signifie que l’ampleur de l’épidémie est bien plus importante que les statistiques officielles. L’agence spécialisée de l’ONU considère ainsi qu’en réalité il y a environ 6,7 millions de mort chaque année liés à la rougeole, a expliqué Mme O’Brien.

Cette maladie resurgit un peu partout dans le monde à cause d’un mauvais accès aux soins ou d’une défiance envers les vaccins. Jusqu’en 2016, elle était pourtant en recul.

Dans les pays occidentaux, les « anti-vax » prétendent qu’il existe un lien entre le vaccin contre la rougeole et l’autisme. Plus d’une fois, l’OMS a démenti cette théorie, fondée sur une étude falsifiée.

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La canicule est-elle un motif légitime pour ne pas aller travailler ?

caniculeLa semaine s’annonce très chaude. Météo France prévoit des températures qui vont atteindre les 37 degrés dès lundi sur certaines parties de la France, et encore quelques degrés de plus les jours suivants.

Travailler dans ces conditions peut être pénible, voire dangereux pour certaines professions. Tour d’horizon de ce que dit le droit du Travail.

Météo France nous avait prévenu: l’été 2019 s’annonce plus chaud que la normale. Les températures prévues pour cette dernière semaine de juin le confirment. Dès lundi, les températures vont tourner autour de 35°C dans de nombreuses régions et vont continuer à s’intensifier les quatre jours suivants, pour atteindre parfois 40°C.   Soit 12°C à 15°C degrés de plus que les températures habituellement rencontrées en cette période.

Ces fortes chaleurs sont une épreuve pour les professionnels exerçant en extérieur, tels que les ouvriers des travaux publics, ou bien ceux qui subissent déjà la chaleur des machines dans des locaux mal ventilés. Mais le droit du Travail n’impose aucune température au-delà de laquelle le travail doit être suspendu.

Les employeurs doivent seulement prendre « les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs ». Dans la pratique, les salariés doivent avoir à leur disposition de l’eau fraîche pour éviter la déshydratation. Et les employeurs décident souvent d’aménager les horaires de travail, en commençant par exemple la journée plus tôt, et en allongeant la pause de midi pour éviter que les travailleurs soient exposés aux heures les plus chaudes.

Adopter une tenue plus légère mais respectant les usages
Peut-on toutefois décider que les conditions sont trop dures pour continuer à travailler ? Le salarié dispose bien du droit de retrait, mais ce n’est valable que si la situation présente un danger grave et imminent. Il faudra des preuves sérieuses pour que la canicule soit considérée comme telle, et ainsi ne pas s’attirer les foudres de son employeur pour retrait abusif.

Pour les salariés qui travaillent dans les bureaux, ces fortes chaleurs s’annoncent pénibles. Même si les locaux sont climatisés, la tentation est grande de porter une tenue plus légère, ne serait-que pour supporter les trajets dans les transports en commun bondés. Une fois encore, tout est question de mesure et de bons sens. Si le crop top et le mini-short sont parfaits pour le week-end, les porter au travail n’est pas recommandé. Les femmes ont de nombreuses options vestimentaires, comme les robes et jupes, si confortables lors des fortes chaleurs.

Pas le choix pour les uniformes
Pour les hommes le choix est certes plus limité. Et dépendra du secteur professionnel dans lequel on évolue. Si le bermuda et les sandales peuvent passer inaperçu dans une société d’informatique ou dans le secteur de la création, il sera plus mal vu dans les milieux plus conservateurs, comme la banque ou un cabinet de juriste.

Il y a encore la question de l’uniforme. Si pour des raisons d’hygiène, une blouse et une charlotte font partie de la tenue de travail, hors de question de les ôter sous prétexte de canicule. Tout comme le port d’un casque et de chaussures de sécurité dans un milieu exposé: il faudra les garder. Ainsi que les vêtements aux couleurs de leur enseigne que portent certains vendeurs ou serveurs. Il faudra prendre son mal en patience, les températures devraient baisser à partir du week-end prochain.