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Smic, impôts, tabac, objets en plastique … tout ce qui change ce 1er janvier 2020

changement janvier 2020Baisse du gaz et de l’impôt sur le revenu, revalorisation du smic, soins optiques et dentaires pris en charge à 100 % font partie des bonnes nouvelles de ce début d’année. Côté environnement, de nouvelles normes entrent en application.

Comme à chaque nouvelle année, de nombreuses réformes et mesures entrent en vigueur au 1er janvier. Voici les changements qui impacteront le quotidien des Français.

Baisse du prix du gaz : Les tarifs réglementés du gaz baissent de 0,9 % à compter du 1 er janvier après un recul de près de 12 % en 2019. 4,2 millions de clients, soit 39 % des foyers équipés, sont concernés mais de manière variable selon les usages. La baisse sera plus perceptible pour ceux se chauffant au gaz (-1 %) que pour ceux qui l’utilisent pour la cuisson (-0,2 %). Pour ceux qui l’utilisent dans les deux cas, son tarif diminuera de 0,5 %. Quant aux tarifs réglementés d’électricité, ils restent inchangés en janvier mais pourraient bien augmenter ces prochains mois.

Hausse du smic de 15 € par mois : 2,3 millions de Français vont bénéficier d’une revalorisation du smic de 1,2 % (contre + 1,5 % en 2019), ce qui correspond à un gain de 15 € par mois (+173 € sur l’année). Il atteint 10,15 euros brut par heure, soit par mois 1 539,42 € brut (1 219 € nets) sur la base des 35 heures. Pas de coup de pouce du gouvernement cette année mais une augmentation liée à l’indice des prix.

Côté retraités : les pensions de base n’excédant pas 2 000 € brut par mois sont revalorisées à hauteur de 1 % en janvier. Pour les pensions de plus de 2 000 € par mois, la hausse reste cantonnée à 0,3 %.

Baisse de l’impôt sur le revenu et exonération de la taxe d’habitation : Avec la nouvelle année entre en vigueur un nouveau barème pour l’impôt sur le revenu. Le taux de la première tranche (revenus entre 9 964 et 25 405 €) passe de 14 % à 11 %, soit un gain de 350 € pour près de 12 millions de ménages selon Bercy. Les 4,7 millions de foyers situés dans la tranche à 30 % (soit des revenus de 25 405 € à 72 643 €) profiteront d’une ristourne de 125 € par an en moyenne. Un effort fiscal estimé à 5 Mds€ par le gouvernement.

En ce qui concerne la taxe d’habitation : 80 % des Français en seront exonérés cette année. Pour les autres, la suppression sera étalée jusqu’en 2023.

La réforme du « 100 % santé » se poursuit :  Tous les opticiens sont désormais tenus de proposer une gamme de montures avec verres correcteurs avec zéro reste à charge pour le patient. Même chose pour les soins dentaires : un certain nombre de couronnes sont prises en charge intégralement sous réserve de respecter certaines règles. Enfin, les audioprothèses sont mieux remboursées, en attendant 2021 ou sera créée une offre avec zéro reste à charge.

Condition pour bénéficier de la réforme : avoir souscrit un contrat de complémentaire santé dit responsable ou le nouveau contrat complémentaire santé solidaire (CSS).

Coup d’envoi du prélèvement à la source pour les particuliers employeurs : Jardiniers, nourrices ou employés de ménage, les salariés à domicile vont être prélevés de leur impôt directement sur leur salaire. Il revient donc au particulier qui les emploie de déduire lui-même le montant de l’impôt de son salarié à retenir à la source. Ce montant lui sera fourni lors de sa déclaration en ligne Cesu ou Pajemploi à chaque fin de mois et automatiquement prélevé. Attention, ce nouveau dispositif ne permet plus de verser le salaire de façon anticipée.

Assurances auto et habitation en légère hausse : Les automobilistes devraient voir leur cotisation d’assurance grimper de 0,5 % en 2020 tandis que les primes d’assurance habitation devraient, elles, augmenter de 1 % en moyenne selon les grilles de tarifaires publiées par les professionnels.

La prime Macron reconduite : 400 000 entreprises l’ont attribuée en 2019. La prime exceptionnelle de pouvoir d’achat dite « prime Macron » est reconduite en 2020. Exonérée (dans la limite de 1 000 €) d’impôt sur le revenu, de cotisations et de contributions sociales, elle est désormais conditionnée à la mise en place d’un accord sur l’intéressement avant le 30 juin 2020.

L’homéopathie moins bien remboursée :  Jusqu’ici remboursés à 30 % par la Sécurité Sociale, les granulés homéopathiques ne le seront plus qu’à hauteur de 15 % à partir de demain, avant d’être totalement déremboursés au 1er janvier 2021.

Le prix du tabac grimpe encore :  Le prix de certains paquets de cigarettes, du tabac à rouler et de cigarillos vont être revus à la hausse. Les Winfield rouge vont par exemple passer à 9,10 € et les Lucky Strike Original rouge 100 % Tabac Selec à 9,20 €. Les marques phares comme les Marlboro ne sont pas touchées cette fois-ci. Mais deux autres augmentations du tabac sont déjà prévues en mars (+ 50 centimes) et en novembre (+ 40 centimes) pour que le prix moyen d’un paquet atteigne les 10 € avant la fin de l’année.

Les timbres plus chers :  Après s’être déjà envolé de près de 10 % au début de l’année 2019, le tarif du timbre va à nouveau bondir de 10 % dès le 1er janvier. Le timbre vert, distribué sous 48 heures en France métropolitaine, va passer de 0,88 à 0,97 €. Celui de la lettre prioritaire sous 24 heures (timbre rouge) augmentera de 11 centimes à 1,16 €.

Le malus auto renforcé : Le malus pour l’achat d’une voiture émettant plus de 184 g de CO2 au kilomètre atteindra 20 000 € contre 12 500 € jusqu’ici ( lire en page Argent ). La mesure doit rapporter 50 M€ et financer deux fonds pour les sous-traitants de la filière automobile. Le bonus pour l’achat d’un véhicule électrique est par ailleurs réduit de moitié (3 000 €) pour les modèles coûtant plus de 45 000 € et est supprimé au-dessus de 60 000 €.

Moins d’objets polluants en 2020
Cotons-tiges en bambou, bonbons sans colorants … beaucoup de nouvelles normes environnementales entrent en application au 1er janvier. Les polluants devraient reculer dans différents points de notre vie quotidienne, à la suite de modifications de la réglementation.

Des bonbons sans dioxyde de titane : On ne trouvera plus de dioxyde de titane dans nos produits alimentaires à partir du 1er janvier. Ce composé, présent sous forme de nanoparticules, communément appelé E171, permet de rehausser les goûts et la couleur de certaines confiseries, entre autres. Seulement, il n’est pas le meilleur atout santé puisqu’il aurait un effet potentiellement cancérigène, ce qui a poussé le gouvernement à l’interdire. Largement utilisé par les confiseurs, ces derniers ont anticipé sa proscription depuis 2017 : aujourd’hui, 90 % des membres du syndicat des Confiseurs de France indiquent avoir déjà éliminé le E171 de leurs produits. Premier pas positif mais jugé « insuffisant » par Stéphen Kerckhove, délégué général de l’ONG Agir pour l’environnement. Il regrette que l’interdiction ne s’applique qu’au secteur alimentaire, alors que le dioxyde de titane est pourtant utilisé dans les cosmétiques, les médicaments ou encore la peinture. « Si on considère que l’ingestion du dioxyde de titane est dangereuse pour la santé dans le domaine alimentaire, elle l’est aussi pour les autres domaines ».

Les cotons-tiges en bambou à la rescousse :  Il est désormais de plus en plus difficile de mettre la main sur les traditionnels cotons-tiges en plastique dans les commerces. Suivant les dispositions de la loi Egalim de 2018, ils sont en effet interdits de vente à compter du 1er janvier, avec toutefois six mois de délai le temps d’écouler les stocks, dans l’objectif de se débarrasser définitivement du plastique à usage unique en 2040. Pouvant apparaître comme inoffensifs à premier abord, de par leur petite taille, les tiges en plastique qui composent ces derniers sont en fait un désastre écologique. Nouvelle qui devrait soulager la planète, mais comment s’en passer ?  Il existe différentes alternatives à ces derniers comme les cotons-tiges en bambou ou encore l’oriculi japonais. Biodégradables et réutilisables, ils sont tout aussi efficaces que les cotons-tiges en plastique tout en étant inoffensifs pour l’environnement.

Fini, les gobelets en plastique :  Exit les gobelets, assiettes, verres entièrement en plastique à partir de 2020. Toujours dans le cadre de la loi Egalim, le gouvernement interdit officiellement la mise à disposition de ces contenants utilisés quotidiennement par de nombreuses chaînes de fast-food, toujours avec six mois de délai pour écouler les stocks. Selon Esther Kalonji déléguée générale du SNARR (Syndicat national de l’alimentation et de la restauration rapide), les enseignes « travaillent déjà depuis plusieurs années sur un plan zéro plastique ». Des initiatives concrètes ont été prises par certaines chaînes pour anticiper cette interdiction dès le deuxième semestre de 2019 avec « la suppression des pailles, gobelets et couvercles en plastique ainsi que l’introduction de couverts en bois ». Antidia Citores, porte-parole de l’ONG Surfrider se réjouit de cette mesure : « on va enfin passer de l’ère du jetable à l’ère du réutilisable, c’est une avancée dans l’offre qui va être proposée au consommateur ». Il faudra cependant attendre 2021 pour l’interdiction des pailles en plastique.

Un pas de côté pour les pesticides :  Une nouvelle réglementation sur les pesticides va entrer en vigueur. Les agriculteurs ne pourront plus épandre de pesticides à moins de 20 m des habitations, pour les produits « les plus dangereux », contre 10 ou 5 m pour les autres « produits phytopharmaceutiques », selon l’arrêté. Avancée certaine en termes de protection de la santé des riverains pour certains, elle est jugée encore insuffisante par les associations de défense de l’environnement, qui militaient pour que des distances de 100 voire de 150 m soient instaurées, en témoigne la déclaration de François Veillerette directeur de l’ONG Générations Futures qui dénonce « le manque total d’ambition de ces textes qui ne changeront rien sur le terrain et ne protégeront nullement les riverains des zones d’utilisation de pesticides ».

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Smic : pas de coup de pouce supplémentaire au 1er janvier 2020

smicUn groupe d’experts recommande au gouvernement de s’en tenir à la revalorisation mécanique du salaire minimum à partir du 1er janvier, sans coup de pouce supplémentaire.

Pas de paillettes pour fêter l’an prochain les 50 ans du salaire minimum. Le groupe d’experts sur le Smic, consulté avant chaque revalorisation au 1er janvier, recommande au gouvernement de s’abstenir d’un « coup de pouce » et de s’en tenir à la revalorisation automatique.

La balle est maintenant dans le camp de l’exécutif. Toutefois, les propositions de ce groupe d’économistes ont le plus souvent été suivies depuis 2008, sauf rares exceptions.

En principe, le Smic bénéficie chaque année d’une hausse mécanique, calculée selon deux critères : d’une part, l’inflation constatée pour les 20 % de ménages aux plus faibles revenus et d’autre part, la moitié du gain de pouvoir d’achat du salaire horaire de base ouvrier et employé (SHBOE).

Le salaire minimum «le plus élevé des pays de l’OCDE»
L’an passé, au 1er janvier 2019, cette revalorisation a été de 1,5 % pour situer cette rémunération à 10,03 euros brut à l’heure, ou 1 522, 22 euros brut par mois à temps plein.

evolution smic

Selon ces experts, le salaire minimum français « a la double caractéristique d’être le plus élevé des pays de l’OCDE en termes de revenu disponible », en tenant compte des prestations de soutien comme la prime d’activité, mais aussi « d’être dans la moyenne quand il s’agit du coût total du travail. »

Selon eux, la revalorisation exceptionnelle de la prime d’activité mise en œuvre en 2019 (90 euros) « a davantage contribué à réduire la pauvreté qu’un relèvement du Smic de la même valeur. » La prime d’activité a bénéficié au 30 juin à 4,17 millions de foyers, soit 1,44 million de plus que l’année précédente.

prime activité

Pour justifier leur position, les experts du Smic s’appuient sur le ralentissement de la conjoncture internationale. Si, en France, la croissance du PIB est attendue à 1,3 % cette année, cette situation qui permet encore de créer des emplois (plus de 215 000 attendus cette année) reste fragile. Par ailleurs, le taux de chômage est attendu à 8,3 % fin 2019 et demeure parmi les plus hauts de la zone euro.

Or, selon ces experts, une hausse du Smic aurait un impact sur la pyramide des salaires. Généralement, lorsque le salaire minimum augmente, les personnes dans les tranches de salaires supérieures négocient aussi des rémunérations plus élevées.

Reste que cette absence de coup de pouce risque une nouvelle fois de faire grincer des dents alors que le pays travers une crise sociale. Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, a demandé au gouvernement d’organiser « une conférence salariale » et d’augmenter le Smic de 10 % au 1er janvier, notant qu’au-delà du refus de la réforme des retraites, certaines professions réclament des hausses de salaires « depuis des mois. »

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À partir de ce mardi 5 novembre à 16h47, les Françaises travailleront pour rien

egalité salaire homme femmeÀ partir de cette date, les Françaises cesseront d’être symboliquement payées pour leur travail, si l’on compare leur salaire moyen à celui des hommes.

C’est une date qui n’a presque pas évolué en dix ans. À partir de ce mardi 5 novembre, à 16h47 pétantes, les Françaises travailleront symboliquement, pour rien. Selon Eurostat, le salaire brut moyen des Françaises est toujours inférieur de 15,4% à celui des hommes, contre 15,6% en 2010.

Et si le calcul de l’écart salarial est parfois contesté et sa date précise varie selon les calculs, il n’en reste pas moins qu’un écart de rémunération entre les femmes et les hommes demeure. Pour faire émerger la question des inégalités salariales dans le débat public, l’économiste féministe Rebecca Amsellem a créé le mouvement #5novembre16h17 (la date et l’heure sont mis à jour chaque année) il y a quatre ans sur Twitter.

Les inégalités de salaires entre les femmes et les hommes sont complexes. Pour autant, il a été démontré que plus les femmes avaient d’enfants, plus elles faisaient des pauses dans leur carrière et travaillaient à temps partiel. Selon l’Observatoire des inégalités, les écarts de salaires entre les sexes sont les plus importants chez les cadres supérieurs, avec une différence de salaire de 21% entre les hommes et les femmes, à travail égal. À l’inverse, l’écart le plus faible est observé chez les employés (- 8%), une catégorie socio-professionnelle majoritairement féminine.

Un index pour pointer les inégalités entre les femmes et les hommes
Pour faire face à cette situation, le gouvernement  qui a décrété l’égalité entre les femmes et les hommes grande cause du quinquennat  a réagi en mettant en place un index d’inégalités entre les femmes et les hommes.

Instauré par la loi « pour choisir son avenir professionnel » de septembre 2018 et piloté par le ministère du Travail, cet index mesure une série d’indicateurs dans les entreprises parmi lesquels : les écarts de rémunération, les augmentations et les promotions, le pourcentage de salariées ayant bénéficié d’une augmentation au moment du retour de congé maternité (une obligation depuis 2006) ou encore le nombre de femmes dans les plus hautes fonctions de l’entreprise.

Les sociétés ont l’obligation de communiquer leurs résultats à l’inspection du travail et publier le score global obtenu sur leur site internet. À ce jour, seules les entreprises de plus de 250 employés sont concernées. Au 1er mars, la mesure s’étendra aux entreprises de plus de 50 salariés.

L’écart de salaire entre les femmes et les hommes est de 16% dans l’Union européenne
Dans l’ensemble des 28 pays membres de l’Union Européenne, l’écart de salaire entre les femmes et les hommes est en moyenne un peu plus élevé (16%) qu’en France. Pour cette raison, Bruxelles a fixé la Journée européenne de l’égalité salariale au lundi 4 novembre.

« Cela fait 60 ans que l’égalité des salaires est inscrite dans les traités européens. Pourtant, les femmes européennes continuent de travailler gratuitement pendant deux mois par rapport à leurs collègues masculins et les progrès réalisés sont encore trop lents », ont écrit Frans Timmermans, premier vice-président de la Commission européenne, ainsi que Marianne Thyssen et Vera Jourova, les deux commissaires chargées de l’emploi et de l’égalité des genres dans un communiqué.

L’écart salarial entre les hommes et les femmes est de 25,6% en Estonie et 21% en Allemagne, et de 5% seulement au Luxembourg. Pour réduire cet écart, l’Union européenne a récemment encouragé les pays membres à mettre en place des dispositifs qui visent à améliorer la transparence des salaires dans les entreprises et le renforcement du congé paternité.

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Prélèvement à la source : les Français attribuent une bonne note à la réforme

impot sourceSelon une enquête de la société de conseil en ligne TacoTax, la réforme est plébiscitée par une grande majorité de contribuables. Seuls 14 % ont rencontré un problème, le plus souvent lié à une erreur de taux.

Le 1er janvier dernier, c’était le big bang fiscal : l’entrée en vigueur du prélèvement à la source (PAS). À Bercy, les fonctionnaires des impôts évoquent désormais une ère avant et après PAS. Quel est le bilan de la réforme neuf mois plus tard ?  Que pensent les contribuables français de cette révolution de l’impôt sur le revenu ?

TacoTax, une société de conseil en ligne pour déclarer ses revenus, a réalisé une enquête auprès de 1 050 des 300 000 contribuables inscrits sur sa plateforme. Le Parisien-Aujourd’hui en France en dévoile les résultats en exclusivité.

Près d’1 Français sur 2 met la note maximale
Cocorico, les Français donnent la note moyenne de 7,7 sur 10 au passage au prélèvement à la source. « Pour nos compatriotes, qui ont l’habitude d’être notés sur 20, c’est plus de 15 (15,4), c’est très bon », insiste Rodrigue Ménégaux, le directeur général de TacoTax.

Mieux : parmi les répondants, ils sont même 44 % à attribuer la note maximale de 10 (sur 10) à ce changement. Dans le détail, plus les contribuables sont jeunes, plus ils préfèrent ce système au précédent : ainsi, c’est le cas 72 % des 30-49 ans, contre 66 % des 65 ans et plus.

infographie impot a la source

Les Français applaudissent, et Gérald Darmanin, le ministre de l’Action et des Comptes publics, se frotte les mains. L’impôt sur le revenu, désormais prélevé à la source par l’employeur, est plus simple à collecter. Dès la première année, le taux de recouvrement a ainsi atteint 98,5 % contre 97 % dans l’ancien système.

« Notre enquête démontre que le passage au prélèvement à la source a déjoué certains pronostics les plus sombres : complexité, impact sur le pouvoir d’achat, résume Aldric Émié, cofondateur et président de la société autoproclamée coach en ligne des particuliers pour déclarer leurs impôts. Pour autant, la réforme a également généré quelques difficultés pour une partie des contribuables. »

Tous les contribuables ne mettent pas à jour leurs revenus
En effet, 14 % des personnes interrogées ont rencontré un problème. L’erreur la plus souvent déplorée concerne le taux de prélèvement (61 %) et les contribuables concernés ont tiré le score général de la réforme vers le bas. En effet, ils donnent la note globale, très faible, de 2,7 sur 10 au PAS.

Dans les faits, pourtant, « l’erreur en question était souvent liée à une évolution à la hausse ou à la baisse des revenus, et il leur suffit de mettre à jour leurs informations sur le site des impôts », souligne Rodrigue Ménégaux. Dit autrement, il ne s’agit pas toujours d’une erreur réelle, plutôt « d’un sentiment d’erreur » …

Un besoin d’information renforcé
Tout irait bien dans le meilleur des mondes, alors, grâce au prélèvement à la source ?   Les syndicats de la Direction générale des finances publiques, eux, ne sont pas de cet avis. Car la révolution de l’impôt est aussi synonyme de suppressions de postes. Lundi dernier, les fonctionnaires du fisc étaient en grève, partout en France, pour exprimer leur « ras-le-bol ».

« Le PAS a peut-être simplifié la vie des Français, mais pas des agents, insiste Anne Guyot-Welke, la secrétaire générale de Solidaires Finances publiques. Par exemple, les durées d’explication sont beaucoup plus longues avec les contribuables que nous recevons ou que nous avons au téléphone. Le PAS ne doit pas donc s’accompagner d’une diminution des effectifs ».

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Prélèvement à la source : ce qui va changer dès 2020

preleveùent a ma sourceEn 2020, les Français pourront refuser l’avance de réduction d’impôt touchée en début d’année et 12 millions d’entre eux pourront se passer de faire une déclaration. Bercy note également que la mise en place du prélèvement à la source a amélioré le recouvrement de l’impôt.

Le gouvernement est satisfait du prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu. Mis en place en place en début d’année, ce nouveau mode de prélèvement a été approprié par les Français puisque 2 millions d’entre eux ont modulé le taux que cela leur était permis. Le gouvernement se félicite par ailleurs de l’efficacité du dispositif avec un taux de recouvrement supérieur aux attentes. Il a ainsi atteint 98,5%, soit 1,5 point de plus que ce que Bercy avait anticipé, soit aux alentours d’un milliard d’euros de plus dans les caisses de L’État.

Un dispositif qui a n’a pas pour autant été exempt de critiques. Comme sur le remboursement des crédit d’impôt par exemple. Cette année les personnes qui avaient droit à des réductions et crédits d’impôts récurrents (dons, cotisations syndicales, service à la personne, frais de garde des jeunes enfants…) ont reçu 60% de la somme en janvier. Le problème c’est que les personnes qui ne bénéficiaient plus du crédit cette année devaient rembourser la somme huit mois plus tard. Ce système va changer pour les impôts de 2020. À compter de novembre 2019, il sera donné la possibilité aux usagers de renoncer à cette avance ou d’en diminuer le montant.

Autre évolution pour 2020 : la déclaration de revenu deviendra tacite pour les foyers fiscaux qui n’ont rien modifié à leur dernière déclaration pré-remplie. Cela devrait concerner 12 millions de foyers en France l’année prochaine.

Enfin sur les baisses d’impôt prévues pour 2020, les nouveaux entreront directement en application en janvier 2020 lors du premier prélèvement annuel. L’administration fiscale recalculera les taux de prélèvement de l’ensemble des foyers fiscaux et les transmettra aux collecteurs d’ici fin 2019 en vue d’une prise en compte par ces derniers dès janvier 2020. Mais Bercy précise que selon la célérité des collecteurs qui recevront les nouveaux taux de l’administration fiscale, certains pourront en bénéficier dès décembre 2019, d’autres peut-être plus tardivement en février 2020.

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Quels sont les métiers qui paient bien et qu’on peut exercer de chez soi ?

télétravailNe plus perdre du temps dans les trajets, gérer sa journée comme on veut, bénéficier d’une ambiance calme pour tous ces avantages, le télétravail séduit de plus en plus les Français.

Mais encore faut-il exercer un métier qui le permette. Glassdoor a listé les métiers concernés qui assurent par ailleurs des revenus d’au moins 3500 euros.

Près de trois salariés sur dix pratiquent le télétravail, selon une étude de Malakoff-Médéric Humanis parue en début d’année. Cette pratique a connu un bond ces derniers mois, notamment grâce à un assouplissement de la législation. Mais aussi parce que les Français y trouvent leur avantage : travailler de chez soi permet une plus grande flexibilité dans l’organisation de sa journée, et évite de perdre du temps dans les trajets.

Mais tout le monde ne peut pas prétendre au télétravail, certaines activités nécessitant d’utiliser du matériel spécifique ou d’être en contact avec une équipe, une clientèle … Pour ceux qui cherchent à s’orienter, Glassdoor a épluché les annonces publiées sur son site pour sélectionner les professions qui se pratiquent le plus en télétravail. Elles sont de plus en plus nombreuses avec le développement des nouvelles technologies. Mais Glassdor y a ajouté un autre critère : celui de la rémunération. Seules les professions assurant un salaire moyen confortable ont été retenues.

Voici la liste des métiers où le salaire moyen dépasse les 3500 euros

Directeur Artistique : c’est la personne en charge de la création de l’identité visuelle d’un projet. Il peut s’agir d’une marque, d’une campagne de publicité, d’un projet multimédia ou encore d’une production cinématographique ou audiovisuelle. Cette expertise recherchée se monnaye en moyenne 4300 euros par mois.

Actuaire : ce métier, au nom pas très évocateur, est de la plus haute importance. Il s’agit des expert-e-s en gestion des risques. Il utilise les probabilités et les statistiques pour identifier, modéliser et gérer les conséquences financières d’activités. Les actuaires peuvent évidemment travailler dans les compagnies assurance mais aussi dans le conseil ou la finance. Et ils gagnent en général 4200 euros par mois.

Consultant RH : ces experts sont appelés à conseiller et accompagner les entreprises sur le plan des relations sociales mais aussi à mettre en place des outils de management, à s’occuper des recrutements, de la formation. Pour toutes ces missions, le salaire moyen du consultant atteint 4100 euros par mois

Responsable Marketing Digital : c’est le chef d’orchestre de la stratégie digitale d’une entreprise ou d’une marque. Il doit donc savoir jongler sur tous les canaux digitaux, tels que le référencement naturel et payant, l’affiliation… Le salaire moyen proposé à ces professionnels est de 3900 euros par mois.

Designer : dans ce métier il faut savoir marier l’esthétique au fonctionnel tout en prenant en compte les coûts générés par ce que l’on crée. Les applications sont nombreuses, car il peut s’agir de design de produits, d’espace ou encore de graphisme. Les annonces mettent en avant un salaire moyen de 3900 euros.

Social Media Manager : c’est le spécialiste de la gestion de l’image de marque d’une entreprise sur les supports numériques et des stratégies à mettre en œuvre pour développer son e-réputation. Une expertise relativement rare qui permet d’obtenir en moyenne 3500 euros par mois.

La liste a été établie en fonction des annonces ayant reçu des informations de salaires correspondant à un salaire de base moyen supérieur à 38 000 € brut / an (soit 3 200 € brut / mois) sur Glassdoor avant le 3 juillet 2019. Seul les métiers ayant reçu au moins 20 informations de salaires ont été retenus.

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Les frontaliers, une manne pour le Luxembourg

Les frontaliers, une manne pour le LuxembourgL’État luxembourgeois a encaissé un bénéfice net de 211 millions d’euros grâce aux frontaliers, qui cotisent plus qu’ils ne «coûtent».

11,5 milliards d’euros, c’est la somme versée en salaires par le Luxembourg aux frontaliers français, allemands et belges en 2018. En Europe, seuls la Suisse (avec 24 milliards d’euros) et l’Allemagne (15 milliards d’euros) ont connu des dépenses en salaires versés aux frontaliers supérieurs en chiffre absolu, comme le rapporte le Statec, dans un récent rapport.

L’année dernière, les frontaliers ont également rapporté plus d’argent à l’État luxembourgeois qu’ils ne lui en ont coûté. En 2018, le montant des cotisations sociales versées s’élevait à 2,172 milliards d’euros, alors que les frontaliers n’ont «coûté» que 1,961 milliard d’euros, soit un bénéfice de 211 millions pour l’État. D’après le rapport du Statec, ce solde a toujours été en faveur du Grand-Duché au cours des quinze dernières années.

Peu de résidents travaillent dans les pays voisins
Le nombre de travailleurs frontaliers au Luxembourg a progressé de manière significative, ces dernières années. On est passé de 118 000 travailleurs frontaliers en 2005 à 192 000 en 2018, ce qui représente une augmentation annuelle moyenne de 3,7%. Plus de la moitié des frontaliers sont Français (52%), suivis par les Allemands (24%) et les Belges (24%). Le salaire annuel moyen des frontaliers allemands en 2018 s’élevait à 57 000 euros. Fin mai, on recensait près de 206 000 frontaliers actifs au Grand-Duché, selon des chiffres en possession de L’essentiel.

Avec un chiffre qui ne dépasse pas les 12 800, le nombre de résidents travaillant en dehors du Luxembourg est bien inférieur. Parmi eux, seuls 1 500 franchissent effectivement la frontière pour aller travailler en France, en Belgique ou en Allemagne, contre 88% qui travaillent du Luxembourg pour le compte d’organisations européennes ou internationales, d’après le rapport.

Selon le Statec, plus de 14 600 personnes travaillaient pour des organisations internationales au Luxembourg, en 2018. 11 300 d’entre elles étaient résidentes au Grand-Duché, alors que les autres avaient élu domicile dans un pays voisin. Parmi les institutions européennes présentes au Luxembourg, on compte notamment la Commission européenne, la Cour de justice de l’Union européenne et la Banque européenne d’investissement.