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Faut-il être nu pour bien dormir ?

Dormir nuLe fait de dormir nu permet d’améliorer la qualité du sommeil, en premier lieu car cela favorise la baisse de la température corporelle.

On estime que seul un Français sur dix dort nu. Et pourtant, cette pratique a des vertus et serait source de bénéfices pour le sommeil et plus largement pour se maintenir en bonne santé.

Tout d’abord, le fait de dormir dans le plus simple appareil permet de s’endormir plus rapidement. Car parmi les facteurs qui aident à s’endormir, il y a la diminution de la température corporelle.

« Si vous êtes dans une chambre surchauffée ou si vous portez un pyjama, cela peut entraver cette diminution naturelle de la température », note notre consultant santé, le docteur Alain Ducardonnet.

Pour la libido aussi, dormir nu présente des avantages. D’après un sondage mené au Royaume-Uni en 2014 auprès d’un millier de couples mariés, 57% de ceux qui dorment nus se disent satisfaits de leur ménage, contre 48% de ceux qui chérissent le pyjama.

Éviter les infections en dormant nu
L’absence de vêtements permet aussi au corps de respirer et ainsi d’amoindrir la transpiration, l’humidité, et de ce fait, la production de bactéries. De quoi éviter les infections.

Soigner sa peau et la planète
La peau bénéficie également du fait de dormir nu. Car la diminution de la température du corps stimule la production d’une hormone anti-âge, la mélatonine.

En toute logique, le fait de ne pas porter de pyjama implique aussi qu’il n’y a pas besoin de le laver. Ce qui représente des économies d’eau et de lessive, et constitue une argument écologique.

Pour son lit, il est conseillé de privilégier des draps en coton plutôt que des matières synthétiques. Ce premier a l’avantage d’être une matière plus respirante.

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Une opération médicale pourrait retarder la ménopause de 20 ans

santé ménauposeDes spécialistes de la fécondation in-vitro en Grande-Bretagne ont mis au point une procédure médicale permettant aux femmes de retarder la ménopause de 20 ans.

Une procédure médicale permettant aux femmes de retarder la ménopause jusqu’à 20 ans a été dévoilée par des spécialistes de la fécondation in-vitro en Grande-Bretagne, explique The Guardian.

Les médecins affirment que l’opération pourrait aussi bénéficier à des milliers de femmes souffrant de problèmes cardiaques ou de l’ostéoporose qui affaiblit les os et qui est provoquée par la ménopause.

Mais la procédure vise en premier lieu à retarder l’apparition des symptômes les plus courants de la ménopause, qui vont de la déprime à l’anxiété et aux problèmes de sommeil en passant par les bouffées de chaleur, les sueurs nocturnes et une libido réduite. Pour un coût allant de 7 000 à 11.000 £, l’opération peut être proposée aux femmes de moins de 40 ans.

Neuf femmes ont déjà été opérées
Les médecins prélèvent un petit morceau de tissu ovarien qui est ensuite congelé pour le garder intact. Pour l’instant, neuf femmes ont déjà fait l’opération. Par la suite, à l’arrivée de la ménopause, le tissu est greffé sur une partie du corps avec un bon apport sanguin comme l’aisselle. Si le tissu survit à la greffe, il permet d’augmenter le niveau d’hormones qui baisse à la ménopause.

« Il s’agit du premier projet au monde à fournir une cryopréservation du tissu ovarien à des femmes en bonne santé, uniquement pour retarder la ménopause », a déclaré le directeur médical du processus, Yousri Afifi, au Sunday Times.

Les médecins utilisent déjà un processus similaire pour protéger la fertilité des filles et des femmes qui ont un traitement contre le cancer. La mesure dans laquelle l’opération retardera la ménopause dépend de l’âge auquel le tissu est prélevé et à quel moment il est greffé. Les tissus prélevés chez une femme de 25 ans pourraient retarder la ménopause de 20 ans, tandis que ceux prélevés sur une femme de 40 ans ne pourraient retarder son apparition que de cinq ans.

Faire des économies et améliorer la fertilité
Les médecins estiment cela pourrait également permettre de réaliser des économies en réduisant les coûts de traitement de la ménopause. Mais cela pourrait aussi changer le traitement actuel de la fertilité. Contrairement à la fécondation in-vitro, la préservation du tissu ovarien ne nécessite pas de médicaments pour stimuler les ovaires et est susceptible de produire beaucoup plus d’ovules. Les femmes pourraient même se faire greffer une partie de leurs tissus pour rétablir leur fertilité avant de fonder une famille, et garder le reste pour retarder la ménopause plus tard.

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Faut-il vraiment attendre trois heures après avoir mangé pour aller se baigner ?

baignadeSe baigner ou ne pas se baigner après avoir mangé : le problème est plus complexe qu’il n’y paraît. Et la solution ne réside pas que dans le contenu de l’assiette.

Vous venez de terminer le déjeuner, les enfants ont avalé leur dernière cuillerée de dessert et déjà ils trépignent à l’idée d’aller se baigner. Non non non, vous ne cédez pas, ils vont devoir patienter : pas question de se mettre à l’eau tant qu’ils n’auront pas digéré. Vous en êtes certain, votre mère qui le tient de votre grand-mère vous l’a toujours martelé : on ne se baigne pas après avoir mangé. Que nenni, c’est (presque) faux.

La circulation sanguine modifiée par le repas
Il est vrai que la digestion entraîne une hausse de la température corporelle : ce processus provoque un afflux de sang vers l’abdomen et peut donc faire légèrement augmenter la température. Pour Christophe Prudhomme, porte-parole de l’Association des médecins urgentistes de France, le plus important est d’éviter le choc thermique.

« Le choc peut être d’autant plus brutal que la circulation sanguine est modifiée après le repas, assure-t-il à BFMTV.com  La digestion fatigue le corps et consomme de l’énergie, c’est pour cela que l’on est souvent somnolant après un repas, c’est tout à fait normal. »

Mobilisé pour absorber les nutriments, le sang est ainsi moins disponible pour le reste de l’organisme. Santé publique France a recensé en 2015 six décès par noyade sur 436 dont au moins l’une des causes était la digestion, ce qui représente 1% des morts. Donc pas de baignade, tranche Christophe Prudhomme. « L’organisme a besoin de se reposer pendant la digestion et tout effort physique est inadapté. »

Gonflement et rétractation des vaisseaux
Le problème réside surtout dans la différence de température avec l’eau. Plus il fait chaud et plus l’eau est froide, plus cet écart peut potentiellement provoquer un choc thermique et donc une hydrocution. Quand le mercure grimpe, les vaisseaux sanguins gonflent et le cœur bat plus vite pour maintenir le corps à bonne température. Or, quand un adulte pénètre une eau à moins de 18 degrés ou 20 degrés pour un enfant, le froid provoque un quasi immédiat rétrécissement du diamètre des artères.

« Dans plusieurs cas de noyades, alors que l’air ambiant était autour de 35-40°C, des jeunes ont brutalement sauté dans l’eau. Un écart de 20°C est trop important pour que le corps puisse s’y accoutumer aussi vite. Cela trouble la circulation sanguine et provoque une syncope. Si cette syncope a lieu dans l’eau, vous vous noyez. C’est dramatique », ajoute Christophe Prudhomme.

La circulation sanguine ralentit et l’apport en oxygène est réduit. Ce qui peut entraîner des étourdissements, une perte de connaissance, des difficultés respiratoires voire un malaise cardiaque.

L’exposition au soleil
Pour le lieutenant Emmanuel Rossi, conseiller technique nautique au Sdis de Haute-Saône, la question du repas n’est pas l’unique élément à prendre en compte, d’autres paramètres entrent en jeu.

« Tout dépend de ce que vous avez mangé, explique-t-il à BFMTV.com. Un repas léger mobilisera moins l’organisme qu’un repas copieux. Mais ce qui aggrave le problème, c’est l’exposition au soleil. Quelqu’un qui n’a pas mangé mais s’est exposé entre midi et 16 heures se mettra plus en danger qu’une personne qui a mangé léger mais est restée à l’ombre ».

Sans compter qu’un autre paramètre peut modifier la qualité du repas: la consommation d’alcool. Dans son enquête sur la surveillance épidémiologique des noyades, Santé publique France pointait la responsabilité de l’absorption de boissons alcoolisées dans 10% des décès.

Chaque été, 50 enfants meurent par noyade
En ce mois de juillet particulièrement chaud, quelque 60 personnes sont mortes par noyade. Entre 2015 et 2018, ce nombre a même bondi de 30%, la mort par noyade devenant la première cause de décès chez les moins de 25 ans. Le gouvernement a ainsi lancé une campagne de prévention pour appeler à la prudence et à la surveillance des plus jeunes.

Le ministère des Solidarités et de la santé rappelle ainsi que chaque été, les noyades accidentelles provoquent environ 50 décès chez les enfants de moins de 13 ans. « Un manque de surveillance est relevé dans une noyade sur deux ».

Une entrée progressive dans l’eau
En plus de limiter son exposition au soleil aux heures les plus chaudes, Emmanuel Rossi conseille une entrée progressive dans l’eau. « Se mouiller la nuque, cela s’explique physiologiquement. Le bulbe rachidien a pour fonction la gestion de la thermorégulation. C’est un des endroits où l’organisme va prendre l’information d’adapter sa température. Bras, épaules, torse et toutes les zones avec des organes, l’idée est de faciliter l’adaptation du corps et permettre une rétractation des vaisseaux moins brusque ».

Pas question donc d’entrer dans l’eau en faisant une bombe, insiste Emmanuel Rossi. « Pas de plongeon sans être préalablement mouillé ». Il recommande également de ne pas sur-estimer ses capacités physiques. « On a déjà vu des personnes se lancer dans la traversée d’une rivière à la nage qui se font surprendre par des écarts de température entre le bord et des zones plus lointaines, sans compter le risque de courants ».

Quant à vos enfants qui piaffent d’impatience: si le repas a été léger, s’ils sont restés à l’ombre, si le soleil ne tape pas trop fort et si un adulte assure la surveillance, feu vert pour se jeter, en douceur, à l’eau.

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Quels dangers pour vos médicaments pendant la canicule ?

Quels dangers pour vos médicaments pendant la caniculeS’hydrater, chercher l’ombre et le frais, éviter tout effort sportif… et faire attention à ses médicaments. BFMTV.com vous explique comment et pourquoi la canicule peut nuire à votre traitement médical.

L’Hexagone est frappé par une seconde canicule depuis lundi, qui devrait durer jusqu’à vendredi. Plusieurs recommandations concernant la santé sont diffusées par le gouvernement : s’hydrater, ne pas être exposé au soleil pendant les heures les plus chaudes, essayer d’éviter les efforts physiques … Mais aussi : « en cas de maladies chroniques ou de traitement médicamenteux régulier, n’hésitez pas à demander conseil à votre médecin traitant ou votre pharmacien ».

Outre la plus grande attention portée aux personnes malades en cas de chaleurs extrêmes, l’ANSM (Agence Nationale de la Santé et du Médicament) recommande de prendre aussi garde aux médicaments en eux-mêmes.

« L’exposition à des températures élevées, pour des périodes plus ou moins prolongées, peut avoir une incidence sur la conservation des médicaments, particulièrement ceux nécessitant des précautions particulières de stockage et de conservation », explique l’ANSM sur son site.

Il existe différentes températures auxquelles conserver ses médicaments, comme l’explique l’ANSM : ceux à garder entre +2 et +8°C, ceux à conserver à une température inférieure à 25 ou 30°C et les médicaments à conserver à température ambiante.

Attention à la chaîne du froid
Le premier type de traitement est particulièrement sensible aux changements de températures, et « plus il fait chaud, plus la moindre défaillance peut-être fatale dans la chaîne du froid », explique Yohann Caboni, directeur général et cofondateur de Koovea, entreprise de suivi de températures en temps réel de produits, notamment de garantie de la chaîne du froid.

Le potentiel immunogène des vaccins ou les anti-venins, qui doivent être conservés entre 2 et 8°C, peut par exemple être altéré en cas d’exposition trop longue à la chaleur. En cas de transport, il faut donc les conserver dans un sac isotherme réfrigéré.

Ces produits étant habituellement « conservés dans des réfrigérateurs ou des chambres froides, les températures élevées devraient être sans conséquence sur leur stabilité », écrit l’ANSM, précisant toutefois : « s’ils sont utilisés assez rapidement une fois sortis du réfrigérateur ».

Chez Koovea, qui s’occupe du suivi de la chaîne du froid pour le transport des médicament du laboratoire à la pharmacie, il faut être particulièrement vigilant. « C’est pendant cette période de canicule extrême que l’on se rend compte de la défaillance de certaines chaînes », explique Yohann Caboni à BFMTV.com

Ne pas consommer les produits à l’apparence changée
Les médicaments devant être conservés entre 25 et 30°C peuvent être exposés pendant « plusieurs semaines à une température constante de 40°C », sans être dégradés, assure l’ANSM. Ceux devant être gardé à température ambiante ont, eux, « montré l’absence de dégradation après exposition pendant 6 mois à une température de 40°C ».

L’Agence du médicament précise cependant que les médicaments biologiques tels que l’insuline, « se conservent hors du réfrigérateur après ouverture à des températures ne dépassant pas 25°C ou 30°C ».

Ces règles de températures des médicaments sont précisées sur leur notice, « à défaut, évitez de les exposer à des températures supérieures à 25°C », explicite le site de l’Assurance Santé Ameli. Il ajoute que les produits ayant fondu sous la chaleur  comme les ovules, les pommades ou encore les suppositoires ne doivent pas être utilisés. Il en va de même pour « tout produit dont l’apparence extérieure est visiblement modifiée. En effet, cette altération de son aspect extérieur pourrait indiquer une modification des propriétés. »

Des médicaments à éviter par grosses chaleurs
Certains médicaments sont à éviter parce qu’ils peuvent accentuer les risques liés à la canicule, et nécessitent donc une vigilance accrue. En cas de doute ou de ressenti étrange après avoir pris votre médicament, il faut immédiatement en parler à son médecin.

Les diurétiques peuvent par exemple aggraver la déshydratation, « les médicaments contre la tension et l’angine de poitrine peuvent aggraver une hypotension », « des médicaments pour traiter une épilepsie peuvent devenir toxiques en cas de déshydratation » ou encore « certains médicaments soignant la maladie de Parkinson, l’incontinence urinaire ou l’allergie peuvent gêner la transpiration » prévient l’ANSM.

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Angela Merkel rassure sur son aptitude à remplir ses fonctions

German Chancellor Angela Merkel welcomes Ireland's President Michael D. Higgins at the Chancellery in BerlinAngela Merkel a donné sa conférence de presse annuelle ce vendredi à Berlin.

Elle a évoqué son état de santé après que des crises de tremblements se sont emparées d’elle à plusieurs reprises ces dernières semaines.

Elle connaît l’exercice à fond. En près de 14 ans de pouvoir, la chancelière de la République fédérale d’Allemagne, Angela Merkel, a eu le temps d’en apprendre les rouages. Ce vendredi à Berlin, la cheffe du gouvernement a réuni les journalistes pour sa conférence de presse annuelle, peu avant de partir en vacances et deux jours après son 65e anniversaire.

Bien sûr, les tensions au sein de la coalition à la tête de l’exécutif figuraient au menu. Mais c’est un sujet bien plus personnel qui courait d’un esprit à l’autre parmi les observateurs: la santé de la dirigeante. ces dernières semaines, Angela Merkel a été prise de tremblements incontrôlables lors de plusieurs occasions officielles. Si la question de l’état physique de la chancelière n’a pas fusé tout de suite, elle a effectivement fini par jaillir au cœur de la conférence.

« J’espère que la vie continuera encore quand je ne serai plus chancelière »
Le correspondant du Monde en Allemagne, Thomas Wieder, a relayé la réponse de la femme politique.

« Je comprends les questions sur ma santé. (…) Je peux exercer mes fonctions. Comme personne je m’intéresse aussi à ma santé et j’espère qu’après 2021, quand je ne serai plus chancelière, la vie continuera encore », a-t-elle dit, allusive.

Question sur la santé de Merkel. « Je comprends les questions sur ma santé. (…) Je peux exercer mes fonctions. Comme personne je m’intéresse aussi à ma santé et j’espère qu’après 2021, quand je ne serai plus chancelière, la vie continuera encore ».

Pour le reste, Angela Merkel a évoqué en détail la situation internationale : sa solidarité avec les parlementaires américaines victimes des remarques racistes de Donald Trump, la nécessaire désescalade avec l’Iran, et son estime pour Theresa May. Elle s’est toutefois permise une autre note personnelle, abordant les traits qui lui ont été le plus utiles au pouvoir. Elle a cité, comme un vade-mecum à l’égard de ceux qui lui succéderont à la chancellerie : « Un réalisme optimiste, la joie et rester toujours curieuse vis à vis des autres ».

Quelles qualités vous ont été le plus utiles comme chancelière ?
– « Un réalisme optimiste », répond Angela Merkel, avant d’ajouter : « la joie » et « rester toujours curieuse vis à vis des autres ».

La discrétion des Allemands
Cette retenue concernant la santé d’Angela Merkel ce vendredi peut étonner mais notre correspondante en Allemagne, Déborah Berlioz, a apporté un élément d’explication sur notre antenne : « Selon un récent sondage, 59% des Allemands estiment que ses crises de tremblements relèvent de la sphère privée ».

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Pourquoi les moustiques piquent-ils plus certaines personnes que d’autres ?

moustiquesDe nombreux facteurs, du groupe sanguin à l’odeur corporelle, peuvent expliquer pourquoi certaines personnes attirent plus les moustiques que d’autres.

L’été est là, mais qui dit été, dit aussi lot de nuisibles qui accompagnent les chaudes journées estivales. En particulier le moustique, qui prolifère à mesure que les températures augmentent. Et face à cet insecte, les êtres humains ne sont pas tous égaux, certains se faisant plus piquer que d’autres. Pourquoi ces inégalités ? Plusieurs facteurs, allant du groupe sanguin à l’odeur, les expliquent.

Le groupe sanguin
Si, contrairement à une idée reçue, le taux de sucre contenu dans le sang n’attire pas spécialement les moustiques, le groupe sanguin semble quant à lui avoir un rôle.

Ainsi, selon un article du Dauphiné Libéré, les personnes de type O et A seraient plus susceptibles de se faire piquer que les autres. Une étude publiée en 2004 dans la revue Journal of Medical Entomology, et partagée par Numerama, souligne également que les moustiques-tigres sont plus attirés par les personnes avec un groupe sanguin de type O.

Le rejet de CO2
Autre facteur qui influe sur les piqûres de moustique : le CO2, que les êtres humains rejettent en respirant ou en transpirant.

Une étude de la revue scientifique The Lancet a ainsi révélé que les femmes enceintes, qui produiraient plus de CO2, attirent plus ces insectes que celles qui n’attendent pas d’enfant.

L’odeur corporelle et les bactéries
L’odeur corporelle pourrait également expliquer, selon cette fois-ci une étude de la revue Current Biology, que les moustiques piquent plus certaines personnes que d’autres.

Des substances que dégage notre sueur, comme l’acide lactique, les attirent particulièrement. Les bactéries présentes sur la peau, propres à chaque être humain, aident aussi ces insectes à se repérer, comme le rapporte la revue Plos One.

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Une étude juge la coupe menstruelle aussi sûre et efficace que les serviettes et les tampons

coupe menstruelleLa toute première étude scientifique réalisée sur la coupe menstruelle indique que cette protection hygiénique est aussi sûre et efficace que les serviettes et les tampons, en plus d’être économique car réutilisable.

Les coupes menstruelles, peu chères et réutilisables, sont sûres et aussi efficaces que les serviettes et les tampons pour les femmes qui en portent pendant leurs règles, démontre la première grande étude scientifique publiée sur ce sujet.

Quelque 70% des femmes qui ont déjà utilisé des coupes menstruelles assurent qu’elles préfèrent continuer à le faire, selon ces travaux parus mercredi dans la revue médicale The Lancet Public Health.

La toute première étude sur le sujet
Cette étude compile 43 travaux précédents, portant sur 3.300 femmes. C’est la première à évaluer les coupes menstruelles, dispositif relativement peu connu par rapport aux serviettes et aux tampons.

« 1,9 milliard de femmes dans le monde sont en âge d’avoir leurs règles  et passent donc en moyenne 65 jours par an à gérer leur flux de sang menstruel  et pourtant, il n’y a que peu d’études de qualité qui comparent les moyens de protection », a souligné l’une des auteurs de l’étude, Penelope Phillips-Howard, professeure à la Liverpool School of Tropical Medicine.

Nombre de femmes dans le monde n’ont pas accès à ces moyens de protection, ce qui peut être handicapant pour elles à l’école, au travail ou dans leur vie quotidienne, notent les chercheurs.

Pas de risque supplémentaire d’infection
Fabriquées en silicone ou en latex, les coupes s’insèrent dans le vagin afin de recueillir le sang menstruel. Elles doivent être vidées toutes les quatre à douze heures.

Premier enseignement de l’étude : elles représentent une protection aussi efficace que les tampons et les serviettes, qui, eux, absorbent le sang. Par ailleurs, l’étude n’a pas mis en évidence de risque supplémentaire d’infection.

Cinq cas de syndrome de choc toxique menstruel ont certes été observés. Mais dans la mesure où le nombre total d’utilisatrices de coupes est inconnu, les chercheurs n’ont pu dire si le risque était plus élevé qu’avec les tampons.

Une option économique
Ce syndrome rare est dû à une bactérie, le staphylocoque doré. Il entraîne fièvre, baisse de la tension et d’autres atteintes potentiellement graves (digestives, musculaires, rénales, etc). Pour l’éviter, les autorités sanitaires recommandent de ne pas garder trop longtemps la même protection interne, tampon ou coupe.

Enfin, l’étude s’est penchée sur le coût des coupes menstruelles. Dans certains pays, elles coûtent moins d’un dollar et sont 5 à 7% plus chères qu’une boîte de 12 serviettes ou tampons. Mais sur le long terme, elles sont très économiques puisqu’elles peuvent être réutilisées et durer jusqu’à dix ans. Dans les pays les plus riches, certains modèles peuvent toutefois aller jusqu’à 40 dollars.

« Ces résultats montrent que les coupes peuvent être une option sûre et économique pour les femmes », a jugé une spécialiste britannique de santé publique, Julie Hennegan, dans un commentaire également publié par The Lancet Public Health.