Publié dans Texte Santé

Le Sidaction 2019 enregistre 4,5 millions d’euros de promesses de dons

SidactionUn quart de siècle après la première édition, le Sidaction 2019 s’est achevé dimanche soir avec 4,5 millions d’euros de promesses de dons. Un chiffre en hausse par rapport à l’an dernier.

« Dans un contexte économique parfois tendu pour la population et de baisse des dons aux associations, le public a été particulièrement engagé à l’occasion des 25 ans » du Sidaction, s’est félicitée Florence Thune, directrice générale de l’événement caritatif, évoquant un « succès populaire ». Le nombre de dons par SMS a par ailleurs atteint un record, a-t-elle relevé.

« Cette édition a de nouveau été marquée par un don exceptionnel d’un grand donateur », a indiqué l’association de lutte contre le sida, sans en préciser le montant. En 2018, le Sidaction avait récolté 4,4 millions de promesses de dons, notamment grâce à « un don exceptionnel d’un grand donateur ».

« Le virus est toujours là »
Le nombre de porteurs du virus du sida en France est évalué à environ 173 000. Selon les derniers chiffres officiels, publiés fin mars, 6400 personnes ont découvert leur séropositivité en France en 2017, un nombre qui ne baisse plus depuis plusieurs années.

« Nous voulons rappeler que le virus du sida est toujours là et qu’il concerne les jeunes et les moins jeunes. Vingt-deux pour cent des nouveaux diagnostics de séropositivité concernent les plus de 50 ans », selon Florence Thune. « Même cette génération qui a vécu cette période terrible des années 1980-1990 où les gens mourraient en nombre à cause du sida, a oublié que le VIH était toujours là », s’étonne-t-elle.

L’association « met l’accent sur les jeunes car s’ils sont contaminés à 20 ans, ils devront prendre des traitements à vie », en l’état actuel de la médecine, relève-t-elle. Si les traitements par trithérapie permettent aujourd’hui de rendre le virus indétectable et d’empêcher sa transmission, on ne sait toujours pas l’éliminer de l’organisme.

« Si on veut mettre fin à l’épidémie, il faut financer la recherche », insistait Françoise Barré-Sinoussi, présidente de Sidaction, juste avant le week-end. « Beaucoup de personnes encore ne se font pas dépister et continuent à transmettre le virus aux autres », a-t-elle souligné samedi sur Europe 1. « En France on estime à 24 000 le nombre de personnes porteuses du virus et qui ne le savent pas », a ajouté la scientifique, co-découvreuse du virus au début des années 1980 et prix Nobel de médecine 2008.

Recherche et prise en charge
Il y a 25 ans, le premier Sidaction, le 7 avril 1994, avait permis d’engranger 45 millions d’euros, récoltés pendant 9 heures de direct à la télévision. En 1996, les dons avaient été de 9,8 millions d’euros. Mais ils avaient plongé ensuite, avec l’apparition des trithérapies et n’étaient plus que de 1,5 million en 1998, retrace l’association Sidaction.

Ensuite, les dons lors de cet événement s’étaient redressés, pour atteindre les 6 millions d’euros. Mais ils avaient à nouveau baissé à partir de 2007. Depuis 2012, il y a une « stabilité globale de la collecte aux environs de 4 millions d’euros », précise l’association. Depuis près de 15 ans, le week-end du Sidaction représente environ 30% de la collecte de l’association éponyme qui recueille des dons toute l’année.

Les fonds collectés ce week-end seront reversés à des programmes de recherche et de soins et à des programmes associatifs de prise en charge et d’aide aux malades, en France et à l’international. Le numéro d’appel 110, gratuit, destiné à recueillir les dons du public reste ouvert jusqu’au 14 avril. Les dons sont possibles toute l’année par internet (www.sidaction.org) ou par courrier.

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Publié dans Texte Sexualité

Trois bonnes raisons de faire l’amour selon la science

couplesIl y a quelques jours, une étude alarmiste révélait que nous ne ferions plus l’amour d’ici 2030.

Quelle tristesse et surtout quelle mauvaise idée. Pour éviter ce désastre, Maxisciences revient sur les raisons scientifiques qui rappellent que le sexe c’est bon pour la santé.

C’est bon pour le cœur
Décédé dans les bras de sa maîtresse à la suite d’un rapport sexuel, la mort du Président Félix Faure, en 1899, a laissé quelques traces et craintes dans la mémoire collective. Pourtant l’accident cardiaque lors d’une partie de jambes en l’air reste rare. Selon la Fédération française de cardiologie, 0,016% des décès par arrêt cardiaque seraient liés à un rapport sexuel pour les femmes contre 0,19% pour les hommes.

Mieux encore, les coïts seraient même très bons pour la santé cardiaque. « Les bénéfices d’une activité sexuelle régulière pour le cœur sont multiples : un rapport sexuel représente un effort physique modéré comparable à la montée de 20 marches à bonne allure. Comme toute activité physique, il contribue à muscler le myocarde, c’est-à-dire le muscle cardiaque, ce qui permet d’éliminer les toxines de l’organisme », tient à rappeler le Pr François Carré, cardiologue au CHU de Rennes et ambassadeur de la FFC.

De plus, une étude menée par des chercheurs du centre médical de la défense nationale de Taïwan a montré que chez les hommes une activité sexuelle régulière permettait de faire baisser le taux d’homocystéine, un marqueur de risque cardiovasculaire.

Un antistress naturel
Petite crise d’anxiété avant un entretien ?   Oubliez les médicaments et optez pour une session de sexe. D’après une expérience dont les résultats ont été publiés dans la revue Biological Psychology, les personnes ayant eu un rapport avec pénétration au cours de la semaine étaient moins stressées et avaient constaté un retour à la normale de leur pression artérielle plus rapidement que celles qui n’avaient eu aucun rapport ou sans pénétration (masturbation, jeux sexuels …).

Des résultats qui s’expliquent par la libération d’une multitude hormones, dont celle de l’attachement qu’est l’ocytocine, qui participent au bien-être et à la détente.

Le sexe agit également comme un somnifère naturel. Lors d’un rapport sexuel, le corps libère de nombreuses hormones telles que la sérotonine et la prolactine. Cette dernière est connue pour participer à l’endormissement. Alors mordez l’oreiller de plaisir pour être certain(e) de sombrer ensuite dans les bras de Morphée.

Du sexe pour un cerveau plus jeune
Et si le secret de jouvence de certains seniors était une sexualité épanouie ?   On le sait, un mode de vie stressant et certaines épreuves du quotidien ont un impact négatif sur nos cellules cérébrales. Mais le contraire est-il vrai ?   Des sensations positives peuvent-elles avoir un rôle bénéfique sur notre cerveau ?

Pour le savoir des chercheurs ont mené une expérience et leurs résultats ont montré qu’une activité sexuelle régulière stimulait la neurogenèse (création de nouvelles cellules nerveuses) dans l’hippocampe des rats.

Une autre étude réalisée, cette fois sur des humains, par les universités anglaises de Coventry et d’Oxford, corrobore l’hypothèse selon laquelle le sexe protégerait du déclin cognitif. D’après les travaux publiés dans le Journal of Gerontology, en janvier dernier, les personnes (de 50 à 83 ans) qui sont les plus actives sexuellement ont obtenu de meilleurs résultats aux tests mesurant leurs capacités cognitives dont l’aisance verbale et leur perception visuelle des objets dans l’espace.

Publié dans Texte Animaux

« La plus grandes des épidémies » décime les grenouilles à grande vitesse

grenouilleKermit pourrait bientôt devenir le symbole d’une espèce disparue.

En effet, comme le révèle un collectif de 41 scientifiques dans un article publié, le 29 mars, dans la revue Science, les grenouilles sont en danger d’extinction. Victimes d’une panzootie dont la gravité avait jusque-là été sous-estimée, plusieurs centaines d’espèces d’amphibiens sont déjà touchées.

Un champignon très contagieux
Tout commence dans les années 70 quand les chercheurs constatent que les mêmes populations d’amphibiens déclinent rapidement alors qu’elles évoluent dans un environnement préservé, non pollué et n’ayant pas subi la déforestation. 10 ans plus tard, ils notent que certaines espèces ont carrément disparu.

Il faut attendre la fin des années 90, comme le rappelle le New York Times pour que les scientifiques découvrent que les grenouilles en Australie et au Panama sont infectées par le même champignon mortel qu’ils nomment le Batrachochytrium dendrobatidis (appelé également le Bd, ndlr). Ce parasite aquatique est alors repéré dans d’autres pays à travers le monde et les chercheurs remontent sa piste et situent son origine dans la Péninsule de Corée.

Le Bd, qui provoque la maladie de la chytridiomycose, se contracte au contact d’autres animaux ou par les spores fongiques laissées à la surface de l’eau. Le champignon microscopique atteint alors les cellules de la peau et se multiplie. Les créatures infectées ne peuvent plus respirer par la peau, se mettent à peler et à suffoquer. Mais avant de mourir, elles parviennent encore à propager le parasite en sautant de mares en mares.

Plus de 500 espèces déjà tuées
Jusqu’à présent les scientifiques avaient estimé que 200 espèces de grenouilles et de salamandres avaient été touchées par la maladie mais la nouvelle étude montre des chiffres beaucoup plus alarmants.

Au moins 501 espèces d’amphibiens ont été affectées par la chytridiomycose et 90 espèces auraient disparu à cause de l’épidémie liée au Bd. L’Australie, l’Amérique centrale et du sud sont les plus durement touchées mais les populations d’amphibiens d’Afrique, d’Europe et de l’Amérique du nord sont également concernées. Selon ce rapport, on serait face à la plus grande épidémie ayant causé le plus de pertes au niveau de la biodiversité.

« C’est stupéfiant, jusqu’à présent, nous n’avions jamais eu affaire à une seule et même maladie capable de provoquer l’extinction de multiples espèces, sur de multiples continents et tout cela en même temps », a réagi auprès du journal San Francisco Gate, Jonathan Kolby, co-auteur de l’étude et herpétologue à l’Université James Cook en Australie.

Afin d’enrayer l’épidémie, certains chercheurs et organisations préconisent l’interdiction d’importer des amphibiens dont le commerce international augmente la propagation de l’agent pathogène.

Le Canada a déjà fait un pas en ce sens en limitant, depuis le 12 mai 2018, l’importation de toutes les espèces appartenant à l’ordre des Caudata (comme les salamandres, les tritons et les nectures), à moins qu’elle ne soit autorisée par un permis afin de « protéger les espèces de salamandres sauvages du Canada d’un champignon nuisible », précise le site du gouvernement. Quels autres pays suivront le mouvement pour préserver la biodiversité ?

Publié dans Texte Santé

La taille de la poitrine influence la pratique du sport chez les femmes

taille poitrineDepuis de nombreuses années, les études scientifiques se multiplient pour prouver les bienfaits du sport sur la santé.

Pourtant au quotidien, les raisons pour ne pas en pratiquer semblent toutes trouvées : pas le temps, pas la motivation, pas d’argent à y consacrer,  pour n’en nommer que quelques unes.

Selon une récente étude publiée dans la revue JSAMS, les femmes ont un frein supplémentaire : la taille de leur poitrine. Des scientifiques australiennes viennent en effet de révéler une statistique surprenante. Les femmes avec une poitrine très opulente passent environ 37% de temps en moins à faire du sport que celles ayant des plus petits seins.

Pour en arriver à cette conclusion, les chercheuses ont étudié les effets mécaniques de l’effort physique sur les tissus. Elles ont étudié le cas de 355 Australiennes entre 18 et 75 ans, réparties en quatre groupes : les petites poitrines, les poitrines dites moyennes, les larges et celles souffrant d’hypermastie. Cette pathologie provoque des douleurs aux dos et la nuque chez les femmes dont les seins sont trop lourds.

Des solutions indispensables
Selon leurs calculs, lors des activités physiques intenses les seins peuvent se déplacer de 19 cm à la verticale, et jusqu’à 4 cm dans les autres axes. Et il ne suffit d’un mouvement que de 2 cm pour provoquer une sensation d’inconfort. Pas étonnant, donc, que la pratique d’un exercice physique soit synonyme de gêne voire de douleurs chez les femmes à forte poitrine.

« La taille des seins devrait être reconnue comme un obstacle potentiel à l’activité physique chez les femmes », concluent les scientifiques. « Des stratégies pour aider les femmes à large poitrine ou souffrant d’hypermastie doivent impérativement être trouvées, pour que ces femmes puissent profiter des effets bénéfiques pour la santé associés à un mode de vie actif ».

Publié dans Texte Actualité divers

Manger des champignons protégerait le cerveau du vieillissement

champignonOubliez les pommes, pour un cerveau en bonne santé, le mieux serait de consommer régulièrement des champignons.

C’est la conclusion d’une récente étude, qui vante les bienfaits des cèpes, bolets et autres pleurotes. D’après les chercheurs, ils permettraient même de lutter contre certaines maladies cérébrales.

De nombreuses études l’ont déjà prouvé : manger des champignons, c’est bon pour la santé. Mais à en croire cette récente publication scientifique, les champignons ne sont pas seulement bénéfiques au quotidien. Ils ont un autre super-pouvoir : celui de protéger le cerveau du déclin cognitif.

Les chercheurs de l’Université nationale de Singapour l’ont constaté auprès d’un échantillon de 600 personnes âgées de 60 ans et plus, et résidentes de la cité-Etat. Ils ont contrôlé leur alimentation et leur santé entre 2012 et 2017, pour en tirer cette conclusion : les seniors qui ont mangé au moins deux portions standards de champignons par semaine, autrement dit 300 grammes ou une-demi assiette, ont vu chuter de 50% leur risque de souffrir de troubles cognitifs. Ces personnes n’ont pas été sujettes aux pertes de mémoires ou légers déficits d’attention ou de langage, qui auraient pu être attendus.

Un bouclier contre Alzheimer ?
Mais d’où leur vient cet incroyable super-pouvoir ?   Selon les scientifiques, tout est dû à un composé appelé ergothionéine. Cet antioxydant et anti-inflammatoire naturel est retrouvé dans presque toutes les variétés de champignons. Et l’Homme n’est pas capable de le synthétiser tout seul.

Pour aller encore un peu plus loin, les scientifiques avancent une nouvelle hypothèse. Selon eux, une déficience en ergothonéine pourrait être un facteur de risque pour les maladies neurodégénérative comme Alzheimer. La clef contre cette maladie se trouverait-elle dans les champignons ?   De futures études scientifiques devront être menées pour répondre à cette question. Celle-ci prouve en tous cas que nous avons encore beaucoup à découvrir des incroyables pouvoirs des champignons.

Publié dans Texte Santé

Une zone du cerveau serait responsable de la procrastination

procrastinationLa procrastination est un phénomène qui prend une bonne place dans nos sociétés au point qu’une Journée internationale lui est consacrée, tous les 25 mars.

Mais pourquoi remettons-nous autant les choses au lendemain ?  Selon une étude scientifique, la source de la procrastination se trouverait dans le cerveau.

Qu’est-ce qui nous pousse à remettre sans cesse au lendemain les tâches que l’on n’a pas envie d’accomplir ?  Ce phénomène qui touche largement nos sociétés porte un nom :  la procrastination. Cette journée du 25 mars lui est dédiée.

Selon une étude scientifique, la procrastination aurait un lien avec une zone bien particulière du cerveau : l’amygdale. C’est elle qui gère notamment notre rapport aux émotions et à la peur. A priori, peu de lien, donc, avec « la flemme » d’accomplir une tâche.

Pourtant, la tendance à tout remettre au lendemain aurait bel et bien une explication scientifique. Pour en arriver à cette conclusion, les six chercheurs à l’origine de cette étude ont observé 264 personnes, en leur faisant remplir un questionnaire de personnalité. Puis, ils ont analysé grâce à un IRM le cerveau des participants.

Grosse flemme, grande amygdale
Leurs résultats sont clairs : selon eux, les personnes qui ont plus de mal à se motiver ont également une amygdale plus importante.

« Cela pourrait signifier que les individus avec une amygdale d’un plus grand volume ont appris de leurs précédentes erreurs, et évaluent leurs futures actions et leurs possibles conséquences plus en profondeur », précisent les scientifiques.

Ils précisent toutefois que leur étude ne permet pas d’établir un « lien causal direct », mais plutôt de noter une surprenante corrélation. Des études plus poussées devront être menées pour confirmer ou infirmer ce lien étonnant.

Publié dans Texte Actualité divers

Voici pourquoi le Triangle des Bermudes n’est en fait pas si mystérieux

Le Triangle des Bermudes est un nom emprunt de mystère. Cette zone de l’océan, coincée entre la Floride, Porto Rico et les Bermudes, aurait vu sombrer de nombreux bateaux et avions, qui y auraient disparu sans laisser de trace.

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Pour certains, ces disparitions sont clairement le signe d’un intervention extra-terrestre. D’autres y voient l’influence de l’Atlantide, une distorsion spatio-temporelle ou encore des champs magnétiques surnaturels. Mais ces appareils disparaissent-ils réellement plus souvent dans le Triangle des Bermudes que dans toute autre zone du globe ?   N’en déplaise aux amateurs de paranormal : pour les experts, la réponse est non. Du moins, pas si l’on rapporte le nombre d’accidents à la quantité de trafic qui s’y trouve.

Triangle des BermudesL’œuvre du paranormal  ?
C’est dès 1975 que cette théorie émerge, avec la publication du livre The Bermuda Triangle Mystery resolved (littéralement, « Le mystère du Triangle des Bermudes résolu »). Écrit par le journaliste américain Larry Kusche, il décortique ce mythe en explicitant que, plus de trafic engendre forcément plus d’accidents.

Autre explication possible : selon les scientifiques, le sol de l’océan est relativement riche en méthane à cet endroit. Cela peut former un mélange de sédiments eau-glace à haute pression, et si un glissement de terrain se produit sous l’eau, ce mélange peut exploser à la surface jusqu’à atteindre l’atmosphère. Ce qui pourrait intoxiquer les pilotes ou changer la densité de l’air ambiant et ainsi interférer avec la navigation normale.

Une cartographie plus précise
Selon les scientifiques, ces explosions sont connues pour avoir endommagé des plateformes pétrolières. Elles pourraient donc avoir été suffisamment puissantes pour jouer un rôle dans certaines disparitions. Mais d’après les experts, une part de mystère demeurera tant que le sol de l’océan n’aura pas été cartographié en détails.

La dernière opération de ce genre remonte à 2014. Et, malgré l’avancée des nouvelles technologies, la carte établie n’a pu atteindre une résolution que de 5 km. Beaucoup moins que ce qu’il faudra pour percer une bonne fois pour toute le mystère du Triangle des Bermudes.