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D’après la science, la nuit porte vraiment conseil

nuit conseilSi pour certains ce n’est qu’un adage, les scientifiques ont prouvé l’expression selon laquelle la nuit porterait conseil. Encore mieux : ils ont réussi à manipuler le sommeil de volontaires afin de résoudre des problèmes.

Des scientifiques du département de psychologie de l’Université Northwestern (Illinois, États-Unis) ont récemment publié une étude dans la revue Psychological Science Science sur les effets du sommeil et la capacité du cerveau à résoudre des problèmes. Ils ont sélectionné 57 participants qui ont réalisé une série de puzzles, chacun étant accompagné d’un son unique. Les volontaires sont ensuite allés se coucher, sans avoir terminé tous les casse-têtes.

Durant la nuit, les chercheurs ont joué les sons associés aux puzzles non résolus plus tôt, l’objectif étant d’activer les souvenirs de ces puzzles durant le sommeil de ces participants. Ces derniers ont, dès leur réveil, réussi à résoudre davantage d’énigmes : 31,7% des case-têtes invoqués par sons pendant leur sommeil ont été résolus, soit une amélioration de 55% par rapport aux 20,5% de puzzles qu’ils n’avaient pas réussi la veille.

Un sommeil très actif
Auparavant, on pensait que le cerveau se reposait durant le sommeil, “mais maintenant nous savons qu’il y a beaucoup de travail réalisé”, a déclaré Mark Beeman, co-auteur de cette étude, dans Elemental. Nous le savons : même quand nous dormons, le cerveau garde une activité qui nous permet notamment de consolider les souvenirs et régénérer le corps.

Ainsi, on peut en conclure que le sommeil est un incubateur aidant le cerveau à élaborer de nouvelles techniques et solutions afin d’arriver à la résolution de problèmes qui semblaient impossible la veille. La nuit porte donc réellement conseil.

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Peut-on brûler des calories juste en réfléchissant ?

peut-on-bruler-des-calories-juste-en-reflechissantAu même titre que le football, la natation ou le tennis, le jeu d’échecs est considéré comme un sport.

Bien qu’ils restent assis pendant plusieurs heures d’affilée, il a en effet été mesuré que certains joueurs d’échecs peuvent brûler plusieurs milliers de calories par jour, grâce à une activité cérébrale intense. Et pour cause : rien qu’au repos, notre cerveau consomme en moyenne 20% de l’énergie totale du corps.

Cette énergie, il l’utilise pour maintenir l’activité des organes vitaux, pour nous permettre de respirer, digérer, fonctionner normalement. Cela se traduit par 350 à 450 calories naturellement brûlées chaque jour … pour un(e) adulte, car dans le cas d’un enfant de 5-6 ans, « le cerveau peut utiliser jusqu’à 60% de l’énergie corporelle », souligne à LiveScience Doug Boyer, chercheur à l’université Duke aux États-Unis.

En poussant un peu plus loin la réflexion : serait-il donc possible de brûler davantage de calories en réfléchissant un peu fort ?  Des scientifiques ont tenté de le mesurer et leur réponse est : oui,  mais.

Réfléchir, un sport comme un autre ?
« Lorsqu’on s’entraîne pour apprendre une nouvelle compétence, le cerveau s’adapte pour augmenter le transfert d’énergie vers les régions cérébrales activées par l’exercice », souligne Claude Messier, professeur en psychologie et neuroscience à l’université canadienne d’Ottawa. « Au bout d’un certain temps, alors que nous devenons plus compétents dans une tâche particulière, le cerveau n’a plus besoin de carburer autant pour accomplir cette tâche et n’aura plus besoin d’autant d’énergie ».

Par ailleurs, aussi intense votre réflexion soit-elle, la perte de calorie ne risque pas d’être très intense. Pour résumer, il est possible de brûler davantage de calories en réfléchissant,  mais pas de quoi vous permettre de garder la ligne. Rien ne vaut une alimentation saine et une activité physique régulière.

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Comment se souvenir de ses rêves ?

revePas de doute, les rêves fascinent. Mais petit problème, certains d’entre nous ne s’en rappellent pas. Voici quelques astuces avancées par des scientifiques pour se rappeler de ses rêves.

Vous vous réveillez doucement, encore la tête encore pleine de souvenirs de votre rêve, vous ouvrez les yeux, et le voilà qui s’efface.  Qui n’a jamais été frustré(e) de ne pas se rappeler de ses aventures de la nuit ?  Des scientifiques se sont penchées sur le sujet et il s’avère que ce sont les femmes qui se rappellent le mieux de leurs songes selon la docteure Deirdre Leigh Barrett, professeur de psychologie à Harvard, bien que l’on ignore encore les raisons de cette particularité. Il faut aussi savoir que l’on se rappellerait mieux de ses rêves jusqu’à dans sa vingtaine.

Comment bien se rappeler de ses rêves ?
Selon un article de l’école de médecine de Harvard, les personnes qui se rappellent le mieux de leurs rêves sont celles qui s’endorment lentement et qui se réveillent de la même manière. En effet, le corps entre dans un état hypnagogique, un état de conscience intermédiaire qui a lieu avant l’endormissement. Les personnes ayant plus de phases de sommeil paradoxal sont susceptibles d’avoir de meilleurs souvenirs de leurs aventures de la nuit, les personnes se réveillant donc à la fin de cette phase auront plus de chances de se remémorer.

Robert Stickgold, professeur à l’école de médecine de Harvard a affirmé dans un article du New York Times qu’il avait une méthode particulièrement efficace pour se rappeler de ses rêves, affirmant même que « 80 % des personnes qui disent ne pas rêver vont dire qu’elles rêvent finalement ». Sa technique consiste à boire trois verres d’eau avant de se coucher (mais surtout pas d’alcool qui peut supprimer les phases de sommeil paradoxal). De cette manière, on se réveille plus souvent et cela pourrait aider à se rappeler de ses rêves.

Il faut ensuite, toujours selon le professeur, se répéter la phrase « je vais me rappeler de mes rêves » trois fois avant de s’endormir. Notre cerveau aime en effet s’atteler à des choses importantes avant de se coucher, cela pourrait renforcer l’importance de se rappeler de ses songes pour notre matière grise. Il faut toutefois s’assurer d’avoir un carnet et un stylo à disposition pour pouvoir noter dès le réveil.

Dernière étape, ne pas se réveiller trop vite. Lors des week-ends, quand le réveil ne sonne pas, Robert Stickgold affirme que lorsque l’on se réveille, il ne faut pas se lever immédiatement, mais plutôt se rejouer son rêve dans sa tête. Cela aiderait à fixer le souvenir dans notre cerveau.

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La Chine crée une application pour reconnaître les pandas

pandaL’application permettra aux chercheurs de collecter des informations plus précises sur la population de pandas, à la fois en captivité et à l’état sauvage.

La Chine a développé une application qui permet aux scientifiques d’identifier les pandas individuellement grâce à la technologie de reconnaissance faciale, a annoncé vendredi l’agence étatique Chine nouvelle.

Les chercheurs ont également mis au point une base de données contenant plus de 120.000 photos et 10.000 vidéos de pandas géants pour leur permettre de mieux identifier les animaux, en captivité et à l’état sauvage.

« L’application et la base de données vont nous permettre de collecter des informations plus précises et plus complètes sur la population, sa répartition, son âge, la proportion par genre, les naissances et les décès des pandas sauvages, qui vivent dans des montagnes reculées et sont difficiles à suivre », a expliqué à Chine nouvelle Chen Peng, un chercheur du Centre chinois pour la conservation et l’étude des pandas géants.

L’année dernière, la Chine avait annoncé vouloir créer une réserve pour les pandas géants faisant trois fois la taille du Parc national américain de Yellowstone, pour rapprocher les animaux et encourager les croisements entre les populations de pandas sauvages, notoirement lents à se reproduire.

Moins de 2000 pandas à l’état sauvage
Un budget de plus de 10 milliards de yuans (1,3 milliard d’euros) est prévu pour le Parc national du panda géant, situé dans le sud-ouest montagneux de la Chine dont l’animal est un emblème national, selon le quotidien étatique China Daily.

Les pandas géants ont un taux de fécondité très bas, un facteur clé avec la disparition de leur habitat naturel de leur raréfaction, au point qu’ils sont classés comme espèce menacée.

Plus de 80% des pandas sauvages de la planète vivent dans la province du Sichuan (sud-ouest de la Chine), le reste se répartissant entre le Shanxi (centre) et le Gansu (nord-ouest). En novembre, 548 pandas géants étaient en captivité, tandis que la population sauvage est passée sous la barre des 2000 individus, selon Chine nouvelle.

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Le jeûne thérapeutique, « intuition prometteuse » ou pratique à risque ?

Le jeûne thérapeutiqueLa « détox » et le jeûne sur plusieurs jours ont le vent en poupe, même chez les personnes atteintes d’un cancer souhaitant alléger les effets de la chimiothérapie. Pourtant, la recherche reste très balbutiante sur le sujet et les professionnels de santé rappellent les risques.

« Médicalement, le jeûne aujourd’hui, c’est ‘Circulez, il n’y a rien à voir' » constate auprès de BFMTV.com Bruno Falissard, directeur du Centre de recherche en épidémiologie et santé des populations à l’Inserm. En termes de jeûne, le professeur s’y connaît : il est l’un des auteurs du rapport Évaluation de l’efficacité de la pratique du jeûne comme pratique à visée préventive ou thérapeutique, mené par l’institut de recherche médicale en 2014.

Au regard du nombre de personnes qui le pratiquent chaque année (4000-5000 selon l’Institut national du cancer), les conclusions scientifiques manquent cruellement sur les effets de cette privation de nourriture.

Du jeûne sec sans eau aux stages « jeûne et randonnée » à boire bouillons clairs et tisanes, en passant par le saut de repas ou la consommation d’aliments uniquement crus, les diètes ont le vent en poupe. Le corps aurait besoin de se « détoxifier », de se purifier, le foie d’être nettoyé, le côlon débarrassé de ses impuretés.

A l’origine, la démarche est plutôt saine : s’interroger sur son alimentation, son mode de vie et ce qu’on peut améliorer. Sauf qu’une multitude de pratiques prolifèrent aujourd’hui sans de réel contrôle médical ou législatif.

« Les problèmes viennent du fait qu’on mange trop plutôt que pas assez »
« Dans notre société, les problèmes viennent du fait qu’on mange trop plutôt que pas assez, pour être honnête », appuie Bruno Falissard à BFMTV.com. « Il y a de la marge. Que des gens partent dans le Larzac faire de la méditation en jeûnant, je n’ai rien contre. Ils font ce qu’ils veulent, a priori ça ne va pas leur faire du mal », souligne le chercheur.

Néanmoins, il confirme que dans « quelques cas », certaines structures « ressemblent à des sectes, avec des gourous, et le jeûne devient une conduite chronique, extrême et avec à la clé des possibilités de carences et de problèmes de santé ».

La mission gouvernementale de surveillance des sectes, la Miviludes, constate « une explosion de thérapeutes qui se prétendent avoir une science médicale ». Ce qui laisse la porte ouverte à un certain nombre de dérives : stages très onéreux, incitation à l’achat de produits dérivés, mise en danger de personnes fragiles (physiquement ou psychologiquement), voire la mort de certains sujets.

A l’exemple des parents de Kérywan, 16 mois, qui avaient été condamnés en 2005 pour avoir laissé leur fils mourir de malnutrition. En plus de ce couple se revendiquant « kinésiologues », trois médecins que Libération présentait alors comme « homéopathes » avaient été condamnés pour « non-assistance à personne en danger ».

Seules deux études exploitables
Au-delà de l’inquiétude sectaire, le jeûne inquiète, voire agace certains professionnels de santé. En août 2017, l’Association française des diététiciens nutritionnistes (AFDN) a tenu à mettre les points sur les i sur la « détox ». « Le jeûne est dangereux pour l’organisme, qui a besoin de toute l’énergie et de tous les nutriments fournis par l’alimentation », martèle-t-elle.

Diminution de la masse musculaire, déficit du système immunitaire, déficiences en énergie, vitamines et minéraux, déséquilibre électrolytique voire décès. Dans son communiqué, l’AFDN liste les dangers du jeûne, a fortiori pour les personnes fragiles : enfants, personnes âgées, malades, femmes enceintes, etc …

Dans la littérature médicale et scientifique, l’Inserm n’a repéré que quatre études menées avec une population-témoin, dont une seule « méthodologiquement bien menée » qui concluait à des effets positifs sur un petit échantillon.

L’Institut national du cancer confirme de son côté à BFMTV.com que les études cliniques menées sur l’Homme sont « peu nombreuses » et de « faible qualité », « pas suffisamment robustes pour conclure à l’intérêt du jeûne au cours des traitements de cancers, ni même en prévention ».

Jeûner avec un cancer, une « pratique pas sans risque »
Attention donc aux modifications drastiques de son régime alimentaire, à plus forte raison quand on est atteint d’un cancer.

« La pratique du jeûne pour les personnes ayant un cancer n’est pas sans risque », appuie l’Institut national du cancer auprès de BFMTV.com. « Du fait de leur maladie et de leurs traitements, ils présentent déjà un risque de dénutrition qui peut être aggravé par la pratique du jeûne », voire nuire à leur pronostic vital.

Pourtant, « on trouve des choses qui vont plutôt dans le sens positif », remarque Bruno Falissard, qui cite une étude publiée en avril 2018. Dans cet essai clinique avec population-témoin, mené sur 34 personnes, le jeûne à court-terme semble « être bien toléré, améliorer la qualité de vie et réduire la fatigue » durant la chimiothérapie. C’est néanmoins une petite cohorte, « et les petits essais on leur fait dire un peu tout ce qu’on veut », songe le professeur.

Un article publié dans la revue BMC Cancer un mois avant l’étude citée plus haut résume bien l’état des recherches sur l’effet du jeûne pendant la chimio : s’il y a une « intuition prometteuse », elle requiert du temps et des efforts pour être validée par des essais cliniques dignes de ce nom.

Une « intuition prometteuse » qui demande confirmation
L’Institut national du cancer recommande pour le moment aux médecins dont les patients jeûnent de leur rappeler que la pratique est à risque, mais de leur proposer une surveillance adaptée par un nutritionniste s’ils persistent. Quant aux jeûneurs en bonne santé, l’AFDN maintient que « la véritable détox, c’est une vie saine et une alimentation équilibrée ».

Et sa commission scientifique de conclure : « Une semaine de randonnée, de baignade, de vélo, en mangeant trois repas équilibrés par jour, exerce tout autant la volonté, procure autant de plaisir voire plus, et est donc beaucoup plus efficace qu’un jeûne ou une cure détox sur la même durée. Et dans ce cas, les bénéfices sont démontrés : perte durable de poids, amélioration de la respiration et du sommeil et, globalement, meilleur équilibre physiologique et psychologique ».

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Les risques liés à l’exposition aux lumières LED

ledCe sont les premières recommandations sanitaires sur l’exposition aux LED depuis 2010. Dans son expertise publiée ce mardi, l’Anses confirme la toxicité des LED sur la rétine, notamment à cause de la lumière bleue qu’elles émettent.

L’agence met aussi en évidence des effets de perturbation des rythmes biologiques. Ces dangers sont encore plus présents chez l’enfant et l’adolescent.

C’est un document de 420 pages, que nous avons pu consulter dès lundi, dans lequel l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire) retrace l’état des connaissances scientifiques sur l’exposition aux LED de 2010 à 2017 pour les mettre à jour.

Lampes ou spots à la maison, affichage ou signalisation dans la rue ou dans les transports, jouets ou objets de décoration, sans parler des téléviseurs, téléphones mobiles ou tablettes : les éclairages à LED ont envahi notre quotidien ces dernières années.

Des risques à court et long terme
Les LED, de l’anglais « light-emitting diode », diodes électroluminescentes en français, ont la particularité d’émettre un éclairage intense, avec une lumière riche en longueur d’onde courtes: c’est ce qu’on appelle la lumière bleue. Or notre exposition à cette source lumineuse n’est pas sans conséquence.

La lumière bleue trop puissante peut d’abord conduire à une baisse de la vue, à cause d’un effet toxique sur la rétine. Les données scientifiques recueillies depuis 2010 ont confirmé à la fois des risques à court et long terme. Une exposition chronique pendant plusieurs années à une lumière riche en bleu peut ainsi augmenter les risques d’une dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA).

Bon à savoir, les éclairages à LED de type « blanc chaud »; qui tire vers le jaune (température de couleur inférieure à 3 000 K) présents dans nos habitats présentent un faible risque de toxicité car ils ne se différencient pas trop des éclairages traditionnels. « Reste à savoir ce qu’il se passe sur l’éclairage à long terme. Cela n’a pas été encore bien étudié », estime le professeur Francine Behar-Cohen, ophtalmologue et présidente du groupe de travail sur les LED.

En revanche, les lumières des lampes torches, les phares automobiles, les décorations comme les guirlandes de noël et les jouets peuvent être particulièrement riches en bleu. Et elles ne sont pas pas encadrées par la même réglementation que les lampes domestiques.

« Il faut au moins éviter de les regarder de manière trop proche. L’Agence appelle à réglementer ces objets pour éviter d’avoir sur le marché des objets avec une luminosité trop intense », explique Olivier Merckel, responsable de l’unité d’évaluation des risques des agents physiques à l’ANSES.

Perturbation du rythme biologique et du sommeil
Deuxième risque pointé par l’Anses, celui d’une perturbation de notre rythme biologique, et donc de notre sommeil. Concrètement, la lumière reçue par la rétine va envoyer des messages vers l’hypothalamus, dans notre cerveau, pour lui donner une indication du moment de la journée. C’est cette zone qui va déterminer la production de la mélatonine, l’hormone du sommeil, dont la sécrétion débute environ 2 heures avant le coucher, à condition d’avoir une intensité de lumière importante pendant la journée et une obscurité totale pendant la nuit.

Avec une exposition à la lumière bleue le soir ou la nuit, aussi faible soit-elle, à travers les écrans (télévision, ordinateur, tablette, téléphones mobiles…), notre rythme biologique est perdu. Notre sommeil dégradé.

« Les effets sanitaires associés à la perturbation de l’horloge biologique peuvent être des troubles métaboliques comme l’obésité ou le diabète, des pathologies cardio-vasculaires ou des cancers », précise Dina Attia, chef de projet dans l’unité d’évaluation des risques des agents physiques à l’Anses.

Des risques accrus chez les plus jeunes
L’Agence recommande donc de limiter l’usage des dispositifs à LED les plus riches en lumière bleue, surtout chez les enfants. Les deux risques, à savoir la toxicité pour la rétine et la perturbation de notre horloge biologique, sont en effet encore plus vérifiés chez les jeunes: les enfants naissent avec un cristallin clair, qui ne remplit pas son rôle de filtre de lumière bleue. Globalement, les plus de 60 ans filtrent deux fois mieux cette source lumineuse qu’une personne de 20 ans.

Maux de tête, fatigue visuelle… Le troisième risque est celui de la variation de la lumière induite par les LED, très sensibles aux fluctuations du courant électrique. Il en ressort que les enfants, les adolescents, et les professionnels exposés constamment à des LED pourraient être plus sensibles à ces effets.

Des dispositifs de protection à l’efficacité inégale
L’Anses s’intéresse enfin aux moyens de protection contre la lumière bleue : filtres sur écrans d’ordinateurs, verres de lunettes… L’agence note « une efficacité très variable en fonction des dispositifs » pour prévenir les dommages sur la rétine.  « Ce n’est pas forcément une mauvaise idée », estime Olivier Merckel. « Mais l’efficacité est très variable. Nous demandons des référentiels pour que les consommateurs soient informés du taux de réduction de la quantité de lumière bleue, et de l’efficacité avec une exposition à long terme », ajoute l’expert.

Les experts notent en revanche l’utilité de diminuer la température de couleur (vers un blanc chaud) et la luminosité des écrans pour réduire la quantité de bleu.

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Vous avez joué à Pokémon dans votre jeunesse ? Votre cerveau a sûrement été modifié

pokemonLes personnes qui ont joué à Pokémon pendant leur enfance ont une zone de leur cerveau dédiée aux petites créatures, ont découvert des chercheurs. De la même manière que pour les personnalités célèbres.

Pokémon a marqué les esprits de centaines de millions de personnes et leur cerveau. Selon des chercheurs de l’université de Stanford, l’activité cérébrale des amoureux de Pokémon est différente de celle des non-initiés, rapporte le média américain Ars Technica. Les fans du jeu lui auraient même consacré une partie de leur cerveau.

Pour le prouver, les scientifiques ont soumis à des aficionados et à des non-initiés des images de petits Pokémon. Pour les premiers, une zone spécifique du cerveau a immédiatement réagi. Tandis que les personnes n’ayant jamais joué ou regardé Pokémon n’ont pas eu de réaction particulière.

Il s’agit du même phénomène que pour le « neurone Jennifer Aniston ». Il y a quelques années, des chercheurs américains avaient découvert que les cerveaux de différents patients familiarisés avec l’actrice réagissaient de la même manière quand on leur montrait une photo d’elle. Une zone, souvent située au même endroit, s’activait. Des résultats similaires avaient été obtenus avec des images du célèbre basketteur Kobe Bryant ou de l’ancien président des États-Unis, Bill Clinton.

Les chercheurs de l’université de Stanford ont cherché à comprendre comment se formaient ces zones, situées dans le lobe temporal médial impliqué dans le processus de mémorisation. Le choix d’étudier des joueurs ou anciens joueurs de Pokémon n’est pas anodin. Une étude de l’université de médecine de Harvard avait suggéré que plus une personne était confrontée jeune à un sujet, plus elle avait de chance de lui dédier une zone de son cerveau.