Publié dans Texte Sexualité

Masturbation sous la douche, est-ce être obsédée ?

douche femmeLe massage de la zone sexuelle avec un jet d’eau est une méthode de masturbation comme les autres. Mais elle est moins répandue, puisque seules 2 % des femmes la pratiquent régulièrement.

La stimulation clitoridienne, qui représente environ 90 % de la masturbation féminine, se pratique plus souvent manuellement, avec un objet doux. Parfois aussi (3 % des cas) par serrement des cuisses.

Évitez de vous comparer aux autres femmes. Vos amies vous racontent ce qu’elles ont envie de vous dévoiler : tout le monde n’a pas envie de parler de son intimité à ses copines. D’après les études dont nous disposons, les hommes adultes se masturbent en moyenne une fois toutes les trois semaines, les femmes une fois par trimestre. Mais on ignore si les personnes interrogées répondent honnêtement aux enquêtes.

Ne vous jugez pas mal, vous vous demandez même si vous n’êtes pas anormale. C’est surtout la fréquence de cette pratique d’autostimulation qui semble vous inquiéter. Vous n’avez pas à vous sentir coupable. La masturbation n’est pas spécialement liée à un désir sexuel qui serait exacerbé, excessif. En général, quand elle est fréquente, elle correspond davantage à une façon de se relaxer. Sans doute avez-vous trouvé il y a longtemps cette manière de vous détendre. Vous l’utilisez donc lorsque vous en ressentez le besoin. Un peu comme d’autres se délassent en regardant un film, en prenant un bain, en lisant un polar. La place que prend la masturbation n’est en rien la conséquence d’une quelconque perversion.

Demandez-vous si la sexualité de votre couple est satisfaisante
C’est sans doute le cas, car les femmes n’ont pas, le plus souvent, une pratique compensatoire de la masturbation. Autrement dit, une célibataire qui n’a pas de vie sexuelle a moins recours à la masturbation qu’une femme en couple qui fait souvent l’amour. Cela paraît étonnant, mais les chercheurs ont observé que chez la femme (contrairement à l’homme), la masturbation est plus souvent une pratique d’entraînement. Une sexualité épanouie incite à plus de fantasmes et d’autoérotisme.

Apprenez aussi à apprécier les caresses sexuelles manuelles
Car les stimulations par l’eau ne produisent pas les mêmes sensations que des caresses manuelles ou buccales. Votre clitoris peut être habitué à réagir à des stimulations que votre partenaire ne peut imiter, ce qui pourrait limiter votre accès au plaisir. Il serait bon d’élargir les modalités permettant la montée de votre excitation.

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Un sextoy connecté pour femmes banni d’un grand salon high-tech

sextoyLes responsables du Consumer Electronics Show (CES) ont retiré la récompense qu’avait reçue une entrepreneure pour son sextoy féminin, qualifiant ce dernier « d’obscène ».

Dans une lettre ouverte, elle dénonce le sexisme du salon et plus généralement du milieu des nouvelles technologies.

Scandale au CES, le grand salon high-tech qui se tient en ce moment à Las Vegas. Cette année, l’entrepreneure Lora Haddock, fondatrice et PDG de l’entreprise Lora DiCarlo, était venue présenter un sextoy connecté baptisé Osé. Un produit « mains libres » censé recréer « toutes les sensations de la bouche, de la langue et des doigts » pour entraîner des orgasmes féminins. Mais elle a été empêchée de présenter le produit sur son stand.

Retrait de son prix de l’innovation
Il y a un mois environ, un jury indépendant lui avait pourtant décerné le prix CES de l’innovation, dans la catégorie robots et drones. Mais cette récompense lui a été retirée par la Consumer Technology Association (CTA), qui organise le CES, au motif que son produit serait « immoral, obscène, indécent, profane et non-conforme à l’image de la CTA ». Les responsables de l’organisation américaine se sont par la suite contentés d’indiquer qu’Osé n’était pas admissible dans la catégorie « robotique et drone ».

La jeune entreprise a réagi à cette décision dans une lettre ouverte, rédigée par Lora Haddock. Pour la fondatrice, le produit a toute sa place dans la catégorie robotique, ayant été conçu par le laboratoire de l’université d’Oregon, spécialiste dans le domaine.

Le CES accusé de sexisme
Par ailleurs, elle rappelle que d’autres entreprises ont présenté des produits liés à la SexTech pendant le CES, sans que cela ne pose problème. Elle fait notamment référence au sextoy connecté OhMiBod, lauréat de la catégorie « Digital Health and Fitness Product » en 2016. Mais également au premier robot sexuel prenant l’apparence d’une femme, présenté l’année dernière.

Lora Haddock accuse le CES et la CTA de sexisme et de misogynie. « Tout comme l’industrie des technologies dans son ensemble ».  « Vous ne pouvez pas faire semblant d’être impartial si vous autorisez un robot sexuel pour les hommes, mais pas un masseur robotique axé sur le vagin », conclut l’entrepreneure.