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Les doubles capteurs d’empreintes digitales arrivent sur nos smartphones

empreinteL’Américain Qualcomm, qui fournit de nombreux composants aux fabricants de smartphones, a dévoilé de nouveaux capteurs d’empreintes digitales ayant vocation à être dissimulés sous l’écran.

Il faudra bientôt placer deux doigts sur l’écran pour déverrouiller certains smartphones. A l’occasion de sa conférence annuelle, Qualcomm a dévoilé ce mardi sa nouvelle génération de capteurs d’empreintes digitales, qui viendront équiper les téléphones haut de gamme de 2020.

Avec l’avènement des écrans bord à bord et la disparition des boutons physiques, ils ont désormais vocation à se loger sous la couche de verre de l’écran. Baptisé 3D Sonic Max, le capteur le plus évolué de la firme est capable de reconnaître deux empreintes digitales en simultané, pour une meilleure sécurisation. Une authentification à l’aide d’une unique empreinte restera possible, selon les préférences de l’utilisateur.

Chez Samsung, puis Apple ?
Cette nouvelle fonction est permise par l’agrandissement de la surface de reconnaissance, multipliée par 17 par rapport à celle de la génération précédente. Cette dernière équipe plusieurs smartphones haut de gamme sortis en 2019, à commencer par le Samsung Galaxy S10. Malgré les nombreuses qualités du mobile, ce nouveau type de reconnaissance d’empreintes digitales est régulièrement pénalisé par des erreurs et un temps de latence plus important que celui des capteurs logés dans les boutons physiques.

La petite taille du précédent capteur était mise en cause dans les difficultés des utilisateurs à poser le doigt au bon endroit afin de déverrouiller l’appareil. Qualcomm précise auprès du site CNET  (cliquez ici) que ces nouveaux capteurs devraient également se révéler plus performants lorsque l’écran du smartphone est recouvert d’un film de protection.

Selon le site MacRumors, Apple songe également à intégrer ces capteurs d’empreintes digitales dans ses futurs iPhone. Depuis 2017, la marque californienne opte pour la reconnaissance faciale pour la bonne sécurisation de ses mobiles. Désormais présente sur le seul iPhone 8, la technologie Touch ID pourrait ainsi faire son retour en septembre 2020.

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La localisation des smartphones utilisée pour recenser la population en Espagne

smartphoneDes millions de téléphones portables vont être géolocalisés pour étudier les mouvements de population qui seront utilisés pour le prochain recensement.

L’initiative est accueillie plutôt froidement par les défenseurs de la vie privée. Le gouvernement espagnol va utiliser la géolocalisation des smartphones pour préparer le prochain recensement de la population. Le projet repose sur la collaboration des trois principaux opérateurs téléphoniques nationaux : Movistar (propriété du groupe Telefónica), Orange et Vodafone. Ils représentent 78,7% des téléphones mobiles en service dans le pays.

Réalisée par l’Institut national des statistiques (INE), cette opération est menée au total durant huit jours: cinq jours en novembre, le jour de Noël et deux autres jours l’été prochain, les 20 juillet et 15 août. A chacune de ces dates, l’INE sera informé de la localisation des téléphones à différentes heures de la journée.

Des données anonymes
Ce suivi servira à l’élaboration du recensement de la population de 2021 et permettra de mieux connaître la mobilité quotidienne des Espagnols et le nombre de personnes présentes de jour comme de nuit dans les différentes zones du pays, explique l’INE dans un communiqué.

Selon l’institut, cette méthode de géolocalisation des mobiles permettra de mieux déterminer la population effective d’une municipalité en comblant les lacunes des méthodes traditionnelles de recensement reposant sur l’envoi de questionnaires. En effet, des personnes peuvent être officiellement résidentes dans une municipalité sans y habiter pour autant.

L’INE a versé près de 500.000 euros à ces opérateurs téléphoniques pour effectuer ce suivi, a indiqué un porte-parole à l’AFP. L’institut insiste sur le fait que le traitement de ces données se limitera à un décompte anonyme des téléphones, sous forme de tableaux de résultats agrégés.

« L’INE ne disposera à aucun moment d’informations individuelles d’aucune sorte » car les opérateurs ne transmettront ni les numéros ni les noms des titulaires des lignes, assure-t-il.

Malgré ces affirmations, répétées depuis la publication du projet fin octobre, celui-ci suscite des réticences. Ces derniers jours, de nombreux médias ont expliqué comment éviter le suivi de son mobile.

« Nous sommes absolument favorables aux usages statistiques, mais pas à l’utilisation des personnes comme des cobayes sans qu’ils le sachent, sans qu’ils sachent comment et sans qu’ils aient donné leur consentement, réellement informés », critique dans un communiqué Simona Levi, fondatrice de Xnet, plateforme d’activistes qui défend les droits dans le monde numérique.

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Un tiers des Français seraient dépendants aux écrans

hyper connexionEn moyenne, les Français passeraient 4 heures et 6 minutes par jour, sans distinction entre cadre professionnel ou privé, sur leurs écrans.

Les conclusions de cette étude Elabe pour AXA Prévention et SOS Addictions sont on ne peut plus claires : les Français souffrent d’hyper connexion. Devenus une extension de la main, smartphones et autres tablettes sont ainsi désormais incontournables pour un tiers des Français, qui se disent dépendants aux écrans. Pour 60% des sondés, il serait même inconcevable de passer une journée sans son téléphone.

Interrogés par BFMTV, plusieurs occupants d’une terrasse parisienne tentent d’expliquer le pourquoi d’une telle dépendance. Pour Christophe, sans smartphone, « on se dit que comme avec les clés, on va être en galère si on ne l’a pas. » « Tu regardes l’heure, puis une notification, puis tu restes dessus », précise quant à lui Simon, qui assure occuper deux heures de ses journées sur ses applications.

Toujours selon cette étude, les habitudes du quotidien tendent confirmer cette idée de dépendance. Ainsi, pour 61% des Français, le premier réflexe au lever est de consulter son smartphone et près d’un Français sur 2 (48 %) consulte « au cas où » son mobile ou sa tablette toutes les 10 minutes.

Risques d’athazagoraphobie ?
Toujours à notre antenne, Laurent Karila, addictologie et porte-parole de SOS addictions, pointe du doigt les dangers insoupçonnés d’une utilisation continue du smartphone et d’autres appareils électroniques.

« C’est devenu un doudou, le smartphone, il y en a même qui développent ce qu’on appelle l’athazagoraphobie (peur d’être oublié ou ignoré, ndlr), ils attendent de manière anxieuse qu’on réponde à leur SMS, leurs emails, leurs statuts sur les réseaux sociaux etc … », explique-t-il.

Pourtant, parmi les interrogés, la prise de conscience de tels dangers semble réelle. Ainsi, ils sont 87% considérer comme néfaste la surexposition aux écrans, en particulier chez leurs enfants.

Afin d’éviter l’hyper connexion, il est ainsi conseillé de pratiquer une activité physique quotidienne et bannir les écrans lors des pauses repas. Si l’addiction ne peut se résoudre immédiatement, il convient également de réaliser une déconnexion progressive, en retirant quelques applications de son smartphone par exemple.

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En vacances, les Français continuent de penser au travail

En vacances, les Français continuent de penser au travailAlors qu’ils sont là pour décompresser et se reposer, près de 7 Français sur 10 ne parviennent pas à décrocher du boulot, selon un sondage Qapa. Le smartphone est désigné comme le coupable par 93% des sondés.

Cette pause estivale a été attendue de longs mois, au cours desquels les Français ont imaginé tout ce qu’ils pourraient faire une fois en vacances. Et pourtant, quand l’heure est venue de couper les ponts avec les soucis du bureau, ceux-ci continuent de les hanter.

67% avouent ne pas parvenir à décrocher de leur travail pendant leurs vacances, selon un sondage Qapa. Les femmes ont le plus de difficultés à faire cette coupure, puisqu’elles sont 73% à continuer à être hantée par leur soucis professionnels contre 61% des hommes.

Et les Français ont pu constater que ce phénomène s’aggrave au fil des ans, c’est en tout cas l’avis de 87% des sondés. Une fois encore les femmes sont plus concernées (89%) que les hommes (85%).

La peur de perdre de son emploi ou l’ennui
Mais est-ce parce que la vie professionnelle est de plus en plus dure, que la pression au travail est plus forte que les Français ont du mal à larguer les amarres ?   C’est le sentiment de 27% des sondés qui ont peur de perdre leur emploi s’ils ne restent pas en contact avec le bureau. 20% déclarent qu’ils le font parce leurs collègues font de même. Et 22% suivent ce qui se passe au travail car ils s’ennuient pendant leurs vacances.

Mais le grand coupable de cette absence de déconnexion est sans surprise le smartphone. 93% des Français le désigne comme responsable de cette connexion permanente avec le travail. Ils sont ainsi 63% à admettre qu’ils répondront à leur email. En revanche, ils sont plus frileux sur les appels : seulement 22% y répondront, sans doute car il est plus difficile de décrocher alors qu’on est au milieu de la piscine ou encore sur une via ferrata.

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Ondes électromagnétiques : pourquoi tant de haine ?

Ondes électromagnétiquesInhérentes au fonctionnement de nos smartphones ou au transport de l’électricité, les ondes électromagnétiques font régulièrement office de suspectes en raison de leur impact sur notre santé. L’évolution technologique ne fait que renforcer ces inquiétudes.

Elles sont insaisissables, invisibles, et suscitent des craintes grandissantes auprès du grand public. Utilisées depuis des décennies, les ondes électromagnétiques font régulièrement irruption dans le débat citoyen, à mesure du déploiement de nouvelles technologies telles que la 4G, la 5G, ou encore les compteurs Linky.

Entre fantasmes et impact réel sur la santé, il est souvent difficile de faire le tri. La mise en cause des ondes électromagnétiques est renforcée par l’absence de consensus de la communauté scientifique, malgré des études rassurantes et d’importantes contraintes réglementaires.

Basses fréquences et radiofréquences
Si les ondes électromagnétiques de très haute fréquence sont utilisées dans l’industrie médicale ou nucléaire, le grand public est principalement exposé à deux types d’ondes : les ondes d’extrêmement basse fréquence et les radiofréquences. Les premières sont celles qui sont utilisées pour acheminer de l’électricité le long des lignes à haute tension. Les secondes sont utilisées entre autres  par nos smartphones pour envoyer et recevoir des données.

Les ondes d’extrêmement basse fréquences font partie du paysage français depuis de très longues années, suscitant également des inquiétudes de la part des habitants. Et pour cause, ces champs électromagnétiques ont des effets avérés sur nos cellules. Le cas extrême de cette exposition étant l’électrocution.

Mais ce sont les conséquences d’une exposition permanente et bien plus modérée qui attisent le plus de craintes, notamment suite à plusieurs études scientifiques épidémiologiques. Comme le rappelle le ministère des Affaires sociales et de la Santé, une association statistique existe entre une exposition régulière à ce type de champs magnétiques et la leucémie chez l’enfant.

L’arrivée déterminante du mobile
Une étude de de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) a constaté un plus grand risque de leucémie chez l’enfant de moins de 15 ans, vivant à moins de 50 mètres d’une ligne à très haute tension (225-400 kV). Les conséquences en termes de santé publique restent cependant limitées: d’après l’étude, qui dénombre 30.000 enfants vivant à moins de 50 mètres d’une ligne à très haute tension, l’excès de risque correspond à moins d’un cas de leucémie aiguë chez l’enfant chaque année.

Avec l’arrivée du téléphone mobile dans les années 90, les radiofréquences ont régulièrement été pointées du doigt pour leur impact potentiel sur la santé humaine. Pour l’heure, les études épidémiologiques sont rassurantes. L’une des principales études internationales, menée en 2012, n’a pas établi d’augmentation de risque de gliome et méningiome (deux cancers cérébraux) avec l’utilisation de téléphones portables.

Un rapport de l’ANSES publié en 2013, basé sur 309 articles scientifiques publiés entre avril 2009 et décembre 2012  évoque cependant la possibilité d’augmentation du nombre de gliomes chez les utilisateurs “intensifs” du téléphone mobile, ayant cumulé plus de 1.640 heures d’exposition.

Afin de respecter le principe de précaution, des limites d’exposition sont imposées aux fabricants de smartphones, ainsi qu’aux opérateurs en charge des antennes-relais. Lors d’une enquête réalisée en 2014 et basée sur près de 3000 mesures, l’Agence nationale des fréquences (ANFR) a constaté que les valeurs limites d’exposition du public aux champs électromagnétiques étaient respectées dans l’intégralité des cas.

Du côté des smartphones, certains fabricants ont néanmoins été épinglés pour avoir dépassé la limite réglementaire. Ils ont alors dû procéder à des mises à jour pour s’y conformer.

Des débats cycliques
Toutefois, la majorité de l’exposition aux radiofréquences est liée à la téléphonie mobile. Ce qui implique des débats réguliers, avec la multiplication des appareils en circulation et l’évolution des technologies de transmission des données. Après l’essor de la 4G, la 5G, qui sera déployée au cours des années 2020, suscite de nouvelles craintes quant à l’exposition du public aux ondes.

Pourtant, elle s’appuiera en grande partie sur les infrastructures utilisées pour la 4G, explique Gilles Brégant, directeur de l’ANFR, à BFM Tech. “C’est comme un système de poupées russes. Les fréquences de la 2G ont été réutilisées pour la 3G . La 4G réutilise des fréquences de la 2G et de la 3G. La 5G va réutiliser toutes ces fréquences en complément de ses propres fréquences” détaille-t-il.

Ce sont ces fréquences supplémentaires, bien plus larges et pouvant faire transiter bien plus de données, qui sont visées par les opposants au déploiement de la 5G. Handicapées par une moindre portée, ces dernières devront s’appuyer sur un réseau bien plus dense d’antennes, qui ne seront plus placées sur les toits mais sur les lampadaires ou abribus.

Pour limiter le niveau d’émission, ces dernières ne seront sollicitées qu’en cas de besoin de la part d’un utilisateur à proximité  par exemple pour télécharger un fichier volumineux.

A la différence des antennes-relais déjà installées, elles cibleront chaque smartphone avec précision, préservant les utilisateurs se trouvant à proximité. Ces dispositifs doivent subir des études d’impact avant d’être mis en place et devront se conformer aux limites d’exposition déjà existantes.

La crainte des ondes électromagnétiques a récemment pénétré nos foyers, à l’occasion du déploiement du compteur intelligent Linky par Enedis. Malgré des mesures montrant un impact comparable à celui d’une télévision ou d’un chargeur d’ordinateur portable, Linky a été ciblé par plusieurs associations, y compris devant la justice. Comme le montre un rapport de l’ANSES datant de juin 2017, les associations Priartem électrosensibles de France et Robin des Toits ont été particulièrement actives dans le combat face à Enedis.

“Alors que la controverse sur les antennes-relais a été soulevée par l’installation de sources d’exposition dans l’espace public, la polémique sur les compteurs communicants mobilise d’autres processus psychosociaux dès lors que la source est imposée et implantée dans l’espace privé. Elle est interprétée comme une source de menace venant de l’intérieur du chez-soi, ce qui est difficilement acceptable” complète le rapport, repris par nos confrères de Libération.

Un business florissant
A ces nombreuses craintes s’ajoutent les témoignages d’individus s’estimant électrosensibles. Une maladie qui ne fait pas consensus au sein de la communauté scientifique, et qui se distingue par la multitude des symptômes associés. Dans son rapport de 2013, l’ANSES mentionnait des études mettant en évidence “une association entre les symptômes perçus et la distance à l’antenne relais estimée par les riverains, plutôt que le niveau d’exposition réel”, laissant présager un effet avant tout psychologique.

En mars 2018, l’agence évoque une absence de preuve de causalité entre exposition aux ondes et électrosensibilité, tout en insistant sur la réalité des souffrances exprimées par les patients et sur la nécessité de poursuivre les travaux de recherche sur le sujet. Pour les scientifiques comme pour les régulateurs, le risque ou l’innocuité des ondes électromagnétiques est d’autant plus difficile à établir que ces dernières se multiplient et se cumulent.

Certaines entreprises ont choisi de jouer sur ces peurs pour vendre des produits “anti-ondes”. Leur promesse : préserver l’utilisateur des méfaits des ondes électromagnétiques, quand bien même ces derniers restent hypothétiques. Parfois coûteux, de tels produits  comme des patchs à coller sur son smartphone ou des vêtements spécifiques  se révèlent souvent inutiles. Récemment la marque Petit Bateau a également fait le choix de surfer sur la tendance en proposant à la vente un bonnet anti-ondes pour bébé.

Dans les prochaines années, l’absence de consensus sur les effets des ondes électromagnétiques sur la santé,  notamment à long-terme pourrait laisser une place grandissante aux débats sur le sujet. Face à ces incertitudes, les solutions les plus simples sont aussi les meilleures pour quiconque désire appliquer un principe de précaution supplémentaire : éloigner son smartphone de son oreille, téléphoner lorsque le réseau est bon, ce qui peut réduire de plus de 99% le niveau d’exposition, et limiter la durée des appels. En cas de doute sur le niveau d’exposition de son environnement quotidien, par exemple à proximité d’une antenne-relais, l’ANFR proposer de venir réaliser une mesure gratuitement.

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Aux États-Unis, les seniors passent bien plus de temps devant un écran que les jeunes

ecranOn parle souvent des problèmes engendrés par l’exposition aux écrans des plus jeunes. Mais une étude américaine montre que plus on vieillit, plus on passe du temps à regarder des écrans.

Smartphone, tablette, ordinateur, jeux vidéos, télévision : aujourd’hui les écrans sont partout. Et contrairement à une idée répandue, les plus jeunes ne seraient pas ceux qui passent le plus de temps devant.

D’après une étude de Nielsen réalisée aux États-Unis et relayée par The Economist, les Américains âgés de plus de 65 ans passeraient plus de dix heures par jour à visionner des images ou du texte sur les divers écrans en leur possession.

Des seniors qui passent plus de 7h par jour devant la TV
Deux tiers de ce temps est consacré à la télévision, l’écran favori des personnes âgées de plus de 35 ans. Les seniors se démarquent aussi par un usage plus important de la tablette que les autres générations.

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Sans surprise, les seniors américains ont des consommations d’écran radicalement opposées à celle des plus jeunes. Selon l’étude de Nielsen, les 18-34 ans privilégient leur smartphone à la télévision.

Les 18-34 ans passent plus de temps sur leur smartphone
Ces différences d’usages se creusent au fil des générations. Lorsque l’on analyse la répartition totale du temps d’écran par appareil, on s’aperçoit en effet que plus les personnes sont âgées, plus elles préfèrent regarder la télévision que leur smartphone.

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Toutes générations confondues, une tendance se dégage : le recul progressif de l’ordinateur. Les PC et les portables sont de moins en moins utilisés chaque année par toutes les catégories d’âges qui lui préfèrent la tablette et le smartphone.

Et en France ?
Dans l’Hexagone, il semble que nous passions un peu moins de temps devant nos écrans comparé à nos voisins d’outre-Atlantique. Selon Santé Publique, les Français passent près de huit heures par jour devant les écrans, toutes catégories d’âge confondus.

D’après une étude du cabinet eMarketer, en 2017, la télévision était toujours l’appareil le plus consulté par les Français avec environ 3h51 de temps d’écran par jour. Moins donc qu’aux États-Unis .

Pour rappel, en avril 2019, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) recommandait aux enfants de moins de 5 ans de ne pas passer plus d’une heure par jour devant les écrans.

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L’UFC-Que Choisir veut que Google indemnise les détenteurs de mobiles Android

L'UFC-Que Choisir veut que Google indemnise les détenteurs de mobiles AndroidL’association de défense des consommateurs lance une action de groupe contre Google devant le TGI de Paris, pour violation du Règlement général de protection des données (RGPD).

Google est cerné de toutes parts par les critiques à l’égard de son exploitation des données personnelles. Fin janvier 2019, l’entreprise américaine a écopé d’une lourde amende de la CNIL, 50 millions d’euros , dont elle a depuis fait appel, pour son opacité à l’égard de la collecte des informations de ses utilisateurs.

Estimant qu’aucun effort n’a été fourni depuis cette date, l’UFC-Que Choisir lance à son tour une action collective auprès du Tribunal de Grande Instance de Paris contre le géant du Web. En cause : une violation, à ses yeux, du Règlement général de protection des données (RGPD), entré en application le 25 mai 2018 dans l’Union européenne.

« L’objectif de cette action est de mettre fin à l’exploitation insidieuse des données personnelles de ses utilisateurs, particulièrement ceux détenant un équipement Android avec un compte Google, et de les indemniser à hauteur de 1000 euros », fait savoir le communiqué de l’association de défense des consommateurs.

Cette somme de 1000 euros a été déterminée « comme étant celle assurant une juste indemnisation au regard du caractère massif et continu de cette violation et permettant d’assurer le respect de la vie privée des utilisateurs », complète l’UFC-Que Choisir, sans donner d’informations supplémentaires.

« Nous avons un niveau d’exigence élevé en matière de transparence et de consentement basées à la fois sur les recommandations des différentes autorités et sur des tests rigoureux auprès des utilisateurs », souligne un porte-parole de Google en réponse à cette annonce. « Nous fournissons des informations utiles et des outils de contrôles de confidentialité simples à utiliser dans nos produits. »

Le parc de smartphones Android étant selon nos estimations d’environ 33 millions dans l’Hexagone, si l’association obtient gain de cause, le géant américain pourrait devoir reverser quelque 33 milliards d’euros aux utilisateurs français, soit 25% de son chiffre d’affaires mondial annuel. Et c’est sans compter les tablettes.

1000 lignes de règles de confidentialité
L’UFC-Que Choisir entend également atteindre d’autres objectifs : mettre fin à l’exploitation des données personnelles des utilisateurs d’Android « collectées de façon illégale » et obtenir un réel consentement de leur part pour la collecte et le traitement de ces données par les services et applications de Google. La nécessité d’un consentement libre et éclairé est spécifiée dans le RGPD.

Google vient tirer profit des données personnelles de ses utilisateurs pour affiner et personnaliser ses services et recommandations. L’UFC-Que Choisir juge néanmoins que, malgré la condamnation de la CNIL, la société continue de noyer les consommateurs dans des règles de confidentialités interminables, « plus de 1000 lignes, 5700 mots, 57 renvois et 100 liens vers d’autres contenus »  et à maintenir un véritable parcours du combattant pour agir sur la géolocalisation.

L’association fait mention de six actions pour accéder aux informations sur les différentes méthodes utilisées à cet effet et rappelle qu’un smartphone, même immobile, transmet sa géolocalisation près de 340 fois par jour.

En août dernier, une enquête d’Associated Press avait relevé que les appareils Android et iPhone enregistraient la position de leurs détenteurs, même après désactivation de l’historique des positions sur les services Google. L’option « activité sur le Web et les applications » devait elle aussi être décochée pour faire cesser définitivement la collecte de données.