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Des facteurs qui déterminent si on est un gros ronfleur

ronflementLes habitudes de sommeil, l’activité sportive, le lieu où on vit : voilà autant de facteurs qui influent sur nos ronflements, selon une étude réalisée par une entreprise spécialisée dans ce secteur.

Vendredi 22 mars est la journée nationale du sommeil. L’occasion de s’intéresser à un bruit qui empêche de nombreux français de bien dormir : les ronflements.

L’entreprise Withing, filiale de Nokia spécialisée dans les « objets santé connectés », a analysé les données enregistrées par ses capteurs de sommeil en 2018 sur 25.500 utilisateurs. Et selon elle, certaines personnes sont davantage susceptibles de devenir des ronfleurs ou des ronfleuses.

Le sexe est en effet un critère primordial : les hommes ronflent nettement plus que les femmes. Cette tendance s’inverse cependant au fil du temps, comme l’illustre l’infographie ci-dessous.

infographie ronflement

L’âge semble encore plus déterminant. La plupart des femmes commencent par exemple à ronfler à partir de 30/35 ans.

Une bonne hygiène de vie aide à moins ronfler
Il est cependant possible de changer son mode de vie afin de moins ronfler :
1) Avoir une activité physique régulière : 40% de ronflements en moins par heure pour ceux qui font 12.000 pas par jour contre ceux qui n’en font que 2000.
2) Ne pas être en surpoids : entre 2,5 et 3 fois plus de chances de devenir un gros ronfleur si son IMC est supérieur à 25.
3) Ne pas dormir avec des horaires décalées : environ 30% de chances de devenir un gros ronfleur* si on dort l’après-midi.

Une bonne hygiène de vie ne garantit pas de ne jamais ronfler, mais pourra aider à moins ronfler, indique l’étude.

Le lieu où on vit influence aussi nos nuits
Contrairement à une idée reçue, les gros ronfleurs seraient moins nombreux dans les grandes villes. D’après Withing, « la probabilité d’être un gros ronfleur augmente de 17% lorsque l’on vit dans une zone de moins de 200.000 habitants ».

L’entreprise a cependant dressé un classement des profils de ronfleurs dans les plus grandes villes du monde. Résultat : les Romains et les Tokyoïtes sont les plus gros ronfleurs au monde. Les Parisiens sont quant à eux « relativement peu touchés par le ronflement par rapport aux habitants des autres grandes villes étrangères », d’après l’étude.

Les « gros ronfleurs » sont les personnes qui ont plus de 10 minutes de ronflement par heure et ce au moins 4 jours par semaine.

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Publié dans Texte Santé

Près d’un Français sur quatre somnole la journée

sommelenceManque d’activité, écrans le soir, caféine, les causes des troubles du sommeil sont nombreuses, selon une étude de l’Institut national du sommeil et de la vigilance parue mardi.

Paupières lourdes, tête qui penche dangereusement vers le clavier, absence de quelques secondes.  Comme près d’un quart des Français, vous souffrez peut-être de somnolence la journée.

Selon un sondage OpinionWay de l’Institut National du Sommeil et de la Vigilance (INVS) publié ce mercredi, les risques de somnolences concernent 24% des Français, principalement des jeunes de 18 à 34 ans et des personnes sédentaires. Des risques auxquels l’INVS souhaite sensibiliser la population avec l’organisation de la 19e journée du sommeil le 22 mars prochain.

Sans surprise, les personnes somnolentes, voire très somnolentes, sont moins nombreuses à se déclarer satisfaites de leur sommeil, alors que quatre Français sur dix déclarent souffrir d’un trouble du sommeil. Par ailleurs, durant leur sommeil, trois quarts des Français affirment se réveiller une à deux fois la nuit et en moyenne 24 minutes.

Un mauvais sommeil peut pourtant avoir des conséquences graves sur la santé, avec le risque de développer « des maladies cardiovasculaires, des maladies métaboliques comme l’obésité, le cancer, des maladies inflammatoires, et puis des troubles psychiatriques d’anxiété et de dépression », rappelle Joëlle Adrien, présidente de l’INSV.

Écrans, caféine et activité physique
Pour éviter de piquer du nez en pleine réunion  et retrouver un sommeil de meilleure qualité, il existe néanmoins quelques bons comportements à adopter, souligne l’Institut National du Sommeil et de la Vigilance. Notamment éviter les écrans le soir, une heure avant de se coucher.

« Vous avez de la lumière très proche des yeux », constate Sylvie Royant-Parola, psychiatre et spécialiste du sommeil, qui avertit sur le rôle de la lumière bleue, « lumière la plus active sur la rétine et qui va piéger en quelque sorte notre rétine pour lui faire croire qu’il fait encore jour ».

« La lumière artificielle utilisée au mauvais moment, le soir et la nuit, est un puissant perturbateur endocrinien », explique de son côté le neurobiologiste Claude Gronfier dans l’étude de l’INSV. « Cela explique peut-être qu’en un siècle, nous ayons perdu 1 à 2 heures de sommeil ».

Autre facteur à prendre en compte : se lever à une heure régulière, même le week-end, ne pas boire de boissons à base de caféine en fin de journée ou encore espacer le dîner et l’endormissement. Un délai de moins d’une heure entre le repas du soir et le coucher accentue la somnolence le lendemain, constate l’enquête.

30 minutes de sieste
Il faut également veiller à avoir une activité physique suffisante, au moins 30 minutes par jour. Ainsi, ceux qui n’ont aucune activité physique et qui ne sortent pas apparaissent parmi les moins satisfaits de leur sommeil, selon le sondage. A l’inverse, ceux qui pratiquent de façon intense le sport sont parmi les plus satisfaits et affichent une meilleure vigilance durant la journée.

Si l’envie de dormir se fait trop pressante, la sieste reste une excellente solution. Attention, elle ne doit cependant pas excéder plus de 30 minutes, au risque d’avoir un réveil difficile et de décaler son heure d’endormissement. Et de se retrouver encore plus fatigué le lendemain.

Enquête OpinionWay menée auprès de 1014 personnes âgées de 18 à 75 ans, du 3 au 12 décembre 2018. Au sein de cet échantillon national représentatif de la population française, 29% étaient âgés de 18 à 34 ans, 39% avaient 34-54 ans et 33% avaient 55-75 ans. Parmi eux, on trouve 30% de CSP+, 33% de CSP, 28% d’inactifs ou retraités, 7% d’étudiants.

Publié dans Texte Sexualité

4 bonnes raisons de dormir nu

Romantic couple on grass. Vector illustration.Sous la couette, il est bon pour la santé et le couple de dormir nu. Alors adieu vieux t-shirt, pyjama et chemise de nuit et vive la tenue d’Adam ou Eve.

Dormir nu est excellent pour le couple
Les couples qui se couchent nus comme des vers seraient plus heureux que ceux qui dorment en pyjama ou en chemise de nuit.

Sous la couette et avec votre amoureux, c’est nu qu’il faut se coucher et dormir d’après les résultats d’un sondage réalisé par la société de promotion du coton « Cotton USA ». En effet, la tenue d’Adam et Eve serait un gage de réussite dans le couple et le secret d’un mariage heureux.

La nudité pousse d’ailleurs aux câlins, ce pourquoi elle est bonne pour la sérénité du couple et pour les réconciliations. Le contact dans le sommeil est essentiel, car la caresse développe une production d‘endorphine et de dopamine, et le contact corporel rassure.

Dormir nu réchauffe et relaxe
Aucune excuse même pour les frileux, le corps humain de votre partenaire est une excellente bouillotte.  Nu, vous libérez la chaleur sous la couette ou lieu de la stocker dans vos vêtements. Ne pas subir les coutures des vêtements permet au sang de mieux circuler et à vos muscles de se relaxer.

Dormir nu permet de maigrir
Une atmosphère fraîche permet non seulement de mieux dormir, mais aussi de perdre du poids. Une étude du Garvan Institute en Australie suggère que se reposer un mois dans une chambre dont la température n’excède pas 19 °C permettrait de fondre.

A l’inverse une atmosphère trop chaude (27°C) ferait prendre du poids. Étape numéro 1, on abandonne pyjama et nuisette et on laisse l’air circuler dans la pièce.

Dormir nu limite les infections
Couvert toute la journée, le corps a besoin de prendre l’air. On profite de la nuit, de son intimité pour laisser le corps respirer. On abandonne chemise de nuit, pyjama et sous-vêtements pour limiter la production de bactéries, donc les infections.

Pour apprécier ce mode couchage et en profiter au maximum, une règle d’or.  Il faut que le lit reste doux, soyeux et propre. Exit donc le petit-déjeuner au lit qui génère une perte de miettes et changement de draps régulier.

Publié dans Texte Santé

Le bruit blanc, nouvelle baguette magique pour s’endormir ?

bébé sommeilLe bruit blanc, une sorte de superposition des fréquences auditives, connaît son petit succès auprès de parents exténués souhaitant endormir leur bébé. Toutefois, les spécialistes s’interrogent sur les effets à long terme.

Roulement de la voiture, aspirateur, sèche-cheveux, télévision en arrière-plan …  Le sommeil des bébés est bien mystérieux et les bruits qui leur permettent de s’endormir le sont également. La dernière mode est le « bruit blanc », une superposition des fréquences auditives qui masque en quelque sorte les autres perturbations sonores.

« On sature le système auditif », explique à Numerama le docteur en neurosciences Thomas Andrillon, spécialiste du sommeil. « Les récepteurs dans l’oreille interne ne sont pas sensibles aux mêmes fréquences : si on les active tous en même temps avec le bruit blanc, on peut avoir la sensation que les sons extérieurs sont atténués », détaille-t-il.

YouTube s’est infiltré dans le procédé, et abracadabra : des centaines de vidéos proposant une, deux ou dix heures de « bruit blanc » sont à portée de main pour endormir son enfant ou soi-même. Avec des variantes : « bruit rose », pluie, orage, aspirateur, climatisation … Tout ce qui est susceptible de relaxer quelqu’un suffisamment pour l’aider à s’endormir.

Une manne commerciale
Pour éviter de laisser un téléphone allumé à côté d’un bébé qui s’endort, des peluches diffusant du bruit blanc sont même aujourd’hui en vente. Thibault, 3 ans, ne peut plus s’endormir sans sa peluche qui diffuse une sorte de grésillement.

« Ses nuits étaient très perturbées. Il se réveillait très souvent. On a tout essayé, les veilleuses, les boîtes à musique … Mais non. Quand la peluche est arrivée, j’ai vu tout de suite la différence : des nuits un peu plus apaisées, plus longues », explique Milène, sa mère, au micro de BFMTV.

Mouton, hippopotame, ourson, hibou, âne, pingouin …  Le bruit blanc se décline aujourd’hui en toutes sortes d’animaux, parfois non identifiés dans les rayons puériculture. Cela alors même que, malgré plusieurs études, son effet sur la santé et le cerveau reste méconnu.

« On stimule le cerveau, il peut y avoir des effets à long terme »
« Probablement, puisqu’on stimule le cerveau, il peut y avoir des effets à long terme et c’est pourquoi il faut rester prudent et ne pas le considérer comme la panacée », prévient sur notre antenne le docteur de l’AP-HP Arnaud Metlaine, spécialiste en troubles du sommeil.

« Ce qui est encore en suspens, ce sont les réels avantages pour les dormeurs. Il reste encore compliqué de démontrer les effets sur la qualité du sommeil et les fonctions cognitives », abonde dans Numerama Thomas Andrillon. « Par ailleurs, il faudra aussi savoir quels sont les effets nocifs sur le long terme : on est quand même en train de stimuler un cerveau dormant avec un perturbateur externe. »

D’autant plus que les bébés sont censés apprendre à s’endormir seuls, afin de développer leur propre rythme de sommeil. En cas d’important trouble du sommeil, il est recommandé de consulter un médecin.

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A-t-on vraiment besoin de dormir huit heures par nuit ?

sommeilLe mantra «huit heures de travail, huit heures de loisirs, huit heures de repos» dicte le quotidien d’un grand nombre d’entre nous. En effet, si l’on en croit la sagesse populaire, nous aurions besoin de huit heures de sommeil par nuit.

Cependant, certains et certaines jurent qu’ils ont besoin de dormir davantage, tandis que d’autres (surtout des politiques ou des hommes et femmes d’affaires) affirment que quatre ou cinq heures leur suffisent.

Les besoins minimum en matière de sommeil sont-ils les mêmes d’un individu à l’autre ?  Notre cerveau a-t-il vraiment besoin de huit heures de sommeil par nuit ?   Nous avons demandé à cinq experts ce qu’il en est. «Le sommeil est absolument crucial et en être privé de façon prolongée a de nombreux effets néfastes sur la santé et la durée de vie.

Cela s’explique par le fait que le sommeil permet d’assurer de nombreuses fonctions essentielles à la maintenance du cerveau et de l’organisme, lesquelles ne peuvent être exécutées pendant que nous sommes éveillés. Bien que les êtres humains aient besoin, en moyenne, de huit heures de sommeil chaque nuit, le temps exact qu’il faut pour accomplir ces fonctions réalisées pendant que nous dormons est fortement dicté par les gènes, qui diffèrent d’un individu à l’autre.

Contrairement à la croyance populaire, les personnes pour lesquelles dormir moins de six heures par nuit est suffisant sont extrêmement rares. Certaines personnes, les petits dormeurs, n’ont besoin que de sept heures de repos, tandis que d’autres, les gros dormeurs, en auront besoin de neuf. Contrairement à la croyance populaire, les personnes pour lesquelles dormir moins de six heures par nuit est suffisant sont extrêmement rares. Ceux qui affirment être dans ce cas presque toujours en situation de manque chronique de sommeil.

L’exception à cette règle concerne les personnes qui possèdent un variant génétique permettant à leur cerveau de fonctionner plus efficacement que celui des autres, même lorsqu’ils dorment moins de six heures. Ce gène est extrêmement rare, et très peu de personnes le possèdent. Il est donc préférable de laisser votre cerveau vous dicter la quantité de sommeil dont il a besoin, plutôt que de croire que vous pouvez vous en sortir en dormant moins moins de sept à neuf heures par nuit en moyenne.»

«La recherche a montré que la quantité de sommeil nécessaire à notre organisme pour fonctionner au mieux varie selon les individus. La plupart des adultes âgés de 18 à 64 ans ont besoin de sept à neuf heures de sommeil par nuit.

Une bonne façon de déterminer la quantité de sommeil dont vous avez besoin est de porter une attention particulière à la façon dont vous vous sentez au cours de la journée (humeur, niveau d’énergie et état de santé général).

Si vous avez sommeil ou si vous avez besoin d’un supplément de caféine, il se peut qu’il soit nécessaire d’augmenter votre quantité de sommeil. Il est important de ne pas rogner sur votre durée de repos, lorsque vous prévoyez votre planning. Faites de la qualité de votre sommeil une priorité.»

«Des études indiquent qu’il est important de dormir suffisamment chaque nuit, non seulement pour notre santé mais aussi pour notre bien-être général. Cependant, comme en ce qui concerne la quasi-totalité des autres variables humaines (comme la taille, qui varie d’une personne à l’autre), il existe de grandes différences individuelles dans la quantité de sommeil dont chaque personne a besoin.

La plupart des adultes ont besoin de sept à neuf heures de sommeil. Néanmoins, il existe un petit pourcentage d’adultes qui ont besoin d’un peu moins de sommeil. Ou d’un peu plus. Une durée de huit heures de sommeil est souvent présenté, à tort, comme la durée «essentielle», pour la simple raison qu’elle correspond à la moyenne des besoins individuels.

Mais le meilleur indicateur pour savoir si vous dormez suffisamment est la façon dont vous vous sentez pendant la journée. Si vous avez sommeil, il se peut que vous ayez besoin de plus de sommeil. Nos besoins en sommeil diminuent également avec l’âge : les nouveau-nés peuvent avoir besoin de 12 à 18 heures de sommeil, alors que les adultes plus âgés peuvent n’avoir besoin que de six ou sept heures.»

«Le dicton selon lequel tout le monde a besoin de huit heures de sommeil découle de la révolution industrielle, huit heures de travail, huit heures de loisirs, huit heures de repos. En réalité, la génétique, l’âge, l’état de santé, les facteurs environnementaux et comportementaux déterminent la quantité de sommeil nécessaire. Certaines personnes ont besoin de plus de huit heures et d’autres de moins.

L’organisme de certaines personnes est capable de fonctionner correctement avec moins de six heures de sommeil, et ces individus peuvent même souffrir d’insomnie lorsqu’ils essaient de dormir huit heures chaque nuit. Cependant, ces petits dormeurs sont rares, et les recommandations actuelles pour les adultes sont de dormir au moins sept heures par nuit, régulièrement, pour prévenir les problèmes de santé tels que les maladies cardiaques ou la dépression.

Le sommeil est souvent considéré comme un bien que l’on peut échanger à loisir contre du temps de travail ou des activités sociales, mais il s’agit d’une composante essentielle d’une bonne santé. Donc, tâchez d’avoir comme objectif de dormir sept heures ou plus par nuit, de façon régulière. Et consultez votre médecin si vous avez des inquiétudes concernant votre sommeil ou votre niveau de fatigue.»

«Nous entendons souvent dire que huit heures de sommeil est le chiffre magique à atteindre pour être bien, mais en fait, le besoin de sommeil varie grandement d’une personne à l’autre. La plupart des adultes ont besoin de sept à neuf heures de sommeil, pour certains six heures peuvent suffire (bien que cela soit rare). D’autres auront besoin de dormir jusqu’à dix heures.

Il est important de se souvenir que les besoins en sommeil changent tout au long de la vie; les enfants et les adolescents ont besoin de beaucoup plus de sommeil que les adultes. À mesure que nous avançons en âge, nous pouvons avoir besoin d’un peu moins de sommeil. La quantité de sommeil qu’il faut à notre corps pour fonctionner au mieux de ses capacités peut également changer en fonction des antécédents de sommeil (après une période de privation de sommeil, de maladie ou de stress élevé, on peut avoir besoin de plus de sommeil que d’habitude, pendant un certain temps).

Il est important de déterminer la durée de sommeil qui fonctionne le mieux pour vous, et d’y accorder la priorité, afin de dormir suffisamment chaque nuit.»

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La grasse matinée du week-end annule-t-elle le manque de sommeil de la semaine ?

La grasse matinéePour beaucoup d’entre nous, la semaine sert à accumuler de la fatigue et le dimanche à rattraper le sommeil que nous avons perdu.

Cette stratégie est-elle viable ?   Une nouvelle étude suggère que dormir plus durant les week-ends pourrait nous aider à compenser une partie de notre fatigue, mais aurait également des conséquences sur notre santé.

Dormir plus ou dormir mieux ?
Afin de tester l’efficacité de cette stratégie, les chercheurs ont rassemblé 36 participants, divisés en trois groupes. Le premier dormait 9 heures par nuit durant 9 nuits consécutives, tandis que le deuxième n’avait droit qu’à 5 heures. Dans le troisième groupe, les participants ont dormi 5 heures sur 5 nuits, autant qu’ils le souhaitaient lors des 2 suivantes (week-end), puis à nouveau 5 heures pour les 2 dernières nuits.

Durant ces tests, les chercheurs ont monitoré les habitudes alimentaires des sujets et mesuré leur sensibilité à l’insuline, dont la baisse a été corrélée à un manque de sommeil lors de précédentes études. Leurs résultats indiquent qu’un manque de sommeil ou des nuits inégales peuvent rapidement perturber l’organisme et mettre notre santé en danger, soulignant une fois de plus l’importance de dormir en moyenne sept à huit heures par nuit.

Plus de kilos, moins de repos
Le groupe dormant 5 heures par nuit a révélé une tendance accrue à grignoter la nuit, résultant en une prise de poids et une réduction de la sensibilité à l’insuline. Celui ayant eu le droit de se reposer durant le week-end grignotait moins après dîner, mais les mauvaises habitudes réapparaissaient dès la reprise de la semaine. Leur sensibilité à l’insuline pouvait également chuter bien plus que pour les autres groupes, indiquant un plus grand risque de développer du diabète.

« Nos résultats suggèrent que l’habitude répandue de se coucher tard le soir et d’essayer de compenser le week-end n’est pas une stratégie efficace pour notre santé », conclut Kenneth Wright, auteur principal de l’étude. « Il est possible que l’effet yo-yo  change l’heure à laquelle nous mangeons, changer notre rythme circadien pour finalement revenir à un sommeil insuffisant, soit particulièrement perturbant. »

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Ce que le manque de sommeil fait à votre corps

manque sommeilLe réveil sonne, vous êtes encore plus fatigué que la veille : encore cinq minutes, ça changera peut-être quelque chose. Dix minutes plus tard, aucune différence, mais il faut vraiment se lever.

Crevé, vous commencez votre rituel matinal avant de partir au boulot. Pourtant hier soir, vous avez tout tenté pour trouver le sommeil de bonne heure : tisane relaxante, méditation, ASMR. Trop tard, il faudra attendre dimanche matin pour dormir. Des scientifiques des universités d’Oxford, Cambridge, Harvard, Manchester et Surrey ont découvert que nous dormions deux heures de moins que dans les années 1960.

dr. neil stanley, auteur de how to sleep wellCar depuis, notre mode de vie a changé. Nous sommes stressés par le travail, avons les yeux rivés sur un écran toute la journée et consommons une importante quantité de café quotidiennement. Le Dr. Neil Stanley, auteur de How to sleep well, déclare au Telegraph : «Il n’y a pas une seule bonne chose à propos du manque de sommeil. Pourtant nous vivons dans une société qui au mieux ignore le repos et au pire, ne le considère pas comme un signe d’honneur.»

Un manque avec des répercussions
Estimer que le sommeil n’est qu’une option n’est pas sans conséquences sur notre santé. D’après le Dr. Stanley, un temps de sommeil insuffisant multiplierait par quatre les risques d’attraper un rhume. Il engendrerait aussi une diminution de l’empathie et de la motivation, une concentration médiocre et un temps de réaction plus lent.

À long terme, les risques de développer des pathologies graves comme le diabète, la maladie d’Alzheimer, l’obésité, le déclin cognitif, la dépression ou des maladies cardiaques augmenteraient. De plus, dormir peu donnerait faim, très faim. Des chercheurs et chercheuses de l’université de Pennsylvanie ont constaté que dormir moins de six heures par nuit diminuerait nos niveaux d’hormones liées au sentiment de faim (la ghréline) et de plénitude (la leptine).

En clair, difficile de se sentir rassasié quand on est fatigué. La Dre. Sara Gottfried, autrice de Youngerby, explique au média anglais que le cerveau est l’organe le plus touché par l’absence de sommeil. Pendant la nuit, il élimine les toxines de vieillissement en créant un espace entre les cellules 60% plus grand que pendant la journée. Mais bonne nouvelle, il est possible de rattraper ses nuits. Sara Gottfried indique que piquer un somme serait plus réparateur qu’une grasse matinée : une sieste de vingt minutes équivaudrait à une heure de sommeil nocturne.