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Wikipédia réfléchit à l’adoption de l’écriture inclusive

WikipédiaLes contributeurs réguliers du Wikipédia francophone ont un mois pour trancher: dans quelle mesure l’écriture inclusive a-t-elle sa place au sein des fiches de la plus large encyclopédie en ligne ?

Wikipédia en appelle à ses contributeurs les plus fidèles pour apporter leurs lumières à une bien épineuse question. Depuis le 1er décembre, et pour un mois, la version francophone de la plus nourrie des encyclopédies en ligne a mis à disposition de sa communauté un sondage sur l’écriture inclusive. L’enjeu : mieux déterminer de quelle façon cette manière d’écrire, qui comporte de multiples ramifications, pourrait venir irriguer les fiches Wikipédia.

Jusqu’à présent, le sujet avait été longuement débattu, comme en témoigne une page consacrée aux marronniers des contributeurs Wikipédia, sans pour autant faire l’objet d’un sondage officiel. Les conditions pour y participer ? Avoir réalisé au moins cinquante contributions avant le 29 octobre 2019. Pour rappel, ces mêmes contributions peuvent aller de la simple retouche orthographique à la rédaction d’une fiche.

Un mois de débat
Ces règles viennent placer une barrière à l’entrée, les débats sur l’écriture inclusive étant connus pour être particulièrement animés. Malgré ce filtrage, le débat suscite un engouement rare, fait remarquer Jonathan Mouton, membre du conseil d’administration de Wikimedia France, l’association qui promeut le libre partage du savoir sur Wikipédia et autres projets affiliés. « Il est rare qu’autant de monde se presse sur un sondage, aussi rapidement », remarque-t-il. « On peut facilement y déceler la preuve de l’importance du sujet de l’écriture inclusive. Cela n’empêche que le sondage a été lancé à la va-vite et reste imparfait dans sa formulation ».

Cette manière d’écrire vient donner davantage d’importance au féminin, bien souvent invisibilisé dans les constructions grammaticales. L’écriture inclusive est néanmoins loin de recouvrir une seule réalité et peut prendre plusieurs formes. « L’écriture inclusive, telle que traitée dans ce sondage, inclut donc notamment l’usage des points médians et assimilés, traités à la question 5 (« né·e·s en France »), mais ne s’y réduit pas », relève ainsi l’avant-propos du sondage.

Les contributeurs de Wikipédia sont invités à se prononcer sur six modalités différentes. Parmi elles, la féminisation des métiers et fonctions, l’accord de proximité (une règle appelée à remplacer celle selon laquelle « le masculin l’emporte sur le féminin) ou encore l’utilisation de mots-valises, telles que « contributeurs-ices ». Cette dernière modalité est l’une des plus largement rejetées. Elle recueille pour le moment seulement 17 « oui » pour 127 « non », alors même que d’autres règles suscitent des réactions plus équilibrées.

« Pénible » et « laid »
Les détracteurs de ces mots-valises jugent ce procédé d’écriture « extrêmement laid, non-prononçable, distypographique », associé à un « usage militant », « pénible » à appréhender, « à bannir » ou encore contraire à la vocation de Wikipédia. « Une encyclopédie a pour vocation de présenter sous la forme la plus compréhensible possible l’état du savoir et non pas de compliquer sa lecture par une forme extrême de militantisme », tranche ainsi l’un des contributeurs opposés à cette règle, en précisant qu’il ne voit pas d’inconvénient à son utilisation « en dehors de l’espace encyclopédique ».

L’issue de ce sondage aura-t-elle une réelle influence sur la constitution des fiches Wikipédia ?   L’encyclopédie devrait rester fidèle à sa ligne habituelle. ‘Wikipédia suit l’avis de l’Académie française, qui reste frileuse sur le sujet », note Jonathan Mouton. « L’écriture inclusive est tolérée dans les pages de discussions. Les pages Wikipédia en restent quant à elles dénuées. D’ailleurs, les contributions comportant des points médians sont généralement retoquées très rapidement. Avec ce sondage, on vient avant tout prendre la température ».

Bien que la consultation se montre encore peu favorable à l’écriture inclusive, elle pourrait marquer une étape importante dans une réflexion chère aux membres de Wikipédia: déterminer la meilleure façon de mettre à disposition des internautes une information claire, référencée et accessible à tous, en se tenant au fait des évolutions lexicales. Pour rappel, Wikipédia bénéficie d’un poids colossal dans l’accès à l’information. wikipedia.org est le cinquième site le plus consulté en France, d’après Alexa. Dénouement de la consultation : le 5 janvier.

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L’Europe, un marché que rêveraient de conquérir les professionnels du cannabis légal

cannabisAlors que plusieurs acteurs ont émergé aux États-Unis et au Canada après la légalisation du cannabis, les professionnels du secteur tentent de séduire les autorités européennes. Le marché total sur le Vieux continent, y compris illégal, pèserait 55 milliards de dollars par an.

Après l’Amérique du Nord, les professionnels du cannabis rêvent de conquérir le marché européen, en particulier le Royaume-Uni, et misent sur un changement d’image de la plante psychoactive, malgré les freins réglementaires et les débats éthiques.

Santé, cosmétique, bien-être, alimentaire … Les multiples déclinaisons de la marijuana étaient au centre d’une journée dédiée à la promotion de ce secteur et organisée jeudi à Londres par la banque d’affaires Bryan Garnier. Pour l’heure, le marché du cannabis légal en Europe, où l’usage médicinal est autorisé dans la plupart des pays de l’UE et actuellement testé en France, tourne autour de 1 milliard de dollars, explique à l’AFP Nikolaas Faes, analyste pour la banque d’affaires. Par comparaison, le marché américain légal pèse 12 à 13 milliards de dollars.

« L’Europe est un marché très petit, notamment à cause de la diversité des problèmes légaux (…). Les responsables politiques ne sont pas encore complètement prêts, mais ça progresse », estime Nikolaas Faes. Selon lui, la légalisation pourrait rapporter gros, puisque le marché total en Europe, en incluant le trafic illégal, est estimé à 55 milliards de dollars.

Mouvement lancé au Canada et aux États-Unis
Les dirigeants du secteur s’appuient sur l’exemple nord-américain. Le Canada a légalisé le cannabis l’an dernier. Aux États-Unis, la loi fédérale le considère comme une drogue dure mais onze États ainsi que la capitale américaine ont légalisé son usage récréatif.

Au Royaume-Uni, le parti des libéraux-démocrates a proposé dans son programme pour les élections législatives du 12 décembre de légaliser la marijuana. Près de la moitié des Britanniques (48%) sont pour, selon un sondage publié en juillet par YouGov pour le compte d’un groupe de réflexion du parti conservateur. Le débat reste toutefois vif et le système de santé britannique, le NHS, ne manque pas de rappeler les effets néfastes de l’usage récréatif du cannabis, qui augmente notamment les risques de développer des maladies comme la schizophrénie.

Le Royaume-Uni a néanmoins légalisé en novembre 2018 l’usage thérapeutique, une décision intervenue à la suite de l’histoire de deux enfants britanniques épileptiques qui n’avaient pas pu faire venir dans le pays leur traitement à base de cannabis, ce qui avait créé une polémique. Si les médecins ont désormais la possibilité de prescrire des médicaments basés sur la plante controversée, il est dans les faits très difficile pour les patients d’en obtenir du fait du manque de traitements disponibles et des questions sur leur efficacité.

Des entreprises qui tentent de surfer sur les produits relaxants
« Il faut comprendre qu’un marché légal ne signifie pas un marché ouvert. Au Royaume-Uni nous avons des marchés légaux mais nous avons moins de 200 patients », souligne Stephen Murphy, à la tête de Noble, un cabinet de recherche sur le cannabis. Au-delà du domaine médical, une myriade d’entreprises tentent de surfer sur la mode des produits à base de CBD (cannabidiol), un des principes actifs du cannabis non psychoactif, contrairement au tetrahydrocannabinol (THC).

Le CBD est censé avoir des effets relaxants et anti-inflammatoires, et se vend sous forme d’extraits ou d’huile par exemple, mais son marché souffre de l’absence de règles claires. « Cela cause des problèmes parce que les gens ne savent pas ce qui est légal ou non », regrette Farzad Moshfeghi, directeur général de Winchester MD, société britannique qui vend des produits CBD. Et le produit ne rassure pas les autorités sanitaires, alors qu’en Belgique, début novembre, un jeune de 18 ans est mort des suites d’une insuffisance respiratoire attribuée par les autorités sanitaires au vapotage d’une e-cigarette contenant du cannabidiol.

Par ailleurs, la légalisation du cannabis ne permet pas nécessairement de tuer le marché noir, notamment à cause de problèmes de pénurie. Ainsi au Canada, qui a légalisé le cannabis en octobre 2018, selon la dernière enquête de Statistique Canada sur le sujet publiée fin octobre, 53% seulement des consommateurs déclaraient obtenir tout ou partie de leur cannabis de source légale au 2e et 3e trimestre de cette année (dont 28% uniquement auprès de distributeurs respectant la loi). Le nombre de consommateurs, à 5,2 millions de Canadiens, est quant à lui stable par rapport à il y a un an.

Déjà des géants du cannabis en Bourse
Quoi qu’il en soit, en l’absence d’une réglementation harmonisée et à cause d’une image encore sulfureuse, les start-up en Europe ont du mal à trouver des financements, alors que certaines entreprises nord-américaines sont déjà cotées en Bourse, même si, après avoir vu leurs actions flamber dans un premier temps, leur parcours sur les marchés est plutôt chaotique depuis.

Le plus gros acteur est sans conteste Canopy Growth, coté sur le Nyse, qui affiche une capitalisation boursière de 6,6 milliards de dollars, malgré une action en repli de 46% sur un an. Vient ensuite le canadien Aurora Cannabis, avec 2,6 milliards de dollars de capitalisation sur le Nyse (avec un titre en repli de 58% sur un an). Parmi les autres acteurs les plus importants outre-Atlantique, on pourra également citer les américains Cronos (qui pèse 2,4 milliards de dollars en Bourse sur le Nasdaq-GS, et dont le cours est en baisse de 26% sur un an) et Tilray (2 milliards de dollars de valorisation sur le Nasdaq-GS, dont l’action a chuté de 80% sur un an).

Malgré les différents freins au marché, les professionnels croient au potentiel du marché européen, quitte à patienter encore quelques années. « L’Europe deviendra le plus grand marché au monde d’ici dix ans. La demande est là », lance, confiant, Stephen Murphy.

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Comment éviter la déprime hivernale ?

déprime hivernaleIl fait nuit quand vous vous levez et nuit quand vous rentrez du travail, et les températures se mettent à baisser sérieusement.

Difficile dans ces cas de ne pas ressentir un coup de mou. Comment l’éviter ?  On vous explique tout.

Nous avons changé d’heure, ce qui nous a permis de rester une heure de plus au lit mais ce changement a aussi eu pour conséquence de nous faire sortir du bureau à la nuit tombée. Selon le psychiatre Norman Rosenthal, a l’origine de la découverte de la dépression saisonnière, ou trouble affectif saisonnier (TAS), il y aurait des solutions pour lutter contre cette baisse de régime.

La dépression saisonnière, qu’est-ce que c’est ?
La dépression saisonnière est causée par le manque d’exposition au soleil liée à l’hiver et au changement d’heure. Les causes exactes de ce trouble ne sont pas encore connues mais on sait qu’il est susceptible de toucher davantage les femmes que les hommes. Dans un récent sondage effectué en Angleterre, il était estimé qu’un Anglais sur quatre expérimentait une forme de dépressionsaisonnière durant l’hiver. Les symptômes du TAS sont une hypersomnie (une très forte envie de dormir), une envie de forte de glucides, une perte de libido, moins d’énergie et un sentiment de tristesse.

Comment lutter contre la dépression saisonnière ?
Selon le docteur Norman Rosenthal, la luminothérapie est la principale solution pour lutter contre ce trouble affectif. On peut trouver de nombreuses machines accessibles sur internet pour commencer une cure de luminothérapie. Mais d’autres solutions existent, le psychiatre conseille de faire un jogging le matin (ou tout simplement de marcher) pour profiter des rayons du soleil.

L’envie de manger des glucides peut aussi être présente, et donc être liée à une prise de poids qui peut à la fois augmenter le sentiment de déprime et le manque d’énergie. Faire attention à son alimentation durant l’hiver est donc aussi important. Le docteur Norman Rosenthal conseille aussi la méditation comme moyen de se sentir plus calme et moins anxieux. Enfin, en cas de symptôme aggravant ou handicapant, il ne faut pas hésiter à voir un professionnel tel que son médecin généraliste ou un psychologue qui pourront orienter et accompagner en cas de mal-être.

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La fin du changement d’heure, c’est pour quand ?

heureDepuis 1976, la France passe à l’heure d’hiver au dernier week-end d’octobre. Mais ce changement devrait prendre fin en 2021, sur une initiative de la Commission européenne.

Cette nuit à 3 heures du matin, il sera en fait 2 heures. Comme chaque année au dernier week-end d’octobre, l’heure d’hiver fait son grand retour mais c’est probablement l’une des dernières fois que les Français y sont confrontés. La question de l’abandon du changement d’heure est dans les tuyaux de la Commission européenne depuis plus d’un an. Le 12 septembre 2018, l’institution a présenté une proposition visant à mettre un terme au changement d’heure.

Elle devait initialement être concrétisée en 2019 mais les eurodéputés ont voté un report de la mesure en 2021. Dans un peu plus d’un an, nous devrions donc avoir tiré un trait sur l’éternelle question : « On perd ou on gagne une heure de sommeil ? » Cette confusion dure depuis l’instauration du changement d’heure en 1976 qui a ensuite été généralisée à la plupart des pays de l’UE en 1998.

« A l’origine, l’objectif était d’économiser l’énergie en faisant correspondre au mieux les heures d’activités avec celles d’ensoleillement », explique le gouvernement sur son site Internet.

Rester à l’heure d’été ?
Mais ces dernières années, des scientifiques ont pointé du doigt les effets négatifs de ces changements sur la santé humaine. Ils sont notamment contestés en raison de leur influence sur les rythmes biologiques et les accidents de la route. Durant les premières semaines qui suivent le passage à l’heure d’hiver, le nombre d’accidents impliquant des cyclistes et des piétons augmente drastiquement.

« Cette période est en effet marquée par un pic d’accidentalité de +50% des accidents de piétons pour la seule tranche horaire 17h-19h (et +18% sur la tranche horaire 7h/9h) », observe le ministère de l’Intérieur. Résultat, l’Union européenne a décidé d’y mettre un terme.

Alors, faut-il opter pour l’heure d’hiver ou pour l’heure d’été ?   Telle est désormais la question. Chaque État membre de l’Union européenne est libre de choisir son fuseau horaire. Cette décision sera ensuite soumise à l’évaluation de la Commission européenne chargée de s’assurer que l’heure choisie par chaque pays ne perturbe pas le fonctionnement du marché intérieur. Les différents états de l’UE ont jusqu’à avril prochain pour se coordonner. En France, l’heure d’été est pour l’instant plébiscitée par 59% des Français, selon un sondage publié par l’Assemblée nationale.

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Signalement des cas de maltraitance d’enfants

signalement-des-cas-de-maltraitance-denfants.jpgMéconnaissance des plateformes d’aides, peur de mal faire, peur des auteurs des violences ou tout simplement sentiment qu’il s’agit d’affaires privées.

Les témoins de maltraitance envers les enfants ne vont pas systématiquement signaler ces violences aux autorités, alors que la loi les y oblige.

Jonathan L., 34 ans, comparaissait devant le tribunal correctionnel de Reims mardi pour « non-dénonciation de mauvais traitements ». Son voisin, Tony trois ans, avait été battu à mort par son beau-père en 2016, et Jonathan L. avait reconnu avoir entendu des cris et des coups, sans intervenir.

Selon l’article 434-4 du Code Pénal « le fait, pour quiconque ayant connaissance de privations, de mauvais traitements ou d’agressions ou atteintes sexuelles infligés à un mineur ou à une personne qui n’est pas en mesure de se protéger (…) de ne pas en informer les autorités judiciaires », est passible de trois ans d’emprisonnement et de 45.000 euros d’amende.

« Les gens ne savent absolument pas quoi faire »
Le voisin, qui a été relaxé mardi soir, a raconté avoir tenté de dénoncer la situation auparavant, notamment en parlant des faits de maltraitances auprès du bailleur,  ce que l’organisme a démenti. Il a également déclaré avoir posé une affiche dans l’ascenseur de l’immeuble concernant les violences faites aux femmes et aux enfants.

« Ce qui est évident, c’est que les gens ne savent absolument pas quoi faire, comment signaler », explique Laura Morin, directrice nationale de l’association l’Enfant Bleu – Enfance maltraitée, contactée par BFMTV.com. « C’est un exemple typique », déclare-t-elle à propos de la réaction de Jonathan L. Cette association a été partie civile au procès.

Les différents cas de figure
Deux cas de figure peuvent se poser, selon Laura Morin. D’une part, une urgence si on entend ou voit des violences claires, des coups portés sur un enfant. « Dans ce cas il faut agir très vite, appeler la police pour qu’ils interviennent rapidement et puissent constater les violences », explique-t-elle.

D’autre part, les violences plus « habituelles », celles qui sont suspectées par quelqu’un de l’entourage. « Signaler, ce n’est pas faire placer automatiquement l’enfant », précise Laura Morin. « Je sais que certains ont peur de se tromper, mais quand on a un doute il faut alerter et contacter le 119, le numéro d’appel pour les enfants en danger, ou une association protégeant les enfants maltraités », comme l’Enfant Bleu.

Traces de coups, brûlures, maladies répétées, accidents domestiques à répétition, difficultés scolaires … Plusieurs sites, comme celui de la Ville de Paris par exemple, listent les signes pouvant interroger sur la sécurité d’un enfant, notamment quand ils sont cumulés. Voisins, professeurs, ou amis peuvent faire un signalement, par exemple à une cellule de recueil des informations préoccupantes (CRIP). En cas d’information inquiétante, une enquête est lancée.

Pour maître Marie Grimaud, avocate de l’association Innocence en danger – également partie civile au procès -, contactée par BFMTV.com, une autre distinction peut s’opérer. « Il y a le témoin visuel, qui se sent plus légitime à agir, et le témoin auditif. Le problème c’est que ce dernier ne se sent pas légitime, car si on lui demande ce qu’il s’est passé, il n’a rien vu », précise-t-elle.

Pourquoi les signalements ne sont pas toujours faits ?
L’Enfant Bleu déplore le manque d’informations sur le sujet, et rêve d’une grande campagne d’information sur le signalement de la maltraitance des enfants. En 2017, cette association a mené avec Harris Interactive un sondage sur la perception de la maltraitance en France. La moitié des personnes interrogées déclare ne pas être intervenue face à un soupçon de cas de violence.

« Chez ceux admettant ne pas être intervenus, les arguments avancés tournent principalement autour de la peur de se tromper (40%), d’une non-connaissance de l’identité de l’enfant ou de son entourage (25%), ou du sentiment que cela ne les regardait pas (18%) », explique le sondage.

« Il faut que les gens comprennent que face à la loi on a l’obligation de dénoncer ces comportements », martèle maître Marie Grimaud. « Quand on est témoin, on a pour obligation de dénoncer et on doit se sentir légitime à le faire. »

« Il faut arrêter de se dire ‘c’est chacun sa vie' »
Face aux doutes que peuvent rencontrer les témoins, et au manque d’informations concernant les signalements possibles, la directrice nationale n’est pas pour envoyer des témoins devant les tribunaux, comme Jonathan L., pour non-dénonciation de maltraitance. « Cela risque de faire encore plus peur aux gens, et prolonger le silence », selon elle.

Pour Maître Grimaud, la relaxe de Jonathan L. n’encouragera pas non plus la population à témoigner de violences. « Détourner le regard, c’est ce qui amène les parents à se sentir tout puissants, et une violence qui se rajoute, qui se rajoute », explique Maître Grimaud.

« Il faut arrêter de se dire ‘c’est chacun sa vie’, ‘chacun à ses problèmes », lance Laura Morin. « Et il faut surtout arrêter de détourner les yeux ».

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Quelle langue faut-il apprendre pour décrocher les meilleurs postes ?

Quelle langue faut-il apprendre pour décrocher les meilleurs postesLa maîtrise de l’anglais est un minimum pour les cadres qui veulent faire carrière, et ne permet plus de faire la différence.

Les recruteurs sont de plus en plus à la recherche de profils maîtrisant une ou deux langues supplémentaires, selon un sondage Babbel.

Peu de Français font le choix d’apprendre l’italien ou encore le portugais, estimant que cette langue sert surtout pour aller faire du tourisme. Aujourd’hui, ils peuvent se féliciter d’avoir fait le bon choix. Selon l’enquête réalisée par Opinion/Way Babbel, ces langues deviennent de plus en plus utiles dans le monde professionnel. Car la seule maîtrise de l’anglais n’est plus suffisante pour se distinguer des autres candidats. Les recruteurs misent sur des profils sachant parler deux ou trois langues.

Ainsi 70% des cadres parlant italien déclarent avoir décrocher un poste grâce à cette compétence. Ils sont 74% parmi ceux qui parlent le portugais. Mieux encore le russe a permis de faire la différence pour 89% des cadres qui le parlent. Pour comparaison, seulement 41% des cadres ont été choisi pour leur maîtrise de l’anglais.

Un tiers de sondés à obtenu une augmentation
Ces compétences servent aussi pour progresser dans sa carrière: 60% des cadres parlant italien déclarent que cela leur a permis d’obtenir des responsabilités, ils sont 70% pour ceux qui parlent le portugais et 82% pour le russe. L’anglais a permis de décrocher une promotion que pour 37% des cadres.

La maîtrise des langues est aussi un argument à faire valoir lors de la négociation du salaire : 33% des sondés ont ainsi décroché une augmentation. Mais c’est le russe, au vu de sa rareté, qui est le plus monnayable (73%) suivi du portugais (71%) et de l’italien (48%). L’anglais lui n’a été valorisé que dans 24% des cas.

Mais l’étude met aussi en avant que l’allemand est la langue (hormis l’anglais) qui est la plus parlée parmi les hauts salaires : elle est maîtrisée par 52% des cadres gagnant plus de 60.000 euros brut par an.

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Facebook renonce à son slogan « C’est gratuit et ça le restera toujours »

facebookDepuis quelques jours, un nouveau slogan a remplacé le bien connu mot d’ordre de Facebook sur sa page d’accueil. Pour le réseau social, créer un compte est désormais et avant tout « rapide et facile ».

Facebook joue avec les nerfs de ses utilisateurs. Il y a quelques jours, le réseau social le plus populaire au monde a troqué son ancien mot d’ordre « C’est gratuit et ça le restera toujours », jusqu’alors visible sur sa page d’accueil, contre un plus concis « C’est rapide et facile ».

Le site Wayback Machine, qui permet d’explorer des sites spécifiques à un moment donné, permet de dater ce changement à la nuit du 6 au 7 août.

facebook inscription

Facebook n’a pour le moment pas formulé de commentaire sur ce discret changement. Y a-t-il pour autant une chance que le réseau social lance une version payante ?   En avril 2018, auditionné par le Sénat américain à la suite de l’affaire Cambridge Analytica, Mark Zuckerberg n’avait pas exclu de faire payer les utilisateurs de son réseau social.

« Il y aura toujours une version de Facebook qui sera gratuite », avait-il alors avancé, sans balayer d’un revers de main la possibilité d’une version payante et dénuée de publicité. « C’est notre mission de connecter les gens partout dans le monde et de les rapprocher. Pour ce faire, nous estimons que nous devons apporter un service que tout le monde peut s’offrir ».

La semaine précédente, la numéro deux de Facebook avait indiqué qu’une version du réseau social sans publicité devrait absolument être payante.  « Nous avons déjà des options pour se désinscrire de certains ciblages », avait expliqué Sheryl Sandberg auprès de la chaîne de télévision NBC. « Nous ne disposons pas d’un outil pour retirer toutes les publicités ciblées, à un haut niveau. Dans ce cas, nous proposerions un produit payant. »

Un sondage mené à l’époque estimait à sept dollars par mois le montant moyen considéré comme acceptable par les utilisateurs de Facebook pour profiter d’une telle offre. Un changement d’une telle ampleur reste néanmoins pour l’heure au stade de simple hypothèse.