Publié dans Texte Santé

Près d’un Français sur quatre somnole la journée

sommelenceManque d’activité, écrans le soir, caféine, les causes des troubles du sommeil sont nombreuses, selon une étude de l’Institut national du sommeil et de la vigilance parue mardi.

Paupières lourdes, tête qui penche dangereusement vers le clavier, absence de quelques secondes.  Comme près d’un quart des Français, vous souffrez peut-être de somnolence la journée.

Selon un sondage OpinionWay de l’Institut National du Sommeil et de la Vigilance (INVS) publié ce mercredi, les risques de somnolences concernent 24% des Français, principalement des jeunes de 18 à 34 ans et des personnes sédentaires. Des risques auxquels l’INVS souhaite sensibiliser la population avec l’organisation de la 19e journée du sommeil le 22 mars prochain.

Sans surprise, les personnes somnolentes, voire très somnolentes, sont moins nombreuses à se déclarer satisfaites de leur sommeil, alors que quatre Français sur dix déclarent souffrir d’un trouble du sommeil. Par ailleurs, durant leur sommeil, trois quarts des Français affirment se réveiller une à deux fois la nuit et en moyenne 24 minutes.

Un mauvais sommeil peut pourtant avoir des conséquences graves sur la santé, avec le risque de développer « des maladies cardiovasculaires, des maladies métaboliques comme l’obésité, le cancer, des maladies inflammatoires, et puis des troubles psychiatriques d’anxiété et de dépression », rappelle Joëlle Adrien, présidente de l’INSV.

Écrans, caféine et activité physique
Pour éviter de piquer du nez en pleine réunion  et retrouver un sommeil de meilleure qualité, il existe néanmoins quelques bons comportements à adopter, souligne l’Institut National du Sommeil et de la Vigilance. Notamment éviter les écrans le soir, une heure avant de se coucher.

« Vous avez de la lumière très proche des yeux », constate Sylvie Royant-Parola, psychiatre et spécialiste du sommeil, qui avertit sur le rôle de la lumière bleue, « lumière la plus active sur la rétine et qui va piéger en quelque sorte notre rétine pour lui faire croire qu’il fait encore jour ».

« La lumière artificielle utilisée au mauvais moment, le soir et la nuit, est un puissant perturbateur endocrinien », explique de son côté le neurobiologiste Claude Gronfier dans l’étude de l’INSV. « Cela explique peut-être qu’en un siècle, nous ayons perdu 1 à 2 heures de sommeil ».

Autre facteur à prendre en compte : se lever à une heure régulière, même le week-end, ne pas boire de boissons à base de caféine en fin de journée ou encore espacer le dîner et l’endormissement. Un délai de moins d’une heure entre le repas du soir et le coucher accentue la somnolence le lendemain, constate l’enquête.

30 minutes de sieste
Il faut également veiller à avoir une activité physique suffisante, au moins 30 minutes par jour. Ainsi, ceux qui n’ont aucune activité physique et qui ne sortent pas apparaissent parmi les moins satisfaits de leur sommeil, selon le sondage. A l’inverse, ceux qui pratiquent de façon intense le sport sont parmi les plus satisfaits et affichent une meilleure vigilance durant la journée.

Si l’envie de dormir se fait trop pressante, la sieste reste une excellente solution. Attention, elle ne doit cependant pas excéder plus de 30 minutes, au risque d’avoir un réveil difficile et de décaler son heure d’endormissement. Et de se retrouver encore plus fatigué le lendemain.

Enquête OpinionWay menée auprès de 1014 personnes âgées de 18 à 75 ans, du 3 au 12 décembre 2018. Au sein de cet échantillon national représentatif de la population française, 29% étaient âgés de 18 à 34 ans, 39% avaient 34-54 ans et 33% avaient 55-75 ans. Parmi eux, on trouve 30% de CSP+, 33% de CSP, 28% d’inactifs ou retraités, 7% d’étudiants.

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Vladimir Poutine menace de déployer ses nouveaux missiles contre les Occidentaux

Vladimir PoutineLe président russe voit sa cote de confiance à domicile dégringoler à ses plus bas niveaux depuis l’annexion de la Crimée en 2014

En chute dans les sondages, Vladimir Poutine a assuré mercredi vouloir améliorer la qualité de vie de ses compatriotes mais aussi menacé de déployer les nouvelles armes de la Russie contre les pays occidentaux.

Moins d’un an après avoir été réélu pour un quatrième mandat avec un score sans précédent en près de 20 ans de pouvoir, le président russe voit sa cote de confiance dégringoler à ses plus bas niveaux depuis l’annexion de la Crimée en 2014, sous l’effet de la chute continue du niveau de vie depuis cinq ans, du relèvement de l’âge de la retraite et de la hausse de la TVA.

« La Russie sera contrainte de déployer des armements »
Après avoir assuré au début de son discours annuel au Parlement vouloir se concentrer sur la situation sociale, il s’est lancé, comme l’an dernier, dans une tirade très menaçante envers les États-Unis, leur reprochant le déploiement de nouveaux systèmes d’armement en Europe.

« S’ils sont déployés et livrés sur le continent européen, cela envenimera gravement la situation et créera de graves menaces pour la Russie », a déclaré le président russe, relevant que certains de ces engins pouvaient atteindre « Moscou en 10-12 minutes ». « Je vais le dire clairement et ouvertement : la Russie sera contrainte de déployer des armements qui pourront être utilisés non seulement contre les territoires d’où peut provenir une menace directe, mais aussi contre les territoires où se trouvent les centres de décision d’usage de missiles nous menaçant », a-t-il poursuivi.

L’Otan a qualifié d’« inacceptables » ces menaces de déployer de nouveaux missiles en mesure de frapper les territoires des Alliés, accusant le président russe de « tentative flagrante de détourner l’attention de sa violation du traité INF ».

Sa popularité au plus bas niveau depuis l’annexion de la Crimée
Washington a suspendu sa participation à ce traité de la Guerre froide interdisant les missiles sol-sol d’une portée de 500 à 5.500 km, accusant la Russie d’enfreindre les dispositions de ce document signé en 1987. En retour, Moscou a fait de même et, sauf coup de théâtre, le traité deviendra caduc en août.

Vladimir Poutine a accusé les États-Unis d’utiliser des « accusations imaginaires envers la Russie pour motiver leur sortie unilatérale », avertissant que si la Russie était « prête aux négociations », elle ne comptait pas « frapper à une porte close ». Listant les progrès des nouveaux missiles russes, présentés comme hypersoniques, invisibles ou invincibles, il a appelé les Américains à « calculer la portée et la vitesse de nouveaux armements à venir » avant de « prendre leurs décisions ».

Ces nouvelles armes avaient été présentées en détail l’an dernier dans son discours au Parlement, deux semaines avant sa réélection avec 76 % des voix. Moins d’un an après, la cote de popularité du chef de l’État, aujourd’hui âgé de 66 ans, était, selon le centre indépendant Levada, de 64 % en janvier, son plus bas niveau depuis l’annexion de la Crimée il y a tout juste cinq ans, contre encore 80 % au moment de sa réélection. Selon le même organisme, la proportion de Russes pessimistes sur la situation de leur pays (45 %) dépasse celle des optimistes pour la première fois depuis fin 2013.

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Theresa May reste « déterminée » à mettre en oeuvre le Brexit dans les temps

thérésa mayLe Sunday Times évoque un projet d’évacuer la reine Elizabeth II de Londres en cas d’émeutes provoquées par un « no deal »

La Première ministre britannique Theresa May a réaffirmé dimanche sa détermination à mettre en œuvre le Brexit à la date prévue du 29 mars et à obtenir des concessions de l’UE sur l’accord de divorce, malgré le refus de Bruxelles de le renégocier.

« Je suis déterminée à mettre en œuvre le Brexit, et déterminée à le mettre en œuvre dans les temps  le 29 mars 2019 », a écrit la dirigeante conservatrice dans une tribune publiée dimanche par « The Sunday Telegraph ».

Elle a ainsi écarté la possibilité d’un report du Brexit, comme l’ont suggéré plusieurs responsables politiques, dont le ministre des Affaires étrangères Jeremy Hunt ou le ministre du Commerce extérieur Liam Fox, afin de permettre l’adoption de la législation nécessaire à son exécution. Theresa May a également dit vouloir trouver une issue sur le Brexit qui soit susceptible de rallier une majorité au Parlement, Brexiters comme europhiles.

« Je serai armée d’un nouveau mandat »
« Quand je retournerai à Bruxelles, je me battrai pour la Grande-Bretagne et l’Irlande du Nord, je serai armée d’un nouveau mandat, d’idées nouvelles et d’une détermination renouvelée pour convenir d’une solution pragmatique qui mette en oeuvre le Brexit », a-t-elle insisté.

Après le rejet cinglant mi-janvier, de l’accord de divorce conclu avec l’UE, les députés ont adopté mardi un amendement demandant des « arrangements alternatifs » aux dispositions relatives au « filet de sécurité » (ou « backstop ») visant à éviter le retour d’une frontière physique entre la province britannique d’Irlande du Nord et la République d’Irlande.

Cette clause très controversée prévoit une union douanière entre le Royaume-Uni et l’UE, avec en sus, pour la province britannique d’Irlande du Nord, un alignement sur certaines réglementations européennes en matière sanitaire et de taxes. Les députés britanniques, en particulier les Brexiters, estiment qu’elle conduira à l’amarrage permanent de leur pays à l’UE.

Après le vote de cet amendement, Theresa May a dit vouloir rouvrir les négociations avec l’UE dans l’espoir d’éviter un « no deal », même si les Européens lui ont jusqu’ici adressé un refus ferme.

« C’est ce que le Parlement m’a chargée de faire », a-t-elle soulignée dans le Sunday Telegraph, affirmant que le chef de l’opposition travailliste, Jeremy Corbyn, y était également favorable. Un soutien du Labour pourrait lui permettre de faire avaliser son accord, espère-t-elle. « Si nous nous serrons les coudes et parlons d’une seule voix, je crois que nous pouvons trouver la juste voie », a insisté Mme May.

Elle a réfuté qu’une réouverture des négociations sur le « backstop » menacerait l’accord de paix de 1998 ayant mis fin à trois décennies de violences en Irlande du Nord, comme l’a soutenu le ministre irlandais des Affaires étrangères dans le Sunday Times.

La cheffe de l’exécutif s’est engagée à faire voter un accord remanié « dès que possible ». Dans le cas où elle ne l’obtiendrait pas d’ici au 13 février, elle organisera un vote à la Chambre des communes le 14 février pour laisser les députés s’exprimer sur ce qu’ils veulent.

Évacuation de la reine ?
Downing Street a par ailleurs démenti dimanche des informations de presse selon lesquelles le gouvernement prévoyait d’organiser des élections anticipées le 6 juin, alors que le Parti travailliste apparaît en position de faiblesse.

Selon un sondage publié par l’hebdomadaire de gauche The Observer et réalisé auprès plus de 2.000 personnes, le Labour recueillait fin janvier-début février 34% d’intentions de vote, devancé de sept points par les conservateurs (41%). Il précise que des députés travaillistes envisagent de créer un nouveau parti, déçu notamment de la gestion du Brexit par Jeremy Corbyn.

Sans accord, le Royaume-Uni risque de quitter le bloc européen sans garde-fou fin mars, une hypothèse redoutée par les milieux économiques. « Nous serions capables de gérer un tel scénario mais il ne serait pas dans notre intérêt de s’engager sur cette voie », a déclaré Liam Fox sur Sky News, alors que les scénarios catastrophes se multiplient dans la presse.

Dimanche, le constructeur automobile japonais Nissan a annoncé qu’il renonçait à produire l’un de ses modèles, le crossover X-Trail, en Angleterre. « L’incertitude persistante autour des futures relations du Royaume-Uni avec l’UE n’aide pas des entreprises comme la nôtre à planifier l’avenir », justifie Gianluca de Ficchy, le président de Nissan Europe, dans un communiqué.

Le Sunday Times évoque lui un projet d’évacuer la reine Elizabeth II de Londres en cas d’émeutes provoquées par un « no deal ». Interrogé par l’AFP, le palais de Buckingham n’a pas fait de commentaire.

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Emmanuel Macron a repris en moyenne 3 points de popularité

emmanuel macronEmmanuel Macron se redonne un tout petit peu d’air dans les sondages. Selon la moyenne des différents baromètres de satisfaction ou de popularité du Président, il regagne en moyenne 3 points.

Après une chute quasiment continue lors de l’année 2018 (-23 points en 12 mois), la côte de popularité d’Emmanuel Macron a rebondi au mois de janvier 2019. Si l’on prend en compte sa cote de satisfaction moyenne parmi sept baromètres mensuels, le président de la République gagne 24 points et atteint 27,29%.

Certes, Emmanuel Macron reste encore très loin des 47% d’opinion favorable de janvier 2018 mais il se donne un peu d’air après une fin d’année particulièrement difficile entre la mobilisation des Gilets jaunes et l’affaire Benalla. Vous pouvez consulter ces données sur le graphique ci-dessus.

barometre chef d'etat

Entre 22% et 35% en fonction des sondages et des questions
Dans le baromètre Ifop pour le JDD du 20 janvier, Emmanuel Macron avait repris 4 points en un mois, pour s’établir à 27% de satisfaits. Le chef de l’État a connu des trajectoires similaires auprès de plusieurs autres instituts :

– Il gagne 5 points selon le dernier baromètre Ifop pour Paris-Match (de 23% à 28%)
– Il gagne 4 points selon l’enquête réalisée par BVA (de 27% à 31%) et également selon Harris Interactive (de 31 à 35%)
– Il gagne 3 points selon le sondage réalisé par Ipsos (de 20% à 23%)
– Il gagne 2 points selon l’enquête Elabe (de 23% à 25%)
– Il gagne 1 point selon le baromètre de chez Kantar (de 21% à 22%)

Au final, la popularité d’Emmanuel Macron se situe donc aujourd’hui dans un intervalle compris entre 22 et 35% de satisfaction, au lieu de 20%-31% en décembre. Rappelons que les différences d’une enquête à l’autre peuvent relever soit de la méthodologie utilisée par chacun des instituts (mode de collecte, taille et « redressement » de l’échantillon …) et surtout de la question exacte qui est posée.

Vous pouvez retrouver en cliquant ici toutes les explications sur ces différents sondages de satisfaction et de popularité d’Emmanuel Macron.  Le président de la République profite certainement du grand débat national qu’il a initié et qui lui a permis de retourner au contact des Français, et surtout de retrouver une importante couverture médiatique. Emmanuel Macron a en effet effectué deux prestations devant des maires qui ont duré plus de 6h30 à chaque fois avant d’aller directement participer à un débat citoyen dans la Drôme. Des interventions jugées plutôt réussies par les observateurs bien que critiquées par les Gilets jaunes.

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Les Français sont de plus en plus préoccupés par les «fake news»

fakenewsSelon un sondage Odoxa Dentsu Consulting pour Le Figaro et Franceinfo, la moitié des Français estiment que les fake news sont un problème «très important» et 88% soutiennent la loi visant à lutter contre leur propagation en période électorale.

Les Français sont de plus en plus préoccupés par la question des fake news. En une année, ils ont très sensiblement changé de point de vue sur le danger des fausses informations propagées sur Internet (dites aussi «fake news» ou «infox»). En janvier 2018, ils étaient 29% à estimer que les fake news n’étaient «pas un problème important». Ils ne sont aujourd’hui plus que 12% à le penser, selon un sondage Odoxa Dentsu Consulting pour Le Figaro et Franceinfo. Pour 50% des sondés, les fausses nouvelles sont désormais un problème «très important»: c’est 29 points de plus qu’en 2018.

En toute logique, ces mêmes sondés soutiennent massivement la loi de lutte contre la désinformation en période électorale, votée par le Parlement en novembre 2018. Pour 81% des personnes interrogées, cette loi «est une bonne chose.» Le rejet est toutefois important chez les personnes s’informant via les réseaux sociaux et les blogs : pour 33% d’entre eux, cette loi «est une mauvaise chose car elle risque de porter atteinte à la liberté d’expression.»

«Le gouvernement pourra se satisfaire de voir l’une de ses lois plébiscitée par l’ensemble du spectre politique», note Gaël Sliman, président d’Odoxa. «Non seulement cette loi enchante les sympathisants LREM (95%), mais elle est aussi approuvée par plus des trois quarts des sympathisants de gauche (84% des PS et 77% des Insoumis) comme de droite (75% des LR et 73% des RN).»

Plus de perméabilité aux infox chez les personnes s’informant sur les réseaux sociaux
Une partie des sondés savent qu’ils sont susceptibles de se faire manipuler par ces informations trop belles pour être vraies. Ainsi, 30% des personnes interrogées reconnaissent avoir déjà relayé auprès de leurs proches une nouvelle dont elles se sont ensuite aperçues qu’elle était mensongère. «Ce résultat est remarquablement stable dans le temps: il était le même l’année dernière, la tendance est donc lourde», note Gaël Sliman.

«Et encore, poursuit-il, cette statistique ne tient compte que des réponses fournies par des personnes lucides et honnêtes, capables de reconnaître leur erreur. La proportion réelle de relayeurs de fake news est donc probablement encore supérieure à ce chiffre de 30%.» Chez les internautes s’informant principalement via des sources non-professionnelles, c’est-à-dire via des blogs ou des comptes sur les réseaux sociaux tenus par des particuliers, 45% reconnaissent avoir déjà propagé involontairement une infox.

Le sondage montre que les Français ont globalement confiance dans la fiabilité de l’information issue des médias professionnels. 69% estiment que la radio «véhicule rarement des fake news», un taux qui passe à 64% pour la presse écrite. Les chaînes d’information en continu sont plus sévèrement jugées (52%).

A contrario, 86% des sondés pensent que les particuliers sur Internet, via leurs blogs ou réseaux sociaux, «véhiculent souvent des fake news.» Ils pointent notamment le mouvement des «gilets jaunes», nid à fausses nouvelles pour 64% d’entre eux. Les Français sont aussi très critiques vis-à-vis des partis d’opposition, coupables selon 74% d’entre eux de propager des infox. Le gouvernement est jugé bien plus fiable en comparaison : moins de la moitié des sondés (44%) estime que l’exécutif véhicule des fake news.

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Les bons conseils de la CNIL pour exercer vos droits

donnée personnelleUn Français sur deux ne sait pas comment s’opposer à l’utilisation de ses données ou comment demander l’accès aux informations stockées par un organisme.

Vous voulez rectifier des données inexactes sur un site web ou vous opposer aux démarchages commerciaux incessants par téléphones ou par e-mail, mais vous ne savez pas comment faire ?   A l’occasion de la Journée européenne sur la protection des données, célébrée chaque année le 28 janvier, la CNIL fait une piqûre de rappel sur la manière d’exercer ses droits d’accès, d’effacement et d’opposition.

Ainsi, la première chose à faire est de contacter le prestataire, ce qui n’est pas forcément évident. Il faut trouver la bonne rubrique sur le site web qui vous mènera vers le formulaire de contact approprié ou vers l’adresse du délégué à la protection des données. Généralement, il faut scroller vers le bas de la page d’accueil et cliquer sur un lien qui s’intitulera « vie privée », « service client », « mentions légales », « données personnelles », « RGPD » ou « politique de confidentialité ».

Si c’est trop compliqué ou peu adapté à votre demande, le CNIL suggère d’envoyer directement un courrier à l’organisme en question. A ce titre, l’autorité propose une douzaine de modèles de courriers entièrement personnalisables et téléchargeables en ligne, ce qui est bien pratique.

droit

L’organisme doit répondre en l’espace d’un mois pour les demandes classiques, ou trois mois pour les demandes complexes. S’il ne répond pas, il faudra passer au niveau supérieur et déposer une plainte auprès de la CNIL. Pour cela, il suffira de remplir un formulaire en ligne et de joindre les éléments attestant les démarches préalables.

Les droits sont plutôt bien connus
Ces conseils sont plutôt les bienvenus, un récent sondage IFOP révèle en effet que les Français connaissent plutôt bien les droits dont ils bénéficient en matière de données personnelles, mais ne savent pas comment les exercer. Ainsi, 80 % des personnes interrogées savent qu’elles peuvent s’opposer à ce qu’un organisme utilise certaines de leurs données, mais seules 24 % savent comment réaliser cette démarche.

notorioté

Au niveau de l’Union européenne, l’entrée en vigueur du RGPD le 25 mai dernier semble avoir augmenté la prise de conscience des utilisateurs. « Les citoyens sont davantage conscients de l’importance de la protection des données et de leurs droits, et ils exercent désormais ces droits, comme le constatent tous les jours les autorités nationales de protection des données. Celles-ci ont reçu plus de 95 000 plaintes de citoyens à ce jour », a déclaré la Commission européenne. Les plaintes portent principalement sur le télémarketing, les e-mails promotionnels et la vidéosurveillance.

De leur côté, les organismes commencent également à jouer le jeu. A ce jour, ils ont transmis aux autorités déjà plus de 41.000 notifications de violations de données personnelles, dont plus de 1.200 en France. C’est évidemment peu rassurant, mais la bonne nouvelle, c’est que ces violations apparaissent désormais sur le radar et qu’on peut se pencher sur la résolution de ces problèmes.

plainte et notification

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Un nouveau sondage confirme la hausse de popularité d’Emmanuel Macron

emmanuel macronD’après le baromètre Ifop pour le JDD, la popularité du président de la République gagne 4 points par rapport au mois de décembre.

C’est une remontée qui se confirme, la popularité d’Emmanuel Macron est en hausse de 4 points par rapport à décembre dernier et atteint désormais les 27% d’opinion favorable, selon le baromètre Ifop pour le JDD. Depuis le début de l’année, plusieurs autres sondages attestaient déjà de cette embellie.

L’hebdomadaire détaille le résultat de son sondage : “le président gagne trois points chez les « plutôt satisfaits » (22%) et un chez les « très satisfaits » (5%). Les « plutôt mécontents » augmentent d’un point à 32% quand les « très mécontents » baissent de cinq points à 40%.”

Niveau de popularité historiquement bas
Déjà le 10 janvier, la cote de confiance d’Emmanuel Macron regagnait un point pour s’établir à 22% dans le sondage Kantar Sofres Onepoint pour Le Figaro Magazine. Le lendemain, le sondage YouGov indiquait que la côte d’Emmanuel Macron gagnait trois points, après trois mois de baisse consécutive. Cette semaine encore, le sondage Ifop-Fiducial pour Paris Match et Sud Radio donnait une hausse de 4 points au Président, pour atteindre les 30% d’opinion favorable.

Si l’essentiel des sondages montrent un regain de popularité d’Emmanuel Macron, tous insistent aussi sur le fait qu’il reste un niveau historiquement bas. D’après le JDD, janvier est le cinquième mois consécutif où les insatisfaits de sa politique “dépassent les 70%”.