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Les « deep fake » sont encore plus dangereuses que les fake news

deep fakeLes trucages de vidéos sont de plus en plus aboutis. A tel point que différents pays craignent des manipulations en période de campagne électorale.

Les « deep fake » inquiètent autant qu’ils fascinent. Ces outils permettent de modifier le visage et/ou la voix d’une personne pour un résultat quasi parfait. La vidéo de l’actrice Jennifer Lawrence, dont les traits ont été remplacés par ceux de l’Américain Steve Buscemi, est la preuve des avancées technologiques en la matière. Ce faux très réussi a été repéré par Mikael Thalen, journaliste indépendant. Son auteur serait l’internaute « VillainGuy ».

Le « deep fake » sur Barack Obama
Le « deep fake » le plus célèbre concerne Barack Obama. Dans une vidéo publiée par Buzzfeed en avril, l’ancien président des États-Unis insulte Donald Trump « d’idiot absolu ». « Nous entrons dans une ère où nos ennemis peuvent faire croire que n’importe qui dit n’importe quoi à n’importe quel moment », peut-on entendre de la bouche de Barack Obama. Ce discours n’a évidemment jamais eu lieu. Le cinéaste Jordan Peele a modifié le mouvement des lèvres de Barack Obama pour lui faire dire ce qu’il souhaitait à l’aide d’une intelligence artificielle spécialisée. La vidéo comptabilise aujourd’hui 5,5 millions de vues.

Des craintes de manipulations
Aux États-Unis, plusieurs élus craignent l’utilisation de ces fausses vidéos pendant la campagne présidentielle de 2020. L’agence de recherche américaine de défense liée au Pentagone, la DARPA, a d’ailleurs dépensé 68 millions de dollars pour financer des outils capables de les repérer. En France, un rapport sur la désinformation publié en septembre tire la sonnette d’alarme : « Un plus grand danger encore, car plus subtil que la création d’un faux, est l’altération discrète d’une partie seulement d’un contenu audio ou vidéo, un discours par exemple ».

Les traits de plusieurs célébrités sont déjà utilisés pour produire des « deep fake », parfois à caractère pornographique. Début janvier, l’actrice Scarlett Johansson expliquait que lutter contre ces vidéos « était inutile et une cause perdue ». Pour l’instant, le trucage des vidéos n’est pas parfait. Mais les outils se perfectionnent. Des chercheurs travaillant pour l’entreprise Nvidia ont ainsi élaboré un programme informatique capable de créer des visages qui n’existent pas. Et la technologie développée par la start-up canadienne Lyrebird peut imiter n’importe quelle voix en se basant sur un enregistrement d’une minute à peine.

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Publié dans Texte Santé

Vers la création d’un passeport santé numérique international

pass careAlcatel-Lucent Enterprise et la start-up InnovHealth lancent une plateforme interactive de communication et de partage de l’information médicale (ordonnances, examens, comptes rendus médicaux …) entre patients et professionnels de santé qui s’appuie sur la technologie de la blockchain.

C’est une innovation qui pourrait changer le quotidien des patients atteints de maladies chroniques (15 millions en France) qui accumulent ordonnances, consultations chez des spécialistes et examens en tous genres. Elle devrait aussi faciliter la vie de ceux qui voyagent et sont amenés à être soignés partout dans le monde. Alcatel-Lucent Enterprise et la start-up InnovHealth lancent PassCare, une plateforme interactive de communication et de partage de l’information médicale (ordonnances, examens, comptes rendus médicaux …) entre patients et professionnels de santé.

L’innovation se matérialise par une carte associée à un QR code et à un mot de passe et fonctionne via une application. «Pass’Care a vocation à jouer le rôle de passeport numérique universel, accessible partout dans le monde à condition d’être connecté à Internet, explique Adnan El Bakri, chirurgien urologue, spécialiste du big data et de l’intelligence artificielle, qui a fondé InnovHealth en 2016. Nous sommes partis du constat suivant : il n’existe à ce jour aucune technologie permettant de lier les systèmes informatiques des établissements de santé et les logiciels des praticiens avec leurs patients. Ces derniers deviennent maîtres de leurs données de santé.»

En ayant une vision d’ensemble du dossier de leur patient, les médecins y voient un gain de 5 à 10 minutes par consultation. Grâce à l’intelligence artificielle, PassCare facilite prévention et dépistage via un système d’alertes personnalisées. La technologie de la blockchain permet de sécuriser les données qui sont immédiatement anonymisées.

L’acteur Christophe Lambert en ambassadeur
PassCare, dont la version pilote a couvert 250.000 patients, est officiellement lancé le 1er février. S’il est accessible aux particuliers (à partir de 2,99 euros par mois), son modèle économique repose avant tout sur les professionnels : les entreprises peuvent abonner leurs salariés. L’Oréal et d’Alcatel-Lucent figurent parmi les premiers clients. Les établissements de soin et professionnels de santé sont également prescripteurs. Le groupement de pharmaciens Totum, les hôpitaux universitaires de l’Est parisien Tenon, les mutuelles Hélium ou encore le courtier en assurance Servyr ont également sauté le pas. InnovHealth est par ailleurs en discussions «très avancées» avec un État africain qui pourrait lui confier la gestion de son système de santé.

En collaborant avec Alcatel-Lucent Enterprise (ALE), InnovHealth a enrichi son offre des fonctionnalités de chats, messageries instantanées, vidéos et téléconsultation. «Notre ambition est de contribuer à optimiser le parcours de soins en associant notre écosystème Rainbow, précise Nicole Hill, directrice santé d’Alcatel-Lucent Enterprise. Le système de santé dépasse aujourd’hui les murs de l’hôpital.» De son côté, ALE l’a inclus à la palette de services qu’il propose à ses clients. Sa force de frappe internationale devrait aider PassCare à grossir.

InnovHealth s’apprête à lancer une deuxième levée de fonds avec l’ambition de recueillir 5 millions d’euros pour accélérer son développement commercial et la R&D. Parmi sa vingtaine d’actionnaires, il compte l’acteur Christophe Lambert qui en est devenu l’un des premiers clients aux États-Unis et l’ambassadeur. L’entreprise conçoit son offre comme complémentaire aux dispositifs nationaux comme le dossier médical partagé (DMP) en France, une sorte de carnet de santé numérique. Avec PassCare, elle espère aussi apporter sa pierre à la recherche. «L’objectif est aussi de fournir des cohortes de patients grâce aux données collectées sur la plateforme», ajoute Adnan El Bakri. Un énorme marché en perspective. Il devrait passer d’ici cinq ans de 690 millions à 1,35 milliard de dollars, selon l’entreprise Iqvia (ex-IMS Health).

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L’e-cigarette Juul démarre très fort en France

l'e-cigarette juulLa Juul, une vapoteuse américaine au design épuré, très simple d’utilisation et très fortement dosée en nicotine, a discrètement débarqué en France le mois dernier. Elle y rencontre un succès fou.

« Ça part comme des petits pains, il ne se passe pas un jour sans que je vende une Juul », se réjouit ce gérant de magasin de e-cigarettes parisien. Son échoppe est l’une des cinquante qui ont obtenu de vendre la Juul, cette nouvelle vapoteuse, dès son arrivée en France le 6 décembre dernier. « Le succès est tel qu’au début, la start-up ne parvenait pas à nous livrer suffisamment. Elle avait sous-estimé la demande », continue le revendeur.

Six semaines plus tard, conforté par les excellents retours des revendeurs « Juul se lance dans de nouveaux magasins chaque jour », se félicite Ludivine Baud, la directrice générale de Juul France. Paris commence à être très bien maillé, et alors qu’il n’y a aujourd’hui que deux revendeurs en région, « on travaille sur notre déploiement dans les autres grandes villes », ajoute-t-elle.

Ce carton est né du bouche-à-oreille, puisque dans l’Hexagone, la start-up californienne qui fabrique la Juul n’a fait aucune publicité autour de son arrivée. Elle n’en avait pas besoin : « Les gens entrent dans mon magasin en disant ‘je veux la Juul et des recharges à tel parfum' », souligne le revendeur parisien. Les Français en ont sans doute aussi entendu parler dans les médias et sur les réseaux sociaux qui racontent depuis des mois l’engouement impressionnant pour la Juul dans son pays d’origine, les États-Unis.

70% de parts de marché aux USA
Née en 2015, la e-cigarette y capte aujourd’hui 70% du marché du vapotage. Non sans s’attirer les foudres de la Fud and Drugs Administration qui constatait que des jeunes se mettaient à la Juul alors qu’ils n’avaient jamais fumé auparavant. Depuis, la start-up a dû cesser de vendre trois des cinq parfums de sa gamme de recharges en novembre dernier. En l’occurrence, ceux aux fruits, plébiscités par les plus jeunes, et qui représentaient 45% de ses ventes outre-Atlantique.

En France en revanche, ces saveurs (pomme verte, mangue ou vanille) sont bien disponibles à la vente. Et la Juul se dirige vers la même position hégémonique qu’outre-Atlantique, où l’on revendique désormais de « juuler », comme on dirait « vapoter » ou « fumer ».

Mais qu’est-ce qui fait que la Juul surpasse les autres vapoteuses ?   En premier lieu, « son prix, moins de 30 euros hors recharges, très attractif », avance sur sa page YouTube le patron de DashVapes, la plus grande chaine de e-cigarette au Canada. David Praph évoque aussi « son design épuré » qui n’est pas sans rappeler l’allure des produits Apple, et surtout sa simplicité d’utilisation incomparable. Pas de bouton à enclencher pour « tirer », pas de liquide à verser mais des recharges toutes prêtes, à clipper dans la vapoteuse.

Un système à la Nespresso
Pourtant, DashVapes a décidé de ne pas distribuer la Juul. D’abord parce que quand ses concurrentes se rechargent en liquide nicotinique avec des petites bouteilles, la Juul ne fonctionne qu’avec des « pods ». De minuscules recharges pré-remplies qui coûtent 3 euros pièce. Un système à la Nespresso avec les capsules que dénonce vertement le gérant de la chaîne canadienne. Selon ses calculs, les 30 millilitres de recharge, qui coûtent environ 15 dollars en fiole, reviennent à 270 dollars en « Juulpods ». Soit 50 fois plus cher.

Du côté de Juul, on explique ces pods pré-remplis, dont le fonctionnement et le liquide sont brevetés, sont « essentiels pour rendre l’expérience si proche de la cigarette, et aussi satisfaisante pour l’utilisateur », affirme la directrice de la filiale France. A priori, il n’y a donc aucune chance que les pods deviennent rechargeables, et donc moins onéreux. Accessoirement, la firme assure s’être fixé comme priorité de travailler à leur recyclage.

Une forte dose de nicotine
Autre problème aux yeux du géant canadien de la vapote : les Juulpods ont tous le même et très élevé dosage en nicotine : 20 milligrammes par millilitre, le plus haut taux autorisé. Alors que pour les autres vapoteuses, la concentration en nicotine des liquides de recharge commence à 0 milligramme et s’échelonne ensuite jusqu’à 20 milligrammes.

Certes, la nicotine en elle-même n’est pas cancérigène, lit-on sur Tabac-Info-service. Mais c’est bien elle qui provoque la dépendance. Donc le fumeur qui mise sur la e-cigarette pour se désaccoutumer de la nicotine risque bien de rester addict à sa e-cigarette. De quoi allécher des géants du tabac à la peine sur leurs marchés historiques. La maison-mère de Marlboro vient de prendre 35% du capital de Juul. Mais cette population qui aurait quitté le tabac pour devenir accro à la vapote ne représente pas le gros des troupes en France. Sur les 2,5% de la population qui vapote, selon l’Observatoire Français des drogues et des toxicomanies, six sur dix continuent de fumer des blondes en parallèle.

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Bob le mini lave-vaisselle arrive dans les cuisines

lave vaisselle bobPetit, compact et abordable (299 euros), ce lave-vaisselle de poche a déjà séduit 6000 consommateurs lors d’une phase de précommande.

Bob réinvente le lave-vaisselle avec une taille mini, proche du micro-ondes. Ses dimensions, 33 cm de large sur 47 de hauteur et de profondeur, permettent de le poser un plan de travail. Une simple prise électrique suffit pour le brancher. Pas besoin de prise d’eau : l’évacuation peut se faire vers l’évier. Seule contrainte, il faut remplir le petit réservoir de 3 litres avant de le mettre en route. 3 litres, quand il en faut 5 pour faire la même vaisselle à la main, affirme la marque.

Enfin, Bob coûte 299 euros, ce qui le rend relativement accessible. D’une capacité de deux couverts (soit quatre assiettes), il lave en 20 minutes. Avec Bob, la start-up Daan Tech vise une clientèle plutôt jeune, urbaine et manquant de place dans sa cuisine pour installer un lave-vaisselle standard. Comme il sera très visible, Dann Tech a soigné le look de ce lave-vaisselle, avec une porte aux formes arrondies, et un choix de douze coloris, du rouge profond au vert pastel.

Un appareil made in France
L’année dernière, la jeune entreprise avait présenté son appareil début 2018, avec l’idée de relancer la fabrication d’électroménager en France. Un an plus tard, la jeune équipe est en passe de réussir son défi. Une campagne de pré-commande a séduit 6 000 consommateurs, attirés aussi par un tarif exceptionnel de 199 euros. L’opération a permis à l’entreprise d’engranger 1,2 million d’euros. Pour les retardataires, Bob est désormais en vente 299 euros, sur le site de l’entreprise. Les premières livraisons devraient avoir lieu en novembre, avec la priorité donnée aux premiers clients.

Parallèlement, la start-up devrait procéder à une levée de fonds pour amorcer la pompe de l’industrialisation. Comme prévu, Bob sera fabriqué en France, précisément dans l’usine de SV20 Industries, à la Roche sur Yon, en Vendée.

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Au CES, cet objet «sans écran ni ondes» aide à trouver le sommeil

morpheeMorphée propose 200 séances de méditation, sans besoin de conserver son smartphone à proximité

Au Consumer Electronics Show, le plus grand salon au monde consacré à l’électronique, Morphée détonne. Prenant l’apparence d’un réveil mécanique d’antan, avec ses clés dorées pour remonter le mécanisme, ce petit objet ne se connecte pas à Internet et n’embarque aucun écran. Sa raison d’être ?   Apaiser le corps et l’esprit avant de dormir le soir ou d’entamer sa journée le matin.

Morphée est un support de méditation. Il propose 200 séances, réparties en 7 thèmes et deux durées, créées par des sophrologues et spécialistes du sommeil. Des dizaines d’applications, sur les stores d’Apple et de Google, offrent des contenus similaires. Mais les deux Français qui ont cofondé cette start-up, Guillaume Barathon et Charlie Rousset, ont préféré créer un objet à part, entièrement déconnecté.

Le smartphone, ennemi du sommeil
«Le smartphone est le pire ennemi du sommeil. Il crée de l’agitation, maintient en état d’alerte. Sa meilleure place est en dehors de la chambre», argumente Charlie Rousset dans les allées dédiées à la French Tech. On n’est ainsi pas tenté de parcourir une nouvelle fois son fil Instragram ou d’ouvrir des notifications WhatsApp juste avant de se coucher.

Les séances s’écoutent grâce par un haut-parleur ou au casque, avec une voix d’homme ou de femme. Morphée se recharge par une prise micro USB, et peut aussi être utilisé sur batterie, avec une semaine d’autonomie. Une fois la séance achevée, le boîtier se referme grâce à sa coque en bois, qui sert de couvercle, et finit de masquer toute apparence technologique.

Morphée est vendu depuis trois mois chez Nature et Découvertes, à 79 euros. «C’est l’un des plus gros succès du moment», se félicite Guillaume Barathon. Une campagne de financement participatif, il y a deux ans, avait permis de lancer cette aventure. La présence au CES de Las Vegas doit permettre de trouver de nouveaux distributeurs en France et à l’international.