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Doctolib devient l’une des rares « licornes » françaises

Doctolib ldevient l'une des rares licornes françaisesAu départ simple start-up, Doctolib est devenue une « licorne ».

La plateforme de rendez-vous médicaux en ligne et de téléconsultation a rejoint mardi le club très fermé des jeunes sociétés du numérique dont la valorisation dépasse le milliard de dollars. Une performance possible grâce à une nouvelle levée de fonds de 150 millions d’euros auprès de plusieurs investisseurs, indique Les Échos ce mercredi.

Le fonds d’investissement américain General Atlantic est ainsi entré dans le capital de la société, et les actionnaires déjà présents (Bpifrance, Eurazeo, Kernel et Accel) ont remis de l’argent au pot.

Des critères exigeants
Doctolib compte désormais doubler ses effectifs en trois ans, s’étendre ailleurs qu’en France et en Allemagne, qui sont ses deux marchés actuels, et accélérer le déploiement de son service de téléconsultation.

À part Doctolib, seules trois sociétés françaises sont officiellement des « licornes » : la plateforme de streaming audio Deezer, le réseau de covoiturage Blablacar et le site de vente en ligne vente-privée.com. Pour accéder à ce statut, les entreprises doivent remplir trois critères : disposer d’une valorisation supérieure à un milliard de dollars, avoir été créées récemment et ne pas être cotées en Bourse. Les sociétés françaises Criteo, Talend ou OVH sont également souvent considérées comme des licornes, même si elles ne remplissent pas ces trois critères.

Les licornes sont rares en Europe en général, et en France en particulier. Selon un classement établi en juin 2018 par la banque d’affaires britannique GP Bullhound, l’Europe ne compterait que 16% des licornes dans le monde, contre 48% aux États-Unis et 36% en Asie. En Europe, le Royaume-Uni domine avec 25 licornes, loin devant l’Allemagne et la Suède. Pour justifier ces faiblesses, les experts évoquent en particulier le morcellement du marché européen qui perdure, malgré les efforts de l’UE.

« Le premier site d’e-santé en Europe »
Né en 2013, Doctolib a depuis connu une croissance accélérée mais solide. Environ 75 000 praticiens utilisent son outil d’agenda et de gestion des rendez-vous, dont 5 000 en Allemagne. Ce sont eux qui rémunèrent l’entreprise, puisqu’ils paient un forfait mensuel pour bénéficier du service.

« Nous cumulons 30 millions de visites chaque mois », indique aux Echos Stanislas Niox-Chateau, le fondateur de Doctolib. Cela fait de la plateforme « le premier site d’e-santé en Europe, et parmi les tout premiers au monde », rappelle-t-il.

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Vous pouvez maintenant faire de votre chat ou de votre chien un animal connecté

chien chatAprès avoir connecté des humains, l’industrie du mobile s’intéresse à leurs animaux de compagnie, en développant des objets connectés spécialement dédiés à leurs besoins.

Votre chien fait-il assez d’exercice ?  Qui s’occupera de la litière pendant vos vacances ?  Pas d’inquiétude. L’industrie mobile s’est emparée du sujet avec des objets connectés spécialement pensés pour les animaux de compagnie.

Dans les allées du Mobile World Congress de Barcelone, ils sont partout : de la litière pour chat qui se nettoie toute seule aux traqueurs d’activités en passant par des colliers bardés de capteurs en tout genre.

Ces appareils doivent permettre aux propriétaires de suivre en temps réel non seulement les déplacements de leurs animaux préférés mais également de s’assurer de leur santé, de vérifier qu’ils font suffisamment de sport ou si leur sommeil est bon. Le tout depuis leur smartphone.

Les ventes de smartphones déclinent
Certains vont même plus loin, en donnant la possibilité aux propriétaires de définir une zone de sécurité autour de leur habitation, afin d’être prévenus si leur compagnon à poils en sort. Le deuxième opérateur mondial Vodafone a ainsi présenté Kippy, qui sera disponible sur l’ensemble de ses marchés européens. Cet appareil résistant à l’eau, en métal et avec une autonomie de 10 jours, est équipé d’une carte SIM pour un abonnement mensuel de 4 à 6 euros. « L’objectif premier est d’améliorer encore la relation avec votre animal », souligne Steve Shepperson-Smith, un porte-parole de l’opérateur.

L’intérêt croissant pour ces appareils branchés pour les animaux intervient alors que les ventes de smartphones ont décliné de 4,1% dans le monde en 2018, selon le cabinet de conseil IDC. « Si l’on part du principe que la quasi totalité des humains souhaitant avoir un smartphone en a déjà un en Europe, Vodafone a raison de commencer à réfléchir à comment connecter les animaux », estime Ben Wood, analyste pour le cabinet de conseil spécialisé CCS Insight. « Le marché pour animaux est un segment incroyablement lucratif qui progresse d’année en année », assure-t-il.

Et cela devrait se poursuivre dans les prochaines années, Global Market Insight estimant que ce marché devrait passer de 1,85 milliard de dollars en 2017 à 8 milliards en 2024. « Quasiment tout ce qui bouge peut potentiellement être connecté. Les appareils connectés pour les humains sont très populaires et il est assez logique que les entreprises s’intéressent aussi aux produits pensés pour les animaux », selon Neil Mawston, directeur exécutif pour le cabinet de recherche Strategy Analytics.

Des millions de chiens et chats dans le monde
Selon lui, plus de 300 millions de chiens et chats sont présents dans les foyers dans le monde. « C’est une base de vente relativement large. Dans les faits ces entreprises ne font qu’adapter aux animaux la technologie utilisée pour les humains », ajoute Neil Mawston.

Pour ceux qui sont en manque de leur animal de compagnie lorsqu’ils sont loin, un certain nombre d’entreprises proposent désormais des caméras équipées d’une connexion wifi permettant de regarder son animal favori sur son smartphone.

L’un des modèles les plus populaires, Furbo, peut même contenir des friandises, que le propriétaire peut débloquer pour son animal en appuyant sur un bouton depuis son smartphone. L’appareil peut également vous envoyer un SMS si votre chien aboie et réalise une vidéo de 60 secondes des meilleurs moments de la journée de l’animal.

Plus besoin d’annuler un voyage
La start-up sud-coréenne PurrSong s’est, elle, concentrée sur les chats, avec sa LavvieBot, une litière automatique, capable de se nettoyer et se remplir seule. Lorsque le chat y a fait ses besoins, la machine met en mouvement, silencieusement, un petit râteau avant d’ajouter quelques poignées de litière, si besoin.

L’appareil peut, là encore, envoyer une notification sur le smartphone du propriétaire quand l’animal vient l’utiliser. Il surveille aussi son poids, le nombre et la durée de chaque passage afin de détecter d’éventuels problèmes de santé.

« S’il y a quoi que ce soit d’anormal, vous en serez informés sur votre smartphone », assure Heaven Nam, la directrice marketing de PurrSong, « les propriétaires n’ont plus besoin d’annuler un voyage et pourront désormais économiser sur la garde de leur animal en leur absence ».

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Le Lavoir Moderne lève 5 millions d’euros pour moderniser le pressing

lavoir moderneLe Lavoir Moderne veut dominer le marché du pressing, et vient de lever 5 millions d’euros auprès d’investisseurs privés. La startup souhaite étendre l’accès à ses services à d’autres départements d’Île-de-France et aux capitales européennes.

Le pressing fait aussi sa révolution numérique. Le Lavoir Moderne a récolté 5 millions d’euros pour sa deuxième levée de fonds. Des investisseurs privés et des bureaux de gestion de patrimoine misent sur la startup, qui ambitionne d’industrialiser le marché du pressing de proximité. Prochaines étapes : étendre son service en Île-de-France au-delà de Paris et sa proche banlieue, puis dans d’autres capitales européennes.

Le linge livré à domicile et à prix cassés
Une fois l’application gratuite de Le Lavoir Moderne téléchargée, il suffit de quelques clics pour qu’un opérateur bien-nommé « Lavandier » vienne chercher le linge en scooter. Les chemises, robes et pantalons doivent être lavés à la pièce  entre 4 et 10 euros chacun, tandis que les autres vêtements sont facturés entre 2,5 et 8 euros le kilo. Si l’addition reste salée, elle reste inférieure au coût d’un pressing traditionnelle, affirme la startup.

Les textiles seront ensuite lavés dans une usine du Val d’Oise, à Pontoise. Un nouveau bâtiment de 3.500 mètres carrés, financé par une première levée de fonds de 3 millions d’euros l’an dernier, devrait être opérationnel dès mars, et augmenter la capacité de production de l’entreprise. Après deux ou trois jours ouvrés, la startup livre le linge propre à domicile à la demande du client.

Miser sur la production de masse
Avec des prix relativement bas par rapport au marché, la startup mise sur les économies d’échelle. Ses fondateurs affirment traiter dix fois plus de chemises par agent que dans les pressing traditionnels, grâce à ses infrastructures. Mais dans cette course à la productivité, le Lavoir Moderne ne facture pas des auto-entrepreneurs pour ses livraisons comme peut le faire Uber, ou son concurrent direct, Zipjet. Il embauche des salariés, essentiellement des étudiants à temps partiel.

La startup essuie encore quelques ratés parmi les milliers de commandes mensuelles. Les plateformes comme Google Maps ou Trustpilot recueillent différentes histoires d’usagers furieux d’avoir perdu leur linge. Mais la startup développe ses technologies pour y remédier, et géolocalise désormais les sacs grâce à une puce RFID.

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Les « deep fake » sont encore plus dangereuses que les fake news

deep fakeLes trucages de vidéos sont de plus en plus aboutis. A tel point que différents pays craignent des manipulations en période de campagne électorale.

Les « deep fake » inquiètent autant qu’ils fascinent. Ces outils permettent de modifier le visage et/ou la voix d’une personne pour un résultat quasi parfait. La vidéo de l’actrice Jennifer Lawrence, dont les traits ont été remplacés par ceux de l’Américain Steve Buscemi, est la preuve des avancées technologiques en la matière. Ce faux très réussi a été repéré par Mikael Thalen, journaliste indépendant. Son auteur serait l’internaute « VillainGuy ».

Le « deep fake » sur Barack Obama
Le « deep fake » le plus célèbre concerne Barack Obama. Dans une vidéo publiée par Buzzfeed en avril, l’ancien président des États-Unis insulte Donald Trump « d’idiot absolu ». « Nous entrons dans une ère où nos ennemis peuvent faire croire que n’importe qui dit n’importe quoi à n’importe quel moment », peut-on entendre de la bouche de Barack Obama. Ce discours n’a évidemment jamais eu lieu. Le cinéaste Jordan Peele a modifié le mouvement des lèvres de Barack Obama pour lui faire dire ce qu’il souhaitait à l’aide d’une intelligence artificielle spécialisée. La vidéo comptabilise aujourd’hui 5,5 millions de vues.

Des craintes de manipulations
Aux États-Unis, plusieurs élus craignent l’utilisation de ces fausses vidéos pendant la campagne présidentielle de 2020. L’agence de recherche américaine de défense liée au Pentagone, la DARPA, a d’ailleurs dépensé 68 millions de dollars pour financer des outils capables de les repérer. En France, un rapport sur la désinformation publié en septembre tire la sonnette d’alarme : « Un plus grand danger encore, car plus subtil que la création d’un faux, est l’altération discrète d’une partie seulement d’un contenu audio ou vidéo, un discours par exemple ».

Les traits de plusieurs célébrités sont déjà utilisés pour produire des « deep fake », parfois à caractère pornographique. Début janvier, l’actrice Scarlett Johansson expliquait que lutter contre ces vidéos « était inutile et une cause perdue ». Pour l’instant, le trucage des vidéos n’est pas parfait. Mais les outils se perfectionnent. Des chercheurs travaillant pour l’entreprise Nvidia ont ainsi élaboré un programme informatique capable de créer des visages qui n’existent pas. Et la technologie développée par la start-up canadienne Lyrebird peut imiter n’importe quelle voix en se basant sur un enregistrement d’une minute à peine.

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Vers la création d’un passeport santé numérique international

pass careAlcatel-Lucent Enterprise et la start-up InnovHealth lancent une plateforme interactive de communication et de partage de l’information médicale (ordonnances, examens, comptes rendus médicaux …) entre patients et professionnels de santé qui s’appuie sur la technologie de la blockchain.

C’est une innovation qui pourrait changer le quotidien des patients atteints de maladies chroniques (15 millions en France) qui accumulent ordonnances, consultations chez des spécialistes et examens en tous genres. Elle devrait aussi faciliter la vie de ceux qui voyagent et sont amenés à être soignés partout dans le monde. Alcatel-Lucent Enterprise et la start-up InnovHealth lancent PassCare, une plateforme interactive de communication et de partage de l’information médicale (ordonnances, examens, comptes rendus médicaux …) entre patients et professionnels de santé.

L’innovation se matérialise par une carte associée à un QR code et à un mot de passe et fonctionne via une application. «Pass’Care a vocation à jouer le rôle de passeport numérique universel, accessible partout dans le monde à condition d’être connecté à Internet, explique Adnan El Bakri, chirurgien urologue, spécialiste du big data et de l’intelligence artificielle, qui a fondé InnovHealth en 2016. Nous sommes partis du constat suivant : il n’existe à ce jour aucune technologie permettant de lier les systèmes informatiques des établissements de santé et les logiciels des praticiens avec leurs patients. Ces derniers deviennent maîtres de leurs données de santé.»

En ayant une vision d’ensemble du dossier de leur patient, les médecins y voient un gain de 5 à 10 minutes par consultation. Grâce à l’intelligence artificielle, PassCare facilite prévention et dépistage via un système d’alertes personnalisées. La technologie de la blockchain permet de sécuriser les données qui sont immédiatement anonymisées.

L’acteur Christophe Lambert en ambassadeur
PassCare, dont la version pilote a couvert 250.000 patients, est officiellement lancé le 1er février. S’il est accessible aux particuliers (à partir de 2,99 euros par mois), son modèle économique repose avant tout sur les professionnels : les entreprises peuvent abonner leurs salariés. L’Oréal et d’Alcatel-Lucent figurent parmi les premiers clients. Les établissements de soin et professionnels de santé sont également prescripteurs. Le groupement de pharmaciens Totum, les hôpitaux universitaires de l’Est parisien Tenon, les mutuelles Hélium ou encore le courtier en assurance Servyr ont également sauté le pas. InnovHealth est par ailleurs en discussions «très avancées» avec un État africain qui pourrait lui confier la gestion de son système de santé.

En collaborant avec Alcatel-Lucent Enterprise (ALE), InnovHealth a enrichi son offre des fonctionnalités de chats, messageries instantanées, vidéos et téléconsultation. «Notre ambition est de contribuer à optimiser le parcours de soins en associant notre écosystème Rainbow, précise Nicole Hill, directrice santé d’Alcatel-Lucent Enterprise. Le système de santé dépasse aujourd’hui les murs de l’hôpital.» De son côté, ALE l’a inclus à la palette de services qu’il propose à ses clients. Sa force de frappe internationale devrait aider PassCare à grossir.

InnovHealth s’apprête à lancer une deuxième levée de fonds avec l’ambition de recueillir 5 millions d’euros pour accélérer son développement commercial et la R&D. Parmi sa vingtaine d’actionnaires, il compte l’acteur Christophe Lambert qui en est devenu l’un des premiers clients aux États-Unis et l’ambassadeur. L’entreprise conçoit son offre comme complémentaire aux dispositifs nationaux comme le dossier médical partagé (DMP) en France, une sorte de carnet de santé numérique. Avec PassCare, elle espère aussi apporter sa pierre à la recherche. «L’objectif est aussi de fournir des cohortes de patients grâce aux données collectées sur la plateforme», ajoute Adnan El Bakri. Un énorme marché en perspective. Il devrait passer d’ici cinq ans de 690 millions à 1,35 milliard de dollars, selon l’entreprise Iqvia (ex-IMS Health).

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L’e-cigarette Juul démarre très fort en France

l'e-cigarette juulLa Juul, une vapoteuse américaine au design épuré, très simple d’utilisation et très fortement dosée en nicotine, a discrètement débarqué en France le mois dernier. Elle y rencontre un succès fou.

« Ça part comme des petits pains, il ne se passe pas un jour sans que je vende une Juul », se réjouit ce gérant de magasin de e-cigarettes parisien. Son échoppe est l’une des cinquante qui ont obtenu de vendre la Juul, cette nouvelle vapoteuse, dès son arrivée en France le 6 décembre dernier. « Le succès est tel qu’au début, la start-up ne parvenait pas à nous livrer suffisamment. Elle avait sous-estimé la demande », continue le revendeur.

Six semaines plus tard, conforté par les excellents retours des revendeurs « Juul se lance dans de nouveaux magasins chaque jour », se félicite Ludivine Baud, la directrice générale de Juul France. Paris commence à être très bien maillé, et alors qu’il n’y a aujourd’hui que deux revendeurs en région, « on travaille sur notre déploiement dans les autres grandes villes », ajoute-t-elle.

Ce carton est né du bouche-à-oreille, puisque dans l’Hexagone, la start-up californienne qui fabrique la Juul n’a fait aucune publicité autour de son arrivée. Elle n’en avait pas besoin : « Les gens entrent dans mon magasin en disant ‘je veux la Juul et des recharges à tel parfum' », souligne le revendeur parisien. Les Français en ont sans doute aussi entendu parler dans les médias et sur les réseaux sociaux qui racontent depuis des mois l’engouement impressionnant pour la Juul dans son pays d’origine, les États-Unis.

70% de parts de marché aux USA
Née en 2015, la e-cigarette y capte aujourd’hui 70% du marché du vapotage. Non sans s’attirer les foudres de la Fud and Drugs Administration qui constatait que des jeunes se mettaient à la Juul alors qu’ils n’avaient jamais fumé auparavant. Depuis, la start-up a dû cesser de vendre trois des cinq parfums de sa gamme de recharges en novembre dernier. En l’occurrence, ceux aux fruits, plébiscités par les plus jeunes, et qui représentaient 45% de ses ventes outre-Atlantique.

En France en revanche, ces saveurs (pomme verte, mangue ou vanille) sont bien disponibles à la vente. Et la Juul se dirige vers la même position hégémonique qu’outre-Atlantique, où l’on revendique désormais de « juuler », comme on dirait « vapoter » ou « fumer ».

Mais qu’est-ce qui fait que la Juul surpasse les autres vapoteuses ?   En premier lieu, « son prix, moins de 30 euros hors recharges, très attractif », avance sur sa page YouTube le patron de DashVapes, la plus grande chaine de e-cigarette au Canada. David Praph évoque aussi « son design épuré » qui n’est pas sans rappeler l’allure des produits Apple, et surtout sa simplicité d’utilisation incomparable. Pas de bouton à enclencher pour « tirer », pas de liquide à verser mais des recharges toutes prêtes, à clipper dans la vapoteuse.

Un système à la Nespresso
Pourtant, DashVapes a décidé de ne pas distribuer la Juul. D’abord parce que quand ses concurrentes se rechargent en liquide nicotinique avec des petites bouteilles, la Juul ne fonctionne qu’avec des « pods ». De minuscules recharges pré-remplies qui coûtent 3 euros pièce. Un système à la Nespresso avec les capsules que dénonce vertement le gérant de la chaîne canadienne. Selon ses calculs, les 30 millilitres de recharge, qui coûtent environ 15 dollars en fiole, reviennent à 270 dollars en « Juulpods ». Soit 50 fois plus cher.

Du côté de Juul, on explique ces pods pré-remplis, dont le fonctionnement et le liquide sont brevetés, sont « essentiels pour rendre l’expérience si proche de la cigarette, et aussi satisfaisante pour l’utilisateur », affirme la directrice de la filiale France. A priori, il n’y a donc aucune chance que les pods deviennent rechargeables, et donc moins onéreux. Accessoirement, la firme assure s’être fixé comme priorité de travailler à leur recyclage.

Une forte dose de nicotine
Autre problème aux yeux du géant canadien de la vapote : les Juulpods ont tous le même et très élevé dosage en nicotine : 20 milligrammes par millilitre, le plus haut taux autorisé. Alors que pour les autres vapoteuses, la concentration en nicotine des liquides de recharge commence à 0 milligramme et s’échelonne ensuite jusqu’à 20 milligrammes.

Certes, la nicotine en elle-même n’est pas cancérigène, lit-on sur Tabac-Info-service. Mais c’est bien elle qui provoque la dépendance. Donc le fumeur qui mise sur la e-cigarette pour se désaccoutumer de la nicotine risque bien de rester addict à sa e-cigarette. De quoi allécher des géants du tabac à la peine sur leurs marchés historiques. La maison-mère de Marlboro vient de prendre 35% du capital de Juul. Mais cette population qui aurait quitté le tabac pour devenir accro à la vapote ne représente pas le gros des troupes en France. Sur les 2,5% de la population qui vapote, selon l’Observatoire Français des drogues et des toxicomanies, six sur dix continuent de fumer des blondes en parallèle.

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Bob le mini lave-vaisselle arrive dans les cuisines

lave vaisselle bobPetit, compact et abordable (299 euros), ce lave-vaisselle de poche a déjà séduit 6000 consommateurs lors d’une phase de précommande.

Bob réinvente le lave-vaisselle avec une taille mini, proche du micro-ondes. Ses dimensions, 33 cm de large sur 47 de hauteur et de profondeur, permettent de le poser un plan de travail. Une simple prise électrique suffit pour le brancher. Pas besoin de prise d’eau : l’évacuation peut se faire vers l’évier. Seule contrainte, il faut remplir le petit réservoir de 3 litres avant de le mettre en route. 3 litres, quand il en faut 5 pour faire la même vaisselle à la main, affirme la marque.

Enfin, Bob coûte 299 euros, ce qui le rend relativement accessible. D’une capacité de deux couverts (soit quatre assiettes), il lave en 20 minutes. Avec Bob, la start-up Daan Tech vise une clientèle plutôt jeune, urbaine et manquant de place dans sa cuisine pour installer un lave-vaisselle standard. Comme il sera très visible, Dann Tech a soigné le look de ce lave-vaisselle, avec une porte aux formes arrondies, et un choix de douze coloris, du rouge profond au vert pastel.

Un appareil made in France
L’année dernière, la jeune entreprise avait présenté son appareil début 2018, avec l’idée de relancer la fabrication d’électroménager en France. Un an plus tard, la jeune équipe est en passe de réussir son défi. Une campagne de pré-commande a séduit 6 000 consommateurs, attirés aussi par un tarif exceptionnel de 199 euros. L’opération a permis à l’entreprise d’engranger 1,2 million d’euros. Pour les retardataires, Bob est désormais en vente 299 euros, sur le site de l’entreprise. Les premières livraisons devraient avoir lieu en novembre, avec la priorité donnée aux premiers clients.

Parallèlement, la start-up devrait procéder à une levée de fonds pour amorcer la pompe de l’industrialisation. Comme prévu, Bob sera fabriqué en France, précisément dans l’usine de SV20 Industries, à la Roche sur Yon, en Vendée.