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Pourquoi votre week-end peut indiquer un burn-out

burn-outEn théorie, le week-end permet de se couper du boulot, de se reposer et de débrancher. Mais en cas de burn-out, on oublie parfois jusqu’au plaisir de faire une pause.

Le burn-out représente un réel risque professionnel, et il ne disparaît pas le vendredi. L’employé(e), fatigué(e), apathique, grincheux (se) au bureau ne cessera pas de ruminer une fois chez lui.

Selon la classification internationale des maladies établie par l’OMS, la simple surcharge de travail n’explique pas à elle seule le burn-out. L’impression d’être sous-employé·e y contribuerait également. Le burn-out se définit comme un stress chronique sur le lieu de travail qui engendre un sentiment d’épuisement, une démotivation et un cynisme croissants.

Quand des pressions professionnelles conduisent au burn-out, on ne sait parfois plus comment profiter de son temps libre. On prend même de mauvaises habitudes le week-end, qui accroissent à leur tour la sensation d’épuisement le lundi matin.

Les psychologues et les spécialistes en ressources humaines détaillent ici les habitudes dominicales qui contribuent au burn-out et proposent des solutions pour y remédier.

Trop attendre des week-ends
Il y a une différence entre attendre avec impatience les réjouissances du week-end et ne vivre que pour ces moments-là. De fait, cette mentalité serait un signe de burn-out sous-jacent. « Les expressions « Je déteste le lundi » ou « Vive le vendredi » prêtent certes à sourire, mais le message qu’elles véhiculent, c’est « ‘80% de ma vie est nulle », explique le psychologue clinicien Ryan Howes.

« Lorsque les gens se mettent à diviser leur semaine, associant d’un côté le travail au négatif et, de l’autre, le week-end au positif, ils alimentent le problème. Ils passent leur temps libre à redouter le retour du lundi et la reprise du travail, à s’en plaindre, à ruminer. »

Solution : mettez un peu du week-end dans votre semaine, et trouvez d’autres occupations. « Si vous consacrez vos week-ends à vos amis, à vous reposer et à partir à l’aventure, trouvez le moyen d’intégrer cela à votre semaine de travail ? », suggère-t-il. En prenant par exemple votre petit-déjeuner avec un-e ami-e qui ne soit pas un-e collègue ou en allant à la librairie pendant la pause déjeuner.

Quand son emploi tue à petit feu, « il faut bien nourrir son âme », explique Adriana Alejandre, thérapeute matrimoniale et familiale agréée. Selon elle, s’entourer de personnes distrayantes s’avère parfois bénéfique et s’essayer à la nouveauté permet de stimuler la curiosité.

Quand on a le sentiment de ne pas être employé-e à sa juste valeur et de s’épuiser dans un emploi insatisfaisant, il est possible de trouver d’autres sources d’épanouissements, déclare Melody Wilding, assistante sociale agréée et coach professionnel. « Les week-ends offrent l’occasion parfaite de s’adonner à une nouvelle activité, faire du bénévolat ou se lancer dans un projet artistique. Tout ce qui peut vous donner le sentiment de vous impliquer davantage », explique-t-elle.

Penser sans cesse au travail et s’en plaindre continuellement
Si se plaindre à n’en plus finir de vos affreux collègues et de votre patron autoritaire durant le week-end apparaît au premier abord comme une façon d’évacuer le stress, ce rabâchage ne fait souvent qu’aggraver la situation sur le long terme.

Quand, incapable de décharger ce que l’on a sur le coeur, on s’enferme dans ces émotions négatives, « il ne s’agit plus de s’épancher, mais de ressasser, radoter, accumuler des rancunes, signe que la verbalisation n’a pas l’effet escompté », selon Ryan Howes.

Solution : prenez du recul et réorientez vos pensées. « Que puis-je y changer ? » fait partie des questions de reformulation que les employé·es sont encouragé·es à se poser afin d’utiliser l’énergie négative à des fins plus productives. « Vider son sac est censé entamer le processus de résolution du problème, et non devenir une fin en soi », dit-il.

Melody Wilding estime qu’un rituel de « purge cérébrale », basé sur des questions invitant à la réflexion autour de la semaine de travail, permet de tourner la page avant le week-end. « Je constate que beaucoup de gens se jettent dans leur week-end sans avoir réellement pris le temps de décompresser », ajoute-t-elle.

Elle estime que certaines des questions à se poser aident à se concentrer sur le positif (« Qu’ai-je accompli cette semaine ?  Où ai-je progressé ?  Qu’aimerais-je améliorer ?« ) ou se projeter (« Quelles leçons puis-je en tirer pour avancer ?« ).

En s’accordant ce moment de thérapie émotionnelle et mentale, on ne laisse pas les pensées professionnelles « s’infiltrer et devenir cette présence envahissante qui hante nos week-ends », poursuit-elle.

Être complètement désinvesti·e, même sur son temps libre
Lorsque l’on est surmené·e, on a tendance à se concentrer sur le travail, le travail et toujours le travail, au risque d’éprouver des difficultés à vivre sa vie en dehors du cadre professionnel le week-end.

« Je vois très souvent des gens tellement submergés par ce qu’ils ont à gérer ou ce qu’ils veulent faire au quotidien qu’ils déclarent forfait le week-end, si bien qu’ils ne profitent pas de ce temps pour se reposer. Ils s’abrutissent devant Netflix, durant des brunchs interminables ou toute autre activité qui les assurera de rester dans l’évitement. »

Solution : agissez en pleine conscience. Cela ne signifie pas qu’il faille arrêter de regarder des films sur le canapé, mais faites-le sciemment. « Il n’y a aucun mal à partir sur un marathon Netflix tant que c’est pour les bonnes raisons, que vous le faites par choix, et que vous savez ce que vous comptez en retirer. Mais s’il ne s’agit que de ne penser à rien, de se cacher dans sa grotte, loin du monde, ce n’est pas sain. »

La technologie vous contrôle, et non l’inverse
Garder son téléphone à proximité contribue au sentiment de rester à la disposition de son patron, même durant les congés. On se surprend même à relever ses courriels et ses notifications professionnels sans y prendre garde.

En premier lieu, identifiez l’origine de ce besoin de disponibilité. « D’habitude, il prend sa source dans la peur. D’où le stress : on a peur de rater quelque chose, de prendre du retard, de ne pas être prêt lundi », rapporte Ryan Howes.

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Syndrome du canal carpien : symptômes, traitement, opération, causes, de quoi s’agit-il ?

canal carpienLe canal carpien, qu’est-ce que c’est ?
Le syndrome du canal carpien est une affection caractérisée par des symptômes apparaissant au niveau de la main. Il résulte d’une compression du nerf médian. Dans le poignet, se trouvent en effet le nerf médian et les tendons fléchisseurs des doigts qui passent au travers d’un « tunnel », nommé canal carpien.

Ce canal est très restreint, par conséquent, toute condition qui réduit cet espace, une inflammation par exemple, entraîne une compression du nerf médian. Ceci va perturber l’influx nerveux et provoquer l’apparition de différents symptômes. Certains mouvements des doigts et surtout du pouce notamment peuvent se montrer plus difficiles voire impossibles.

Causes du syndrome du canal carpien
Sans que l’on sache pourquoi, les femmes sont 3 fois plus touchées que les hommes par le syndrome du canal carpien. Mais les origines de ce dernier sont diverses. Les études ont permis d’identifier des facteurs hormonaux ou métaboliques (grossesse, ménopause, diabète …), des anomalies constitutionnelles ou acquises, ainsi que certaines maladies (polyarthrite, goutte …).

Certains mouvements ou postures peuvent aussi favoriser le développement du syndrome. Le risque est notamment plus élevé en milieu professionnel, chez les travailleurs exposés à la répétition de mouvements du poignet et de l’avant bras, des mouvements demandant une force importante dans la main, des postures contraignantes pour la main, ainsi que la manipulation d’outils qui vibrent.

Symptômes et douleurs du syndrome du canal carpien
Le syndrome du canal carpien se caractérise par différents symptômes qui résultent tous de la compression du nerf médian. Il peut toucher les deux mains à la fois mais ce n’est pas systématique, parfois une seule des deux mains est atteinte.

On peut ainsi constater
– un engourdissement de la main et des doigts
– des picotements dans la ou les main(s) (paresthésie)
– une douleur au poignet et à la paume qui irradie vers les doigts ou vers l’avant-bras
– une difficulté à saisir ou tenir des objets.

Ces troubles surviennent notamment la nuit ou pendant une activité. Ils disparaissent souvent en secouant la main ou en la laissant pendre. Néanmoins, les signes peuvent aussi apparaître en journée lors de la réalisation de certains mouvements ou du maintien prolongé dans une certaine position.

Les symptômes vont également dépendre du degré d’évolution du syndrome du canal carpien. Chez la femme, les douleurs peuvent survenir avant les menstruations, durant les derniers mois de grossesse et peu après l’accouchement.

Traitement et opération : comment soigner le syndrome du canal carpien ?
Dès l’apparition de symptômes évoquant le syndrome du canal carpien, il est important d’aller consulter un médecin rapidement qui confirmera ou non le diagnostic. En effet, plus le problème est pris en charge tôt, mieux le traitement se déroulera.

Le traitement du syndrome du canal carpien passe d’abord par l’éviction des facteurs le favorisant (voir les causes ci-dessus). Cela peut suffire à faire régresser les symptômes. Lorsque le syndrome du canal carpien ne présente pas de signes de gravité, il est pris en charge avec un traitement médical.

Ce traitement comporte
– le port d’une attelle amovible qui va permettre d’immobiliser le poignet dans une position neutre durant la nuit, généralement pour une durée de 3 mois. Cela aide à apaiser les symptômes nocturnes.
– une infiltration de corticoïdes dans le canal carpien. Cette mesure n’offre cependant pas de soulagement immédiat et ce dernier peut être temporaire selon la gravité du syndrome.
– la prise de médicaments comme des antalgiques ou anti-inflammatoires non stéroïdiens qui vont permettre de soulager la douleur.

En cas d’échec du traitement médical ou si le syndrome est trop grave, une intervention chirurgicale peut être proposée. Elle n’est cependant que rarement urgente et consiste essentiellement à sectionner l’un des ligaments situés au niveau du carpe qui désigne le groupe d’os situé au niveau du poignet. Cela va permettre de réduire la compression du nerf médian.

Cette opération est le plus souvent réalisée en chirurgie ambulatoire (entrée et sortie du patient sur un seul jour) et sous anesthésie locorégionale, autrement dit, seul le bras est anesthésié. L’intervention permet habituellement de faire disparaître progressivement les picotements et autres sensations. Les douleurs elles, régressent en quelques semaines.

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Comment éviter la déprime hivernale ?

déprime hivernaleIl fait nuit quand vous vous levez et nuit quand vous rentrez du travail, et les températures se mettent à baisser sérieusement.

Difficile dans ces cas de ne pas ressentir un coup de mou. Comment l’éviter ?  On vous explique tout.

Nous avons changé d’heure, ce qui nous a permis de rester une heure de plus au lit mais ce changement a aussi eu pour conséquence de nous faire sortir du bureau à la nuit tombée. Selon le psychiatre Norman Rosenthal, a l’origine de la découverte de la dépression saisonnière, ou trouble affectif saisonnier (TAS), il y aurait des solutions pour lutter contre cette baisse de régime.

La dépression saisonnière, qu’est-ce que c’est ?
La dépression saisonnière est causée par le manque d’exposition au soleil liée à l’hiver et au changement d’heure. Les causes exactes de ce trouble ne sont pas encore connues mais on sait qu’il est susceptible de toucher davantage les femmes que les hommes. Dans un récent sondage effectué en Angleterre, il était estimé qu’un Anglais sur quatre expérimentait une forme de dépressionsaisonnière durant l’hiver. Les symptômes du TAS sont une hypersomnie (une très forte envie de dormir), une envie de forte de glucides, une perte de libido, moins d’énergie et un sentiment de tristesse.

Comment lutter contre la dépression saisonnière ?
Selon le docteur Norman Rosenthal, la luminothérapie est la principale solution pour lutter contre ce trouble affectif. On peut trouver de nombreuses machines accessibles sur internet pour commencer une cure de luminothérapie. Mais d’autres solutions existent, le psychiatre conseille de faire un jogging le matin (ou tout simplement de marcher) pour profiter des rayons du soleil.

L’envie de manger des glucides peut aussi être présente, et donc être liée à une prise de poids qui peut à la fois augmenter le sentiment de déprime et le manque d’énergie. Faire attention à son alimentation durant l’hiver est donc aussi important. Le docteur Norman Rosenthal conseille aussi la méditation comme moyen de se sentir plus calme et moins anxieux. Enfin, en cas de symptôme aggravant ou handicapant, il ne faut pas hésiter à voir un professionnel tel que son médecin généraliste ou un psychologue qui pourront orienter et accompagner en cas de mal-être.

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Trachéite : traitement, symptômes, contagion, qu’est ce que c’est ?

TrachéiteDéfinition : qu’est ce que la trachéite ?
La trachéite est une inflammation des muqueuses de la trachée. Il s’agit du conduit de transit qui achemine l’air des voies aériennes supérieures (gorge, nez, oreilles) jusqu’au voies aériennes inférieures (poumons).

On distingue deux types de trachéites. La trachéite aiguë est passagère et se guérit au bout de quelques jours. La trachéite chronique est en revanche plus dure à traiter car l’inflammation dure plus longtemps.

Bien que provoquant une gêne, la trachéite est le plus souvent bénigne et n’entraîne aucune complication sérieuse. Elle est le plus souvent diagnostiquée en automne et au printemps.

Symptômes : comment reconnaître une trachéite ?
La trachéite se manifeste par une sensation d’irritation à la base du cou qui va provoquer une toux sèche et spasmodique. Ces quintes de toux font surtout leur apparition la nuit lors des changements de positions entraînant des troubles du sommeil. La contraction répétée du thorax peut entraîner des douleurs thoraciques.

En cas d’infection virale, une fièvre importante peut se déclarer. La trachéite peut parfois être associée à une laryngite, et s’accompagne alors d’une voix enrouée.

Causes de la trachéite
La trachéite est le plus souvent d’origine virale, provoquée par une infection ORL comme une bronchite, une rhinopharyngite ou une pharyngite. Dans certains cas, plus rares, c’est une bactérie qui en est la cause.

La trachéite n’est contagieuse que lorsqu’elle est d’origine infectieuse. Les particules sont expulsées lors de la toux et se propagent dans l’air.

Parmi les autres facteurs, on retrouve l’inhalation de tabac, de pollution ou autres substances néfastes pour le système respiratoire ainsi que des allergies, au pollen par exemple.

Traitement : comment soigner une trachéite ?
En cas de trachéite aiguë, la maladie tend d’elle-même vers la guérison au bout de quelques semaines. Le traitement vise donc à atténuer la toux et les douleurs thoraciques à l’aide de sirop et d’antitussif.

Un traitement naturel à base de boissons chaude, de miel, de thym ou de citron peut être également être mis en place. Certaines mesures simples comme humidifier la chambre ou rehausser les oreillers peuvent aider à trouver le sommeil.

Si la trachéite est chronique, il est impératif de trouver sa cause (syphilis, tuberculose …) pour pouvoir la traiter.

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Vous avez été piqué par une tique ? Des scientifiques ont besoin de vous

Tique (Ixodes ricinus) au stade de nymphe (1 à 2,5 mm) observée au micrscope.

L’Inra, l’institut Pasteur et quatre hôpitaux sont à la recherche de volontaires pour participer à une étude sur les maladies transmises par les tiques.

Le printemps est de retour et avec lui, les tiques, ces petits acariens qui transmettent de nombreuses bactéries et sont responsables des cas de maladie de Lyme. En 2016, l’agence nationale Santé publique France a recensé 84 cas pour 100.000 habitants en France alors qu’elle n’en comptait que 55 en 2009.

Outre l’apparition d’une plaque rouge appelée érythème migrant, les victimes de la Borrélia Burgdorferi,  nom de la bactérie transmise par les tiques,  souffrent principalement de manifestations neurologiques, d’arthrites, de complications ou de manifestations oculaires. Entre 2009 et 2016, 799 personnes ont été admises chaque année à l’hôpital pour soigner ces symptômes.

Identifier les agents microbiens
Mais certaines affections, résistantes aux antibiotiques, apparaissent parfois chez les personnes piquées par une tique. Il est donc possible que d’autres microbes soient transmis lors de la piqûre. C’est ce que des scientifiques du projet Oh! Ticks!, développé par l’institut Pasteur et l’Inra dans les centres hospitaliers de Paris, Garches, Besançon et Saint-Etienne, tentent de découvrir.

Pour cela, ils sont à la recherche de personnes ayant été piquées par l’acarien dans les six derniers mois et « présentant différents symptômes, soit un érythème migrant, soit des symptômes cliniques ou biologiques inexpliqués sans érythème migrant », peut-on lire sur le site du projet Oh! Ticks .  (cliquez ici)

« L’objectif est de rechercher les agents microbiens responsables de ces symptômes », est-il précisé. Pour participer à la recherche, il faut avoir plus de 18 ans, avoir signalé sa piqûre et une photo de la tique aux laboratoires concernés.

Plan national de lutte contre ces maladies
Les tiques sont également le premier vecteur de maladies animales dans le monde, en particulier chez les animaux d’élevage (bovins, ovins, caprins, équidés) et les animaux de compagnie (le chien en particulier). En France, certaines régions sont plus prisées des tiques que d’autres comme l’Auvergne et l’Alsace-Lorraine, la Bretagne ou encore la Savoie.

Pour tenter d’endiguer ce fléau, le gouvernement a mis au point en 2016 un plan national de lutte contre la maladie de Lyme et les autres maladies transmissibles par les tiques, dont le projet Oh! Ticks! fait partie. Le but est de renforcer la surveillance et la prévention autour des maladies transmissibles par les tiques et d’améliorer le diagnostic et la prise en charge des patients.

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Hypotension artérielle : symptômes, causes et traitement de la baisse de tension

Hypotension artérielleQu’est ce que l’hypotension artérielle ?
L’hypotension artérielle est un trouble cardiovasculaire qui se caractérise par une baisse significative de la tension artérielle. La pression exercée par le sang sur la paroi des artères est plus faible que la normale.

On distingue deux types d’hypotension artérielle. L’hypotension orthostatique correspond à une chute de tension après un lever trop rapide. Il s’agit de la forme la plus fréquente. L’hypotension postprandiale survient après chaque repas lorsque que le sang afflue vers le système digestif pour aider à la digestion des aliments. Elle concerne principalement les personnes âgées.

Contrairement à l’hypertension artérielle (HTA), l’hypotension ne présente pas de complications graves. Elle peut cependant entraîner un malaise vagal.

Symptômes de l’hypotension artérielle
L’hypotension artérielle ne présente le plus souvent pas de symptômes. Elle peut néanmoins, dans certains cas, s’accompagner de plusieurs signes cliniques :
– grande fatigue
– vertiges
– troubles de la vision
– bouffées de chaleurs
– troubles de la concentration
– tachycardie
– évanouissement dans les cas sérieux

Causes et facteurs de risque de l’hypotension artérielle
La cause la plus fréquente d’hypotension est la perte de sang à suite d’une hémorragie. C’est pour cette raison que les personnes anémiques perdent souvent connaissance.

Mais d’autres facteurs peuvent être à l’origine d’une baisse de tension, comme la déshydratation, la prise de certains médicaments (notamment ceux contre l’hypertension), des varices, la consommation d’alcool et de cannabis ainsi qu’une maladie du système nerveux (sclérose en plaques, maladie de Parkinson, syndrome de Guillain-Barré).

Certaines personnes sont plus à risque de subir une chute passagère de la tension artérielle : les femmes enceintes, les personnes âgées et les personnes diabétiques ou souffrant de troubles cardiaques.

Diagnostic de l’hypotension artérielle
L’hypotension artérielle est très souvent sous-diagnostiquée. En effet, les mesures de tension par tensiomètre sont le plus souvent effectuées en position assise alors que la position debout est la plus efficace en cas de baisse de tension. L’anxiété générée par un examen chez le médecin peut également faire monter temporairement la tension et fausser le résultat.

Pour établir un meilleur diagnostic, le patient peut porter pendant 24h un appareil qui enregistre automatiquement la tension toutes les 15 minutes de jours et 30 minutes de nuit. Cette technique s’appelle mesure ambulatoire de la pression artérielle (MAPA).

On considère qu’un personne souffre d’hypotension artérielle lorsque que sa pression systolique (pression du sang lorsque que le cœur se contracte) se situe aux environs de 90 mmHg (millimètres de mercure).

Traitement de l’hypotension artérielle
La plupart du temps, l’hypotension ne nécessite pas la consultation d’un médecin. Le traitement se réduit le plus souvent à résoudre la cause sous-jacente par une modification de l’hygiène vie (arrêt de la consommation d’alcool ou de cannabis, boire de l’eau régulièrement, éviter de se lever trop vite, porter des bas de contentions …).

Dans le cadre d’une hypotension orthostatique chronique qui impacte sur la qualité de vie, une prise en charge médicamenteuse à base de fludrocortisone peut être proposée. Son but est d’augmenter le flux sanguin.

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Comment gérer son stress ?

3D Character with head in hands, sitting on the word StressQu’est-ce que le stress ?
Le stress peut être défini comme étant un état de perturbation physique provoqué par un agent physique, psychique ou émotionnel. Face à une situation dangereuse, épuisante ou angoissante, l’organisme produit des hormones spécifiques au stress : l’adrénaline et le cortisol. L’adrénaline, qui est sécrétée en premier, stimule le rythme cardiaque, la respiration et la circulation du sang vers les muscles.

Le cortisol envahit ensuite tout l’organisme afin d’aider l’adrénaline à garder l’énergie à un niveau assez élevé. Le cortisol permet également de convertir les gras en sucre et d’apporter encore plus d’énergie à notre corps.

Le stress est une réaction psychologique et physique de l’organisme devant une situation difficile qui demande une adaptation. Dans certaines circonstances, on peut d’ailleurs parler de bon stress. Le stress peut en effet permettre de stimuler la motivation, l’esprit et d’être plus vif et alerte dans certaines situations.

Quelles sont les sources du stress ?
Plusieurs facteurs peuvent causer du stress comme un examen, un entretien d’embauche, une compétition, la conciliation travail-famille, le manque de temps, les problèmes financiers, un accident ou encore le bruit.

Des chercheurs ont estimé qu’il existe deux grandes catégories de « stresseurs », c’est à dire de situations qui provoquent la production d’hormones du stress. Il y a les « stresseurs » physiques, qui représentent tous les facteurs qui agissent sur notre corps comme les blessures, la douleur ou les maladies. Les « stresseurs » psychologiques regroupent les événements, les situations ou les individus qui ont un effet négatif ou dangereux sur nous tels que le fait d’être pris par le temps au travail, de ne pas trouver de moyen de garde pour son enfant, de passer un concours important ou un entretien d’embauche.

Les chercheurs ont remarqué que même si les situations ou les événements de stress diffèrent d’un individu à l’autre, il existe quatre caractéristiques communes qui induisent une réponse de stress chez tout le monde, provoquant ainsi la sécrétion d’hormones. Ces quatre éléments, que les chercheurs appellent « la recette du stress », sont le contrôle (l’individu sent qu’il a très peu ou pas de contrôle sur la situation), l’imprévisibilité (un événement inattendu se produit ou encore, l’individu ignore ce qui va se produire), la nouveauté (quelque chose de nouveau se produit, par exemple l’arrivée d’un enfant, ou vous devez expérimenter quelque chose de nouveau) et l’égo menacé (quelqu’un doute de vos capacités ou de vos compétences).

Quels sont les symptômes du stress ?
Le stress se manifeste par des symptômes physiques, mais aussi psychologiques. Voici une liste des principaux signes du stress :
– Augmentation du rythme cardiaque et de la pression artérielle
– Accélération de la respiration
– Augmentation de la température corporelle
– Les différents sens sont en éveil (dilatation de la pupille, sécrétion d’endorphine en cas de douleur et de blessures)
– Problèmes digestifs (bouche sèche, vessie et intestins qui ne fonctionnent plus normalement)
– Le système reproducteur s’arrête (ovulation interrompue, réduction de la production de testostérone)
– Baisse de la libido
– Maux de tête
– Vertige
– Problème de sommeil et d’appétit
– Irritabilité, agitation, indécision, anxiété, inquiétude, difficulté à se concentrer, tristesse

Les conséquences du stress
Lorsqu’une situation de stress se prolonge chez un individu, l’organisme devient débordé et se fatigue. En produisant toujours plus d’hormones, l’organisme ne peut plus se reposer et s’épuise peu à peu. On parle alors de stress chronique.

L’individu devient alors fatigué physiquement et mentalement et différents symptômes peuvent apparaître comme des maux de tête, de l’insomnie, une perte d’appétit, de l’eczéma, des angoisses et aussi la dépression. Les maladies cardiovasculaires peuvent également apparaître chez les personnes qui vivent avec un stress chronique.

Comment mieux gérer le stress
Certains sports et méthodes douces permettent de diminuer le stress et d’aider à mieux le gérer. L’activité physique, le sport, mais aussi le yoga, la relaxation et la méditation constituent des armes antistress efficaces. Il est conseillé aussi, pour les personnes stressées, de diminuer leur consommation d’excitants comme le café ou le thé.