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Vous avez été piqué par une tique ? Des scientifiques ont besoin de vous

Tique (Ixodes ricinus) au stade de nymphe (1 à 2,5 mm) observée au micrscope.

L’Inra, l’institut Pasteur et quatre hôpitaux sont à la recherche de volontaires pour participer à une étude sur les maladies transmises par les tiques.

Le printemps est de retour et avec lui, les tiques, ces petits acariens qui transmettent de nombreuses bactéries et sont responsables des cas de maladie de Lyme. En 2016, l’agence nationale Santé publique France a recensé 84 cas pour 100.000 habitants en France alors qu’elle n’en comptait que 55 en 2009.

Outre l’apparition d’une plaque rouge appelée érythème migrant, les victimes de la Borrélia Burgdorferi,  nom de la bactérie transmise par les tiques,  souffrent principalement de manifestations neurologiques, d’arthrites, de complications ou de manifestations oculaires. Entre 2009 et 2016, 799 personnes ont été admises chaque année à l’hôpital pour soigner ces symptômes.

Identifier les agents microbiens
Mais certaines affections, résistantes aux antibiotiques, apparaissent parfois chez les personnes piquées par une tique. Il est donc possible que d’autres microbes soient transmis lors de la piqûre. C’est ce que des scientifiques du projet Oh! Ticks!, développé par l’institut Pasteur et l’Inra dans les centres hospitaliers de Paris, Garches, Besançon et Saint-Etienne, tentent de découvrir.

Pour cela, ils sont à la recherche de personnes ayant été piquées par l’acarien dans les six derniers mois et « présentant différents symptômes, soit un érythème migrant, soit des symptômes cliniques ou biologiques inexpliqués sans érythème migrant », peut-on lire sur le site du projet Oh! Ticks .  (cliquez ici)

« L’objectif est de rechercher les agents microbiens responsables de ces symptômes », est-il précisé. Pour participer à la recherche, il faut avoir plus de 18 ans, avoir signalé sa piqûre et une photo de la tique aux laboratoires concernés.

Plan national de lutte contre ces maladies
Les tiques sont également le premier vecteur de maladies animales dans le monde, en particulier chez les animaux d’élevage (bovins, ovins, caprins, équidés) et les animaux de compagnie (le chien en particulier). En France, certaines régions sont plus prisées des tiques que d’autres comme l’Auvergne et l’Alsace-Lorraine, la Bretagne ou encore la Savoie.

Pour tenter d’endiguer ce fléau, le gouvernement a mis au point en 2016 un plan national de lutte contre la maladie de Lyme et les autres maladies transmissibles par les tiques, dont le projet Oh! Ticks! fait partie. Le but est de renforcer la surveillance et la prévention autour des maladies transmissibles par les tiques et d’améliorer le diagnostic et la prise en charge des patients.

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Hypotension artérielle : symptômes, causes et traitement de la baisse de tension

Hypotension artérielleQu’est ce que l’hypotension artérielle ?
L’hypotension artérielle est un trouble cardiovasculaire qui se caractérise par une baisse significative de la tension artérielle. La pression exercée par le sang sur la paroi des artères est plus faible que la normale.

On distingue deux types d’hypotension artérielle. L’hypotension orthostatique correspond à une chute de tension après un lever trop rapide. Il s’agit de la forme la plus fréquente. L’hypotension postprandiale survient après chaque repas lorsque que le sang afflue vers le système digestif pour aider à la digestion des aliments. Elle concerne principalement les personnes âgées.

Contrairement à l’hypertension artérielle (HTA), l’hypotension ne présente pas de complications graves. Elle peut cependant entraîner un malaise vagal.

Symptômes de l’hypotension artérielle
L’hypotension artérielle ne présente le plus souvent pas de symptômes. Elle peut néanmoins, dans certains cas, s’accompagner de plusieurs signes cliniques :
– grande fatigue
– vertiges
– troubles de la vision
– bouffées de chaleurs
– troubles de la concentration
– tachycardie
– évanouissement dans les cas sérieux

Causes et facteurs de risque de l’hypotension artérielle
La cause la plus fréquente d’hypotension est la perte de sang à suite d’une hémorragie. C’est pour cette raison que les personnes anémiques perdent souvent connaissance.

Mais d’autres facteurs peuvent être à l’origine d’une baisse de tension, comme la déshydratation, la prise de certains médicaments (notamment ceux contre l’hypertension), des varices, la consommation d’alcool et de cannabis ainsi qu’une maladie du système nerveux (sclérose en plaques, maladie de Parkinson, syndrome de Guillain-Barré).

Certaines personnes sont plus à risque de subir une chute passagère de la tension artérielle : les femmes enceintes, les personnes âgées et les personnes diabétiques ou souffrant de troubles cardiaques.

Diagnostic de l’hypotension artérielle
L’hypotension artérielle est très souvent sous-diagnostiquée. En effet, les mesures de tension par tensiomètre sont le plus souvent effectuées en position assise alors que la position debout est la plus efficace en cas de baisse de tension. L’anxiété générée par un examen chez le médecin peut également faire monter temporairement la tension et fausser le résultat.

Pour établir un meilleur diagnostic, le patient peut porter pendant 24h un appareil qui enregistre automatiquement la tension toutes les 15 minutes de jours et 30 minutes de nuit. Cette technique s’appelle mesure ambulatoire de la pression artérielle (MAPA).

On considère qu’un personne souffre d’hypotension artérielle lorsque que sa pression systolique (pression du sang lorsque que le cœur se contracte) se situe aux environs de 90 mmHg (millimètres de mercure).

Traitement de l’hypotension artérielle
La plupart du temps, l’hypotension ne nécessite pas la consultation d’un médecin. Le traitement se réduit le plus souvent à résoudre la cause sous-jacente par une modification de l’hygiène vie (arrêt de la consommation d’alcool ou de cannabis, boire de l’eau régulièrement, éviter de se lever trop vite, porter des bas de contentions …).

Dans le cadre d’une hypotension orthostatique chronique qui impacte sur la qualité de vie, une prise en charge médicamenteuse à base de fludrocortisone peut être proposée. Son but est d’augmenter le flux sanguin.

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Comment gérer son stress ?

3D Character with head in hands, sitting on the word StressQu’est-ce que le stress ?
Le stress peut être défini comme étant un état de perturbation physique provoqué par un agent physique, psychique ou émotionnel. Face à une situation dangereuse, épuisante ou angoissante, l’organisme produit des hormones spécifiques au stress : l’adrénaline et le cortisol. L’adrénaline, qui est sécrétée en premier, stimule le rythme cardiaque, la respiration et la circulation du sang vers les muscles.

Le cortisol envahit ensuite tout l’organisme afin d’aider l’adrénaline à garder l’énergie à un niveau assez élevé. Le cortisol permet également de convertir les gras en sucre et d’apporter encore plus d’énergie à notre corps.

Le stress est une réaction psychologique et physique de l’organisme devant une situation difficile qui demande une adaptation. Dans certaines circonstances, on peut d’ailleurs parler de bon stress. Le stress peut en effet permettre de stimuler la motivation, l’esprit et d’être plus vif et alerte dans certaines situations.

Quelles sont les sources du stress ?
Plusieurs facteurs peuvent causer du stress comme un examen, un entretien d’embauche, une compétition, la conciliation travail-famille, le manque de temps, les problèmes financiers, un accident ou encore le bruit.

Des chercheurs ont estimé qu’il existe deux grandes catégories de « stresseurs », c’est à dire de situations qui provoquent la production d’hormones du stress. Il y a les « stresseurs » physiques, qui représentent tous les facteurs qui agissent sur notre corps comme les blessures, la douleur ou les maladies. Les « stresseurs » psychologiques regroupent les événements, les situations ou les individus qui ont un effet négatif ou dangereux sur nous tels que le fait d’être pris par le temps au travail, de ne pas trouver de moyen de garde pour son enfant, de passer un concours important ou un entretien d’embauche.

Les chercheurs ont remarqué que même si les situations ou les événements de stress diffèrent d’un individu à l’autre, il existe quatre caractéristiques communes qui induisent une réponse de stress chez tout le monde, provoquant ainsi la sécrétion d’hormones. Ces quatre éléments, que les chercheurs appellent « la recette du stress », sont le contrôle (l’individu sent qu’il a très peu ou pas de contrôle sur la situation), l’imprévisibilité (un événement inattendu se produit ou encore, l’individu ignore ce qui va se produire), la nouveauté (quelque chose de nouveau se produit, par exemple l’arrivée d’un enfant, ou vous devez expérimenter quelque chose de nouveau) et l’égo menacé (quelqu’un doute de vos capacités ou de vos compétences).

Quels sont les symptômes du stress ?
Le stress se manifeste par des symptômes physiques, mais aussi psychologiques. Voici une liste des principaux signes du stress :
– Augmentation du rythme cardiaque et de la pression artérielle
– Accélération de la respiration
– Augmentation de la température corporelle
– Les différents sens sont en éveil (dilatation de la pupille, sécrétion d’endorphine en cas de douleur et de blessures)
– Problèmes digestifs (bouche sèche, vessie et intestins qui ne fonctionnent plus normalement)
– Le système reproducteur s’arrête (ovulation interrompue, réduction de la production de testostérone)
– Baisse de la libido
– Maux de tête
– Vertige
– Problème de sommeil et d’appétit
– Irritabilité, agitation, indécision, anxiété, inquiétude, difficulté à se concentrer, tristesse

Les conséquences du stress
Lorsqu’une situation de stress se prolonge chez un individu, l’organisme devient débordé et se fatigue. En produisant toujours plus d’hormones, l’organisme ne peut plus se reposer et s’épuise peu à peu. On parle alors de stress chronique.

L’individu devient alors fatigué physiquement et mentalement et différents symptômes peuvent apparaître comme des maux de tête, de l’insomnie, une perte d’appétit, de l’eczéma, des angoisses et aussi la dépression. Les maladies cardiovasculaires peuvent également apparaître chez les personnes qui vivent avec un stress chronique.

Comment mieux gérer le stress
Certains sports et méthodes douces permettent de diminuer le stress et d’aider à mieux le gérer. L’activité physique, le sport, mais aussi le yoga, la relaxation et la méditation constituent des armes antistress efficaces. Il est conseillé aussi, pour les personnes stressées, de diminuer leur consommation d’excitants comme le café ou le thé.

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D’où vient la gueule de bois ?

gueule de boisAprès une soirée un peu trop arrosée, elle est presque toujours au rendez-vous. Mais au fait, qu’est-ce qui provoque la gueule de bois ?

Un diner entre amis, un « afterwork » un peu trop arrosé, ou une soirée particulièrement festive. On boit, on trinque, on mélange, on re-boit. Puis on rentre se coucher en sachant que le lendemain, ce sera dur.

Et cela ne manque pas, au petit matin, on arrive au petit-déjeuner avec une mine douloureuse et l’un de nos proches nous invective : « ouh là, t’as la gueule de bois, toi ». Et ce n’est certainement pas à cet instant que l’on se pose cette question mais posons la quand-même : d’où vient cette expression « gueule de bois » ?

Les symptômes de l’abus d’alcool
La gueule de bois est une expression qui définit tous les symptômes que l’on peut ressentir après avoir fait des excès d’alcool : état nauséeux, mal de crâne, bouche pâteuse, fatigue, etc …   La cause d’un tel état est généralement due à une déshydratation. La déshydratation est la suite d’une dégradation de l’éthanol (de l’alcool, quoi) dans le corps.

Et il stimule l’inhibition de la vasopressine, une hormone antidiurétique. En résumé, la dégradation de l’éthanol stimule les urines. On urine plus qu’à l’accoutumé, on évacue les liquides du corps, et donc on se déshydrate plus rapidement. Or, le corps est très sensible à la déshydratation. Le cerveau en particulier, dont la conséquence est des maux de crâne.

L’autre symptôme de la déshydratation : la gueule de bois
L’autre symptôme est la xylostomiase : une bouche sèche, rêche, âpre, râpeuse … une bouche avec une texture identique au bois. Et voilà, cette métaphore d’avoir une bouche comme du bois est devenue « gueule de bois ». Et l’expression s’est démocratisée. Et pour info, on établit la naissance de cette expression au XVIIIème siècle.

Comment combattre la gueule de bois ?
Les plus sages d’entre nous diront qu’il faut maîtriser la consommation d’alcool. C’est en effet le plus simple. Mais en cas d’excès, il faut boire, boire et boire de l’eau. Notamment avant d’aller se coucher, pour maximiser l’hydratation du corps.

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Manque de sommeil : symptômes et conséquences

sommeilLe sommeil est particulièrement important pour votre corps et votre santé, aussi bien physiologique que psychologique.

Maxisciences vous en dit plus sur les conséquences du manque de sommeil sur votre bien-être et sur ses manifestations.

Diabète, surpoids et maladies cardiovasculaires
Souvent liés, ces trois problèmes de santé peuvent être rencontrés à cause du manque de sommeil. En effet, le développement du diabète est plus présent en cas de manque de sommeil car celui-ci diminuerait la sensibilité à l’insuline. Ainsi, les risques de développer un diabète de type 2 sont augmentés, de même que la dégradation du contrôle glycémique. C’est particulièrement le cas chez les personnes atteintes d’obésité.

Cette désensibilisation à l’insuline est également responsable de la prise de poids. Qui plus est, plusieurs études montrent que les personnes dormant moins ou ayant un sommeil de moins bonne qualité seraient conduites à manger jusqu’à 400 calories de plus, pour une dépense énergétique identique voire réduite. Le diabète, de même que l’obésité, joue ensuite un rôle important sur le système cardiovasculaire.

Dormir peu favoriserait largement l’augmentation du stress oxydant et irait jusqu’à l’altération de la réponse inflammatoire mais aussi des mécanismes menant aux maladies cardiovasculaires. Dormir peu est ainsi associé par plusieurs études aux maladies coronariennes, à l’hypertension ainsi qu’à l’arythmie. Cependant, dormir trop est un problème aussi, puisque cela favoriserait les AVC.

Manque de sommeil et troubles de l’humeur
Le manque de sommeil est directement lié à notre état mental, à notre façon de percevoir la vie et à la manière de nous adapter aux différentes situations que nous rencontrons. Mais cela peut être à double tranchant.

Le manque de sommeil peut mener à la dépression, augmenter les troubles de l’humeur. Cependant, les personnes dépressives dorment trop et il convient de les aider à dormir moins pour les soigner.

Néanmoins, les insomnies sont souvent les premiers symptômes d’une dépression, et elles ont tendance à aggraver l’ensemble des autres symptômes, favorisant ainsi l’installation de la maladie.

Les autres manifestations du manque de sommeil
Le manque de sommeil peut provoquer des troubles digestifs, à cause de la formation de molécules inflammatoires dérangeantes. Les reflux gastro-œsophagiens deviennent par exemple un problème pour le sommeil, entraînant souvent le dormeur dans un cercle vicieux dans lequel ce qui l’empêche de dormir est provoqué par son incapacité à dormir.