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4 idées reçues sur le cycle menstruel

roudoudou« Avoir ses ragnagnas », « les Anglais ont débarqué », « être indisposée »…

Il existe à peu près autant d’expressions pour dire qu’on a ses règles que d’idées fausses sur le sujet. Toujours tabou et méconnu, le cycle menstruel, que les femmes expérimenteront environ 450 fois dans leur vie, mérite que l’on rétablisse quelques vérités.

Il aura fallu attendre 2018 pour qu’une une marque de protections hygiéniques utilise enfin dans ses publicités du liquide rouge pour représenter le sang des menstruations. Jusque-là un fluide bleu avait toujours été employé. C’est dire si le sujet met mal à l’aise.

La preuve avec quelques chiffres récoltés par l’association Plan International qui montrent que 52 % des parents préfèrent parler de sexe avec leur fille plutôt que des règles. Plus inquiétant encore : 48% des filles en Iran, 10 % en Inde et 7 % en Afghanistan croient encore que les règles sont une maladie. Il est temps de tordre le cou à quelques idées reçues concernant cette fonction naturelle.

Le sang des règles est sale : FAUX
Et pourquoi serait-il plus dégoûtant que celui qui coule quand on se coupe ?   Il suffit de connaître sa composition pour s’en rendre compte. Le sang des règles est constitué d’eau, de lymphe, de globules rouges et de cellules d’endomètre, la muqueuse interne de l’utérus qui s’épaissit pendant la première moitié de chaque cycle menstruel et qui desquame quand il n’y a pas eu de fécondation.

Qu’est-ce qui n’est pas propre là-dedans ?   Et la couleur marron qu’il peut arborer parfois au début ou à la fin des menstruations s’explique par le fait que le sang a pris davantage de temps pour quitter l’utérus. Plus il reste dans le corps, plus la muqueuse utérine le brunit.

800-questions-au-gynecologue.jpgLes femmes perdent beaucoup de sang chaque mois : FAUX
Chacune a son propre cycle, qui est loin d’obéir à un calendrier de 28 jours. Il peut varier de 21 à 36 jours selon les femmes. Et toutes ne perdent pas non plus la même quantité de sang selon la durée de leurs règles et l’intensité de leur flux.

D’après les données du livre 800 questions au gynécologue du Dr Alain Tamborini (édition Marabout), il faut compter, en moyenne, entre 50 à 150 ml de sang sur 3 à 6 jours de règles. Pour vous donner une idée 100 ml c’est la contenance d’un demi-verre à eau et 150 ml équivalent à une mini-canette de soda.

On ne peut pas tomber enceinte quand on a ses règles : FAUX
A en juger le nombre de réponses (plus de 7 millions) sur lesquelles on tombe quand on pose la question sur un moteur de recherches, on peut estimer que l’information est mal passée. Même si la probabilité est rare, elle existe.

Notamment chez les femmes qui ont des cycles courts, comme l’explique l’organisation American Pregnancy. Celles qui ont des cycles de 21 à 24 jours ovulent donc plus tôt au cours de leur cycle et peuvent avoir du mal à calculer ce moment.

Sachant aussi que les spermatozoïdes conservent leur aptitude à féconder pendant 2 à 5 jours après un rapport sexuel non-protégé, il est possible « qu’après un rapport ayant eu lieu vers la fin de vos menstruations vous puissiez tomber enceinte 4 ou 5 jours plus tard ».

On ne doit pas avoir de rapports sexuels pendant ses règles : FAUX
La vie ne s’arrête pas quelques jours par mois parce qu’on a ses règles et heureusement. Quant à faire des galipettes à cette période-là, tout est une question de choix personnel. Quand certaines ne veulent pas être approchées à moins de 150 mètres d’autres, au contraire, remarquent une libido qui monte en flèche à ce moment précis.

Si les deux partenaires sont à l’aise avec l’idée, rien n’empêche d’avoir des rapports sexuels pendant ses règles. D’autant plus que le cerveau va libérer des endorphines, les hormones du bien-être, qui peuvent aussi agir ponctuellement comme des antalgiques naturels. Un bon moyen pour calmer les éventuelles douleurs que certaines peuvent connaître pendant leurs menstruations. Sans oublier qu’il existe désormais un tampon spécifique qui permet de faire l’amour pendant ses règles.

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Adolescence, sexualité et homosexualité

generationNotre orientation sexuelle se révèle le plus souvent au moment de l’adolescence

Durant cette période d’extrême fragilité psychologique et affective, il apparaît parfois difficile de faire face à une orientation affective et sexuelle différente de la norme hétérosexuelle. État des lieux d’une période clé avec de nombreux témoignages.

Aujourd’hui, le milieu associatif conscient de ces difficultés, vient en aide aux jeunes et à leur famille, proposant écoute, dialogue et soutien aux personnes concernées.

homosexualité et suicidePas toujours facile de trouver à qui parler
A l’adolescence, au début de l’âge adulte, bon nombre de garçons et de filles, d’hommes et de femmes, s’interrogent sur les sentiments qu’ils ressentent et qu’ils découvrent. « Ça fait longtemps que je sais que je suis attiré par les garçons. Je croyais que ça passerait, mais plus je grandis et plus je me rends compte que non. Je ne peux en parler à personne. Mon père réagit très violemment aux émissions sur le sujet. Mes copains et mes copines sont tous hétéros. Ils ont l’air tolérants comme ça mais je ne sais pas comment ils réagiraient. J’aimerais rencontrer un garçon de mon âge. Vous croyez que c’est naturel ? » Pierre, 15 ans, a, comme beaucoup d’autres jeunes de son âge, appelé la ligne Azur pour discuter d’attirance, de désir, de sexualité et d’homosexualité.

Depuis trois ans, les équipes de cette ligne d’écoute et d’information reçoivent les appels de jeunes garçons et filles qui cherchent un interlocuteur à qui se confier.

La valse des étiquettes
« J’ai 16 ans et je ne sais pas si je suis homo ou hétéro. Je trouve les filles lourdes. Mais ce sont peut-être des préjugés.  Je ne parle pas ouvertement de ce questionnement autour de moi, seulement par allusions parfois » déclare Mathieu.

La sexualité reste encore un sujet tabou. Elle fascine, elle intrigue et celle des autres renvoie souvent à ses propres pratiques et à ses propres doutes. Cela s’accompagne d’une pression sociale obligeant chacun à se définir par rapport son comportement sexuel.

Quand on est adolescent, cette pression est souvent difficile à vivre et beaucoup de jeunes cherchent à savoir à quelle catégorie ils appartiennent. Homo ou hétéro, on a souvent le sentiment qu’il faut choisir son camp et on recherche alors en soi les signes, les preuves qui démontreraient que l’on appartient à tel ou tel groupe.

Mais la sexualité ne se résume pas à des catégories. Chaque individu la vit différemment et aucune règle n’existe en la matière. Il faut se donner du temps pour apprendre à se connaître, à identifier ses propres désirs. Toute expérience n’est pas forcément définitive, ni un engagement pour l’avenir. Éprouver une affection particulière pour sa meilleure amie quand on est une fille ne signifie pas obligatoirement que l’on est lesbienne. Se masturber entre copains en regardant des films pornos n’est pas une pratique réservée exclusivement aux homosexuels.

Découvrir son corps et chercher à connaître celui des autres, sont des étapes nécessaires pour trouver son équilibre. Et il est important de prendre son temps. Entre homosexualité exclusive et hétérosexualité exclusive, toute une gamme existe et c’est à chacun de faire son chemin pour savoir où il se positionne. A l’inverse, on peut se savoir homosexuel(le) sans avoir jamais couché avec une personne de son sexe.

Le regard des autres
« Je me sens homo mais je ne peux pas le vivre. Je suis très isolé, c’est difficile d’en parler en famille. Je suis toujours renvoyé à une image très négative de l’homosexualité. Au lycée, c’est terrible, je me fais insulter. Ça doit se voir que je suis homo. J’ai l’impression d’être un cas unique » regrette Laurent, 16 ans.

La faible représentation des homosexuels ou des bisexuels dans les médias, l’absence au collège ou au lycée d’espaces de discussion et d’information autour de la sexualité, donnent souvent l’impression d’être seul(e) au monde. Cette impression est renforcée lorsque l’entourage montre des signes d’hostilité à l’égard de toutes relations entre personnes de même sexe.

Dans certains milieux en province ou en banlieue, l’homophobie quotidienne et lancinante est une pression sociale qui tend à cacher toute expression d’une attirance ou d’un désir à caractère homosexuel. Même si elle est invisible, il ne faut pas oublier que l’homosexualité est présente dans tous les milieux, dans toutes les régions, dans toutes les classes d’âge. Au lycée, un autre garçon ou une autre fille partage peut-être les mêmes angoisses, les mêmes doutes ou interrogations. Vous la côtoyez tous les jours, vous croyez la connaître et pourtant …

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Les 10 fantasmes des femmes

7bf7dd09Les fantasmes ne sont pas réservés à ces messieurs, les femmes aussi les utilisent pour alimenter leur désir et intensifier leur plaisir. Des fantasmes souvent secrets, voire tabous.

Faire l’amour avec plusieurs hommes
Plus on est de fous, plus on jouit ?  C’est en tout cas ce que semblent penser de nombreuses femmes, puisqu’elles se plaisent à s’imaginer dans les bras non pas d’un seul homme, mais de plusieurs.  Deux Apollons dans un même lit, qui vous font atteindre le nirvana, avouez que c’est tentant.

Être dominée
Si la violence elle-même n’est jamais justifiée, la plupart des femmes avouent qu’elles rêvent d’être dominées et de se soumettre au bon vouloir de leur amant. Cette relation dominant/dominée peut donner lieu à divers scénarios érotiques. Attachée, menottée, yeux bandés, malmenée : jusqu’où serez-vous prête à aller ?

S’offrir à une femme
Goûter au fruit défendu, vous y avez déjà pensé. Ce fantasme lesbien est assez répandu. Pourquoi ?  Parce qu’il évoque la sensualité, l’osmose sexuelle avec une femme qui saura vous donner du plaisir, mais aussi l’interdit. Et rassurez-vous, la plupart des hommes n’ont rien contre, bien au contraire, votre partenaire prendra lui aussi du plaisir en vous regardant.

S’acoquiner avec un homme plus âgé
Pas toujours facile à assumer, mais les hommes mûrs vous font fantasmer ?  Vous n’êtes pas la seule, il ne s’agit ni de perversion ni d’une attirance malsaine. Juste le désir de s’offrir à un homme expérimenté, qui a vécu et pourrait vous apprendre une chose ou deux sur l’érotisme et le plaisir.

L’amour en public
Le danger, la peur d’être vue, prise en flagrant délit, voilà ce qui vous fait vibrer. Vous avez toujours rêvé de vous exhiber, de faire l’amour dans un lieu public ?  De nombreuses femmes partagent ce fantasme. Salle de cinéma, transports en commun, ruelle déserte : laissez libre-court à votre imagination.

Les hommes en uniforme
C’est un peu cliché, mais il faut l’avouer, vous imaginer dans les bras d’un beau pompier, d’un militaire ou d’un simple ouvrier en bleu de travail, cela vous fait saliver. Un quelconque uniforme et le tour est joué : votre homme « lambda » se transforme en un irrésistible objet sexuel.

Tester l’échangisme
Au quotidien, vous n’êtes pas franchement partageuse. Votre homme vous appartient, gare à celle qui oserait s’en approcher. Pourtant, l’échangisme vous attire, vous intrigue, ne vous laisse pas indifférente. Vous imaginer au milieu de tous ces couples qui se prêtent pour l’occasion, cela vous fait envie. Mais si fantasmer est une chose, passer à l’acte en est une autre.

Faire l’amour avec un inconnu
Vous croisez son regard, la tension sexuelle est à son comble, vous ressentez immédiatement son désir et peu à peu, le vôtre. Dans vos fantasmes les plus fous, un mystérieux inconnu vous fait monter au septième ciel. Pas besoin de parler, de faire les présentations, vous passez directement aux choses sérieuses et reprenez votre chemin une fois que cette rencontre sauvage est consommée.

Se faire appeler « Maîtresse »
Si certaines femmes fantasment à l’idée d’être l’esclave sexuelle de leur partenaire, d’autres rêvent de mener les ébats, de dominer, d’entendre « oui maîtresse » et de sévir lorsque leurs souhaits ne sont pas respectés. Perchée sur les hauts talons de vos bottes en cuir (ou en latex), cravache à la main, vos désirs sont des ordres.

S’abandonner en pleine nature
Un cadre romantique, luxuriant, c’est un réel appel des sens. Chez les femmes, la romance joue un rôle prédominant dans l’imaginaire érotique. Une plage abandonnée, un champ de blé fraîchement coupé, un pré verdoyant.  Des scénarios tendres et sensuels qui invitent au plaisir.

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Hygiène intime et fuites urinaires

fuite urinaireAprès un accouchement ou lors de la ménopause, les fuites urinaires sont fréquentes. Trois millions de femmes seraient concernées en France.

Handicapant la vie au quotidien, ces troubles souvent tabous peuvent être traités. Le point sur les règles d’hygiène intime et les solutions adaptées.

Trois millions de femmes souffriraient d’incontinence en France. Les conséquences psychosociales sont lourdes. Une bonne hygiène intime et des protections adaptées peuvent améliorer le quotidien de ces femmes. Mais la rééducation périnéale ou la chirurgie sont parfois nécessaires.

Hygiène intime et fuites urinaires
Après un accouchement ou lors de la ménopause, les muscles du périnée peuvent être affaiblis. Les femmes sont alors victimes d’incontinence urinaire, lors d’un effort (sport, rire, éternuement) ou en permanence. Plusieurs attitudes sont à suivre en matière d’hygiène intime. Les odeurs liées à l’incontinence amènent souvent les femmes à renouveler les toilettes intimes.

L’usage d’un savon ou gel approprié est recommandé une à deux fois par jour. Si la fréquence de la toilette doit être augmentée, il faut la pratiquer à l’eau claire, sans savon. En effet, un « excès » de propreté diminue les défenses naturelles et créé des conditions favorables au développement de germes. Les douches vaginales sont vivement déconseillées pour les mêmes raisons.

L’usage de protections adaptées à l’incontinence est vivement conseillé. Plusieurs modèles existent en fonction de l’importance des fuites. La fréquence de changement de ces protections peut aller d’une à plusieurs fois par jour. Les produits proposés aujourd’hui possèdent généralement un système de « contrôle » d’odeur efficace. Mais lorsque les fuites urinaires handicapent la femme au quotidien, d’autres solutions existent.

La rééducation et la chirurgie
Contraignant, le port de protection n’est pas la panacée des fuites urinaires. La rééducation périnéale suffit parfois. Elle consiste à re-muscler le périnée pour qu’il retrouve sa fonction de contrôle. Des exercices simples peuvent être pratiqués à la maison. On peut s’entraîner à retenir le jet lors de la miction. Si ces exercices ne suffisent pas, un kinésithérapeute peut proposer des séances à l’aide de sondes introduites dans le vagin.

La première technique, appelée l’électro-stimulation, consiste à stimuler électriquement les muscles du périnée. L’autre technique est le biofeedback. Toujours à l’aide d’une sonde, la femme peut évaluer l’efficacité de ses contractions via un écran ou un signal sonore. Elle peut ainsi s’entraîner à contracter les « bon » muscles. Ces deux méthodes sont sans douleur et suffisent parfois à enrayer les problèmes de fuites urinaires.

En cas d’échec, la chirurgie est alors le seul moyen de traiter l’incontinence. Elle s’avère efficace chez 90 % des patientes. Pour les fuites liées à l’effort, l’urologue proposera la pose de bandelettes synthétiques visant à comprimer l’urètre lors des efforts. Cette intervention se fait sous anesthésie locale et la femme ressort de l’hôpital le soir même. Concernant autres types de fuites, si certains traitements médicamenteux ne suffisent pas, la pose d’un sphincter artificiel est très efficace.

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Point P : comment atteindre l’orgasme prostatique ?

orgasme point pAlors que le point G attire sur lui toutes les attentions, se profile peu à peu pour l’homme aussi, l’accès à un nouveau type d’orgasme, jusqu’ici peu plébiscité : la stimulation de la prostate, plus communément appelé le point P.

Avant d’examiner plus avant les contours et les vertus de ce fameux point P, le Dr Pierre Desvaux, tient à préciser qu’en matière de sexualité, il y a d’abord les usages, « ce que les humains pratiquent entre eux pour en tirer du plaisir », et la recherche scientifique, « qui en explique et valide les effets au regard de différentes études menées sur le sujet ». En clair, jusqu’ici rien de scientifique ne vient soutenir la thèse du Point P,  comme équivalent masculin du point G chez les femmes.

Qu’est-ce que l’orgasme prostatique ?
Si le parallèle avec le point G reste très hasardeux au regard de la science, le comparer à l’orgasme profond que peuvent ressentir entre 20 à 30 % des femmes semble plus approprié. Le Dr Desvaux rapporte qu’en questionnant les hommes à ce sujet, ou en prêtant attention à leurs confidences, la plupart témoignent « d’un orgasme différent de d’habitude, plus diffus, plus viscéral et profond, et sans éjaculation ». Ce type de stimulation (anus et prostate) procurerait donc des sensations proches de celles obtenues lors de rapports sexuels mettant en jeu le col de l’utérus et le fond vaginal pour la femme.

Les raisons en sont simples. « Quand on stimule la prostate, on doit traverser la zone du sphincter anal, particulièrement innervé et musclé » précise le Dr Desvaux. La mise en tension du sphincter anal produit un premier type de sensation connu de beaucoup. A l’opposé, le massage prostatique dans ces conditions peut produire une sensation plus viscérale, moins précise dans sa localisation, une sorte de chaleur intérieure plutôt comparable à l’orgasme profond chez les femmes.

Une pratique en solo ou en duo
Comment se lancer ?  Comme dans toutes les pratiques sexuelles nouvelles, explorer en solo est recommandé. C’est le meilleur moyen, d’une part, de vous faire une idée sur les effets, et d’autre part, d’en maîtriser les accès. Après y avoir gouté en toute liberté, lancez-vous si vous le souhaitez en duo. « Là encore des précautions sont de mises » prévient notre expert. Inutile de se la jouer cru, ambiance acteur de film porno rompu à toutes les pratiques. Sauf si vos ébats sont déjà sous le signe de l’exploration de plaisirs débridés.

Si vos galipettes sont plus conventionnelles en revanche, procédez pas à pas :
– L’art de la feinte. Demandez-lui si elle connaît cette pratique dont on parle tant dans la presse, et ce qu’elle en pense.  » Vous saurez ainsi si pour elle, la stimulation du point P, est réservée aux tordus, pervers sexuels ou aux homosexuels » explique le Dr Desvaux. Si c’est le cas, vous venez de vous éviter d’être étiqueté, jugé et rabroué. A l’inverse, si votre partenaire semble manifester un réel intérêt, passez à la phase 2.

– Passer aux aveux. Confiez-lui votre curiosité pour cette pratique, et combien vous lancer en sa compagnie pourrait vous plaire. Et comme chacun le sait, votre plaisir ainsi décuplé pourrait avoir des conséquences inattendues et sans doute jouissives sur sa sexualité à elle. Deuxième effet kiss cool.

Comment atteindre l’orgasme prostatique ?
La prostate est une zone plate ou à peine gonflée, que l’on peut sentir en avant, vers la vessie en introduisant totalement son index. Elle est facilement accessible. Sa consistance est molle comme une balle en mousse (normalement). La stimuler se fait par de petites pressions de l’index, comme si on voulait la masser. Pour obtenir les résultats désirés, inutile de vous transformer en méchants « hardeux ». Une pratique sensuelle promet tout autant d’effets voluptueux. Par ailleurs, il existe aujourd’hui des sex toys conçus spécialement pour cet effet. L’utilisation en est toute simple : une fois cet accessoire en place, les contractions du périnée entraînent celles de l’anus et la stimulation prostatique. Rien de bien extravagant au final, pour de nouvelles sensations.

Attention tout de même aux objets de stimulation du point P. Le Dr Desvaux est formel : « Évitez d’improviser avec des objets dont ce n’est pas la fonction première. Respecter des règles de sécurité est essentiel, pour éviter des incidents fâcheux ». Certains accessoires (godes et autres) sont conçus à cet effet et possèdent une sécurité, qui est loin d’être un simple gadget, mais bien une nécessité. Oublier ces précautions élémentaires pourrait vous conduire aux urgences. Les matières aussi sont à prendre en compte. Les objets en silicone, lavable et stérilisables sont plus hygiéniques.

Pourquoi la jouissance prostatique est taboue ?
Si les témoignages recueillis ne tarissent pas d’éloges sur les effets de cette pratique, ils restent anecdotiques. La stimulation de la prostate n’est pas si répandue. Il y a des afficionados, bien sûr, mais aussi beaucoup de tabous. Le rapport à la pénétration anale chez les hétéros semble renvoyer immanquablement d’une part à l’homosexualité, et d’autres par à la soumission. Qui remet fortement en cause la notion de mâle dominant. « Les images et la symbolique qui y sont associés sont souvent un frein à ces pratiques » soulève le Dr Desvaux. Les archaïsmes ont la vie dure, malgré la libération sexuelle en cours. Ce qui explique que peu franchissent le pas. Et s’ils le font, ils ne s’en vantent pas.

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Pourquoi la sodomie fait-elle fantasmer les hommes ?

cote-coeur-cote-sexeCela peut paraître une idée reçue, il n’en est rien. Les chiffres mettent en évidence une réelle réticence des femmes au sujet de la sodomie.

Une pratique qui, en revanche, suscite chez les hommes bien des émois, des fantasmes et du plaisir. Décodage d’un engouement masculin, encore rarement partagé.

Ce sont eux qui majoritairement la demandent. Les femmes sont de plus en plus nombreuses à accéder à leur désir, s’y soumettant, y trouvant aussi du plaisir.

osez sodomieLe frisson du tabou
Vantée par la nouvelle littérature X destinée aux femmes, et banalisée par l’accès aux films porno via Internet, la sodomie semble être devenue incontournable. Pourtant, aujourd’hui encore elle s’entoure toujours de tabou, et « probablement que ce parfum d’interdit joue un rôle dans cette fascination qu’elle exerce sur les hommes« , affirme le Dr Sylvain Mimoun, gynécologue, andrologue.

D’où vient cette aura sulfureuse qui malgré tout persiste ? « C’est simple, la sodomie va à l’encontre de la procréation » répond notre expert. Du point de vue de l’inconscient collectif, elle reste une pratique, connotée « contre nature ».

L’histoire de la sodomie en témoigne. Jusqu’au milieu du XXème siècle, elle est illégale dans la quasi-totalité des nations. « Encore aujourd’hui, certains états des États-Unis ont des lois la prohibant » ajoute le Dr Sylvain Mimoun. Tandis qu’en Inde, elle est réprimée.

Dans les pays arabes, cette pratique coïncide avec l’exigence d’arriver vierge au mariage. Le sexe anal, à notre époque du porno chic, quoi qu’on en dise, occupe toujours une place de choix dans les pratiques transgressives.

Le sexe anal excite le fantasme masculin de la soumission
Deux ressorts peuvent sous tendre l’excitation que suscite cette pratique anale chez les hommes. La position tout d’abord qui évoque immanquablement la soumission de la femme, à cet homme qui la sodomise, par derrière, lui laissant la voie libre d’assumer ce désir, inhabituel.

Or, si la sodomie emballe la machine à fantasmes masculine, il n’en va pas de même pour les femmes. Les chiffres sont éloquents. Parmi les 8,7 % qui reconnaissent la pratiquer 52,9 % affirment « ne pas apprécier ». « Une position, qui d’autre part, place inévitablement l’homme dans le rôle du pénétrant » décode le Dr Sylvain Mimoun.

A la soumission de la femme s’ajoute le fantasme de toute puissance de celui-ci, à « forcer » ce passage plus étroit. En effet, cette pratique ne souffre aucune mollesse, et l’homme ne pourra s’y prêter qu’avec une « belle érection ». Sinon impossible de s’y introduire. Cet acte lui permet alors de faire une démonstration de sa virilité. D’autant plus qu’il peut susciter chez lui, une certaine « brusquerie ».

Orgasme anal : un plaisir plus intense ?
La sodomie s’entoure immanquablement d’une promesse d’orgasme inédit pour les hommes. Mais qu’en est-il vraiment ? « Sur le plan physique, les hommes confient éprouver un plaisir plutôt intense dû au fait de l’étroitesse du passage » rapporte le Dr Sylvain Mimoun. Dans le secret du cabinet, nombreux sont ceux qui avouent ne pas ressentir de pression suffisante autour de leur pénis pour obtenir un orgasme. Opter alors pour le sexe anal procure alors bien des avantages.

Par ailleurs, ces derniers peuvent être également stimulés par le plaisir que ressent leur partenaire, au-delà de ses réticences bien sûr. En effet, même s’il n’est pas courant de l’avouer, cette pratique peut procurer également aux femmes, une puissante jouissance. Une fois levées toutes les réticences qui y sont associées, bien sûr.

Explications : toute la zone anale externe et interne, est fortement vascularisée et innervée. Ses terminaisons nerveuses « internes » captent de manière particulièrement sensible les sensations de pression et de distension.  tandis que celles externes captent les frottements, et les changements de température. Ce qui signifie que l’anus est physiologiquement « très » apte à procurer un orgasme anal.

Une fois admis le potentiel orgasmique encore méconnu de cette zone, les préliminaires sont de mises. Si l’anus apprécie toutes les gammes de stimulations, il est recommandé de ne pas aller droit au but.  Une précaution qui devrait permettre de mieux partager la fascination masculine pour cette pratique avec leur partenaire.

Côté Cœur, côté sexe. L’ABC du bonheur à 2
Du Dr Sylvain Mimounl , Éditions Albin Michel

Osez … la sodomie
De Coralie Trinh Thi , Éditions La Musardine

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L’objet de tous les mystères

mystere femme hommePourquoi les femmes ont-elles caché si longtemps  et cachent encore  ce que les hommes désirent plus que tout chez elles : leur sexe.

Enfoui sous de nombreuses couches de tissus, robes, jutons, culottes, le sexe de la femme ne s’expose jamais. Aujourd’hui encore, même vêtue d’un pantalon, une femme ne se laissera jamais aller à s’asseoir les jambes écartées, comme le font si souvent les hommes. Habillée d’une jupe, elle croisera les jambes, pour qu’aucun regard ne puisse se perdre en elle.

D’où vient ce regard que l’on porte sur la vulve, puisque c’est son nom ?  Un regard empreint de répugnance autant que d’attirance. On parle de la moule, de la craquouse (L. F. Céline, « Mort à crédit »), plus souvent que de l’abricot ou de l’amande. Et les chansons grivoises ne manquent pas pour faire du sexe de la femme un synonyme de l’obscénité.

La femme face à elle même
La femme découvrira à l’adolescence que son sexe se couvre de poils, coule et que du sang s’en échappe. Toute sa vie, il lui faudra pratiquer une gymnastique compliquée pour tenter d’observer cette partie cachée de son corps qui, seule, la différencie des hommes. Combien de femmes n’ont jamais pris une petite glace pour regarder leur sexe (elles ne peuvent le faire autrement) ?   Le sexe de la femme est-il à ce point tabou ?   Combien de femmes vivent ainsi sans se connaître ?   Celle que la mère n’aura pas rassurée se posera de nombreuses questions sur la perte de sa virginité et la douleur qu’on y associe généralement.

Le sexe des femmes est une affaire de femmes. Les conseils seront chuchotés loin des oreilles des hommes, comme si en parler ouvertement pouvait attirer de quelconques malédictions. Les règles, même à l’âge adulte, sont soigneusement dissimulées et si une tache de sang vient souiller un pantalon, c’est un sentiment de honte qui envahira l’imprévoyante.

Lorsque la femme découvre que son sexe ne rebute pas son partenaire, elle se réconcilie alors pour de bon avec lui. Il pourra s’exposer librement sous le regard de l’homme, se laisser observer, admirer, caresser, aimer de la main et de la bouche. Pour son plus grand plaisir.

L’homme face à son sexe
Alors qu’il l’affuble de toutes les grossièretés dans de nombreuses histoires, le sexe de la femme, si caché, si mystérieux, est, pour l’homme, l’objet de toutes les convoitises. Sa main, adolescent, cherchera à percer le secret enfoui entre les cuisses serrées de sa conquête. Ses doigts, peu à peu plus sûrs d’eux, caresseront les poils, découvriront le clitoris qui se durcira sous leur pression, se perdront ensuite entre les lèvres avant d’atteindre l’entrée du vagin. L’homme se perdra dans sa douceur et sa moiteur, en savourera le goût laissé au creux de sa main. Il y posera enfin sa tête, y laissera aller son regard, puis sa bouche s’en délectera. Le mystère deviendra familier. Source de jouissance.

« Roses aux pétales délicats »,
« Blessures d’où je viens »
que de métaphores suggestives
pour cette parcelle d’anatomie féminine