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Les tarifs réglementés du gaz baisseront de 6,8% au 1er juillet

gazLes tarifs réglementés du gaz appliqués à 4,3 millions de foyers vont baisser de 6,8% au 1er juillet grâce à une forte baisse des coûts d’approvisionnement de 14,4% sur le marché du gaz naturel.

Comme attendu, les tarifs réglementés de vente du gaz, appliqués par Engie à des millions de foyers, vont baisser de 6,8% au 1er juillet, a annoncé ce mercredi la Commission de régulation de l’énergie (CRE). Les tarifs « sont en baisse de 6,8% en moyenne par rapport aux tarifs en vigueur depuis le 1er juin 2019 », indique la CRE dans une délibération.

Cette évolution a été entraînée par une forte baisse de 14,4% des coûts d’approvisionnement, dans le sillage de la baisse des cours sur le marché du gaz naturel. Ces tarifs de vente sont aujourd’hui appliqués par Engie à quelque 4,3 millions de foyers.

Mais ils sont appelés à disparaître à terme car ils avaient été jugés contraires au droit européen par le Conseil d’État. Le gouvernement a ainsi prévu de mettre fin aux tarifs réglementés de vente du gaz naturel de manière progressive, jusqu’au 30 juin 2023. La mesure, initialement prévue dans la loi Pacte, a été intégrée au projet de loi énergie-climat.

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Les péages augmentent sur les autoroutes

péageC’est une hausse qui survient en même temps que certains produits de consommation, et en pleine crise des « gilets jaunes ».

Alors forcément, la hausse des tarifs des péages exaspère les automobilistes. « C’est trop cher, ils nous pompent l’air et ils nous pompent le fric, surtout dans la région, parce qu’ici l’autoroute est périurbaine, et elle devrait être gratuite », se plaint une automobiliste des Alpes-Maritimes.

La hausse de trop L’augmentation cette année devrait être en moyenne de 1,86%. Entre 2011 et 2018, les tarifs n’ont cessé d’augmenter : + 9,5%. Pour justifier ces augmentations, les sociétés d’autoroutes ne sont pas à court d’arguments : inflation, gel des tarifs de 2015, mais aussi un plan d’investissement de 700 millions d’euros pour des travaux. Sur l’axe Paris-Toulouse, même constat, + 9,37% en 7 ans. Pour certains automobilistes, c’est la hausse de trop.

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L’e-cigarette Juul démarre très fort en France

l'e-cigarette juulLa Juul, une vapoteuse américaine au design épuré, très simple d’utilisation et très fortement dosée en nicotine, a discrètement débarqué en France le mois dernier. Elle y rencontre un succès fou.

« Ça part comme des petits pains, il ne se passe pas un jour sans que je vende une Juul », se réjouit ce gérant de magasin de e-cigarettes parisien. Son échoppe est l’une des cinquante qui ont obtenu de vendre la Juul, cette nouvelle vapoteuse, dès son arrivée en France le 6 décembre dernier. « Le succès est tel qu’au début, la start-up ne parvenait pas à nous livrer suffisamment. Elle avait sous-estimé la demande », continue le revendeur.

Six semaines plus tard, conforté par les excellents retours des revendeurs « Juul se lance dans de nouveaux magasins chaque jour », se félicite Ludivine Baud, la directrice générale de Juul France. Paris commence à être très bien maillé, et alors qu’il n’y a aujourd’hui que deux revendeurs en région, « on travaille sur notre déploiement dans les autres grandes villes », ajoute-t-elle.

Ce carton est né du bouche-à-oreille, puisque dans l’Hexagone, la start-up californienne qui fabrique la Juul n’a fait aucune publicité autour de son arrivée. Elle n’en avait pas besoin : « Les gens entrent dans mon magasin en disant ‘je veux la Juul et des recharges à tel parfum' », souligne le revendeur parisien. Les Français en ont sans doute aussi entendu parler dans les médias et sur les réseaux sociaux qui racontent depuis des mois l’engouement impressionnant pour la Juul dans son pays d’origine, les États-Unis.

70% de parts de marché aux USA
Née en 2015, la e-cigarette y capte aujourd’hui 70% du marché du vapotage. Non sans s’attirer les foudres de la Fud and Drugs Administration qui constatait que des jeunes se mettaient à la Juul alors qu’ils n’avaient jamais fumé auparavant. Depuis, la start-up a dû cesser de vendre trois des cinq parfums de sa gamme de recharges en novembre dernier. En l’occurrence, ceux aux fruits, plébiscités par les plus jeunes, et qui représentaient 45% de ses ventes outre-Atlantique.

En France en revanche, ces saveurs (pomme verte, mangue ou vanille) sont bien disponibles à la vente. Et la Juul se dirige vers la même position hégémonique qu’outre-Atlantique, où l’on revendique désormais de « juuler », comme on dirait « vapoter » ou « fumer ».

Mais qu’est-ce qui fait que la Juul surpasse les autres vapoteuses ?   En premier lieu, « son prix, moins de 30 euros hors recharges, très attractif », avance sur sa page YouTube le patron de DashVapes, la plus grande chaine de e-cigarette au Canada. David Praph évoque aussi « son design épuré » qui n’est pas sans rappeler l’allure des produits Apple, et surtout sa simplicité d’utilisation incomparable. Pas de bouton à enclencher pour « tirer », pas de liquide à verser mais des recharges toutes prêtes, à clipper dans la vapoteuse.

Un système à la Nespresso
Pourtant, DashVapes a décidé de ne pas distribuer la Juul. D’abord parce que quand ses concurrentes se rechargent en liquide nicotinique avec des petites bouteilles, la Juul ne fonctionne qu’avec des « pods ». De minuscules recharges pré-remplies qui coûtent 3 euros pièce. Un système à la Nespresso avec les capsules que dénonce vertement le gérant de la chaîne canadienne. Selon ses calculs, les 30 millilitres de recharge, qui coûtent environ 15 dollars en fiole, reviennent à 270 dollars en « Juulpods ». Soit 50 fois plus cher.

Du côté de Juul, on explique ces pods pré-remplis, dont le fonctionnement et le liquide sont brevetés, sont « essentiels pour rendre l’expérience si proche de la cigarette, et aussi satisfaisante pour l’utilisateur », affirme la directrice de la filiale France. A priori, il n’y a donc aucune chance que les pods deviennent rechargeables, et donc moins onéreux. Accessoirement, la firme assure s’être fixé comme priorité de travailler à leur recyclage.

Une forte dose de nicotine
Autre problème aux yeux du géant canadien de la vapote : les Juulpods ont tous le même et très élevé dosage en nicotine : 20 milligrammes par millilitre, le plus haut taux autorisé. Alors que pour les autres vapoteuses, la concentration en nicotine des liquides de recharge commence à 0 milligramme et s’échelonne ensuite jusqu’à 20 milligrammes.

Certes, la nicotine en elle-même n’est pas cancérigène, lit-on sur Tabac-Info-service. Mais c’est bien elle qui provoque la dépendance. Donc le fumeur qui mise sur la e-cigarette pour se désaccoutumer de la nicotine risque bien de rester addict à sa e-cigarette. De quoi allécher des géants du tabac à la peine sur leurs marchés historiques. La maison-mère de Marlboro vient de prendre 35% du capital de Juul. Mais cette population qui aurait quitté le tabac pour devenir accro à la vapote ne représente pas le gros des troupes en France. Sur les 2,5% de la population qui vapote, selon l’Observatoire Français des drogues et des toxicomanies, six sur dix continuent de fumer des blondes en parallèle.

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Bob le mini lave-vaisselle arrive dans les cuisines

lave vaisselle bobPetit, compact et abordable (299 euros), ce lave-vaisselle de poche a déjà séduit 6000 consommateurs lors d’une phase de précommande.

Bob réinvente le lave-vaisselle avec une taille mini, proche du micro-ondes. Ses dimensions, 33 cm de large sur 47 de hauteur et de profondeur, permettent de le poser un plan de travail. Une simple prise électrique suffit pour le brancher. Pas besoin de prise d’eau : l’évacuation peut se faire vers l’évier. Seule contrainte, il faut remplir le petit réservoir de 3 litres avant de le mettre en route. 3 litres, quand il en faut 5 pour faire la même vaisselle à la main, affirme la marque.

Enfin, Bob coûte 299 euros, ce qui le rend relativement accessible. D’une capacité de deux couverts (soit quatre assiettes), il lave en 20 minutes. Avec Bob, la start-up Daan Tech vise une clientèle plutôt jeune, urbaine et manquant de place dans sa cuisine pour installer un lave-vaisselle standard. Comme il sera très visible, Dann Tech a soigné le look de ce lave-vaisselle, avec une porte aux formes arrondies, et un choix de douze coloris, du rouge profond au vert pastel.

Un appareil made in France
L’année dernière, la jeune entreprise avait présenté son appareil début 2018, avec l’idée de relancer la fabrication d’électroménager en France. Un an plus tard, la jeune équipe est en passe de réussir son défi. Une campagne de pré-commande a séduit 6 000 consommateurs, attirés aussi par un tarif exceptionnel de 199 euros. L’opération a permis à l’entreprise d’engranger 1,2 million d’euros. Pour les retardataires, Bob est désormais en vente 299 euros, sur le site de l’entreprise. Les premières livraisons devraient avoir lieu en novembre, avec la priorité donnée aux premiers clients.

Parallèlement, la start-up devrait procéder à une levée de fonds pour amorcer la pompe de l’industrialisation. Comme prévu, Bob sera fabriqué en France, précisément dans l’usine de SV20 Industries, à la Roche sur Yon, en Vendée.

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Péages : les sociétés autoroutières font un geste pour les usagers réguliers

péageÉlisabeth Borne a reçu ce jeudi les sociétés autoroutières pour leur demander «un effort» avant l’augmentation des tarifs de péage prévue en février. Les concessionnaires autoroutiers l’ont entendu et s’engagent à proposer une réduction de 30% aux automobilistes qui font au moins dix allers-retours par mois.

Le gouvernement veut étouffer les prémices d’une nouvelle grogne. Suite au mouvement des «gilets jaunes» qui s’en sont pris aux barrières d’autoroutes, engendrant ainsi plusieurs dizaines de millions d’euros de dégâts pour Vinci, le gouvernement se demandait comment il allait pouvoir faire passer auprès de l’opinion publique l’augmentation des péages d’1,8% prévue le 1er février.

La solution pourrait avoir été trouvée ce jeudi après-midi: les conducteurs empruntant régulièrement les autoroutes sur le même trajet vont pouvoir s’abonner pour bénéficier de 30% de réduction à partir de dix allers-retours par mois, a annoncé jeudi le ministère des Transports à l’issue d’une réunion avec les sociétés autoroutières. Ce qui correspond selon Élisabeth Borne, la ministre des Transports, à 29 euros de remise pour un automobiliste faisant l’aller-retour entre Metz et Verdun dix fois dans le mois.

«C’est un effort inédit, parce qu’il est supporté entièrement par les sociétés concessionnaires sans aucune contrepartie, sans aucune compensation d’autres usagers ni aujourd’hui ni demain, et sans aucune compensation de l’État», a souligné la ministre. Ces nouveaux abonnements pourront être payants, mais leur prix sera plafonné à 2,50 euros par mois. Ils seront disponibles sur l’ensemble du réseau autoroutier payant à partir du 1er février, date à laquelle les tarifs des péages doivent augmenter conformément aux contrats liant ces sociétés à l’État.

Généraliser des pratiques locales
Une solution qui semble plus raisonnable qu’un éventuel gel du tarif des péages, qu’avait privilégié Ségolène Royal en 2015. En effet, si le gouvernement avait emprunté cette voie, les sociétés d’autoroutes auraient très certainement obtenu l’annulation de la mesure par la justice administrative. De plus, si les entreprises ont accepté de mettre en place ce geste commercial, c’est également parce que le contexte est différent qu’en 2015.

À cette époque elles avaient eu le sentiment d’êtres prises à partie uniquement parce que le gouvernement venait d’annuler la mise en place de l’écotaxe et cherchait à compenser le manque à gagner d’un milliard d’euros lié à cette mesure avortée. «Il n’y avait pas de raisons qu’on paye les pots cassés», expliquait d’ailleurs récemment Xavier Huillard, PDG de Vinci. Les pouvoirs publics avaient également menacé de faire fi des contrats régissant les rapports entre l’État et les sociétés d’autoroute.

Aujourd’hui, rien de tel, Élisabeth Borne a répété qu’elle ne remettait pas en cause les contrats passés avec ces entreprises. Le geste qu’elle a demandé aux concessionnaires autoroutiers, même s’il représente un léger manque à gagner, ne les impacte pas de manière excessive. Ils mettent déjà en place de manière ponctuelle des abonnements à tarifs préférentiels pour les usagers réguliers. Il s’agit ainsi simplement de généraliser à l’échelle nationale des pratiques qui existent localement.

Éloigner le thème de la nationalisation du grand débat national
Les sociétés d’autoroutes ne se plient toutefois pas à une telle mesure par pure bonté d’âme. Elles entendent ainsi montrer qu’elles ont entendu le cri des «gilets jaunes» et qu’elles apportent leur apport à l’effort national pour plus de justice sociale. Ce geste peut ainsi contribuer à les rendre moins impopulaires et ainsi éloigner le thème de la ‘‘renationalisation » des autoroutes qui monte en flèche alors même que le grand débat national débute.