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Les anges gardiens de Renaud

renaudDepuis quatre ans, Pierre et Bloodi veillent sept jours sur sept, 24 heures sur 24, sur le chanteur. Les deux assistants racontent ensemble pour la première fois leur quotidien.

Ils sont malgré eux sur quasiment toutes les photos de Renaud. Et ils ne sont pourtant ni de sa famille ni de ses musiciens. Pierre, 37 ans, et Bloodi, 53 ans, sont depuis août 2015 ses assistants, présents à ses côtés 7 jours sur 7, 24 heures sur 24, une semaine sur deux. Assistants, c’est-à-dire chauffeurs, cuisiniers, secrétaires, gardes du corps, comptables …

Fans de Renaud et de rock, comme l’attestent leurs tatouages, Pierre et Bloodi connaissent l’artiste depuis une quinzaine d’années et ont noué des liens d’amitié. À tel point qu’en 2015, l’entourage du chanteur leur propose de veiller sur lui pendant l’enregistrement de son nouvel album, le premier depuis sept ans.

« Nous sommes entrés directement dans le dur : quinze jours d’hospitalisation à Bruxelles pour une cure de désintoxication, pendant l’enregistrement en Belgique, raconte Pierre. Très vite, j’ai su que nous allions rester longtemps,  l’angoisse de vivre seul. » « On vit tout le temps avec lui, c’est pour ça qu’on doit être deux », poursuit Bloodi. Lorsqu’ils ne sont pas à L’Isle-sur-la-Sorgue (Vaucluse) ou à Paris avec Renaud, Bloodi rentre près de Lyon (Rhône) retrouver sa femme et ses deux enfants. Et Pierre revient près de Moulins (Allier) où l’attendent son épouse, leurs trois gamins et son boulot de facteur. « Ma tournée me change les idées et me remet les pieds sur terre », sourit Pierre.

« Trois mots résument nos rapports avec Renaud : confiance, fidélité et intégrité, ajoute Bloodi. Nous, on n’a rien à lui vendre. On s’entend super bien tous les deux et c’est indispensable. Car, comme d’autres, on aurait pu se barrer aux premières difficultés. Et il y en a eu, l’enregistrement de l’album, les trois cures en clinique »

«Il serait mort si on n’était pas là»
« La tournée d’un an, 120 zéniths et festivals, ajoute Pierre, qui lui a fait du bien, mais l’a aussi très fatigué. Il est passé de rien à quatre concerts par semaine, un truc de fou.  À chaque fois, on est resté. On est très protecteurs avec lui, on lui remonte parfois les bretelles, on le protège, y compris de lui-même. Il serait mort si on n’était pas là. C’est pour ça aussi, je pense, que sa famille a confiance en nous. »

L’année a très mal commencé, avec la perte successive de son frère aîné Thierry et de leur mère Solange. « Thierry est mort le 9 janvier, le jour où Renaud est sorti de cure, précise Bloodi. On était au café ensemble quand j’ai reçu la triste nouvelle par texto. Renaud a aussitôt dit : « Encore une bonne raison d’arrêter de boire ». « Depuis, il est à l’eau et c’est cool, ajoute Pierre. Malheureusement, il est tombé chez lui dans l’escalier, il s’est cassé les deux poignets et un coude. Il a des cachets, de la kiné …  Il faut du temps pour relancer la machine. »

«Les meilleurs indices de sang de toute la bande»
« L’escalier, c’est un miracle qu’il s’en soit tiré, poursuit l’ange gardien du chanteur. Il a failli mourir, mais il a une chance folle. Il a l’air fragile, mais il a les meilleurs indices de sang de toute la bande. C’est une force de la nature. C’est de famille. Son père et sa mère ont dépassé les 90 ans. C’est pour ça qu’il est persuadé d’être immortel. Mais l’escalier a été un électrochoc. »

Depuis, à L’Isle sur la Sorgue, la vie coule « peinarde ». Le matin, c’est musique, Springsteen, Dylan, mais surtout de la chanson française. « Renaud aime beaucoup Angèle, sourit Pierre. Hoshi aussi. On lui fait écouter les nouveautés, pour qu’il soit dans le coup. »

Le midi, c’est déjeuner entre amis. « Il aime avoir une tablée autour de lui, il parle peu, mais écoute, ajoute Bloodi. Sa famille passe souvent, ses copains chanteurs aussi. Il s’est installé à L’Isle-sur-la-Sorgue non pour fuir Paris, mais parce qu’il aime le soleil, flâner en terrasse, regarder les gens passer. L’après-midi, il profite de sa piscine, il aime se baigner. C’est son seul luxe, Renaud n’a pas de yacht à Saint-Tropez, il n’a pas de maison à Saint-Barth, c’est l’anti-Johnny. Le showbiz, il évite. Mais en même temps, il est comme Johnny, il est incapable de vivre seul. »

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Publié dans Texte Santé

Pourquoi le drame de la fausse couche est-il encore tabou ?

Pourquoi le drame de la fausse couche est-il encore tabouAlors qu’une femme sur quatre vit une fausse couche au cours de sa vie, le sujet reste peu, voire pas abordé en France, au niveau du grand public. Ce manque entraîne une méconnaissance autour de la perte précoce de la grossesse, mais surtout un tabou, qui freine le besoin de parler des personnes vivant cette perte.

Dans un long témoignage posté dimanche sur la plateforme Medium, la députée LaREM Paula Forteza raconte sa fausse couche, à quatre mois de grossesse, et pointe du doigt le manque d’informations et le tabou autour de ce sujet. « Pourquoi n’en avais-je jamais entendu parler avant ?  Pourquoi en avoir fait collectivement un tabou, une expérience à passer sous silence sous prétexte qu’elle serait glauque et choquante ?« , écrit l’élue.

Si des témoignages sur le sujet sont partagés en ligne, rares sont les collègues, cousines, amies voire même frères, soeurs ou parents qui osent raconter ce difficile moment de leur vie. « J’ai eu l’impression d’échouer », déclarait Michelle Obama, ex-première dame américaine, en novembre 2018, alors qu’elle se confiait sur sa fausse couche, « parce que je ne savais pas à quel point les fausses couches étaient courantes, parce que nous n’en parlons pas. Nous restons dans notre douleur en pensant que nous sommes brisés ».

Une femme sur quatre vit une fausse couche
La fausse couche c’est « un arrêt spontané de la grossesse avant la 22ème semaine d’aménorrhée (soit environ 5 mois), date de viabilité du fœtus », explique le site de l’assurance maladie.

Il rappelle que la fausse couche isolée (une expérience de fausse couche unique) est une « situation fréquente » qui touche au moins 15% des grossesses. Le site de l’assurance maladie précise que le risque de fausse couche spontanée augmente avec l’âge : à 25 ans, il est de 12% par cycle à 42 ans, de 50%. En tout, c’est à peu près une femme sur quatre qui sera confrontée à une fausse couche au cours de sa vie. Malaise, pudeur ou peur de la réaction de l’autre, pourquoi ce sujet reste-t-il si peu abordé ?

« Le deuil d’un enfant qui n’a pas vécu »
La difficulté de parler d’une fausse couche est intrinsèque au drame que la mort d’un enfant provoque au sein d’un couple, ou chez la femme qui portait l’enfant. « C’est le deuil d’un enfant qui n’est pas né, c’est aussi le deuil d’un projet, le deuil de tout un désir de conception, de famille qu’il faut faire », explique une responsable de l’association Petite Émilie, qui regroupe des familles concernées par le deuil périnatal.

Face à ses proches, mais aussi à la société, c’est un deuil qui peut être compliqué à faire, mais aussi à faire comprendre, car « il est difficilement admis qu’on fasse le deuil de quelqu’un qui n’a pas existé. Il n’y a pas de vécu, de souvenirs » à évoquer pour les proches, continue la responsable.

La majorité des fausses couches intervient au cours du premier trimestre, avant la 14ème semaine d’aménorrhée, à trois mois de gestation. Alors que l’annonce de la grossesse à son entourage intervient généralement à la fin de cette période, quand les risques de perte du foetus sont amoindries.

Dans un long témoignage sur sa propre fausse couche, mais aussi l’appréhension du sujet en France, Marie-Hélène Lahaye fustige dans un post de son blog « Marie accouche là » ce silence au début de la grossesse, qui maintient le tabou selon elle et « a pour seul but d’empêcher les futurs parents d’annoncer par la suite une éventuelle fausse couche ».

« Parfois la grossesse n’a même pas été annoncée à ses proches, donc on doit tout dire d’un coup », raconte une responsable d’Agapa, association qui accompagne les personnes touchées par une grossesse interrompue. Cela rajoute à « la brutalité et l’inattendu de cette situation », déjà difficile à vivre.

La cause d’une fausse couche « rarement recherchée »
Cette difficulté d’évoquer le sujet se couple parfois à une culpabilisation de la mère qui pense avoir mal fait, ou être responsable de la perte du fœtus, notamment parce que les causes d’une fausse couche sont rarement connues. « Elle est due le plus souvent à une anomalie de développement du fœtus », explique l’assurance maladie, qui souligne que la « cause d’une fausse couche spontanée et isolée est rarement recherchée ».

« Il n’y a quasiment jamais d’explication, ce qui rajoute évidemment à la difficulté » de faire son deuil et à pouvoir en parler, explique-t-on à l’association Agapa. Certains « ont plus de mal à relancer une autre grossesse, ils ont peur que cela se reproduise ».

« C’est rare que l’on trouve les raisons d’une fausse couche », explique une sage-femme du réseau périnatal Naître dans l’Est francilien, « notamment parce qu’avant 15 semaines, on ne peut pas faire d’autopsie du fœtus », et donc identifier une anomalie précise. Les enquêtes sur les causes d’une fausse couche sont surtout menées en cas d’interruption spontanée de grossesse à répétition, ou lorsque le fœtus est plus développé.

L’impression de manque d’informations médicales vient également du fait que la fausse couche peut survenir très tôt dans la grossesse, alors même qu’aucun rendez-vous médical n’a eu lieu. « Ces femmes ne sont pas préparées à quelque chose, étant donné qu’elles n’ont encore vu aucun professionnel », explique la sage-femme.

« I had a miscarriage »
Pour pallier ce tabou sociétal, des initiatives éparses existent. Les cafés-rencontres proposés par l’association Agapa  pour échanger entre personnes ayant traversé une même épreuve  ou encore les professionnels de santé dans certains réseaux périnatals sont là pour permettre aux personnes en difficulté à la suite de ce drame de pouvoir s’exprimer, raconter.

Faute d’une oreille attentive, ou par besoin de parler à découvert de son expérience, certains publient leur histoire sur des forums, blogs ou réseaux sociaux. Comme sur le compte Instagram « I had a miscarriage » (En français : « J’ai fait une fausse couche »), créé en 2015 par une psychologue américaine, qui a vécu cette expérience. Il a pour but de délier les langues, de parler ouvertement de ce sujet encore trop difficile à aborder.

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Une Alsacienne sacrée Miss Ronde Univers

Debby Gallien-BadiiAprès Audrey Kessouri en 2018, c’est la deuxième année consécutive qu’un Alsacienne remporte cette compétition. Debby Gallien-Badii raconte sa fierté.

Debby Gallien-Badii, 33 ans, a été sacrée cette semaine Miss Ronde Univers. Elle avait déjà remporté le titre de Miss Ronde Bas-Rhin et avait été couronnée deuxième dauphine Miss Ronde Alsace en octobre 2018.

« Je suis ravie, émue, chamboulée et je ne réalise pas encore vraiment tout ce qu’il m’arrive », a écrit sur sa page Facebook la jeune femme. Face aux multiples messages reçus, elle jubile et ne cache pas son émotion,  d’autant que son sacre a eu lieu le 6 mai, en pleine journée internationale contre les régimes : « J’ai reçu énormément de commentaires, message, etc … (Quasiment 400 notifications à mon réveil ce matin). Je vous répondrai à chacun individuellement, je prendrai le temps qu’il faut, mais ça sera fait. Je tenais encore une fois à tous vous remercier de m’avoir soutenu (sic) tout le long de cette aventure. »

Une nouvelle réussite pour l’Alsace
Debby Gallien-Badii a relevé tous les défis de la compétition : body painting, reproduire une publicité de voiture, participer à un clip ou encore photoshoot en maillot. Elle s’est imposée face à 21 candidates originaires du reste du monde. Après Audrey Kessouri en 2018, c’est la deuxième année consécutive qu’un Alsacienne remporte Miss Ronde Univers : « C’est une fierté, nous faisons parler de notre belle région », a déclaré Debby Gallien-Badii à L’Alsace.fr. Depuis son sacre, elle se sent mieux dans sa peau : « Aujourd’hui, je suis totalement décomplexée », dit-elle. « Avant, je n’étais pas assez fine pour les gens. Maintenant, on me dit que je ne suis pas assez grosse pour justifier du titre de Miss ronde.  On n’est jamais assez quelque chose. Être ronde, c’est être pulpeuse, avoir du mal à s’habiller, et ça a toujours été mon cas. »

Elle a déjà prévu la suite : elle veut se mobiliser contre la grossophobie en milieu scolaire,  « les moqueries sur le physique d’une petite fille préparent les complexes de la femme qu’elle sera demain. »

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Pascal Obispo invite dans son nouveau clip l’homme qu’il a sauvé d’un violent accident de la route

Pascal Obispo invite dans son nouveau clip l'homme qu'il a sauvé d'un violent accident de la routePascal Obispo dévoile le clip de sa chanson On n’est pas seul sur la Terre, où il retrouve Nicolas Lacambre, un homme qu’il a sauvé après un accident de la route.

Depuis onze ans, Pascal Obispo a noué une amitié très forte avec Nicolas Lacambre, dont il a sauvé la vie après un violent accident de la route. Cette semaine, le chanteur a fait de celui que l’on surnomme « L’homme de fer » la star de son nouveau clip, On n’est pas seul sur la Terre.

Leur histoire débute en février 2008, sur une route reliant le Cap Ferret à Bordeaux : « Je vois au loin une mobylette se faire exploser par une voiture », s’est souvenu Obispo dans Le Parisien l’année dernière. Il poursuit :  « Je me suis approché, c’était catastrophique. J’ai ramassé cet homme, je l’ai mis sur le bas-côté. J’ai fait appeler les pompiers, je suis parti juste avant qu’ils n’arrivent pour éviter de faire la une des magazines. Cela n’a rien d’exceptionnel, tout le monde l’aurait fait, sauf le gars en voiture qui s’est barré. »

Un an plus tard, Nicolas Lacambre, qui a perdu sa jambe et son bras droits dans l’accident, est allé à la rencontre du chanteur. « Depuis, nous comptons l’un pour l’autre. Et il a vécu des choses incroyables. Cela relativise tout », raconte Obispo. En septembre prochain, Nicolas Lacambre sortira un livre où il témoignera de son expérience. Le titre ? On n’est pas seul sur la Terre.

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Service national universel

service-national-universel.jpg2000 volontaires, des jeunes filles et garçons âgés de 16 ans, participeront dès juin 2019 au Service national universel.

A quelques semaines seulement du lancement du Service national universel (SNU), l’uniforme porté par les volontaires a été officiellement présenté ce mercredi par Gabriel Attal, Secrétaire d’État auprès du ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse, en compagnie des premiers appelés.

Si quelques réglages sont encore à prévoir, notamment au niveau de l’ourlet et de la taille, l’habit est, de l’avis de tous, une réussite. « Je ne m’attendais pas à une tenue comme ça, je voyais plus du kaki », explique Manon, ambassadrice du SNU de Haute-Savoie.

De couleur bleu marine, l’uniforme est accompagné d’une cocarde tricolore siglée « SNU ». « Très confortable, il est très beau et les couleurs représentent bien la France », détaille de son côté Angélique, venue du Vaucluse. Pour Gabriel Attal, l’uniforme aura une fonction multiple.

« C’est une tenue qui sera à la fois utilisée pendant le service national, mais qui pourra aussi être porté par les jeunes pour toutes les cérémonies patriotiques qui sont organisées pour commémorer les grandes dates de l’Histoire. »

2000 volontaires pour 2019
Pour cette année 2019, 2000 jeunes volontaires, des jeunes filles et garçons âgés de 16 ans, feront leur Service national universel. Ce dernier sera divisé en deux phases : 15 jours de cohésion en juin organisés dans 13 départements, puis 15 jours de service, plus tard dans l’année, auprès d’associations ou de services de secours.

Les volontaires bénéficieront de formation, notamment de self-défense, une demande en nette augmentation auprès des jeunes filles. « Les gens pensent que les filles sont plus faibles que les garçons, il y a aussi les agressions sexuelles, alors ce sera très utile de savoir se défendre face à quelqu’un qui nous agresse », souligne Bertille, une ambassadrice venue de Guyane.

L’objectif du SNU est, au dire de certains jeunes, de construire une société plus solidaire. « Je pense que le SNU peut servir à essayer de refaire une cohésion, de la citoyenneté, que l’on veille les uns sur les autres. » L’objectif pour 2020 est d’accueillir 40.000 volontaires.

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Que risquent Alexandre Benalla et Vincent Crase s’ils sont poursuivis pour «faux témoignage» ?

Vincent et Alexandre BenallaLa Commission des lois du Sénat soupçonne Alexandre Benalla et Vincent Crase d’avoir menti lors de leurs auditions. Elle souhaite que le parquet soit saisi.

Après six mois de travaux et 40 personnes entendues au cours de 34 auditions, la Commission des Lois du Sénat LCI.

Elle a notamment annoncé avoir adressé une lettre au président du Sénat, Gérard Larcher, pour demander de saisir le parquet « des déclarations » d’Alexandre Benalla et Vincent Crase. Elle les soupçonne d’avoir livré de « faux témoignages ».

Selon les sénateurs, Alexandre Benalla pourrait avoir menti sur le « périmètre de ses fonctions » à l’Élysée et « son rôle dans le dispositif de sécurité du chef de l’État », mais aussi sur l’utilisation de ses passeports diplomatiques.

Ils le soupçonnent, ainsi que Vincent Crase, d’avoir menti également sur le contrat de sécurité privé négocié avec l’oligarque russe Iskander Makhmudov. Dans leur lettre à Gérard Larcher, les sénateurs soulignent que les révélations du site Mediapart laissent supposer « l’implication de M. Alexandre Benalla dans la négociation dudit contrat alors que ce dernier était encore en fonction à l’Élysée », selon l’AFP. Ce que l’intéressé niait.

Si Alexandre Benalla et Vincent Crase étaient reconnus coupables par la justice de « faux témoignage », ils s’exposeraient à une peine pouvant aller jusqu’à 5 ans de prison et 75 000 euros d’amende, selon l’article 434-13 du Code pénal. Ils pourraient également se voir interdire leurs droits civiques, civils et de famille, selon LCI.

Un précédent : le cas Aubier
Une seule personne a été jusqu’à présent condamnée pour « faux témoignage ». Il s’agit du pneumologue Michel Aubier. En juillet 2017 il avait été reconnu coupable d’avoir menti à des sénateurs qui l’interrogeaient sur ses liens avec le groupe Total dans le cadre d’une enquête sur la pollution de l’air. Le tribunal l’avait condamné à six mois de prison avec sursis et 50 000 euros d’amende.

A noter par ailleurs que la Commission des Lois du Sénat souhaite que la justice soit saisie pour vérifier « un certain nombre d’omissions, d’incohérences et de contradictions » concernant les déclarations des plus hauts collaborateurs du chef de l’État. Sont nommés le secrétaire général de l’Élysée Alexis Kohler et le chef de cabinet Patrick Strzoda, mais aussi le chef du groupe de sécurité de la présidence, le général Lionel Lavergne, précise l’AFP. La décision finale de saisir ou non la justice reviendra au Bureau du Sénat.

Publié dans Texte Sexualité

Adolescence, sexualité et homosexualité

generationNotre orientation sexuelle se révèle le plus souvent au moment de l’adolescence

Durant cette période d’extrême fragilité psychologique et affective, il apparaît parfois difficile de faire face à une orientation affective et sexuelle différente de la norme hétérosexuelle. État des lieux d’une période clé avec de nombreux témoignages.

Aujourd’hui, le milieu associatif conscient de ces difficultés, vient en aide aux jeunes et à leur famille, proposant écoute, dialogue et soutien aux personnes concernées.

homosexualité et suicidePas toujours facile de trouver à qui parler
A l’adolescence, au début de l’âge adulte, bon nombre de garçons et de filles, d’hommes et de femmes, s’interrogent sur les sentiments qu’ils ressentent et qu’ils découvrent. « Ça fait longtemps que je sais que je suis attiré par les garçons. Je croyais que ça passerait, mais plus je grandis et plus je me rends compte que non. Je ne peux en parler à personne. Mon père réagit très violemment aux émissions sur le sujet. Mes copains et mes copines sont tous hétéros. Ils ont l’air tolérants comme ça mais je ne sais pas comment ils réagiraient. J’aimerais rencontrer un garçon de mon âge. Vous croyez que c’est naturel ? » Pierre, 15 ans, a, comme beaucoup d’autres jeunes de son âge, appelé la ligne Azur pour discuter d’attirance, de désir, de sexualité et d’homosexualité.

Depuis trois ans, les équipes de cette ligne d’écoute et d’information reçoivent les appels de jeunes garçons et filles qui cherchent un interlocuteur à qui se confier.

La valse des étiquettes
« J’ai 16 ans et je ne sais pas si je suis homo ou hétéro. Je trouve les filles lourdes. Mais ce sont peut-être des préjugés.  Je ne parle pas ouvertement de ce questionnement autour de moi, seulement par allusions parfois » déclare Mathieu.

La sexualité reste encore un sujet tabou. Elle fascine, elle intrigue et celle des autres renvoie souvent à ses propres pratiques et à ses propres doutes. Cela s’accompagne d’une pression sociale obligeant chacun à se définir par rapport son comportement sexuel.

Quand on est adolescent, cette pression est souvent difficile à vivre et beaucoup de jeunes cherchent à savoir à quelle catégorie ils appartiennent. Homo ou hétéro, on a souvent le sentiment qu’il faut choisir son camp et on recherche alors en soi les signes, les preuves qui démontreraient que l’on appartient à tel ou tel groupe.

Mais la sexualité ne se résume pas à des catégories. Chaque individu la vit différemment et aucune règle n’existe en la matière. Il faut se donner du temps pour apprendre à se connaître, à identifier ses propres désirs. Toute expérience n’est pas forcément définitive, ni un engagement pour l’avenir. Éprouver une affection particulière pour sa meilleure amie quand on est une fille ne signifie pas obligatoirement que l’on est lesbienne. Se masturber entre copains en regardant des films pornos n’est pas une pratique réservée exclusivement aux homosexuels.

Découvrir son corps et chercher à connaître celui des autres, sont des étapes nécessaires pour trouver son équilibre. Et il est important de prendre son temps. Entre homosexualité exclusive et hétérosexualité exclusive, toute une gamme existe et c’est à chacun de faire son chemin pour savoir où il se positionne. A l’inverse, on peut se savoir homosexuel(le) sans avoir jamais couché avec une personne de son sexe.

Le regard des autres
« Je me sens homo mais je ne peux pas le vivre. Je suis très isolé, c’est difficile d’en parler en famille. Je suis toujours renvoyé à une image très négative de l’homosexualité. Au lycée, c’est terrible, je me fais insulter. Ça doit se voir que je suis homo. J’ai l’impression d’être un cas unique » regrette Laurent, 16 ans.

La faible représentation des homosexuels ou des bisexuels dans les médias, l’absence au collège ou au lycée d’espaces de discussion et d’information autour de la sexualité, donnent souvent l’impression d’être seul(e) au monde. Cette impression est renforcée lorsque l’entourage montre des signes d’hostilité à l’égard de toutes relations entre personnes de même sexe.

Dans certains milieux en province ou en banlieue, l’homophobie quotidienne et lancinante est une pression sociale qui tend à cacher toute expression d’une attirance ou d’un désir à caractère homosexuel. Même si elle est invisible, il ne faut pas oublier que l’homosexualité est présente dans tous les milieux, dans toutes les régions, dans toutes les classes d’âge. Au lycée, un autre garçon ou une autre fille partage peut-être les mêmes angoisses, les mêmes doutes ou interrogations. Vous la côtoyez tous les jours, vous croyez la connaître et pourtant …