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Pourquoi, avec la même température, on a plus chaud au printemps qu’en automne ?

printemps15°C en mars, premiers rayons de soleil, et voilà que les shorts et débardeurs fleurissent. Pourtant, à la même température en octobre, on se précipite sur nos pulls et nos écharpes.

Dans un article initialement publié en octobre et ressorti récemment, le New York Times explique pourquoi on a l’impression d’avoir plus chaud au printemps qu’en automne.

Certains experts estiment que cette différence de perception est essentiellement psychologique, relève le journal. L’été arrive, après de longs mois d’hiver, on a donc envie de laisser les blousons au placard.

Notre comportement influence aussi notre tolérance au froid : «Les êtres humains excèlent quand il s’agit de limiter les conditions hivernales, ce qui peut alourdir les effets du froid», résume le New York Times. Concrètement, en automne, on aura tendance à empiler les couches de vêtements et à allumer le chauffage une fois dehors, la température nous semble d’autant plus basse.

Mais d’autres spécialistes donnent des raisons physiologiques à nos différences de perception de la chaleur. Tout d’abord, selon leur taille, leur masse graisseuse ou encore leur âge, deux personnes ne ressentiront pas le froid ou le chaud  de la même manière.

En outre, «le corps apprend à tolérer le froid au fil du temps», notent des recherches scientifiques, quand notre peau perçoit le froid, des capteurs envoient un message à notre cerveau. En réaction, nos vaisseaux sanguins se rétrécissent, pour envoyer du sang chaud dans tout notre corps. Autre réflexe de notre corps pour «se protéger de l’intérieur»: frissonner. Or, chez certaines personnes longtemps exposées au froid, ces phénomènes corporels tendent à s’amoindrir.

Ainsi, après un été chaud, notre corps réagira plus vivement à un petit 15°C qu’à la sortie de l’hiver. Cette même température qui apparaît après des températures rudes demandera moins d’efforts à notre peau, notre cerveau, et nos vaisseaux sanguins. On comprend donc mieux pourquoi les écharpes laissent rapidement place aux tongs au printemps.

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Les allergies aux pollens sont déjà de retour

allergieAvec les températures plus douces de ce mois de février, l’arrivée des pollens d’arbres a été plus précoce, tout comme les vagues d’allergies qui l’accompagne.

Les premières alertes-allergies ont été lancées. Le Réseau National de Surveillance Aérobiologique (R.N.S.A.) a alerté cette semaine sur le niveau élevé de concentration des pollens dans plusieurs départements français, qui entraîne un risque, parfois « très élevé », d’allergies.

Onze départements du sud de la France sont concernés  vendredi par une alerte rouge, avec un risque « très élevé » d’allergie, dix départements sont en alerte orange pour « risque élevé ». Le R.N.S.A prévient que la situation pourrait empirer dans les prochains jours, car les concentrations de pollens devraient augmenter.

Le pic des allergies aux pollens avait été atteint mi-avril l’année dernière, mais la météo clémente de ces derniers jours a avancé le processus : « On a une arrivée précoce des pollens d’arbres, il s’agit des arbres de la famille des Bétulacées, qui comprend aulne, bouleau, charme et noisetier », explique Patrick Ruffin, allergologue, à BFMTV.

C’est en partie contre les pollens de ces arbres que le R.N.S.A, alerte sur son site : « Dans le Sud-Ouest le risque est de niveau élevé pour le mélange des pollens d’aulne, de frêne, de cyprès et de noisetier. Sur le reste de la France ce sont essentiellement les pollens de noisetier et d’aulne qui sont responsables d’un risque d’allergie variant entre le niveau faible à localement élevé. »

Un pic de pollution en parallèle
« Cette pollinisation n’est pas énorme, mais parallèlement, on a un pic de pollution  en particulier aux particules fines  suffisant pour amplifier la réaction allergique liée à la pollinisation », explique Patrick Ruffin.

L’Île-de-France vit en effet en ce moment son premier épisode de pollution de l’année. Airparif, agence pour la surveillance de la qualité de l’air dans la région, prévoit notamment un indice de pollution élevé aux particules fines  vendredi. Un pic de pollution a également été relevé dans les Hauts-de-France, où les limitations de vitesse ont été abaissées.

Si vous êtes une personne allergique, le R.N.S.A conseille notamment : de se rincer les cheveux le soir, pour éliminer les particules de pollens qui s’y seraient nichées dans la journée, d’éviter les produits allergisants et les activités extérieures qui entraînent une sur-exposition aux pollens.

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En 2050, votre garde-robe n’aura rien à voir avec celle d’aujourd’hui

neige.gifVos vêtements peuvent vous aider à saisir la différence entre climat et météo

Alors que le mois de janvier touche à sa fin, la neige a recouvert de larges étendues en Europe et aux États-Unis, où des avis de tempêtes hivernales ont été lancés dans plusieurs États. Le président nord-américain Donald Trump, qui affiche allègrement son climatoscepticisme, a suggéré sur Twitter qu’«une petite dose de ce bon vieux réchauffement climatique» serait bienvenue.

Donald Trump tombe ici dans le même piège que beaucoup d’entre nous : confondre «climat» et «météo». Les tempêtes de neige et la vague de froid qui s’abattent en ce moment sur les États-Unis relèvent de la météo, elles vont durer de quelques jours à quelques semaines au maximum, mais finiront par s’arrêter pour laisser le champ aux ciels bleus et plus tard à un été chaud.

Cette confusion est récurrente, où se situe donc la différence entre «météo» et «climat» ?
De manière très simple, la «météo» fait référence aux conditions quotidiennes de l’atmosphère, la température maximale, la quantité de couverture nuageuse, la vitesse et la direction du vent, ainsi que les précipitations. Le «climat», quant à lui, décrit les conditions atmosphériques moyennes sur plusieurs années, la quantité annuelle moyenne de pluie, la direction du vent prédominante, ou la saison au cours de laquelle la pluie est susceptible de tomber. Calculer un record «climatique» requiert au minimum trente ans de données, selon l’Organisation météorologique mondiale.

Cela signifie-t-il que la pluie, le soleil, le vent, les jours chauds et les nuits froides des vingt-neuf dernières années se réduisent à de la «météo» ?  Pas vraiment, notre garde-robe fournit une analogie utile pour bien comprendre cette distinction.

Comment vais-je m’habiller?
Dans cette comparaison, la météo peut être comparée aux vêtements que l’on choisit de porter un jour donné. J’écris cet article d’Afrique du Sud, où janvier et février constituent les mois de l’été les plus chauds de l’année. À cette période, les Sud-Africaines et Sud-Africains portent des shorts, des t-shirts, des robes d’été, des sandales, des tongs ou encore des chapeaux. Il apparaît très peu probable que je porte aujourd’hui un chaud manteau d’hiver, des bottes, une écharpe ou un bonnet.

De tels vêtements conviendront en revanche à l’hiver sud-africain, j’y ajouterai un pantalon chaud, un t-shirt à manches longues et peut-être même un Damart à la mi-juillet. Si le temps s’adoucit demain, avec un risque de pluie, je porterai des chaussures fermées et un léger chandail. S’il fait plus chaud, je pourrai aller à la plage ou à la piscine vêtue d’un maillot de bain et d’une serviette. Bref, ce que nous portons varie d’un jour à l’autre.

Le climat, pour sa part, peut être envisagé comme le contenu de notre garde-robe. Celle-ci est formée d’une multiplicité de vêtements, certains adaptés à l’été, d’autres à l’hiver. Elle représente ainsi l’ensemble des conditions météorologiques que l’on est susceptible de rencontrer dans l’année, et ce pour chaque année que nous vivons dans un lieu donné.

Ce lieu est de première importance: la garde-robe d’une personne vivant à Johannesburg, en Afrique du Sud, diffère considérablement de la collection de vêtements d’une autre habitant à Helsinki, en Finlande. Les Sud-Africains n’auront certainement pas besoin de vêtements thermiques pour des températures inférieures à -20°C, quand les Finlandaises n’auront que faire de robes d’été et de shorts si ce n’est pour partir en vacances. C’est la même chose pour la météo et le climat. Les conditions expérimentées à un endroit diffèrent nécessairement de celles expérimentées à une autre distance des pôles.

Prévisions et projections climatiques
Que cela implique-t-il pour notre compréhension des projections et prévisions climatiques ?  Une prévision correspond à ce que le bulletin météo nous raconte tous les soirs à la télévision ou sur notre application mobile. Elle donne les températures minimales et maximales probables, ainsi que les risques de précipitations et inclut également des alertes en cas d’événements extrêmes susceptibles de se produire dans les vingt-quatre à soixante-douze prochaines heures. La prévision météorologique nous aide ainsi à prévoir ce que nous allons porter le lendemain.

Les projections climatiques, qu’elles proviennent de modèles climatiques régionaux ou globaux ou encore d’une analyse de tendance statistique des fluctuations sur les dernières décennies, nous permettent d’anticiper le climat, des prochaines décennies aux cent prochaines années. Elles nous aident à déterminer bien à l’avance comment faire évoluer le contenu de notre garde-robe, pour aller peut-être vers moins de manteaux épais et davantage de shorts étant donné le contexte de réchauffement global en cours.

Selon l’endroit où nous vivons, certains auront besoin d’un parapluie plus robuste ou d’un vêtement de pluie plus résistant, tandis que d’autres installeront un réservoir d’eau dans leur jardin. Il ne s’agit pas de dépenser notre dernier salaire pour renouveler intégralement notre garde-robe et jeter du jour au lendemain tout ce que nous avons, mais progressivement, au cours des années, des décennies, de se préparer et s’adapter à un monde que les changements en cours risquent de transformer profondément.

Cet article est republié à partir de The Conversation
sous licence Creative Commons

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États-Unis : jusqu’à -50 °C attendus mercredi, un record

froid etat unisLes Américains subissent une vague de froid d’une rare intensité. Les températures vont chuter jusqu’à -50°C dans le Midwest.

Le bonnet, l’écharpe et la grosse doudoune ne suffiront pas. Ce mercredi, les États-Unis vont être traversés par une vague de froid d’une rare intensité. Selon Le Monde, qui relaie l’information, des records de froid devraient être battus.

Tom Skilling, le chef météorologue d’une chaîne de télévision de Chicago, WGN-TV, questionné par le New York Yimes, évoque même de « quarante-huit heures de températures si basses qu’on va entendre les bâtiments et le mobilier urbain craquer ». Rien à voir avec la tempête Gabriel qui frappe la France en ce début de semaine.

« Même certains chiens portaient des bottes »
Le Midwest américain se prépare à des conditions particulièrement dangereuses, voire « mortelles », selon les autorités. « On parle de problèmes d’engelure et d’hypothermies qui surviennent très vite, en quelques minutes, peut-être secondes », a expliqué à AP Brian Hurley, du Weather Prediction Center.

Dans l’État du Minnesota, les spécialistes s’attendent à enregistrer des -54 °C. À Chicago (Illinois), les écoles ont fermé pour plusieurs jours, tout comme le zoo. C’est seulement la quatrième fois que cela arrive en 85 ans d’existence. « Même certains chiens portaient des bottes », notait déjà le New York Times.

Donald Trump trouve le moyen de blaguer
Et ce climat, dû à un vortex polaire que l’on retrouve normalement au-dessus du pôle Nord, pourrait durer jusqu’à deux mois en tout. Donald Trump, pour sa part, y a vu un nouveau moyen de plaisanter sur le réchauffement climatique. Dans un tweet, il a ainsi demandé : « Mais qu’est-ce qui se passe avec le réchauffement climatique ?   S’il te plaît reviens vite, on a besoin de toi « 

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Quelle est la différence entre hiberner et hiverner ?

iberner et hivernerL’hiver est là, certains animaux ont la bonne idée de se mettre en pause pour laisser passer la période de grand froid. Partent-ils hiberner ou hiverner ?  Cette variation entre le b et le v change tout.

Découvrez grâce à Maxisciences la différence entre ces deux verbes. La nature n’aura plus de secret pour vous après la lecture de cet article.

Qu’est-ce qu’hiberner ?
Commençons par définir le terme « hiberner ». Hiberner signifie entrer dans un état de léthargie avancée. Cela signifie que le corps se met en pause, les fonctions vitales sont assurées par le cerveau a minima, le corps entre en hypothermie (sa température baisse).

Certains animaux peuvent même faire descendre leur température corporelle jusqu’à 0 degré et, au retour du printemps, retrouver une vie tout à fait normale. Autre fait impressionnant, le rythme cardiaque : celui-ci peut descendre à trois battements par minute contre trois cent soixante lors d’une activité normale. La nature est fascinante et l’hibernation en est la démonstration. Parmi les animaux qui hibernent, on peut citer la marmotte, le loir, la tortue, la grenouille …

Qu’est-ce qu’hiverner ?
À l’origine, « hiverner » serait une création de langage pour qualifier l’hibernation pour les objets. Par exemple, un bateau hiverne au port. Cela signifie que l’objet  ou l’animal puisque le terme a été étendu aux êtres vivants  est à l’abri le temps que les beaux jours reviennent. Dans le cas des animaux, nous pouvons prendre l’exemple des oiseaux. Avant l’arrivée de l’hiver, ils se fabriquent un nid douillet dans lequel ils pourront s’abriter et ainsi se protéger de la rudesse de la saison. Leurs activités sont réduites, mais ils n’entrent pas en état de léthargie profonde.

En quoi ils ressemblent / sont différents ?
Hiberner et hiverner sont des termes similaires dans le sens où ils signifient tous deux faire une pause pendant l’hiver. La différence notoire réside dans l’intensité de la pause. Dans le cadre de l’hibernation, la léthargie est profonde, cela signifie que seules les fonctions vitales sont assurées par le cerveau. C’est d’ailleurs pour cela que les animaux s’abritent dans un endroit sûr, à l’abri des regards.

Dans le cadre de l’hivernation, le processus est radicalement différent. Il s’agit de réduire l’activité, de s’abriter, mais les animaux ne sont pas à l’arrêt. Autre différence notoire, la température. Les animaux qui hibernent anticipent ce moment en se constituant une réserve graisseuse permettant de survivre à la longue pause. Ce n’est pas le cas, par exemple, du cheval qui hiverne dans l’écurie. Il continuera à se nourrir et n’a donc pas besoin de réserves.

Dernière différence, le niveau d’activité du métabolisme. Alors qu’il est quasiment réduit à néant dans le cadre de l’hibernation, il continue de fonctionner dans le cadre de l’hivernation. Il est légèrement ralenti, mais permet à l’animal de vivre une vie quasi similaire à celle qu’il mène pendant les autres saisons.