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Service national universel

service-national-universel.jpg2000 volontaires, des jeunes filles et garçons âgés de 16 ans, participeront dès juin 2019 au Service national universel.

A quelques semaines seulement du lancement du Service national universel (SNU), l’uniforme porté par les volontaires a été officiellement présenté ce mercredi par Gabriel Attal, Secrétaire d’État auprès du ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse, en compagnie des premiers appelés.

Si quelques réglages sont encore à prévoir, notamment au niveau de l’ourlet et de la taille, l’habit est, de l’avis de tous, une réussite. « Je ne m’attendais pas à une tenue comme ça, je voyais plus du kaki », explique Manon, ambassadrice du SNU de Haute-Savoie.

De couleur bleu marine, l’uniforme est accompagné d’une cocarde tricolore siglée « SNU ». « Très confortable, il est très beau et les couleurs représentent bien la France », détaille de son côté Angélique, venue du Vaucluse. Pour Gabriel Attal, l’uniforme aura une fonction multiple.

« C’est une tenue qui sera à la fois utilisée pendant le service national, mais qui pourra aussi être porté par les jeunes pour toutes les cérémonies patriotiques qui sont organisées pour commémorer les grandes dates de l’Histoire. »

2000 volontaires pour 2019
Pour cette année 2019, 2000 jeunes volontaires, des jeunes filles et garçons âgés de 16 ans, feront leur Service national universel. Ce dernier sera divisé en deux phases : 15 jours de cohésion en juin organisés dans 13 départements, puis 15 jours de service, plus tard dans l’année, auprès d’associations ou de services de secours.

Les volontaires bénéficieront de formation, notamment de self-défense, une demande en nette augmentation auprès des jeunes filles. « Les gens pensent que les filles sont plus faibles que les garçons, il y a aussi les agressions sexuelles, alors ce sera très utile de savoir se défendre face à quelqu’un qui nous agresse », souligne Bertille, une ambassadrice venue de Guyane.

L’objectif du SNU est, au dire de certains jeunes, de construire une société plus solidaire. « Je pense que le SNU peut servir à essayer de refaire une cohésion, de la citoyenneté, que l’on veille les uns sur les autres. » L’objectif pour 2020 est d’accueillir 40.000 volontaires.

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Pourquoi y a-t-il si peu de poches sur les vêtements pour femmes ?

si peu de poches sur les vêtements pour femmesDifficile de rester les mains dans les poches lorsque l’on porte un vêtement féminin.

Et pour cause : la plupart d’entre eux en sont tout bonnement dépourvus. Au mieux peut-on y trouver des modèles minuscules, tout juste bons à contenir une ou deux pièces de monnaie, voire un maigre ticket de métro. Un étonnant dimorphisme sexuel vestimentaire, dont les origines remontent au Moyen Âge.

À l’époque des preux chevaliers et des ménestrels, gentes dames et valeureux messieurs avaient en effet pour habitude de transporter leurs effets personnels dans de petits sacs, indépendants de leurs vêtements. Bien à l’abri sous la couche la plus externe de leur accoutrement, ces pochons de tissu restaient toutefois accessibles via de petites fentes ménagées dans l’étoffe. Une configuration qui semblait, à l’époque tout à fait convenir aux damoiselles et damoiseaux.

Mais à la fin du XVIIe siècle, est apparue l’idée pour le moins ingénieuse de greffer directement le petit sac de tissu sous les vêtements. Du moins ceux des hommes. Les robes très amples de ces dames semblant quant à elle suffisamment étoffées pour y dissimuler une menue musette. Mais petit à petit, ces tenues bouffantes ont fini par tendre vers le fourreau. Un vêtement féminin près du corps, et qui ne laisse ainsi que peu de place à un sac caché sous son tissu, aussi petit qu’il soit.

Des breloques rutilantes
Pour pallier cet inconvénient, un subterfuge a alors fait son apparition, à l’aube du XVIIIe siècle : la Châtelaine. « Elle est constituée d’un large crochet dont la face avant est décorée et de plusieurs chaînes terminées par des breloques, des ciseaux et/ou une montre », nous apprend le site du Musée national du château de Malmaison. Un accessoire rutilant qui, contrairement aux poches, n’invitait pas franchement à y ranger discrètement ses petites affaires.

En 1881 fut toutefois fondée la Rational Dress Society, une association que l’on pourrait qualifier de féministe, et dont l’objectif était alors de rendre la mode féminine plus pratique et plus facile à vivre. Le groupe a ainsi donné le point de départ d’une révolution vestimentaire que les Suffragettes, quelques années plus tard, n’ont pas manqué de reprendre.

Un doux parfum de scandale
En 1910, fut ainsi présentée la « Suffragette suit », une tenue comportant pas moins de six poches,  « Toutes bien visibles et toutes faciles à trouver, même par celle qui les porte », décrivait alors le New York Times à l’occasion d’un défilé de mode. Une révolution vestimentaire au doux parfum de scandale.

Aujourd’hui, les poches ont fini par investir de manière assez fréquente les vêtements féminins. Mais leur taille, elle, demeure irrémédiablement inférieure à celles qui garnissent les pantalons des hommes. Pour quelle raison ?   Et bien, sans doute en partie à cause de l’industrie de la mode elle-même. Quoi de mieux, en effet, que de priver les femmes de poches, afin de les contraindre à acquérir un onéreux sac à main ?   Mais face aux diktats de la mode, les femmes ne sauraient certainement rester impassibles  et garder sagement  les mains dans les poches.

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Le potentiel émotionnel de la couleur de vos vêtements

Couleur vetementLes coloris de nos habits peuvent avoir un effet sur nos émotions, une réaction cérébrale.

Il fait gris, le ciel est couvert, les rayons du soleil ne filtrent que très peu derrière la masse nuageuse. Et, de toute façon, la luminosité n’est jamais de longue durée : le soleil se couche en fin d’après-midi, c’est l’hiver, ça vous déprime.

Alors, parfois, pour contrer cette morosité ambiante, vous décidez d’enfiler une écharpe vert prairie, un manteau jaune d’or, un pull rouge cerise ou un T-shirt bleu électrique. Comme si la coloration de votre garde-robe avait le pouvoir de vous remonter le moral, c’est en tout cas l’objectif. Une stratégie vestimentaire qui peut s’avérer opérationnelle. Sauf que ce ne sont pas vraiment les couleurs qui vont jouer sur votre psychisme en berne, et ce, même si votre cerveau est aux commandes.

Comme l’explique John Maule, chercheur post-doctorant qui travaille sur la perception et le discernement des couleurs, «il n’y a pas vraiment de preuve scientifique appuyant l’hypothèse que la couleur a un effet direct sur l’humeur». Lui qui est pourtant membre du Sussex Colour Group n’a pas même connaissance de confrère ni de consœur travaillant sur cette question (ce qui est, remarque-t-il, étonnant au vu de cette conviction partagée que porter des couleurs vives a quelque chose de dynamisant et influerait positivement notre psyché).

«Bien sûr, les gens peuvent associer certains vêtements avec un sentiment de mieux-être. Mais ça ne veut pas dire que c’est la couleur en tant que telle qui en est à l’origine ni qu’un habit d’une autre couleur ne pourrait pas être associé aussi fortement avec ce sentiment», précise-t-il. C’est bien pour cela qu’«il n’existe pas de prescription médicale d’une couleur de vêtement pour aller mieux», comme le constatait le psychiatre Michel Lejoyeux dans un article de Madame Figaro publié en octobre 2018. Pas de réaction physiologique automatique: de la même façon que l’on ne s’arrête pas par réflexe face au rouge ni n’avance au vert, on ne se déride pas en endossant une couleur dite gaie. C’est culturel.

Personnage en costume
La psychologue et psychanalyste Ludivine Beillard-Robert, qui a mené une thèse sur la psychopathologie du corps féminin habillé, convoque l’exemple d’une patiente qui avait revêtu une jupe jaune vif au travail. «Tout le monde lui avait fait la remarque qu’elle était lumineuse, qu’elle amenait un rayon de soleil. Elle était assez étonnée que ce vêtement ait égayé la journée de ses collègues. Pour elle, sa jupe était jaune, point.» C’est en fait cette association symbolique, laquelle varie suivant les cultures, qui peut amener à s’attifer avec des couleurs chaudes ou éclatantes pour booster son moral. C’est à travers le regard des autres que les couleurs prennent sens et viennent accomplir leur prophétie autoréalisatrice

une-couleur-ne-vient-jamais-seule.jpgCe n’est pas tant que l’on croit profondément que le tissu va rendre notre journée ou notre vie plus éclatante, c’est davantage que l’on endosse un costume, celui d’un personnage chatoyant. Parce que les couleurs sont symboliques, comme le rappelait l’historien spécialiste des couleurs et des symboles Michel Pastoureau, notamment dans ses ouvrages Une couleur ne vient jamais seule (éd. du Seuil, 2017) et Les couleurs de nos souvenirs (Seuil, 2010). Les siècles passés les ont chargées de sens et nous n’en percevons pas seulement les longueurs d’ondes. Elles sont devenues des indices sociaux, des signes d’appartenance.

Les couleurs de nos souvenirsLa couleur des vêtements, par l’imaginaire qu’elle convoque, peut aider à catégoriser les gens, le noir aux gothiques par exemple. Le mécanisme est le suivant, détaille Ludivine Beillard-Robert : «On ne s’habille pas que pour soi mais aussi pour l’autre social. On s’imagine que tel groupe de personne est représenté par tel habit et on veut le porter pour s’y inclure. C’est un peu comme si c’était le dossard d’une équipe.» C’est donc à travers le regard des autres que les couleurs prennent sens et viennent accomplir leur prophétie autoréalisatrice.

Déshabillez-moi«L’habit est destiné à porter un message à soi et aux autres», pointait la psychiatre Catherine Joubert, co-autrice de l’ouvrage Déshabillez-moi, Psychanalyse des comportements vestimentaires (Fayard, 2011), dans une interview à Psychologies de 2015. «On a tendance à voir le vêtement comme porteur, en soi, d’une histoire. [Le mettre] devient une façon de s’approprier une autre image», ajoutait sa co-autrice et consœur Sarah Stern.

«Cintre à humeurs»
Une image marquée qui tient aussi à nos comportements. «Lorsque l’on est maussade, on va avoir tendance à se cacher et, plutôt que de s’habiller en jaune pétant, se vêtir le plus communément possible afin de se fondre dans la masse», détaille Ludivine Beillard-Robert. On associe donc les tons grisâtres à la petite déprime et les teintes pétillantes à un état d’esprit joyeux ou un caractère expansif. Pour bien montrer aux autres (et s’en convaincre par la même occasion) que l’on est gai, on se fringuera de manière colorée. Un peu comme si l’on se faisait remarquer par un grand éclat de rire.

«Pendant très longtemps, il convenait de s’habiller en noir quand on était en public, d’où l’expression “noir de monde”» Ludivine Beillard-Robert, psychanalyste.  Car la couleur a aussi ceci de notable qu’elle permet de sortir du lot. «Pendant très longtemps, il convenait de s’habiller en noir quand on était en public, d’où l’expression “noir de monde”», complète la psychanalyste. Certes, ce n’est plus le cas mais, à tous enfiler des jeans, les frusques aux couleurs pétulantes ne sont pas nombreuses.

rester beau«On met de la couleur pour orienter et provoquer le regard, en espérant que cela va produire un effet. Et, de fait, cela produit un effet par contraste», qui plus est par un hiver sans soleil, expose le philosophe du corps Bernard Andrieu, entre autres auteur de l’article «Sentir sa couleur de la santé par les teintes ?  Quel détournement du modèle oriental» (Communications, 2010) et de l’ouvrage Rester beau (éd. Le Murmure, 2017). «On parle bien de couleurs pétantes, comme si c’était quelque chose qui allait exploser à l’œil et au regard», souligne Ludivine Beillard-Robert.

Derrière ce message codifié, il y a aussi l’idée que d’«une perméabilité entre l’intérieur et l’extérieur», indiquait Catherine Joubert à Psychologies. «On se sert de la couleur comme d’un cintre à humeurs, pour exprimer et manifester la sienne dans un cadre codé», abonde Bernard Andrieu. De la même manière que l’on cherche à créer une harmonie entre la couleur de sa peau, de ses yeux, de ses cheveux et ses vêtements et à présenter une «cohérence chromatique», indique le philosophe, on croit confusément que l’«on exprime ses sentiments internes en les projetant sur ses vêtements» et que ces bouts de tissu servent à relier «corps intérieur et extérieur, surface et profondeur». Un moyen d’exprimer son identité et d’en revêtir une nouvelle au fil de son humeur. Pas étonnant que l’idée que les couleurs vives contribuent au bien-être ne dépérisse pas.

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En 2050, votre garde-robe n’aura rien à voir avec celle d’aujourd’hui

neige.gifVos vêtements peuvent vous aider à saisir la différence entre climat et météo

Alors que le mois de janvier touche à sa fin, la neige a recouvert de larges étendues en Europe et aux États-Unis, où des avis de tempêtes hivernales ont été lancés dans plusieurs États. Le président nord-américain Donald Trump, qui affiche allègrement son climatoscepticisme, a suggéré sur Twitter qu’«une petite dose de ce bon vieux réchauffement climatique» serait bienvenue.

Donald Trump tombe ici dans le même piège que beaucoup d’entre nous : confondre «climat» et «météo». Les tempêtes de neige et la vague de froid qui s’abattent en ce moment sur les États-Unis relèvent de la météo, elles vont durer de quelques jours à quelques semaines au maximum, mais finiront par s’arrêter pour laisser le champ aux ciels bleus et plus tard à un été chaud.

Cette confusion est récurrente, où se situe donc la différence entre «météo» et «climat» ?
De manière très simple, la «météo» fait référence aux conditions quotidiennes de l’atmosphère, la température maximale, la quantité de couverture nuageuse, la vitesse et la direction du vent, ainsi que les précipitations. Le «climat», quant à lui, décrit les conditions atmosphériques moyennes sur plusieurs années, la quantité annuelle moyenne de pluie, la direction du vent prédominante, ou la saison au cours de laquelle la pluie est susceptible de tomber. Calculer un record «climatique» requiert au minimum trente ans de données, selon l’Organisation météorologique mondiale.

Cela signifie-t-il que la pluie, le soleil, le vent, les jours chauds et les nuits froides des vingt-neuf dernières années se réduisent à de la «météo» ?  Pas vraiment, notre garde-robe fournit une analogie utile pour bien comprendre cette distinction.

Comment vais-je m’habiller?
Dans cette comparaison, la météo peut être comparée aux vêtements que l’on choisit de porter un jour donné. J’écris cet article d’Afrique du Sud, où janvier et février constituent les mois de l’été les plus chauds de l’année. À cette période, les Sud-Africaines et Sud-Africains portent des shorts, des t-shirts, des robes d’été, des sandales, des tongs ou encore des chapeaux. Il apparaît très peu probable que je porte aujourd’hui un chaud manteau d’hiver, des bottes, une écharpe ou un bonnet.

De tels vêtements conviendront en revanche à l’hiver sud-africain, j’y ajouterai un pantalon chaud, un t-shirt à manches longues et peut-être même un Damart à la mi-juillet. Si le temps s’adoucit demain, avec un risque de pluie, je porterai des chaussures fermées et un léger chandail. S’il fait plus chaud, je pourrai aller à la plage ou à la piscine vêtue d’un maillot de bain et d’une serviette. Bref, ce que nous portons varie d’un jour à l’autre.

Le climat, pour sa part, peut être envisagé comme le contenu de notre garde-robe. Celle-ci est formée d’une multiplicité de vêtements, certains adaptés à l’été, d’autres à l’hiver. Elle représente ainsi l’ensemble des conditions météorologiques que l’on est susceptible de rencontrer dans l’année, et ce pour chaque année que nous vivons dans un lieu donné.

Ce lieu est de première importance: la garde-robe d’une personne vivant à Johannesburg, en Afrique du Sud, diffère considérablement de la collection de vêtements d’une autre habitant à Helsinki, en Finlande. Les Sud-Africains n’auront certainement pas besoin de vêtements thermiques pour des températures inférieures à -20°C, quand les Finlandaises n’auront que faire de robes d’été et de shorts si ce n’est pour partir en vacances. C’est la même chose pour la météo et le climat. Les conditions expérimentées à un endroit diffèrent nécessairement de celles expérimentées à une autre distance des pôles.

Prévisions et projections climatiques
Que cela implique-t-il pour notre compréhension des projections et prévisions climatiques ?  Une prévision correspond à ce que le bulletin météo nous raconte tous les soirs à la télévision ou sur notre application mobile. Elle donne les températures minimales et maximales probables, ainsi que les risques de précipitations et inclut également des alertes en cas d’événements extrêmes susceptibles de se produire dans les vingt-quatre à soixante-douze prochaines heures. La prévision météorologique nous aide ainsi à prévoir ce que nous allons porter le lendemain.

Les projections climatiques, qu’elles proviennent de modèles climatiques régionaux ou globaux ou encore d’une analyse de tendance statistique des fluctuations sur les dernières décennies, nous permettent d’anticiper le climat, des prochaines décennies aux cent prochaines années. Elles nous aident à déterminer bien à l’avance comment faire évoluer le contenu de notre garde-robe, pour aller peut-être vers moins de manteaux épais et davantage de shorts étant donné le contexte de réchauffement global en cours.

Selon l’endroit où nous vivons, certains auront besoin d’un parapluie plus robuste ou d’un vêtement de pluie plus résistant, tandis que d’autres installeront un réservoir d’eau dans leur jardin. Il ne s’agit pas de dépenser notre dernier salaire pour renouveler intégralement notre garde-robe et jeter du jour au lendemain tout ce que nous avons, mais progressivement, au cours des années, des décennies, de se préparer et s’adapter à un monde que les changements en cours risquent de transformer profondément.

Cet article est republié à partir de The Conversation
sous licence Creative Commons

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Les professionnels s’interrogent sur l’intérêt des soldes

soldesLa Fédération nationale de l’habillement constate une baisse de fréquentation dans les magasins de 10% par rapport à l’année dernière.

Le président de la Fédération nationale de l’habillement, Eric Mertz, a assuré sur franceinfo, lundi 28 janvier, que les soldes d’hiver 2019, débutés le 9 janvier et qui s’arrêteront le 19 février, sont décevants.« Ils ne marchent pour personne : pourquoi ne pas les arrêter ?« , s’interroge-t-il. Eric Mertz représente la voix de petits commerçants indépendants, qui pèsent environ 20% du marché du textile en France. Selon lui, « on est dans un phénomène d’atonie de la consommation ».

franceinfo : Quel est le bilan de ces soldes d’hiver, à mi-parcours ?
Eric Mertz : Il est décevant, une fréquentation et une activité en berne. On est sur une baisse de fréquentation de 10% par rapport à l’année dernière et entre 7 et 10% de baisse d’activité. C’est un décrochage. On peut y voir la conséquence du mouvement des « gilets jaunes ». Et puis il y a eu le prélèvement à la source. Je pense que ça a un effet significatif.

Les gens consomment moins tout simplement. Je pense qu’on est dans un phénomène d’atonie de la consommation. Après, il y a aussi une prise de conscience collective, une recherche de la confiance dans le commerçant et une recherche de valeur. je crois qu’il va falloir trouver des solutions beaucoup plus originales, des modèles économiques nouveaux, des modèles sociaux aussi plus durables, plus profitables et surtout, qui soient en harmonie avec la prise de conscience collective.

On entend trop de consommateurs nous dire « on n’a plus confiance », parce que les prix sont complètement déconnectés de la valeur produit, « on voit des promotions toute l’année ». Moi je me bats pour dire que le commerçant indépendant est un garant de confiance.

Vous réclamez donc tout simplement la fin des soldes ?
Tous les acteurs sont dans le rouge et les soldes, ça ne marche pour personne. Donc soit entretient cette spirale mortifère et je pense qu’on va encore voir des conséquences d’ordre social, soit on arrête. Pourquoi ne pas les arrêter ?   Nous avons des produits de valeur. La plupart de nos clients sont enchantés de venir dans nos boutiques car ils vivent une véritable expérience.

Or ces soldes ne sont pas, pour nous, l’occasion de réenchanter cette expérience-client. Alors restons dans l’enchantement. Allons jusqu’au bout, avec des prix sincères, honnêtes, fondés sur la valeur, le service, etc …  jamais bradés. Essayons aussi de rester un peu plus dans la temporalité. On a trop de clients qui sont déconnectés de l’effet de saison. Retrouvons un peu de saison.

Avec des prix un peu plus élevés du coup ?
Pas forcément, vous êtes sur des justes prix, sincères et honnêtes. Cela permet aux commerçants d’avoir une vraie politique sociale et de replacer son salarié au centre de l’entreprise, pourquoi pas d’avoir des apprentis, faire de la formation en alternance ?

Le client ne sera pas perdant, parce qu’aujourd’hui il n’est pas gagnant. A travers toutes ces promotions, où on fait miroiter des remises de plus en plus fantastiques, est-ce que le client croit une seule seconde qu’il est gagnant ?   Chez nous, c’est gagnant-gagnant.

Après, un client qui fait vivre une enseigne tout au long de l’année pourra peut-être profiter d’une opération particulière sur un article qui reste en rayon. Mais arrêtons cette banalisation de la promotion du 1er janvier au 31 décembre.

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Meghan Markle dévoile son impressionnant baby bump dans une robe moulante

meghan markleA l’occasion d’une visite dans un centre d’éducation pour animaux ce mercredi 16 janvier, Meghan Markle a attiré tous les regards. La robe beige moulante de la Duchesse de Sussex mettait en avant son ventre déjà très arrondi.

Ils se sont mariés au printemps dernier sous le ciel bleu de Windsor et s’apprêtent déjà à devenir parents : le prince Harry et Meghan Markle comptent les jours qui les séparent de la venue au monde de leur premier enfant.

En attendant l’heureux évènement, la Duchesse de Sussex, qui devrait donner la vie au fruit de leurs amours royales en avril prochain, assure toujours ses obligations. Et au fur et à mesure que ces dernières s’enchaînent, les photographes nous permettent de suivre l’évolution de sa grossesse.

En janvier dernier, on avait ainsi pu voir lors d’une de ses nombreuses sorties officielles un ventre qui commençait sagement à s’arrondir. Sur les images de sa toute récente visite au centre Mayhew, on ne peut que constater l’impressionnante évolution : il commence à devenir de plus en plus imposant.

C’est à Kensal Green, au nord-ouest de Londres, que Meghan Markle s’est rendue ce mercredi 16 janvier, afin de visiter la Mayhew Animal Home, le centre pour animaux d’un organisme de bienfaisance qu’elle soutient officiellement.

L’occasion pour elle d’échanger avec le personnel et de câliner des chiens qui n’attendaient que ses caresses. Pour l’occasion, elle avait opté pour une robe beige du plus bel effet. La Duchesse choisit avec soin ses tenues : que ce soit pour rendre un émouvant hommage à Lady Di à travers ses vêtements ou simplement pour le plaisir, la future maman fait (presque) toujours le bon choix. Et avec sa robe du jour, le message est bien passé : à quelques mois de l’arrivée de son premier enfant, son ventre s’arrondit plus que jamais.

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L’objet de tous les mystères

mystere femme hommePourquoi les femmes ont-elles caché si longtemps  et cachent encore  ce que les hommes désirent plus que tout chez elles : leur sexe.

Enfoui sous de nombreuses couches de tissus, robes, jutons, culottes, le sexe de la femme ne s’expose jamais. Aujourd’hui encore, même vêtue d’un pantalon, une femme ne se laissera jamais aller à s’asseoir les jambes écartées, comme le font si souvent les hommes. Habillée d’une jupe, elle croisera les jambes, pour qu’aucun regard ne puisse se perdre en elle.

D’où vient ce regard que l’on porte sur la vulve, puisque c’est son nom ?  Un regard empreint de répugnance autant que d’attirance. On parle de la moule, de la craquouse (L. F. Céline, « Mort à crédit »), plus souvent que de l’abricot ou de l’amande. Et les chansons grivoises ne manquent pas pour faire du sexe de la femme un synonyme de l’obscénité.

La femme face à elle même
La femme découvrira à l’adolescence que son sexe se couvre de poils, coule et que du sang s’en échappe. Toute sa vie, il lui faudra pratiquer une gymnastique compliquée pour tenter d’observer cette partie cachée de son corps qui, seule, la différencie des hommes. Combien de femmes n’ont jamais pris une petite glace pour regarder leur sexe (elles ne peuvent le faire autrement) ?   Le sexe de la femme est-il à ce point tabou ?   Combien de femmes vivent ainsi sans se connaître ?   Celle que la mère n’aura pas rassurée se posera de nombreuses questions sur la perte de sa virginité et la douleur qu’on y associe généralement.

Le sexe des femmes est une affaire de femmes. Les conseils seront chuchotés loin des oreilles des hommes, comme si en parler ouvertement pouvait attirer de quelconques malédictions. Les règles, même à l’âge adulte, sont soigneusement dissimulées et si une tache de sang vient souiller un pantalon, c’est un sentiment de honte qui envahira l’imprévoyante.

Lorsque la femme découvre que son sexe ne rebute pas son partenaire, elle se réconcilie alors pour de bon avec lui. Il pourra s’exposer librement sous le regard de l’homme, se laisser observer, admirer, caresser, aimer de la main et de la bouche. Pour son plus grand plaisir.

L’homme face à son sexe
Alors qu’il l’affuble de toutes les grossièretés dans de nombreuses histoires, le sexe de la femme, si caché, si mystérieux, est, pour l’homme, l’objet de toutes les convoitises. Sa main, adolescent, cherchera à percer le secret enfoui entre les cuisses serrées de sa conquête. Ses doigts, peu à peu plus sûrs d’eux, caresseront les poils, découvriront le clitoris qui se durcira sous leur pression, se perdront ensuite entre les lèvres avant d’atteindre l’entrée du vagin. L’homme se perdra dans sa douceur et sa moiteur, en savourera le goût laissé au creux de sa main. Il y posera enfin sa tête, y laissera aller son regard, puis sa bouche s’en délectera. Le mystère deviendra familier. Source de jouissance.

« Roses aux pétales délicats »,
« Blessures d’où je viens »
que de métaphores suggestives
pour cette parcelle d’anatomie féminine