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Hygiène intime et fuites urinaires

fuite urinaireAprès un accouchement ou lors de la ménopause, les fuites urinaires sont fréquentes. Trois millions de femmes seraient concernées en France.

Handicapant la vie au quotidien, ces troubles souvent tabous peuvent être traités. Le point sur les règles d’hygiène intime et les solutions adaptées.

Trois millions de femmes souffriraient d’incontinence en France. Les conséquences psychosociales sont lourdes. Une bonne hygiène intime et des protections adaptées peuvent améliorer le quotidien de ces femmes. Mais la rééducation périnéale ou la chirurgie sont parfois nécessaires.

Hygiène intime et fuites urinaires
Après un accouchement ou lors de la ménopause, les muscles du périnée peuvent être affaiblis. Les femmes sont alors victimes d’incontinence urinaire, lors d’un effort (sport, rire, éternuement) ou en permanence. Plusieurs attitudes sont à suivre en matière d’hygiène intime. Les odeurs liées à l’incontinence amènent souvent les femmes à renouveler les toilettes intimes.

L’usage d’un savon ou gel approprié est recommandé une à deux fois par jour. Si la fréquence de la toilette doit être augmentée, il faut la pratiquer à l’eau claire, sans savon. En effet, un « excès » de propreté diminue les défenses naturelles et créé des conditions favorables au développement de germes. Les douches vaginales sont vivement déconseillées pour les mêmes raisons.

L’usage de protections adaptées à l’incontinence est vivement conseillé. Plusieurs modèles existent en fonction de l’importance des fuites. La fréquence de changement de ces protections peut aller d’une à plusieurs fois par jour. Les produits proposés aujourd’hui possèdent généralement un système de « contrôle » d’odeur efficace. Mais lorsque les fuites urinaires handicapent la femme au quotidien, d’autres solutions existent.

La rééducation et la chirurgie
Contraignant, le port de protection n’est pas la panacée des fuites urinaires. La rééducation périnéale suffit parfois. Elle consiste à re-muscler le périnée pour qu’il retrouve sa fonction de contrôle. Des exercices simples peuvent être pratiqués à la maison. On peut s’entraîner à retenir le jet lors de la miction. Si ces exercices ne suffisent pas, un kinésithérapeute peut proposer des séances à l’aide de sondes introduites dans le vagin.

La première technique, appelée l’électro-stimulation, consiste à stimuler électriquement les muscles du périnée. L’autre technique est le biofeedback. Toujours à l’aide d’une sonde, la femme peut évaluer l’efficacité de ses contractions via un écran ou un signal sonore. Elle peut ainsi s’entraîner à contracter les « bon » muscles. Ces deux méthodes sont sans douleur et suffisent parfois à enrayer les problèmes de fuites urinaires.

En cas d’échec, la chirurgie est alors le seul moyen de traiter l’incontinence. Elle s’avère efficace chez 90 % des patientes. Pour les fuites liées à l’effort, l’urologue proposera la pose de bandelettes synthétiques visant à comprimer l’urètre lors des efforts. Cette intervention se fait sous anesthésie locale et la femme ressort de l’hôpital le soir même. Concernant autres types de fuites, si certains traitements médicamenteux ne suffisent pas, la pose d’un sphincter artificiel est très efficace.

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Grippe : le stade épidémique atteint dans une première région de France

vaccin grippeLe virus de la grippe gagne du terrain. Depuis la semaine dernière, l’épidémie a débuté en Occitanie. Dix régions métropolitaines sont en phase pré-épidémique.

La saison de la grippe est lancée. Le virus est particulièrement présent en Occitanie, première région à être classée en épidémie cet hiver, comme le détaille Santé publique France dans un communiqué. Toutes les autres régions de métropole sont en phase pré-épidémique, exceptées la Corse et les Pays de la Loire.

La grippe, qui se manifeste par une forte fièvre, de la toux ou des difficultés à respirer, des courbatures et des frissons, a déjà entraîné plus de 2500 passages aux urgences en France. Parmi ceux-ci, 89 cas graves admis en réanimation, dont 3 décès.

infographie pré epidemie grippe

Le stade épidémique est, cet hiver, atteint plus tardivement que lors des deux dernières années. L’an passé, le pic du virus avait été atteint lors de la semaine de Noël, alors que la grippe commençait à peine à émerger cette année à la même période. Mais « rien d’exceptionnel », explique Sibylle Bernard-Stoecklin, épidémiologiste à Santé publique France.

« Un début de circulation avec une première région en épidémie début janvier n’a rien d’exceptionnel quand on regarde les épidémies des 10 dernières années. Toutes les épidémies arrivent entre novembre et mars »

pic epidemie grippe

Un vaccin très demandé
Quant au contenu de ces microbes, « ce sont des virus de type A ((H1N1) et (H3N2)) qui circulent très majoritairement cette année. Il est encore tôt pour avoir des données sur l’efficacité du vaccin. Mais ce qui est certain, c’est que l’augmentation de la couverture vaccinale est une bonne nouvelle », poursuit la spécialiste.

Les autorités sanitaires estiment à plus de 540.000 le nombre de personnes à risque (plus de 65 ans, malades chroniques, femmes enceintes) vaccinées supplémentaires, rien qu’au 30 novembre, par rapport à l’an dernier.

Si le vaccin met 15 jours à être efficace, il n’est pourtant pas trop tard. Même si le quasi-épuisement des réserves complique la tâche des candidats à l’immunité.  « Il est encore temps de se faire vacciner pour les personnes à risque, à condition qu’elles trouvent des vaccins disponibles » explique Sibylle Bernard-Stoecklin.

Certes, les autorités sanitaires ont prévu 10% de doses supplémentaires par rapport à l’an dernier, soit plus de 11 millions de doses sur le marché. Mais début décembre, plus de 80% étaient déjà écoulées, soit 2 millions de vaccins de plus que sur tout l’hiver dernier.

Le carton de la vaccination en pharmacie
Parmi les explications, le carton de la vaccination en pharmacie dans les 4 régions expérimentatrices : Auvergne Rhône-Alpes, Nouvelle-Aquitaine, Hauts-de-France et Occitanie. Selon l’Ordre des pharmaciens contacté par BFMTV, à ce jour, plus de 690.000 personnes ont été vaccinées dans les 6700 pharmacies participantes.

« Au lieu de multiplier par deux, avec deux fois plus de régions expérimentatrices, on a largement multiplié par quatre », se réjouit Gilles Bonnefond, président de l’USPO (Union des syndicats de pharmaciens d’officine).

Autre facteur : pour la première fois cette année, les pharmaciens des régions tests et les infirmiers ont la possibilité de vacciner les Français à risque qui ne l’ont jamais été.