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TCK : définition, rôle, comment analyser les résultats ?

tck.jpgQu’est-ce que le TCK  ?
Le dosage du TCK est principalement préconisé chez les patients sous traitement anticoagulant (héparine, antivitamine K), mais il constitue également un outil d’exploration des différents troubles de la coagulation : déficit des facteurs utilisés par la coagulation, présence de l’anticoagulant lupique, syndrome hémorragique, maladie de Willbrand.

En effet, le TCK fait partie, avec le dosage de prothrombine et la numération des plaquettes sanguines, des principaux tests de dépistage d’une anomalie de l’hémostase.

Le dosage du TCK
Le temps de céphaline kaolin est obtenu à partir d’un prélèvement sanguin réalisé par ponction veineuse dans le pli du coude. S’il n’est pas nécessaire d’être à jeun pour pratiquer cet examen en laboratoire, il est néanmoins conseillé de ne pas manger de repas trop riche les heures précédentes.

L’échantillon de sang est mis en présence de céphaline, qui est un substitut plaquettaire, ainsi que d’un activateur particulaire (kaolin, silice, acide éllagique …). Ces manipulations permettent ainsi d’explorer les différents facteurs de coagulation, que sont les facteurs I, II, V, VIII, IX, X, XI, XII.

Pour information, les facteurs IX et VIII sont à l’origine, respectivement, de l’hémophilie B et A. Le TCK est toujours comparé avec celui d’un témoin qui est obtenu en faisant la moyenne d’environ 50 patients « normaux ». Sa valeur normale est généralement comprise entre 30 et 39 secondes. À terme, le résultat obtenu est celui du rapport entre le temps du patient et le temps du témoin. La norme indicative fait état d’un rapport inférieur à 1,2.

TCK trop bas : qu’est-ce que cela signifie ?
Une diminution du TCK du patient par rapport à celui du témoin n’a généralement aucune signification clinique.

TCK trop élevé : qu’est-ce que cela signifie ?
Le TCK du patient est allongé lorsqu’il excède de 8 à 10 secondes celui du témoin, et ce, à deux reprises. Cette condition révèle un trouble de la coagulation dont il va falloir déterminer la nature.

Il est ainsi possible d’observer un allongement du TCK en cas de déficits congénitaux d’un ou de plusieurs facteurs de coagulation, du facteur Fitzgerald (déficit en kininogène de haut poids moléculaire) ou encore des facteurs II, V, X. Il peut également résulter d’un déficit acquis secondaire à une pathologie hépatique, à une fibrinolyse, à une coagulopathie de consommation, à un traitement anticoagulant ou à un traitement par les inhibiteurs de la thrombine.

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ASAT : définition, rôle, taux, dosage, comment analyser les résultats ?

asatLes ASAT, qu’est-ce que c’est ?
Autrefois appelées Glutamate Oxaloacétique Transaminase (GOT), les ASAT sont généralement évaluées dans le cadre d’un bilan hépatique ou cardiaque. En effet, les cellules du foie ou du myocarde ont tendance à libérer des ASAT lorsqu’elles sont lésées.

Leur dosage est souvent associé à l’analyse des phosphatases alcalines (PAL) et des alanines Aminotransférases (ALAT). Il est préconisé par le médecin lorsque son patient présente des signes cliniques de lésions hépatiques : ictère, urines foncées, douleurs abdominales, troubles gastro-intestinaux …

L’examen peut également être réalisé lorsqu’une personne a été exposée à l’un des virus de l’hépatite, affiche une consommation excessive d’alcool, suit un traitement médicamenteux susceptible d’impacter la fonction hépatique ou présente des antécédents familiaux ou personnels de pathologie du foie ou d’infarctus du myocarde.

Le dosage des ASAT
La mesure de cette enzyme est réalisée par analyse d’un échantillon sanguin prélevé par ponction veineuse au niveau du pli du coude. Si le jeûne n’est pas impératif pour réaliser cet examen au sein d’un laboratoire d’analyses médicales, il est toutefois préférable d’effectuer le prélèvement plusieurs heures après un repas.

Les valeurs normales des ASAT peuvent varier en fonction des laboratoires, mais également du sexe du patient. Généralement, les résultats sont considérés comme normaux lorsqu’ils sont compris entre 8 et 30 Unités Internationale (UI)/l chez l’homme et 6 et 25 UI/l chez la femme.

Toutefois, il est important de préciser que le taux de transaminase est susceptible d’augmenter naturellement avec l’âge. Certains médicaments tels que les antiépileptiques et les contraceptifs oraux peuvent également le faire fluctuer. Lorsque les valeurs obtenues sont anormales, un second prélèvement est effectué pour confirmation.

Taux d’ASAT trop bas : qu’est-ce que cela signifie ?
La baisse du taux d’ASAT sanguin peut être observée en cas de grossesse ou de carences en vitamines B6.

Taux d’ASAT trop haut : qu’est-ce que cela signifie ?
Lorsque les transaminases (ASAT et ALAT) présentent des concentrations anormalement élevées, une atteinte hépatique est suspectée, ce qui va conduire le médecin à préconiser des examens complémentaires. Une augmentation modérée du taux peut être provoquée par une hépatite virale, une stéatose ou une consommation excessive d’alcool.

Les taux largement supérieurs à la normale peuvent être le signe d’une hépatite virale aigüe, d’un infarctus du myocarde, d’un cancer hépatique, d’une atteinte des voies biliaires ou d’une ischémie hépatique.

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Hypotension artérielle : symptômes, causes et traitement de la baisse de tension

Hypotension artérielleQu’est ce que l’hypotension artérielle ?
L’hypotension artérielle est un trouble cardiovasculaire qui se caractérise par une baisse significative de la tension artérielle. La pression exercée par le sang sur la paroi des artères est plus faible que la normale.

On distingue deux types d’hypotension artérielle. L’hypotension orthostatique correspond à une chute de tension après un lever trop rapide. Il s’agit de la forme la plus fréquente. L’hypotension postprandiale survient après chaque repas lorsque que le sang afflue vers le système digestif pour aider à la digestion des aliments. Elle concerne principalement les personnes âgées.

Contrairement à l’hypertension artérielle (HTA), l’hypotension ne présente pas de complications graves. Elle peut cependant entraîner un malaise vagal.

Symptômes de l’hypotension artérielle
L’hypotension artérielle ne présente le plus souvent pas de symptômes. Elle peut néanmoins, dans certains cas, s’accompagner de plusieurs signes cliniques :
– grande fatigue
– vertiges
– troubles de la vision
– bouffées de chaleurs
– troubles de la concentration
– tachycardie
– évanouissement dans les cas sérieux

Causes et facteurs de risque de l’hypotension artérielle
La cause la plus fréquente d’hypotension est la perte de sang à suite d’une hémorragie. C’est pour cette raison que les personnes anémiques perdent souvent connaissance.

Mais d’autres facteurs peuvent être à l’origine d’une baisse de tension, comme la déshydratation, la prise de certains médicaments (notamment ceux contre l’hypertension), des varices, la consommation d’alcool et de cannabis ainsi qu’une maladie du système nerveux (sclérose en plaques, maladie de Parkinson, syndrome de Guillain-Barré).

Certaines personnes sont plus à risque de subir une chute passagère de la tension artérielle : les femmes enceintes, les personnes âgées et les personnes diabétiques ou souffrant de troubles cardiaques.

Diagnostic de l’hypotension artérielle
L’hypotension artérielle est très souvent sous-diagnostiquée. En effet, les mesures de tension par tensiomètre sont le plus souvent effectuées en position assise alors que la position debout est la plus efficace en cas de baisse de tension. L’anxiété générée par un examen chez le médecin peut également faire monter temporairement la tension et fausser le résultat.

Pour établir un meilleur diagnostic, le patient peut porter pendant 24h un appareil qui enregistre automatiquement la tension toutes les 15 minutes de jours et 30 minutes de nuit. Cette technique s’appelle mesure ambulatoire de la pression artérielle (MAPA).

On considère qu’un personne souffre d’hypotension artérielle lorsque que sa pression systolique (pression du sang lorsque que le cœur se contracte) se situe aux environs de 90 mmHg (millimètres de mercure).

Traitement de l’hypotension artérielle
La plupart du temps, l’hypotension ne nécessite pas la consultation d’un médecin. Le traitement se réduit le plus souvent à résoudre la cause sous-jacente par une modification de l’hygiène vie (arrêt de la consommation d’alcool ou de cannabis, boire de l’eau régulièrement, éviter de se lever trop vite, porter des bas de contentions …).

Dans le cadre d’une hypotension orthostatique chronique qui impacte sur la qualité de vie, une prise en charge médicamenteuse à base de fludrocortisone peut être proposée. Son but est d’augmenter le flux sanguin.

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Comment soigner une bronchite ?

BRONCHITEDéfinition : la bronchite, qu’est ce que c’est ?
La bronchite est comme son nom l’indique, une inflammation des bronches, les conduits menant l’air inspiré de la trachée aux poumons. En cas de bronchite, les parois de ces conduits se mettent à enfler et produisent une grande quantité de mucus, entraînant une toux grasse et profonde.

On distingue la bronchite aiguë qui dure généralement de 2 à 3 semaines, la toux pouvant persister un peu plus longtemps, de la bronchite chronique, qui elle dure plus de 3 mois par an. La bronchite est une maladie fréquente qui n’épargne ni les enfants ni les nourrissons. Elle survient le plus souvent en automne ou en hiver. Selon les estimations, la plupart des individus en sont atteints au moins une fois au cours de leur vie.

Quelles sont les causes de la bronchite ?
Le plus fréquemment, la bronchite aiguë est due à une infection virale. Elle survient souvent à la suite d’un rhume ou d’une grippe. Les virus ayant été inhalés, ils se propagent alors jusqu’aux bronches où ils provoquent une inflammation.

La bronchite peut aussi être d’origine bactérienne mais ces cas sont plus rares. La bronchite peut aussi être due à l’inhalation de fines particules dans l’air qui irritent les poumons, par exemple la fumée de cigarette, ou encore les émanations d’un poêle à bois.

Plus rarement, une bronchite aiguë peut aussi être un signe d’asthme. En effet, certains patients ayant consulté un médecin pour une bronchite aiguë se sont en réalité avérés avoir de l’asthme.

Symptômes : comment reconnaître une bronchite ?
La bronchite se caractérise par des symptômes typiques
– Une toux profonde
– des expectorations (glaires) visqueuses de couleur claire, jaunâtre ou verdâtre
– un malaise général comprenant des frissons, de la fatigue, une baisse d’appétit, des maux de tête, une fièvre éventuellement mais qui ne dépasse pas les 38,5°C.
– Un souffle court Si la bronchite affecte un enfant de moins de trois mois ou si l’enfant présente des symptômes importants, il est conseillé de consulter un médecin dès que possible.

Si la bronchite affecte un adulte et que celui-ci présente une fièvre supérieure à 38°C depuis plusieurs jours, il est également recommandé de consulter rapidement.

Traitement et contagion : comment soigner la bronchite ?
La bronchite étant une maladie bénigne, elle guérit d’elle-même dans la plupart des cas. Du paracétamol peut être employé en cas de fièvre ou de maux de tête. Il est en revanche déconseillé de prendre des antitussifs.

En effet dans le cas d’une bronchite, la toux a pour fonction d’évacuer le mucus et de dégager les voies respiratoires. Mais les antitussifs peuvent être employés si la bronchite perturbe trop le sommeil ou certaines activités.

En cas de respiration sifflante ou de râles, les bronchodilatateurs permettent d’ouvrir les bronches et faciliter la respiration. Enfin dans la mesure où la plupart des bronchites sont causées par un virus, les antibiotiques ne sont d’aucune utilité. Excepté en cas de bronchite d’origine bactérienne, plus rare.

En dehors des traitements médicamenteux, il est important, en cas de bronchite de prendre du repos, de bien s’hydrater (au moins 8 tasses par jour d’eau et de boissons chaudes), de prendre des bains chauds.

Éviter l’exposition à la fumée, à l’air froid ainsi qu’aux polluants atmosphériques durant la maladie est fortement recommandé. La bronchite étant contagieuse, il est conseillé d’éviter les contacts trop rapprochés durant la maladie.

Il est aussi important de se couvrir la bouche en éternuant et en toussant, d’utiliser des mouchoirs à usage unique et de les jeter après usage, de se laver régulièrement les mains et d’aérer les pièces au moins trois fois par jour.

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Anémie : définition, traitement, symptômes, causes, de quoi s’agit-il ?

AnémieDéfinition : l’anémie, qu’est-ce que c’est ?
L’anémie est une baisse anormale du taux d’hémoglobine dans le sang. L’hémoglobine est une protéine contenue dans les globules rouges qui leur permet de transporter l’oxygène dans le corps via le sang.

C’est pourquoi les personnes atteintes d’anémies s’essoufflent et se fatiguent plus rapidement, en effet leur cœur doit redoubler d’efforts pour transmettre la même dose d’oxygène. On parle d’anémie quand le taux d’hémoglobine tombe en dessous des 140 grammes par litre de sang chez le nouveau-né, des 130 g/l chez l’homme adulte et des 120 g/l chez la femme adulte.

Il existe deux grands types d’anémie
Les anémies centrales se caractérisent par une insuffisance de production des globules rouges et de l’hémoglobine par la moelle osseuse. En cas d’anémie périphérique en revanche, la production est normale mais une baisse survient à cause d’une perte importante des globules rouges par exemple via des hémorragies, ou à cause d’une destruction de ces mêmes cellules, on parle d’hémolyse.

Les causes de l’anémie
Ce problème de santé peut être dû à des causes variées. Mais le plus souvent, elle est liée à une carence nutritionnelle en fer ou en vitamines. Des éléments qui sont indispensables à la fabrication de l’hémoglobine et au fonctionnement des globules rouges.

L’anémie peut aussi être liée à une maladie rénale qui va perturber la fabrication d’un autre élément essentiel appelé érythropoïétine. Une maladie inflammatoire ou un trouble au niveau de la moelle osseuse peuvent également déclencher l’insuffisance de globules rouges. Les femmes qui ont des menstruations abondantes, les enfants d’âge préscolaire et les femmes enceintes sont les plus à risque de développer une anémie.

Les symptômes : comment reconnaître une anémie ?
La plupart des individus qui souffrent d’une anémie légère ne le remarquent pas. En effet, selon la gravité, le type d’anémie et sa vitesse d’apparition, les symptômes seront plus ou moins intenses. Globalement, les symptômes de l’anémie sont assez typiques, ils se caractérisent par :
– de la fatigue
– un teint pâle
– une accélération du rythme cardiaque
– un essoufflement plus rapide lors de l’effort

On peut également constater
– des extrémités des membres froids
– des maux de tête
– des étourdissements
– une plus grande vulnérabilité aux infections

Il est possible de voir apparaître dans les cas d’anémies les plus graves, des douleurs dans les membres, dans l’abdomen le dos ou la poitrine, des troubles visuels ainsi qu’une jaunisse.

Diagnostic de l’anémie
Le diagnostic d’une anémie se fait via un examen clinique complété par des analyses sanguines, plus précisément par un hémogramme, qui va évaluer le taux d’hémoglobine dans le sang. Si ce dernier est inférieur aux valeurs citées ci-dessus, l’anémie est confirmée. L’hémogramme va également permettre d’obtenir des informations quant à l’origine du trouble, notamment s’il est lié à une carence ou non.

Traitements contre l’anémie
Les traitements de l’anémie varient ensuite selon le type et la cause de l’anémie.
– Si l’anémie est due à une carence en fer, le médecin va tenter d’en identifier la cause et prescrire une supplémentation sous forme de comprimés.
– S’il s’agit d’un manque de vitamine B12 ou bien d’acide folique (vitamine B9), une supplémentation pourrait également être prescrite.
– Si l’anémie est causée par un médicament, il faut arrêter la prise de celui-ci.
– Si l’anémie est associée à une maladie, cette dernière doit être traitée pour réduire les symptômes
– Pour les femmes ayant des règles abondantes, un traitement hormonal peut aider à réduire les symptômes
– En cas d’anémie hémolytique acquise (non congénitale), des immunosuppresseurs et des corticostéroïdes sont prescrits
– En cas d’anémie grave, des injections d’érythropoïétine synthétique, une transfusion sanguine ou une transplantation de moelle osseuse peuvent être envisagées, selon le patient.

Si l’anémie est sévère ou qu’elle dure longtemps sans être prise en charge, elle peut conduire à des complications cardiaques et pulmonaires.

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Endométriose : 3 choses que vous ne saviez peut-être pas sur cette maladie

endometriose« C’est normal d’avoir mal quand on a ses règles », voilà une phrase que de nombreuses femmes ont souvent entendue.

Comme si c’était une fatalité de connaître des douleurs pelviennes, abdominales et lombaires, de vomissements, de malaises, une fatigue chronique, des troubles digestifs lors de ses menstruations ou de souffrir lors d’un rapport sexuel.

Ces symptômes, entre autres, sont pourtant bien ceux de l’endométriose. Une maladie gynécologique qui touche 10% des femmes, en âge de procréer, et qui survient quand l’endomètre, la muqueuse utérine, migre via les trompes et colonise d’autres organes, principalement génitaux et le péritoine. Les lésions peuvent aussi s’étendre aux appareils urinaire, digestif et plus rarement pulmonaire, d’après EndoFrance. Cette pathologie, qui peut avoir des conséquences sur la fertilité, est encore mal connue et il n’existe à l’heure actuelle aucun traitement définitif. Maxisciences vous en dit plus.

Un diagnostic encore trop tardif
Parce que l’endométriose est une maladie complexe qui revêt différentes formes et que le corps médical est encore mal informé, son diagnostic est souvent difficile à poser et surtout tardif : 6 ans, en moyenne, après l’apparition des premiers symptômes.

Ce retard de diagnostic entraine une aggravation de la maladie, une multiplication des rendez-vous médicaux et des années de souffrance alors qu’il existe des solutions pour soulager les douleurs et freiner l’évolution de la pathologie. Un traitement hormonal, une cure de ménopause artificielle ou une intervention chirurgicale peuvent être envisagés.

La grossesse comme solution ?
« Faites des enfants et ça ira mieux », s’est entendu dire Anastasia, 41 ans, par un gynécologue qui venait de lui annoncer qu’elle faisait « probablement un peu d’endométriose ». Une réponse qui l’avait forcément un peu secouée puisqu’elle n’avait aucune intention de devenir mère et qu’aucun autre traitement pour la soulager ne lui avait été proposé.

Cette théorie selon laquelle la grossesse guérirait la maladie a longtemps circulé et est désormais remise en cause. Elle offre plutôt 9 mois de rémission et de répit. Comme l’a expliqué au micro de France Inter, Isabella Chavanaz Lacheray, gynécologue obstétricienne au centre de l’endométriose de la clinique Tivoli à Bordeaux : « le premier traitement de l’endométriose, c’est la suppression des règles. Pendant la période de la grossesse, la patiente est soulagée parce qu’elle n’a pas ses règles. Ce qui ralentit l’évolution de la maladie. Voilà pourquoi on a longtemps cru que la grossesse guérissait l’endométriose. C’est faux, elle la met juste en sommeil ».

Les people se mobilisent et vont jusqu’à l’Élysée
Lena Dunham, Imany, Hillary Clinton, Marilyn Monroe, Enora Malagré, Laetitia Milot (qui est la marraine de l’association française de lutte contre l’endométriose).  Autant de stars qui ont été touchées ou sont affectées aujourd’hui par la maladie. Certaines d’entre elles n’hésitent pas à utiliser leur notoriété pour faire mieux connaître cette pathologie auprès du grand public et surtout pour alerter les pouvoirs publics et les enjoindre à agir. C’est d’ailleurs le cas de Lorie Pester. Après avoir été reçue en janvier dernier par Agnès Buzyn, la ministre de la Santé, l’actrice-chanteuse a foulé le parvis de l’Élysée, vendredi dernier, pour discuter avec Marie Fontanel, la conseillère solidarités et santé du Président.

L’héroïne de la série « Demain nous appartient » a partagé sur son compte Twitter la teneur de leurs échanges : « Nous avons évoqué les travaux en cours au ministère pour une meilleure prise en compte de l’endométriose ainsi que les perspectives de la révision de la loi bioéthique au cours de laquelle sera débattue la possibilité de conserver ses ovocytes ».

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Comment éviter les piqûres de tiques

tiquesLe printemps approche, et avec les beaux jours, les tiques vont sortir de leur léthargie hivernale et chercher à se nourrir. Elles se sont même déjà remises à l’affût dans certaines régions, comme en Alsace, profitant des températures exceptionnellement douces pour la saison.

En France, les tiques les plus répandues sont les tiques dures appartenant au genre Ixodes. Avant d’atteindre l’âge adulte, ces petits acariens passent par plusieurs stades de développement : larves, nymphes et adultes. À chacune de ces trois étapes de leur vie, elles font un unique repas de sang. Problème : au cours de ces repas, elles risquent de transmettre divers agents infectieux. Parmi ceux-ci, la bactérie Borrelia burgdorferi sensu lato, responsable de la maladie de Lyme (ou borréliose de Lyme). Cette affection, qui peut s’avérer invalidante si elle n’est pas correctement diagnostiquée et traitée, est en passe de devenir un important problème de santé publique.

Depuis quelques années, nos contacts avec les tiques sont en effet de plus en plus fréquents, en raison de divers changements d’origine socio-économiques ou climatiques (nouveaux types de loisirs, modifications paysagères, climat différent …). De ce fait, les tiques constituent une source croissante de problèmes en santé humaine, et s’en protéger efficacement devient indispensable. Pour y parvenir, certaines solutions sont fonctionnent mieux que d’autres.

Pour ne pas se faire piquer
Après avoir passé l’hiver en diapause, une sorte d’hibernation, cachée dans l’humus ou la litière de feuilles mortes des forêts tempérées, les tiques vont se remettre en mouvement dès le mois de mars (voire plus tôt si les températures sont élevées), escaladant la végétation pour chasser à l’affût. Ixodes peut piquer plus de 300 animaux différents, des lézards aux oiseaux, en passant par les rongeurs et les cervidés, entre autres. L’être humain, quant à lui, n’est qu’un hôte accidentel.

Le meilleur moyen d’éviter d’être piqué est bien entendu de ne pas se rendre dans les endroits infestés lorsque les tiques sont les plus actives, c’est-à-dire de mars à juin, puis de septembre à novembre en climat continental (les tiques sont sensibles à la dessiccation et au froid, ce qui explique ces deux ralentissements d’activité, en climat océanique, elles ne marquent aucune pause). On a coutume de penser spontanément aux sous-bois ou à la campagne, mais les tiques sévissent aussi en ville, notamment depuis que les espaces végétalisés y sont de plus en plus fréquents.

S’il n’est pas possible d’éviter les lieux où vivent les tiques, les mesures de prévention élémentaires consistent à porter de vêtements couvrants, de couleurs claires pour bien les repérer. Une protection efficace, mais malheureusement rarement pratiquée, consiste à enfiler les bas de pantalon dans les chaussettes, ce qui évite que les tiques ne puissent remonter à l’intérieur des vêtements. Pour les enfants, dont la tête est à hauteur de broussailles, le port d’une casquette permet d’éviter les piqûres du cuir chevelu. Rappelons que les tiques ne tombent pas des arbres.

Les répulsifs les plus efficaces
Pour ne pas se faire piquer, il est aussi possible d’utiliser des répulsifs cutanés. Ces produits, surtout employés en zone tropicale pour lutter contre les moustiques, font l’objet d’une actualisation des connaissances concernant leur efficacité contre les piqûres de tiques.

Comme leur nom l’indique, les répulsifs ne tuent pas les tiques, mais les repoussent, et les empêchent ainsi de piquer l’être humain (ou les animaux). Ceux qui sont actuellement commercialisés sont des molécules à application externe, cutanée ou vestimentaire. Actuellement, quatre molécules ont été officiellement identifiées comme efficaces contre les piqûres de tiques:
– le PMD (P-menthane-3, 8-diol) : ce composé naturel est extrait de l’eucalyptus Corymbia citriodora.
– le DEET (Diethyl toluamide) : c’est le répulsif de référence, le plus largement utilisé depuis plusieurs décennies. Il présente l’inconvénient d’altérer certains tissus synthétiques (rayonne, spandex, vinyl …) et matières plastiques (branches de lunettes, bracelets-montres …). On lui connaît peu d’effets secondaires, qui sont d’ordre cutané. Commercialisé depuis 1957 aux États-Unis, ses effets toxiques sont bien documentés (ils se manifestent suite à une exposition excessive sur de grandes surfaces corporelles ou une ingestion). Il est conseillé de l’utiliser sur des surfaces du corps restreintes, en quantité modérée.
– IR35/35 (N-butyl, N-acétyl-3 éthylaminopropionate) : synthétisé en Allemagne en 1969, ce produit a été commercialisé à partir de 1973. Incolore et pratiquement inodore, il altère aussi les matières plastiques.
– KBR 3023 ou picaridine (1-piperidine carboxylic acid) : l’efficacité de ce répulsif, introduit dans les années 1990, est similaire à celle du DEET, tout comme ses effets indésirables. Il a l’avantage d’être inodore, moins huileux, et de ne pas détériorer les objets en plastique.

Ces deux dernières molécules, plus récentes, ont fait l’objet de recherches approfondies de la part de l’Organisation mondiale de la Santé. Elles sont déjà largement recommandées et utilisées dans la lutte contre les vecteurs de maladies tels que les moustiques. Cependant, les données scientifiques manquent concernant les risques de ces molécules pour une utilisation répétée chez les personnes régulièrement exposées aux tiques, comme les forestiers.

Des alternatives à l’étude
D’autres produits d’origine naturelle sont en cours d’évaluation, comme le 2-undecanone (BioUD) issu de la tomate, l’acide décanoique (Contrazek) aussi appelé acide caprique
– un dérivé huileux issu des noix de coco ou de palme, le géraniol, l’extrait de Margosa ou margousier (Neem) et l’extrait de lavande.

Les autres huiles essentielles sont en général peu ou pas recommandées, car très volatiles. En conséquence, leur effet répulsif est limité, il dure de vingt minutes à 1 heure seulement. En outre, certains composés de ces huiles sont des irritants de la peau (citral, farnesol, trans-2-hexenal …), voire sont carcinogènes (eugenol). Il ne faut jamais oublier que ce n’est pas parce qu’un produit est d’origine naturelle qu’il est inoffensif.

Si l’on souhaite éviter d’appliquer des répulsifs directement sur sa peau, il est possible d’imprégner ses vêtements avec des produits spécialement destinés à cet usage, telle que la perméthrine. Cette molécule de synthèse appartient à la famille des pyréthrinoïdes, des composés présents dans les fleurs de chrysanthème. Elle peut être appliquée en pulvérisation sur la face externe de vêtements que l’on laissera sécher avant de les porter.

Ce produit doit néanmoins être utilisé avec précaution, car il est très toxique pour les organismes aquatiques et les animaux à sang froid, ainsi que pour les chats. Par ailleurs, les conséquences de son contact répété avec la peau de l’être humain n’ont pas été clairement étudiées. Il faut souligner ici que les bracelets anti-tiques ne sont pas efficaces.

Entretenir la végétation et gérer la faune sauvage
Des mesures collectives peuvent aussi être pratiquées pour assainir notre environnement. Le traitement des zones d’habitation à risque est possible, en éliminant notamment les feuilles mortes dans lesquelles peuvent se réfugier les tiques et en tondant les pelouses.

La mise en place de barrières efficaces autour des habitations, afin de garder à distance les cervidés, principaux porteurs de tiques adultes, permet aussi de limiter les risques de piqûre dans les zones rurales, tout comme le contrôle des populations de gibier. Les animaux domestiques doivent aussi être surveillés, car ils peuvent présenter un risque, s’ils ramènent des tiques non fixées sur leur pelage.

Les tiques n’ont pas véritablement de prédateurs, bien que certains oiseaux puissent en manger, que les spores de certains champignons puissent détruire leur cuticule ou que certains nématodes ou guêpes parasitoïdes puissent les parasiter et les tuer. Aucune méthode de lutte biologique n’a donc encore été développée, même si certaines sont étudiées en laboratoire.

Avec le vous partez en balade en dans les champs faites attention les tiques sont déjà là. Suivez les conseils de prévention contre la maladie de lyme transmise par un tique infecté. Clique ici : sante.gouv.fr

En cas de piqûre
Après être passé dans une zone infestée, l’inspection corporelle est essentielle. Il s’agit de vérifier toutes les zones chaudes et humides du corps, qui sont des sites privilégiés de piqûres: plis des membres, nombril, organes génitaux, oreilles et cuir chevelu.

Les piqûres de larve et de nymphe sont les plus difficiles à détecter. À ces stades de développement, elles passent en effet souvent inaperçues à cause de leur petite taille (une larve mesure environ 1 mm, une nymphe 2 à 3 mm). La majorité de leurs piqûres ont lieu sur les membres inférieurs.

Si une tique est repérée, l’extraction mécanique est la plus efficace. Elle doit être pratiquée le plus rapidement possible afin d’éviter la transmission éventuelle de pathogènes, qui passent généralement à l’être humain en douze à vingt-quatre heures dans le cas de bactéries et de parasites (la transmission est immédiate pour les virus). Les crochets tire-tique sont particulièrement appropriés mais à défaut il est possible d’utiliser une pince à épiler. L’application de substance pour «asphyxier» la tique est inutile, car aucune étude scientifique n’en a démontré l’efficacité.

Une fois la tique extraite, le plus simple est de la coller sur un morceau de ruban adhésif puis de la jeter. Si les pièces piqueuses sont restées dans la peau, ce n’est pas grave, le nodule cutané finira par disparaître. La dernière étape en revanche est importante: il s’agira de surveiller la zone de piqûre pendant un mois, afin de détecter le développement éventuel d’un érythème migrant. Cette lésion cutanée rouge, centrée sur la piqûre, qui s’élargit progressivement, constitue le premier signe clinique d’une borréliose de Lyme. S’il apparaît, ou si un autre signe clinique se manifeste, il faut alors consulter un médecin.