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Six ans après, Hayange condamnée pour avoir peint une œuvre en bleu

La commune d’Hayange, en Moselle, a été condamnée à payer 4.000€ pour avoir repeint l’œuf de l’artiste Alain Mila en bleu, en 2014.

L’affaire avait fait scandale en Moselle et était remontée jusqu’à Paris : quelques mois à peine après son élection en 2014, le maire FN d’Hayange, Fabien Engelmann, avait fait repeindre en bleu ciel « l’œuf » de l’artiste Alain Mila, une sculpture en fer et granit qui trônait à deux pas de l’église Saint-Martin depuis 2001. Le but : égayer la ville.

Offusqué par ce qu’il considérait être des provocations de la part du maire (l’œuvre avait ensuite été déplacée sans son autorisation pour être décapée au sein de l’atelier municipal), l’artiste avait réclamé 10.000€ pour préjudice moral. Il s’était d’ailleurs livré dans une tribune, intitulée « Une mairie FN repeint mon oeuvre : ma fontaine est devenue un vulgaire oeuf Kinder. »

Six ans plus tard, la justice a livré son verdict : le tribunal de Nancy a condamné la ville à une amende de 4.000€ pour violation du droit moral de l’auteur et du droit au respect et à l’intégrité d’une œuvre, rapporte le Républicain Lorrain.

Acquis par l’ancienne municipalité socialiste, « l’œuf bleu » avait été déclassé du domaine public par la commune et remplacé par une fontaine d’occasion. Il n’a jamais quitté l’atelier.

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Carlos Ghosn réclame de l’argent à Renault

Carlos GhosnLe patron déchu a lancé une procédure pour réclamer une indemnité de départ, une retraite chapeau et 15 millions d’euros d’actions à son ancien employeur.

L’ancien patron de Renault Carlos Ghosn, qui a fui le Japon où il est poursuivi pour malversations, a saisi en référé les prud’hommes pour réclamer le paiement de son indemnité de départ en retraite, selon des sources concordantes confirmant lundi une information du Figaro. Une audience est prévue «fin février». Le litige porte sur le versement d’une indemnité de départ en retraite de 249 999,99 euros. Cette somme ne lui a pas été versée par Renault au motif que Carlos Ghosn aurait démissionné de l’entreprise fin janvier 2019, alors qu’il était encore en prison au Japon.

Mais l’ancien patron, actuellement au Liban, assure avoir quitté l’entreprise sans démissionner, afin justement de faire valoir ses droits à la retraite, alors qu’il était de fait empêché de diriger le groupe. «Compte tenu notamment de son arrestation au Japon en novembre 2018, Carlos Ghosn, s’est vu contraint, le 23 janvier 2019, d’informer Renault de sa décision de quitter définitivement l’entreprise, afin de prendre sa retraite», affirme sa défense.

Au printemps 2019, il a d’ailleurs fait les démarches pour liquider ses droits. «Il bénéficie du versement de cette pension depuis le 1er juin 2019», a-t-on précisé de même source. «Or, en dépit de ses demandes répétées auprès de Renault, son indemnité de départ en retraite ne lui a toujours pas été versée, plus de 10 mois après» son départ.

«J’ai des droits vis-à-vis de Nissan, vis-à-vis de Renault, qui n’ont pas été respectés, et je compte bien les réclamer en justice», avait prévenu Carlos Ghosn mercredi dernier. Dans son entourage, on précise qu’une autre procédure, cette fois auprès du tribunal de commerce, est envisagée pour obtenir sa «retraite chapeau» d’un montant brut de 774 774 euros par an, ainsi que 380 000 actions de performances. Ces titres, attribués de 2015 à 2018 sous condition de présence dans l’entreprise quatre ans plus tard, sont évaluées à environ 15,5 millions d’euros au cours actuel de l’action Renault.

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L’artiste Alain Mila obtient gain de cause sur sa sculpture repeinte en bleu à Hayange

Affaire de la sculpture d’Hayange, repeinte sans le consentement de l’artiste: Alain Mila obtient gain de cause

En 2001, réalisation de l’oeuvre.
L’artiste Alain Mila, aujourd’hui installé à Léojac (82), vivait dans les années 2000 à Hayange, en Moselle. La ville souhaite installer une sculpture dans le cadre d’un réaménagement du centre ville. Alain Mila propose de réaliser une fontaine qui reflète à la fois l’identité industrielle de la commune (la métallurgie, les mines) et ses espoirs d’avenir qui repose en partie sur une eau de source de qualité.

L’artiste réalise l’œuvre, la Source de vie qui comprend une partie faite d’acier et de pierre grise et foncée. La partie métallique puise l’eau, la canalise et la projette hors de terre, où elle se déverse sur un œuf pour le féconder.

En 2014, la mairie FN repeint l’oeuvre
Alors que l’artiste est à présent installé en Tarn-et-Garonne, la nouvelle municipalité Front National fait repeindre l’œuvre en bleu sans en parler à l’artiste. Le maire se justifie en affirmant que cette action entre dans le cadre d’une opération générale visant à égayer la commune (plus de couleurs, des fleurs, etc).

« Avec mon avocat, on a simplement demandé qu’il remette cette sculpture en son état originel. Face à son refus, nous avons porté plainte », explique Alain Mila qui saisit le tribunal administratif et lance une pétition en ligne qui reçoit très vite plusieurs milliers de signatures.

2019 : le TGI de Nancy donne raison à l’artiste
Il faut encore attendre cinq ans : le 6 décembre 2019, la procédure juridique est enfin arrivée à une délibération sur le fond de l’affaire. Le Tribunal de Grande Instance de Nancy reconnait le droit moral et intellectuel de l’artiste. La commune d’Hayange et son maire FN (RN) a été condamné pour l’atteinte à ce droit moral ainsi qu’aux entiers dépens.

La suite?
« Mon œuvre, explique Alain Mila, suite à leur décision de déclassement, ‘réside’ encore et toujours dans un container des ateliers municipaux. En défendant cette œuvre, j’ai défendu l’art en général. Je ne comprends pas qu’une sculpture puisse ainsi être dévalorisée. L’article de loi L2112-1 permettrait peut-être de rappeler qu’une œuvre d’art ne peut être déclassée aussi facilement de bien public en bien privé ?  Mais à ma connaissance aucune jurisprudence n’existe à ce sujet. ?!«

« Mon souhait est évidemment que cette œuvre redevienne au plus vite un bien public visible de tous », précise l’artiste.

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Cécile Bourgeon consulte un hypnotiseur pour tenter de retrouver où est enterrée sa fille

cecile bourgeonCelle qui sera de nouveau jugée au printemps prochain avec son ancien compagnon pour la mort de la fillette espère, avec l’aide d’un hypnotiseur, trouver où son corps a été enterré.

Un hypnotiseur pourra-t-il mettre fin à ce sordide huis clos familial? Cécile Bourgeon, accusée d’avoir, avec son ancien compagnon Berkane Makhlouf, tué sa fille en mai 2013 à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), consulte un hypnotiseur pour tenter de localiser le lieu où Fiona a été enterrée, rapporte Le Parisien ce mercredi.

fionaDéjà « 3 ou 4 séances »
Elle en avait déjà fait la demande lorsqu’elle avait été placée en détention provisoire en 2013, rappelle le journal. Cécile Bourgeon, que la justice accuse comme Berkane Makhlouf d’avoir porté des coups fatals à la petite Fiona, 5 ans, espère donc qu’en se faisant hypnotiser, elle pourra se souvenir où se trouve le corps de son enfant : « Cécile Bourgeon a, de sa propre initiative, pris contact avec un hypnotiseur. Elle a déjà effectué trois ou quatre séances avec lui dont un entretien » ont indiqué au Parisien Mes Gilles-Jean et Renaud Portejoie, ses avocats. « Nous restons convaincus que Cécile Bourgeon est sincère quand elle affirme ne plus se rappeler où le corps de sa fille est inhumé. Depuis, elle a toujours souhaité donner une sépulture décente à sa fille. »

En première instance en 2016, la cour d’assises du Puy-de-Dôme a acquitté Cécile Bourgeon pour les coups mortels et l’avait condamnée à cinq ans d’emprisonnement pour avoir fait croire à un enlèvement de l’enfant. En appel en revanche, la cour d’assises du Puy-en-Velay (Haute-Loire) l’a condamné, avec le beau-père de Fiona, à 20 ans de prison.

fiona

Une nouvelle union, bientôt un 4ème enfant
Un nouveau rebondissement judiciaire est intervenu en février dernier lorsque la Cour de cassation a ordonné la tenue d’un nouveau procès en appel pour la mère de la victime en raison de vices de procédure. Tandis que Berkane Makhlouf a été placé en détention, la femme de 32 ans est depuis en liberté.

D’après L’Indépendant, elle s’est mariée vendredi dernier avec son nouveau compagnon à Perpignan, où elle réside actuellement. Elle est par ailleurs enceinte de son quatrième enfant. Un état qui a poussé la justice à reporter la tenue de l’audience en appel. Le quatrième procès de Cécile Bourgeon et Berkane Makhlouf doit donc avoir lieu du 26 mai au 12 juin prochains.

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Une nouvelle demande de remise en liberté de Patrick Balkany rejetée

patick balkanyLa cour d’appel de Paris a décidé de retoquer ce lundi la nouvelle demande de remise en liberté formulée par Patrick Balkany, maire de Levallois-Perret.

Ce lundi, la cour d’appel de Paris a une nouvelle fois rejeté une demande de remise en liberté de Patrick Balkany. L’homme politique comparaîtra donc détenu devant le tribunal à compter de mercredi dans le cadre de son procès en appel pour fraude fiscale. Son avocat, Romain Dieudonné, a commenté devant la presse : « Je ne comprends pas cette décision ».

En première instance, l’élu avait été condamné à quatre ans de prison pour fraude fiscale. Il avait aussi écopé de cinq ans de prison pour blanchiment de fraude fiscale. Dans le volet fraude fiscale, la justice avait fixé le montant de sa caution, censée garantir qu’il ne quitterait pas le territoire, à 500.000 euros. Les époux Balkany n’étaient cependant pas à même de s’acquitter de cette somme.

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Michel Fourniret mis en examen pour « enlèvement et séquestration suivis de mort »

Michel FourniretLe tueur en série Michel Fourniret a été entendu ce mercredi après-midi, près d’une semaine après les déclarations de son ex-épouse qui avait contredit son alibi pour le jour de la disparition de la jeune Estelle Mouzin en Seine-et-Marne en 2003.

À l’issue de son interrogatoire ce mercredi, Michel Fourniret a été mis en examen dans le cadre de l’affaire Estelle Mouzin par le magistrat instructeur du chef « d’enlèvement et séquestration suivis de mort », a-t-on appris de source judiciaire.

Monique OlivierLe tueur en série a été entendu près de trois heures ce mercredi après-midi au tribunal de Paris, près d’une semaine après les déclarations de son ex-épouse Monique Olivier, qui avait contredit son alibi pour le jour de la disparition.

La source judiciaire n’a pas précisé à ce stade si Michel Fourniret a reconnu son implication dans la disparition de la fillette. Selon nos informations, il a fait des déclarations complexes pouvant présenter différents niveaux de lecture. À l’issue de son audition, les avocats de Michel Fourniret n’ont pas souhaité faire de déclaration.

Estelle MouzinUn alibi mis à mal par son ex-femme
Estelle Mouzin, âgée de 9 ans, avait disparu le 9 janvier 2003 alors qu’elle rentrait de l’école à Guermantes, en Seine-et-Marne. Son corps n’a jamais été retrouvé et les nombreuses pistes envisagées par les enquêteurs n’ont rien donné.

Jusqu’alors, Michel Fourniret invoquait un appel téléphonique passé à son fils le soir des faits pour son anniversaire. Ce dernier n’avait alors pas décroché mais l’appel avait été attesté par des relevés téléphoniques. Un alibi contesté la semaine dernière par son ex-épouse Monique Olivier. qui avait raconté à la juge avoir elle-même passé ce coup de téléphone, à la demande de son mari.

« Cela signifie que Michel Fourniret n’était pas à Sart-Custinne le jour de la disparition d’Estelle Mouzin. Il était ailleurs », avait assuré l’avocat de Monique Olivier, Me Richard Delgenes.

Cette piste avait été envisagée très rapidement. Début 2007, déjà, la police avait mis une première fois hors de cause « l’ogre des Ardennes », condamné à la perpétuité pour huit meurtres. Six ans plus tard, l’expertise de milliers de poils et cheveux prélevés dans sa voiture n’avait pas non plus permis de trouver de traces de la fillette. Interrogé par les enquêteurs fin 2017, Michel Fourniret avait une nouvelle fois affirmé n’avoir « rien à voir avec l’affaire » Estelle Mouzin.

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Affaire Estelle Mouzin : que va-t-il se passer maintenant que l’alibi de Michel Fourniret a été contredit ?

Michel FourniretJeudi, l’ex-femme de « l’ogre des Ardennes » a contredit son alibi le jour de la disparition de la fillette, le 9 janvier 2003.

La juge d’instruction va maintenant étudier tous les déplacements de Fourniret, ainsi que l’ensemble des appels téléphoniques passés en France ce jour-là.

Estelle MouzinNouveau rebondissement dans l’affaire Estelle Mouzin. Près de 17 ans après la disparition de la fillette de 9 ans, l’ex-femme de Michel Fourniret a contredit jeudi l’alibi jusqu’à présent fourni par son ancien mari. Cette nouvelle version relance les soupçons à l’encontre du tueur en série, déjà condamné pour huit meurtres et qui en a reconnu deux de plus.

Monique OlivierQu’a déclaré Monique Olivier ?
Depuis le début, « l’ogre des Ardennes » a toujours affirmé qu’il se trouvait dans sa maison à Sart-Custinne, en Belgique. C’est depuis leur domicile qu’il aurait téléphoné à son fils le 9 janvier 2003,  jour de la disparition d’Estelle Mouzin,  pour lui souhaiter son anniversaire. Entendue pendant près de trois heures par la juge d’instruction Sabine Khéris au tribunal de Paris, Monique Olivier a contredit cette version ce jeudi en indiquant « qu’elle avait passé un appel au fils de Michel Fourniret, à sa demande », a déclaré son avocat, Me Richard Delgenes, à l’issue de l’audition.

« Cela signifie que Michel Fourniret n’était pas à Sart-Custinne le jour de la disparition d’Estelle Mouzin. Il était ailleurs », a ajouté l’avocat.

Stéphane Bourgoin, auteur du livre L’Ogre des Ardennes : Les derniers secrets de Michel Fourniret, estime auprès de BFMTV qu’il n’y avait de toute façon « aucune raison » que le tueur en série souhaite l’anniversaire de son fils Jean-Christophe ce jour-là. « Il ne l’a jamais souhaité depuis l’âge de 2 ans. »

Interrogée sur le lieu où se trouvait son ex-époux, Monique Olivier n’a pas apporté de précisions, faute de certitudes sur l’emploi du temps de son mari, qui s’absentait souvent et de façon prolongée.

Pourquoi change-t-elle de version maintenant?
Pour Me Delgenes, le fait que Monique Olivier change de version maintenant tient notamment au « climat de confiance » établi avec la juge d’instruction, qui a récemment récupéré l’enquête initialement conduite à Meaux. C’est la même magistrate qui instruit les affaires de la Britannique Joanna Parrish, retrouvée morte dans une rivière en 1990, et de Marie-Angèle Domece, disparue à Auxerre en 1988, dont Michel Fourniret a depuis reconnu les meurtres.

Par ailleurs, le fait que cette femme de 71 ans soit incarcérée depuis quinze ans et n’ait plus de lien avec celui condamné pour huit meurtres lui permet de faire preuve de « détachement ».

Il ne faut toutefois pas se réjouir trop vite. Les Jours rappellent qu’en 2004, Monique Olivier avait dénoncé les crimes de son mari à la police belge au bout du  121 interrogatoires.

Quelle est la prochaine étape de l’enquête?
Quant à la prochaine étape, « c’est l’audition de Michel Fourniret, immanquablement », nous indique Me Richard Delgenes. La juge d’instruction va confronter « ses dépositions avec des éléments factuels, concrets, comme le type de véhicule, les déplacements, l’endroit où il pouvait se situer », précise-t-il. Il faudra ensuite « demander à Monique Olivier si elle peut confirmer, ou infirmer ces éléments factuels. »

Des éléments techniques existent également en matière de téléphonie, nous précise Corinne Herrmann : « Le jour du 9 janvier 2003, l’ensemble des appels téléphoniques ont été gelés, ils sont encore à la disposition des enquêteurs, donc on va peut-être pouvoir tracer des déplacements de Michel Fourniret, sachant que contrairement à ce qui est dit partout, il avait plusieurs portables et achetait des cartes pré-payées. »

Pourquoi la piste Fourniret est privilégiée par la famille?
« Depuis si longtemps nous demandons que la piste Fourniret soit suivie, soit enquêtée. Nous disions que cet alibi ne tenait pas », a déclaré sur BFMTV Didier Seban, l’autre avocat de la famille d’Estelle Mouzin.

Stéphane Bourgoin précise que Michel Fourniret avait « des amis proches, un couple » qui habitait non loin de Guermantes, commune où a disparu la fillette. C’est d’ailleurs là que trois semaines avant son enlèvement, il y avait eu « une tentative d’enlèvement d’une fillette qui elle aussi rentrait de l’école de Guermantes. » Par chance, cette dernière s’était débattue et des témoins étaient intervenus.

« Le kidnappeur potentiel s’est enfui et a démarré au volant d’une camionnette blanche, exactement le même modèle que celui de Fourniret. Ils ne parviennent pas à noter la plaque d’immatriculation, mais un portrait de l’individu est dressé et c’est le copier – coller de son visage », affirme le spécialiste des tueurs en série.

Selon Me Herrmann, le tueur en série a livré des « aveux en creux » sur son implication dans cette disparition, dans le cadre d’auditions conduites en mars 2018. « L’ogre des Ardennes » avait alors une nouvelle fois montré le cynisme dont il était capable, en déclarant, à propos d’Estelle Mouzin : « Il faudrait creuser pour la trouver ».