Publié dans Texte Actualité divers

Facebook condamné à 30.000 euros d’amende par un tribunal parisien

facebookLe tribunal de grande instance de Paris a condamné Facebook à payer 30.000 euros à l’UFC-Que Choisir. L’association de consommateurs jugeait « abusives » des clauses des conditions générales d’utilisation que Facebook s’est engagé à modifier d’ici la fin juin.

Dans son jugement du 9 avril 2019, le tribunal de grande instance (TGI) de Paris condamne Facebook à payer à l’association UFC-Que Choisir, la somme de 30.000 euros « en réparation du préjudice moral ayant été occasionné à l’intérêt collectif des consommateurs ». L’ensemble des clauses visées, sauf sept, « sont réputées non-écrites en raison de leur caractère abusif ou illicite dans tous les contrats proposés par la société Facebook, y compris ceux qui ne sont plus proposés », ajoute-t-il.

L’UFC-Que Choisir s’est félicitée, sur son site internet, d’une « victoire d’ampleur » face à « 430 clauses jugées abusives et illicites ».  Saisi en 2014 par l’association de défense des consommateurs au sujet de ces clauses abusives, le TGI de Paris avait déjà condamné Twitter et Google à payer 30.000 euros à l’UFC-Que Choisir respectivement en août 2018 et en février.

Les nouvelles conditions d’utilisation dévoilées fin juin
Cette annonce intervient le même jour qu’une communication de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et la répression des fraudes (DGCCRF) selon laquelle la Commission européenne et elle « ont obtenu que Facebook modifie profondément ses conditions d’utilisation ». La DGCCRF précise que le travail qu’elle a mené « fait écho » aux décisions du TGI de Paris.

« Les conditions d’utilisation de Facebook préciseront désormais, dans un langage clair et compréhensible pour les utilisateurs, comment Facebook rémunère ses activités en permettant un ciblage publicitaire basé sur le contenu de leurs profils », explique l’instance. Les nouvelles conditions d’utilisation doivent entrer en vigueur avant fin juin 2019, « selon l’engagement pris par le média social », ajoute la DGCCRF.

Publicités
Publié dans Texte Actualité divers

Les députés britanniques votent contre toutes les solutions alternatives au plan de Theresa May

brexitLes élus ont rejeté aux quatre nouvelles options de sortie de l’Union européenne qui leur avaient été présentées par Theresa May afin de conserver une coopération étendue avec l’UE.

Les députés britanniques ont voté ce lundi soir contre les quatre options alternatives à l’accord de Brexit conclu par la Première ministre Theresa May avec Bruxelles.

Après avoir rejeté trois fois déjà l’accord de Theresa May, avoir voté la semaine dernière contre huit propositions parlementaires pour tenter de sortir de l’impasse, les élus ont rejeté les nouvelles options, d’initiative parlementaire, qui leur étaient présentées.

4 propositions refusées
Parmi les solutions proposées figuraient les deux qui ont recueilli le plus de suffrages mercredi, à savoir l’organisation d’un référendum sur tout accord de divorce conclu avec Bruxelles et la mise en place d’une union douanière avec l’UE. Une troisième option proposait d’arrêter le processus de Brexit en cas d’absence d’accord à deux jours de la date de sortie, qui a été reportée au 12 avril.

Enfin, la proposition d’un modèle « Norvège + », également connue sous le nom de « Common Market 2.0 », préconisait le maintien du Royaume-Uni au sein du marché unique, synonyme de liberté de circulation des biens, capitaux, services et personnes, comme la Norvège, ainsi qu’une union douanière spécifique avec l’UE, soit une politique de droits de douane et commerciale commune.

Un no-deal devenu « presque inévitable »
Le parlement « a une nouvelle fois échoué à trouver une majorité claire pour chacune des options » présentées, a réagi le secrétaire d’État au Brexit Stephen Barclay.  « La position légale par défaut est que le Royaume-Uni va quitter l’UE dans onze jours » sans accord, a-t-il ajouté.

L’auteur de la proposition « Norvège + », le conservateur Nick Boles a immédiatement annoncé qu’il quittait le Parti conservateur.  « J’ai tout donné pour tenter de trouver un compromis qui pourrait mener le pays hors de l’UE tout en maintenant notre puissance économique et notre cohésion politique », a-t-il dit visiblement très ému. « J’accepte que j’ai échoué. J’ai échoué surtout parce que mon parti refuse le compromis », a-t-il accusé.

Theresa May n’a de son côté pas exclu de présenter une quatrième fois au vote son accord de divorce. Quant au référent Brexit du parlement européen Guy Verhofstadt, il a affirmé sur Twitter qu’une sortie du Royaume-Uni de l’UE « sans accord » était devenue « presque inévitable », juste après les votes des parlementaires britanniques.

« Mercredi, c’est la dernière chance pour le Royaume-Uni de sortir de l’impasse ou faire face à l’abyme », a déclaré l’eurodéputé belge libéral Verhofstadt.

Publié dans Texte Actualité divers

Le «Momo Challenge» n’aurait en fait jamais existé

momo challengeCe jeu dangereux, accusé d’être responsable de la mort de plusieurs adolescents dans le monde, ne serait qu’une légende urbaine

« Salut, je suis Momo »… Depuis l’été dernier, les parents du monde entier s’inquiètent du « Momo Challenge », un défi effrayant sur WhatsApp qui pousserait leurs enfants à se suicider. C’est en Argentine que la première victime de ce jeu dangereux aurait été recensée l’été dernier.

Depuis, de nombreux autres cas ont été signalés au Mexique, aux États-Unis, en Belgique, en Allemagne.  Et en novembre dernier en France, où un père de famille a accusé le jeu d’être responsable du suicide de son fils de 14 ans.

Seulement voilà, aucune enquête n’a permis jusqu’à aujourd’hui d’établir que le « Momo Challenge » existait réellement. En Argentine, d’où est partie toute l’affaire, les investigations ont révélé que le suicide de la jeune fille n’avait rien à voir avec un quelconque challenge. Aucune association de protection de l’enfance n’a également recensé de cas avérés pouvant accréditer l’existence de ce défi. Pour beaucoup, ce serait tout simplement la psychose médiatique qui aurait popularisé le « Momo Challenge » dans le monde entier.

Une pure invention médiatique ?
Cette poupée effrayante, aux yeux exorbités, au visage émacié et aux cheveux filandreux, a récemment fait les gros titres des journaux en Grande-Bretagne. YouTube a été accusé outre-Manche de laisser passer des messages incitant au « Momo Challenge » dans des vidéos du dessin animé pour enfants Peppa Pig. La police d’Irlande du Nord a même diffusé en février un avertissement, incitant « les parents à faire preuve de vigilance ».

La National Society for the Prevention of Cruelty to Children (NSPCC), une association de protection de l’enfance, a assuré avoir reçu plus d’appels à ce sujet de la part des médias que des familles, expliquant ainsi n’avoir aucune preuve que le « Momo Challenge » existait vraiment. Le UK Safer Internet Center (Centre pour un Internet plus sûr) a même qualifié le phénomène de « fake news ».

Selon le Guardian, cette médiatisation a fait exploser le nombre de requêtes Google, créant ainsi une véritable psychose outre-Manche. « Le « Momo Challenge » n’existe pas. Plusieurs articles faisant état de cette « rumeur » ont poussé les institutions à communiquer sur ses dangers potentiels, donnant ainsi lieu à encore plus d’articles sur le sujet », explique le quotidien britannique.

« Pas de suicide, ni de blessé en France »
En France aussi, ce sont aussi les médias et la publication de plusieurs articles qui ont « popularisé » le « Momo Challenge ». « Entre le 15 et le 20 août 2018, période à laquelle ce jeu dangereux a été médiatisé en France, on a reçu une dizaine d’appels sur notre ligne d’écoute, principalement des parents d’ados fragiles, mais aussi des jeunes, qui se disaient effrayés par le personnage », indique à 20 Minutes Samuel Comblez, directeur des opérations de l’association e-Enfance.

« On a très vite coordonné nos actions avec nos différents partenaires, Facebook, Twitter, Snapchat et bien sûr la plateforme Pharos. Après une période d’observation, on en a tout simplement conclu que cette histoire était un non-phénomène, une simple légende urbaine », ajoute Samuel Comblez qui précise qu’« il n’y a pas eu de cas de suicide ni de blessé lié au «Momo Challenge» en France ». En Bretagne, un père de famille a pourtant porté plainte en novembre dernier contre YouTube, Whatsapp et l’État pour « mise en danger de la vie d’autrui ». Il a accusé le jeu d’être responsable du suicide de son fils de 14 ans. « Nous restons très prudents », avait alors indiqué à l’époque le procureur de la République de Rennes à 20 Minutes.

« Quand j’étais petit, c’était la Dame blanche, aujourd’hui c’est Momo »
Le personnage fictif de Momo a surtout été alimenté par de nombreuses vidéos YouTube très populaires, totalisant des millions de vues, sans qu’il ne soit jamais question de challenge ni de suicide. « Momo, c’est d’abord une histoire pour faire peur. Les ados adorent les histoires effrayantes. Ce n’est qu’une légende urbaine parmi d’autres. Quand j’étais petit, c’était la Dame blanche, qui dans son genre était toute aussi effrayante. Aujourd’hui c’est Momo », ajoute Samuel Comblez.

Le « Momo Challenge » semble aujourd’hui être « passé de mode » en France. La plateforme téléphonique de l’association e-Enfance indique n’avoir reçu aucun signalement depuis novembre dernier. « Les jeunes sont rodés. Après le «Blue Whale Challenge» [défi mortel également lancé sur les réseaux sociaux], ils font preuve de plus de prudence ». L’artiste japonais, qui a créé la poupée effrayante, a également indiqué début mars l’avoir détruite. « Elle était censée faire peur aux gens, oui, mais pas de faire du mal à quiconque », a-t-il expliqué. Une manière de tirer un trait définitif sur cette histoire.

Publié dans Texte Actualité divers

Le Vans challenge : le nouveau challenge qui fascine Twitter

van's chalengeVous l’avez sûrement vu sur votre feed Twitter ou Instagram : partout sur Internet, les gens s’amusent à jeter en l’air leur paire de Vans. Mais qu’est-ce donc que ce « Vans challenge » qui affole la Toile ?

Il en faut peu pour faire démarrer un phénomène sur les Internets. En vrai, il suffit parfois d’un tweet, qui aurait somme toute pu passer inaperçu. Pas sûr que cet internaute s’attendait à un tel raz-de-marée en postant une courte vidéo accompagnée du message suivant : « Saviez-vous que peu importe comment vous lancez vos Vans, elles atterriront à l’endroit. »

Sauf que voilà, plus d’un a semblé surpris de l’information, au point de liker en masse, de retweeter à foison et surtout  de tester par eux-mêmes. Il n’aura pas fallu bien longtemps pour voir apparaître sur les réseaux sociaux des milliers de vidéo de Vans balancées dans tous les sens.

Et il faut bien avouer qu’elles ont tout d’hypnotisant, car peu importe comment sont envoyées valdinguer les chaussures, elles finissent (presque toujours, le fail n’est pas impossible) par retomber à l’endroit. Et ainsi est né le « Vans challenge ».

Un mystère résolu
Pourtant, tout cela n’a rien de bien étonnant, si on en croit la science. D’après un professeur de physique interrogé par le magazine Complex, il s’agit simplement d’une affaire de répartition de poids. « Cela est simplement dû à la façon dont le caoutchouc est distribué par rapport au tissu ».

Une explication scientifique qui ne rend pas les vidéos moins drôles à regarder. Pour l’instant, la marque Vans n’a toujours pas communiqué sur le phénomène, qui offre par la même occasion un très joli coup de pub à la mythique marque de baskets.

Publié dans Texte Actualité divers

Décès de Luke Perry, l’acteur de la série Beverly Hills

luke perryL’acteur américain, star de la série Beverly Hills dans les années 1990, vient de mourir à l’âge de 52 ans, des suites d’un AVC.

L’acteur américain Luke Perry, connu pour son rôle de Dylan dans la série Beverly Hills, vient de mourir ce lundi, selon les informations de TMZ et de Variety. Il avait été victime d’un accident vasculaire cérébral mercredi. Il était âgé de 52 ans.

Révélé par son rôle du beau ténébreux Dylan McKay, de 1990 à 1995, puis de 1998 à 2000, il avait joué en 1997 dans Le cinquième élément de Luc Besson, mais aussi dans la série L’incroyable Hulk, au côté de Lou Ferrigno. A l’orée des années 2000, on l’a vu dans la série carcérale Oz. Au cours de sa carrière, il est apparu dans de très nombreuses séries télé et téléfilms, d’Esprits criminels à Community  qui n’ont pas tous traversé l’Atlantique. Les plus jeunes téléspectateurs le connaissent pour son rôle de Fred Andrews, le père du héros dans la série Riverdale (depuis 2017).

Un rôle dans le dernier Tarantino
Luke Perry a été hospitalisé, note Variety, le jour même où la Fox a annoncé le vrai-faux reboot de Beverly Hills,  6 épisodes avec les acteurs de l’époque, Jason Priestley, Jennie Garth, Ian Ziering, Gabrielle Carteris, Brian Austin Green, et Tori Spelling. Ils joueront des versions romancées d’eux-mêmes qui veulent relancer Beverly Hills 90210. Ni Luke Perry, ni Shannen Doherty, ne devaient figurer dans ce reboot.

Luke Perry apparaîtra également de façon posthume dans le film de Quentin Tarantino, Il était une fois à Hollywood, en salles le 14 août prochain. L’acteur a deux enfants, une fille, Sophie, et un fils, Jack, lutteur professionnel.

Ian Ziering, qui incarnait Steve Sanders dans Beverly Hills, lui a rendu hommage sur Twitter, évoquant leurs « souvenirs heureux partagés au cours des trente dernières années ».

Publié dans Texte Actualité divers

Les géants d’internet font leur rapport à l’UE au compte-goutte

fake newAlors qu’approchent les élections européennes, Bruxelles a déploré jeudi que Facebook, Twitter et Google n’aient pas fourni de données dans la lutte contre la désinformation en ligne.

Bruxelles a déploré jeudi le manque de données fournies par les géants de l’internet dans la lutte contre la désinformation en ligne, en particulier la politique de Facebook et Twitter en matière de transparence des publicités politiques.

La Commission européenne a beau avoir haussé le ton en début d’année, Facebook, Twitter et Google sont encore loin de donner satisfaction à l’Union européenne (UE), à trois mois des élections européennes. « Les plateformes n’ont pas fourni assez de détails montrant que les nouvelles politiques et les nouveaux outils étaient déployés en temps utile et avec des ressources suffisantes dans tous les États membres de l’UE », déplorent les commissaires européens en charge du suivi du dossier, dans un communiqué. « Les rapports fournissent trop peu d’informations sur les résultats réels des mesures déjà prises », ajoutent-ils.

Un « code de pratiques contre la désinformation ». Entre janvier et mai 2019, date des élections, la Commission a demandé aux trois géants américains, qui se sont engagés dans un « code de pratiques contre la désinformation » en ligne, de fournir un bilan mensuel des efforts réalisés. Dans ce deuxième rapport, la Commission déplore que Facebook n’ait pas fourni les résultats sur son activité en janvier en matière de placements publicitaires, et ne donne pas d’éléments sur la suppression de faux comptes.

Facebook, Twitter et Google, de mauvais élèves ?   Facebook avait annoncé fin janvier à Bruxelles le lancement de « nouveaux outils » pour lutter contre les ingérences lors des européennes, mais pas avant fin mars. Selon la Commission, Twitter lui n’a pas fourni les données attendues en matière de transparence des publicités politiques. De son côté Google a transmis des données, même si selon la Commission elles ne sont « pas assez spécifiques » et « ne clarifient pas dans quelle mesure les actions lancées s’attaquent à la désinformation ».

La Commission invite les mastodontes d’internet à « accélérer leurs efforts ». En conséquence, la Commission, « inquiète de la situation » appelle une nouvelle fois les trois sociétés à « accélérer leurs efforts », rappelant que la campagne électorale pour les européennes doit véritablement commencer en mars. L’exécutif européen prévoit une « évaluation globale » de l’application du code de pratiques d’ici la fin de l’année.

« Notre approche privilégiée est de ne pas réguler, c’est pourquoi nous faisons ce code. Nous avons juste commencé cet exercice », a noté une porte-parole de la Commission, Mina Andreeva, lors du point presse quotidien de l’institution. « Il faut lui donner un chance, avant d’envisager toute mesure régulatoire de suivi », a-t-elle ajouté.

La publicité des rapports mensuels permet par ailleurs de « mettre une certaine pression » sur les trois groupes, afin de les pousser « à prendre leurs responsabilités », a encore estimé Mina Andreeva.

Publié dans Texte Actualité divers

Donald Trump rejoint Kim Jong-un à Hanoï pour un sommet entouré de mystère

Donald Trump et Kim Jong-un.jpgDonald Trump est arrivé mardi soir au Vietnam pour une deuxième rencontre avec Kim Jong-un, censée donner de la substance à la déclaration largement symbolique sur la « dénucléarisation de la péninsule » coréenne issue de leur précédent sommet.

La capitale vietnamienne accueille ce mercredi et ce jeudi le nouveau rendez-vous entre le dirigeant nord-coréen et le président américain, dont le lieu exact et le déroulement ont été soigneusement tenus secrets. L’avion présidentiel Air Force One s’est posé dans la soirée de mardi à l’aéroport international Noi Bai après un voyage de plus de 20 heures.

Quelques heures plus tôt, portant son traditionnel costume de type Mao, Kim Jong-un était quant à lui descendu, après une odyssée ferroviaire de 4000 kilomètres, de son fameux train blindé vert olive en gare de Dong Dang, une localité vietnamienne frontalière d’ordinaire tranquille où des écoliers brandissant des drapeaux l’attendaient.

Avant son arrivée, Donald Trump s’est voulu optimiste, assurant sur Twitter attendre avec impatience « un sommet très productif ». Très peu de détails ont filtré sur la rencontre. Les deux dirigeants doivent dîner ensemble ce mercredi en compagnie de certains de leurs conseillers avant de se retrouver jeudi pour un tête-à-tête, a simplement fait savoir la Maison-Blanche.

Donald Trump « pas pressé »
En juin, à Singapour, Kim Jong-un s’était engagé à « travailler vers la dénucléarisation complète de la péninsule coréenne ». Mais, depuis, le manque d’avancées concrètes a rendu sceptiques nombre d’observateurs. Stephen Biegun, l’émissaire des États-Unis pour le Nord, a récemment reconnu que Pyongyang et Washington ne s’étaient « pas mis d’accord sur la signification » de la dénucléarisation.

Les États-Unis ont maintes fois réclamé que Pyongyang se débarrasse de manière complète, « vérifiable et irréversible » de son arsenal nucléaire – qui lui a valu une une impressionnante série de sanctions de l’ONU au fil des ans. La Corée du Nord dénonce de son côté ce qu’elle perçoit comme les menaces américaines, à savoir la présence militaire en Corée du Sud et dans la région en général.

Donald Trump répète qu’il n’est pas pressé de convaincre le Nord de renoncer à son arsenal nucléaire, tant que celui-ci s’abstient, comme il le fait depuis plus d’un an, de procéder à des tirs de missiles et des essais nucléaires. « Je ne veux brusquer personne », a-t-il encore lancé avant son départ de Washington, semblant vouloir tempérer par avance les espoirs suscités par le sommet vietnamien.

« Dénucléarisation complète »
Depuis des mois, le président américain manie la carotte et le bâton dans ce dossier, faisant miroiter le potentiel économique de la Corée du Nord tout en refusant l’allègement des sanctions. « Avec une dénucléarisation complète, la Corée du Nord deviendra rapidement une puissance économique. Sans cela, on en reste juste au même point », a-t-il tweeté. « Le président Kim prendra une sage décision ». De son côté, Pyongyang martèle avoir déjà fait des gestes, avec le gel des essais militaires et en faisant sauter les accès à son site d’essais nucléaires.

À l’issue de cette rencontre, Washington pourrait promettre des garanties de sécurité sous la forme d’une déclaration officielle sur la fin de la guerre de Corée (1950-53) qui s’est achevée sur un armistice ou ouvrir un bureau de liaison.