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La France est championne du monde des taxes et des impôts mais pas de la justice social

franceSelon la vaste étude de la Fondation allemande Bertelsmann, qui compare le degré de justice sociale (éducation, santé, égalité des chances …) des pays de l’Europe et de l’OCDE, la France ne figure même pas dans le top 10 mondial.

On le sait, la France dépense beaucoup pour son système de protection sociale réputé très protecteur et généreux ou encore dans l’éducation. De quoi justifier, selon les gouvernements qui se succèdent, sa place de championne du monde des prélèvements obligatoires avec un taux de 46% du produit intérieur brut (PIB) en 2018, selon la dernière étude de l’OCDE.

Mais quelle est l’efficacité du modèle social français au vu de ces dépenses ?  La dernière étude de la Fondation allemande Bertelsmann (Social Justice Index), qui compare le degré de justice sociale des 41 pays de l’Europe et de l’OCDE en 2019, donne des éléments de réponses. Et ils risquent de décevoir.

Globalement, la France n’arrive qu’en 15e position avec un indice de 6,53. C’est un peu mieux qu’en 2018 (6,48) mais moins bien qu’en 2009 (6,65). Notre pays se classe ainsi largement derrière les pays scandinaves : l’Islande (7,90), la Norvège (7,68), le Danemark (7,67), la Finlande (7,24), la Suède (6,98).

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Derrière l’Allemagne et l’Angleterre
Mais surtout, la France arrive également derrière les Pays-Bas (6,97), la Slovénie (6,88), la République Tchèque (6,8), la Nouvelle-Zélande (6,75), l’Allemagne (6,64) et même l’Angleterre (6,64), le Canada (6,57), l’Irlande et la Suisse (6,56).

La moyenne des pays observés se fixe à 6,09. Le pays au plus faible score est le Mexique (4,76), pays où les prélèvements obligatoires sont les plus faibles (16%).

Ce score englobe différents paramètres: prévention de la pauvreté, égalité face à l’éducation, accès au marché du travail, inclusion sociale et non-discrimination, égalité intergénérationnelle ou encore système de santé.

La France se distingue assez nettement dans le domaine de la santé (4e rang mondial) et dans la prévention de la pauvreté (7e rang). Mais affiche de piètres performances dans l’égalité intergénérationnelle (20e rang), l’inclusion sociale (21e), l’égalité face à l’éducation (35e) et l’accès au marché du travail (38e). De quoi lourdement plomber sa performance globale dans ce classement.

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Ainsi, si les experts de la Fondation Bertelsmann jugent « admirable » la position de la France en matière de santé, et « attribuent le risque relativement faible de pauvreté au généreux modèle de protection sociale français, qui protège largement de la pauvreté et de l’exclusion sociale », ils soulignent que dans le même temps, « certaines régions rurales et certains migrants sont touchés par l’exclusion sociale ».

La faible performance en matière d’éducation est clairement un frein à la justice sociale, expliquent les auteurs. « La justice sociale des systèmes éducatifs se manifeste notamment dans la mesure où ils offrent aux enfants et aux jeunes des chances égales de succès dans leur carrière éducative. Dans ce contexte, le faible résultat obtenu par la France en matière d’éducation équitable tient notamment à la forte sélectivité sociale du système éducatif ». La Fondation ne voit « dans aucun autre des 41 pays de l’UE et de l’OCDE, (une telle) influence du contexte socio-économique sur les possibilités d’éducation des enfants et des jeunes ».

Éducation : un résultat « alarmant »
Et d’asséner : « Ce résultat est alarmant, car une bonne éducation est une condition préalable essentielle pour pouvoir accéder ultérieurement aux opportunités du marché du travail et donc également pour la participation sociale ». « La qualité de l’éducation laisse également beaucoup à désirer, la proportion de personnes peu performantes selon le PISA dans toutes les matières est de 14,8% (28e rang), soit environ trois fois plus qu’en Estonie, le meilleur pays pour cet indicateur », peut-on encore lire. « Cependant, les experts signalent également que le gouvernement Macron s’attaque à ce problème et a lancé plusieurs mesures visant à garantir des possibilités d’éducation meilleures et plus équitables ».

En matière d’accès au marché du travail, au contraire, les choses empirent note la Fondation. Le score de 5,96 « est inférieur à ce qu’il était il y a dix ans ». « Sur huit des onze métriques (quantitatives) qui composent cette dimension, la situation de la France est pire qu’il y a dix ans. Alors que le niveau d’emploi aujourd’hui (65,4%, 32e rang) est semblable à celui d’il y a dix ans, la Fondation épingle la part des travailleurs occupant un emploi à temps partiel contre leur volonté (34,9% à 41,8%), un taux de chômage de 9,1% qui reste plus élevé qu’avant la crise financière mondiale (37e rang), le taux de chômage notoirement élevé chez les jeunes (20,8%, 37e rang) et le fait que les travailleurs nés à l’étranger, surtout les jeunes, rencontrent d’énormes difficultés pour s’intégrer sur le marché du travail (30e rang).

Il n’y a guère que le taux d’emploi des personnes âgées de 55 à 64 ans qui soit un motif de satisfaction. Il « a considérablement augmenté, passant de 38,2% à 52,1% ».

La conclusion est sans appel. « Ces lacunes mettent en évidence les occasions manquées d’intégrer les jeunes et les adultes marginalisés à la société française. Le gouvernement Macron a également lancé des mesures immédiates pour améliorer les qualifications des chômeurs de longue durée et des jeunes ayant quitté l’école sans diplôme, programme doté de 15 milliards d’euros sur cinq ans, mais les résultats de ces interventions politiques sont encore à voir ».

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Une majorité d’entreprises est encore incapable de se conformer aux exigences du RGPD

europeLe règlement européen de protection des données personnelles fixe par exemple à un mois le délai à une demande d’accès ou de portabilité de données personnelles. Peu d’entreprises y parviennent, selon une étude.

Opérationnel en Europe depuis mai 2018, le RGPD doit permettre aux citoyens de mieux gérer la collecte, la gestion et l’exploitation de leurs données personnelles par les services en ligne. Il introduit les notions de consentement lorsqu’un internaute visite un site Web mais aussi d’accès et de portabilité de ces données et ce dans un délai d’un mois si un internaute en fait la demande.

Il prévoit également des sanctions lourdes en cas de manquement, pouvant aller jusqu’à 4% du chiffre d’affaires, contre 300.000 euros maximum auparavant.

Plus d’un an après, la conformité des entreprises européennes reste moyenne, selon une étude de Talend, un éditeur de logiciel. 103 entreprises de tous secteurs ont été interrogées dans le monde, très principalement (84%) en Europe.

Il apparaît ainsi que 58% des entreprises sondées n’ont pas été en mesure de répondre aux demandes d’accès aux données et de portabilité dans le délai d’un mois. Si une majorité d’entreprises n’est donc pas en conformité, on peut néanmoins observer qu’elles sont bien moins nombreuses qu’en 2018 (70%).

En haut des entreprises les plus conformes, on trouve celles du secteur financier (47%), devant la distribution (46%, 42% en France) et le voyage/transport (45%).

Le secteur public à la traîne
En bas de l’échelle, seulement 29% des entreprises du secteur public interrogées (16% en France) ont pu fournir les données dans le délai d’un mois. Ce n’est pas vraiment mieux dans les médias et télécoms pourtant très friands de données personnelles avec 32%.

En moyenne, les entreprises répondent aux demandes dans les 16 jours et il y a encore 7% d’entreprises qui ont mis en place aucun système automatisé pour répondre aux requêtes des internautes.

La pression risque de s’accentuer sur les entreprises. Les questions de gestion des données personnelles sont de plus en plus prioritaires pour les européens effrayés par les multiples affaires de fuite de données ou d’exploitation par des tiers sans aucun consentement (notamment le scandale Cambridge Analytica).

Selon une étude de la Commission européenne, pas moins de 67% des européens ont entendu parler du RGPD.  Et les autorités locales de régulation veillent au grain. Les premières sanctions pour manquement au RGPD sont tombées cette année. En France, la Cnil a ainsi infligé 50 millions d’euros d’amende à Google, un record. En Grande-Bretagne, British Airways a lui écopé de 200 millions euros d’amende. Et plusieurs dossiers seraient à l’instruction partout en Europe.

Reste que l’application stricte du RGPD a un coût pour les entreprises. Le cabinet d’études Gartner a ainsi évalué à 1400 dollars le coût moyen pour répondre à une requête d’accès ou de portabilité de données personnelles.

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À partir de ce mardi 5 novembre à 16h47, les Françaises travailleront pour rien

egalité salaire homme femmeÀ partir de cette date, les Françaises cesseront d’être symboliquement payées pour leur travail, si l’on compare leur salaire moyen à celui des hommes.

C’est une date qui n’a presque pas évolué en dix ans. À partir de ce mardi 5 novembre, à 16h47 pétantes, les Françaises travailleront symboliquement, pour rien. Selon Eurostat, le salaire brut moyen des Françaises est toujours inférieur de 15,4% à celui des hommes, contre 15,6% en 2010.

Et si le calcul de l’écart salarial est parfois contesté et sa date précise varie selon les calculs, il n’en reste pas moins qu’un écart de rémunération entre les femmes et les hommes demeure. Pour faire émerger la question des inégalités salariales dans le débat public, l’économiste féministe Rebecca Amsellem a créé le mouvement #5novembre16h17 (la date et l’heure sont mis à jour chaque année) il y a quatre ans sur Twitter.

Les inégalités de salaires entre les femmes et les hommes sont complexes. Pour autant, il a été démontré que plus les femmes avaient d’enfants, plus elles faisaient des pauses dans leur carrière et travaillaient à temps partiel. Selon l’Observatoire des inégalités, les écarts de salaires entre les sexes sont les plus importants chez les cadres supérieurs, avec une différence de salaire de 21% entre les hommes et les femmes, à travail égal. À l’inverse, l’écart le plus faible est observé chez les employés (- 8%), une catégorie socio-professionnelle majoritairement féminine.

Un index pour pointer les inégalités entre les femmes et les hommes
Pour faire face à cette situation, le gouvernement  qui a décrété l’égalité entre les femmes et les hommes grande cause du quinquennat  a réagi en mettant en place un index d’inégalités entre les femmes et les hommes.

Instauré par la loi « pour choisir son avenir professionnel » de septembre 2018 et piloté par le ministère du Travail, cet index mesure une série d’indicateurs dans les entreprises parmi lesquels : les écarts de rémunération, les augmentations et les promotions, le pourcentage de salariées ayant bénéficié d’une augmentation au moment du retour de congé maternité (une obligation depuis 2006) ou encore le nombre de femmes dans les plus hautes fonctions de l’entreprise.

Les sociétés ont l’obligation de communiquer leurs résultats à l’inspection du travail et publier le score global obtenu sur leur site internet. À ce jour, seules les entreprises de plus de 250 employés sont concernées. Au 1er mars, la mesure s’étendra aux entreprises de plus de 50 salariés.

L’écart de salaire entre les femmes et les hommes est de 16% dans l’Union européenne
Dans l’ensemble des 28 pays membres de l’Union Européenne, l’écart de salaire entre les femmes et les hommes est en moyenne un peu plus élevé (16%) qu’en France. Pour cette raison, Bruxelles a fixé la Journée européenne de l’égalité salariale au lundi 4 novembre.

« Cela fait 60 ans que l’égalité des salaires est inscrite dans les traités européens. Pourtant, les femmes européennes continuent de travailler gratuitement pendant deux mois par rapport à leurs collègues masculins et les progrès réalisés sont encore trop lents », ont écrit Frans Timmermans, premier vice-président de la Commission européenne, ainsi que Marianne Thyssen et Vera Jourova, les deux commissaires chargées de l’emploi et de l’égalité des genres dans un communiqué.

L’écart salarial entre les hommes et les femmes est de 25,6% en Estonie et 21% en Allemagne, et de 5% seulement au Luxembourg. Pour réduire cet écart, l’Union européenne a récemment encouragé les pays membres à mettre en place des dispositifs qui visent à améliorer la transparence des salaires dans les entreprises et le renforcement du congé paternité.

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Cannabis : pas de preuve d’efficacité contre les troubles mentaux selon une étude

cannabis.jpegL’efficacité du cannabis thérapeutique pour les troubles mentaux est limitée, selon une étude australienne publiée ce lundi, qui a passé en revue quelque 83 études sur l’usage du cannabis et ses substances actives chez des patients atteints de troubles psychiatriques.

Le cannabis et ses dérivés peuvent-ils soulager les personnes atteintes de certaines maladies mentales comme la dépression ou la psychose ?  En l’état actuel de la recherche, ce bénéfice n’est pas démontré, conclut une étude australienne publiée ce lundi.

Des résultats très peu concluants
Alors qu’un nombre croissant de pays légalisent le cannabis médical, les preuves suggérant qu’il peut améliorer l’état des patients souffrant de troubles mentaux sont « limitées » et « insuffisantes » pour justifier une recommandation par les autorités de santé, selon les chercheurs. Pour aboutir à cette conclusion, ils ont passé au crible 83 études sur l’usage du cannabis ou de ses substances actives, le tétrahydrocannabinol (THC) et le cannabidiol (CBD), chez des patients atteints de six troubles psychiatriques: dépression, trouble anxieux, trouble de déficit de l’attention / hyperactivité (TDAH), syndrome de la Tourette, syndrome de stress post-traumatique et psychose.

Quelques études montrent « une petite amélioration des symptômes d’anxiété » avec le THC chez des patients souffrant d’un autre problème de santé, comme une douleur chronique ou la sclérose en plaques, mais sans que l’on puisse déterminer si l’effet n’est pas lié à une amélioration de la maladie elle-même, selon l’article, publié dans la revue médicale britannique The Lancet Psychiatry.

La légalisation thérapeutique face aux risques du cannabis
Une trentaine de pays dans le monde autorise, à différents niveaux, le cannabis thérapeutique (une vingtaine de pays européens, les États-Unis, l’Australie, le Canada, Israël, plusieurs pays d’Amérique latine …). Et, selon l’étude, les troubles mentaux sont l’une des raisons les plus fréquentes de cet usage, après les douleurs chroniques non cancéreuses.

« L’un des aspects les plus frappants » avec cette vague de légalisation des cannabinoïdes pour des usages médicaux « c’est que dans de nombreux cas cela se passe en dehors des autorités de régulation habituellement chargées de contrôler le développement des médicaments », souligne Louisa Degenhardt, auteure principale de l’étude, interrogée par l’AFP.

Dans le même temps, les risques liés à la consommation de cannabis sont eux avérés, ajoute-t-elle, citant les risques de dépendance, ceux liés à la conduite sous l’emprise de ces substances et « des données montrant que les personnes consommant régulièrement du cannabis ont davantage de risques de développer une dépression ou des symptômes psychotiques ».

La nécessité de plus d’information et d’études de qualité
Les auteurs pointent le besoin de mener davantage d’études de qualité sur le sujet, notamment sur un plus grand nombre de patients, en les suivant plus longtemps et en comparant les effets avec un groupe recevant un placebo. D’ici là, « on ne peut pas élaborer de recommandations médicales concernant leur usage dans les troubles mentaux », estime la Pr Degenhardt.

Et dans les pays où cet usage est déjà légal, « les médecins et les patients doivent être informés du niveau limité des preuves existantes et des risques des cannabinoïdes », ajoute la professeure au National Drug and Alcohol Research Centre (Université de Nouvelle-Galles du Sud, Sydney).

La France vient de donner son feu vert à l’expérimentation pendant deux ans de la prescription de cannabis thérapeutique, mais seulement pour le traitement de la douleur dans certaines indications bien précises et en cas d’échec des médicaments existants.

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Cannabis thérapeutique : comment va se dérouler l’expérimentation votée par l’Assemblée nationale ?

Cannabis thérapeutiqueCette phase de test, qui se prolongera sur deux années, est censée débuter au cours du premier semestre de 2020.

Ce vendredi, l’Assemblée nationale a donné son feu vert à l’expérimentation, durant deux années, du cannabis thérapeutique. Un test qui concernera quelque 3000.

L’expérimentation du cannabis à usage médical, pour laquelle l’agence du médicament avait déjà donné son aval, pourrait « débuter au cours du premier semestre 2020 », a précisé la secrétaire d’État auprès de la ministre des Solidarités et de la Santé, Christelle Dubos, dans l’hémicycle.

Porteur du projet, le député LaREM Olivier Véran assure que l’idée n’est pas de faire de l’opioïde « le nouveau paracétamol ou la nouvelle morphine ».  Pour ce dernier, il s’agit « d’enrichir la pharmacopée et offrir des solutions à des patients qui sont aujourd’hui sans solutions », en s’appuyant également sur « l’expérimentation d’un certain nombre de pays, dont 17 dans l’Union européenne ».

Éviter le marché noir
Rencontrée par nos équipes, Mado Gilanton est atteinte d’une maladie rare. Et si elle espère faire partie des patients sélectionnés pour l’expérimentation, c’est dans un premier temps parce que ça lui « éviterait d’aller sur le marché noir chercher des produits ». « Ça me permettrait, pour moi, de savoir exactement ce qui me correspond et de ne pas à avoir à prendre des médicaments de façon inconsidérée », ajoute-t-elle également.

Jusqu’à présent, Mado utilisait une recette illégale confectionnée par ses propres soins. « C’est une tisane que j’ai préparée puis congelée, qui est à base de lait, de crème et de feuilles de cannabis, j’en prends une cuillerée que je décongèle en cas de crise », détaille-t-elle.

Prescription réalisée par un médecin spécialiste
L’expérimentation sera menée dans plusieurs centres hospitaliers en France, en particulier des centres de référence pour les pathologies concernées.

Une prescription initiale sera effectuée par un médecin spécialiste, neurologue ou médecin de la douleur par exemple. Les patients devront d’abord se fournir en pharmacie hospitalière puis pourront renouveler leurs traitements en pharmacie de ville.

« Il n’y aura évidemment pas de distribution de joints dans les pharmacies », reprend Olivier Véran.  Si l’essai s’avère concluant, les patients souffrant de maladies telles que la sclérose en plaques ou certaines neuropathies pourront se procurer du cannabis à l’hôpital, sous forme d’huile ou de tisane. Elle concernera également les personnes atteintes de cancers et souffrant d’effets secondaires lors d’une chimiothérapie et de soins palliatifs.

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La fin du changement d’heure, c’est pour quand ?

heureDepuis 1976, la France passe à l’heure d’hiver au dernier week-end d’octobre. Mais ce changement devrait prendre fin en 2021, sur une initiative de la Commission européenne.

Cette nuit à 3 heures du matin, il sera en fait 2 heures. Comme chaque année au dernier week-end d’octobre, l’heure d’hiver fait son grand retour mais c’est probablement l’une des dernières fois que les Français y sont confrontés. La question de l’abandon du changement d’heure est dans les tuyaux de la Commission européenne depuis plus d’un an. Le 12 septembre 2018, l’institution a présenté une proposition visant à mettre un terme au changement d’heure.

Elle devait initialement être concrétisée en 2019 mais les eurodéputés ont voté un report de la mesure en 2021. Dans un peu plus d’un an, nous devrions donc avoir tiré un trait sur l’éternelle question : « On perd ou on gagne une heure de sommeil ? » Cette confusion dure depuis l’instauration du changement d’heure en 1976 qui a ensuite été généralisée à la plupart des pays de l’UE en 1998.

« A l’origine, l’objectif était d’économiser l’énergie en faisant correspondre au mieux les heures d’activités avec celles d’ensoleillement », explique le gouvernement sur son site Internet.

Rester à l’heure d’été ?
Mais ces dernières années, des scientifiques ont pointé du doigt les effets négatifs de ces changements sur la santé humaine. Ils sont notamment contestés en raison de leur influence sur les rythmes biologiques et les accidents de la route. Durant les premières semaines qui suivent le passage à l’heure d’hiver, le nombre d’accidents impliquant des cyclistes et des piétons augmente drastiquement.

« Cette période est en effet marquée par un pic d’accidentalité de +50% des accidents de piétons pour la seule tranche horaire 17h-19h (et +18% sur la tranche horaire 7h/9h) », observe le ministère de l’Intérieur. Résultat, l’Union européenne a décidé d’y mettre un terme.

Alors, faut-il opter pour l’heure d’hiver ou pour l’heure d’été ?   Telle est désormais la question. Chaque État membre de l’Union européenne est libre de choisir son fuseau horaire. Cette décision sera ensuite soumise à l’évaluation de la Commission européenne chargée de s’assurer que l’heure choisie par chaque pays ne perturbe pas le fonctionnement du marché intérieur. Les différents états de l’UE ont jusqu’à avril prochain pour se coordonner. En France, l’heure d’été est pour l’instant plébiscitée par 59% des Français, selon un sondage publié par l’Assemblée nationale.

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Boris Johnson appelle à des élections générales le 12 décembre

Boris JohnsonLe Premier ministre avait menacé les parlementaires britanniques de demander des élections s’ils rejetaient son calendrier sur l’accord sur le Brexit, obtenu à Bruxelles le 17 octobre.

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a appelé jeudi à la tenue d’élections générales le 12 décembre, un scrutin qui doit encore recevoir le soutien de l’opposition travailliste, dans un entretien à la BBC.

Si le Parlement « veut plus de temps pour étudier » l’accord de Brexit qu’il a conclu avec Bruxelles, « ils (les députés, ndlr) peuvent l’avoir mais ils doivent approuver des élections générales le 12 décembre », a-t-il déclaré à une semaine de la date prévue pour la sortie de l’UE, le 31 octobre prochain.

Une lettre écrite à Jeremy Corbyn
Pour que ces élections puissent avoir lieu, Boris Johnson doit obtenir l’accord des deux tiers des députés britanniques. Or, le parti travailliste et son leader, Jeremy Corbyn, se sont dits opposés à leur tenue tant qu’une sortie de l’Union européenne avec un accord n’est pas garantie.

Le Premier ministre a ainsi tweeté ce jeudi soir une lettre écrite à Jeremy Corbyn, dans laquelle il demande au leader de l’opposition de soutenir la tenue de ces élections générales le 12 décembre.

« Si vous vous engagez à voter en faveur d’une élection la semaine prochaine (…) alors nous rendrons possibles des discussions et un vote sur le Withdrawal Agreement Bill (l’accord sur le Brexit obtenu à Bruxelles le 17 octobre, NDLR) », écrit Boris Johnson, qui ajoute que cela donner une chance au « Brexit d’être acté avant les élections ».