Publié dans Texte Actualité divers

Réapprenez à perdre votre temps

Laurent FreytrichDans notre monde agité, on cherche à optimiser chaque heure. Pourtant, perdre son temps a des vertus. Alors, profitons de l’été pour ralentir .

Vous aussi, vous courez après le temps comme le lapin blanc d’Alice au pays des merveilles  ?   Pendant toute l’année, combien de fois par jour entendez-vous au bureau « Désolé, mais je n’ai pas le temps »  ?   Combien de fois dites-vous à vos enfants « Plus tard, tu vois bien que, là, je n’ai pas le temps »  ?   Combien de fois dites-vous à vos parents que vous viendrez les voir dans deux mois parce que vous êtes débordé  ?

Dans votre vie professionnelle comme dans votre vie personnelle, vous cherchez à perfectionner votre timing. Le challenge  ?  Caser en 24 heures son boulot, sa famille, ses amis, ses loisirs et un temps de sommeil. Et j’oubliais : trouver le temps d’organiser les futures vacances, d’acheter les fournitures scolaires, de prendre rendez-vous chez le dentiste, etc … Pas si simple, puisque deux Français sur trois ont l’impression de manquer de temps dans la journée pour faire tout ce qu’ils voudraient (enquête Harris Interactive).

Le temps est donc devenu un bien précieux, une source d’optimisation. Mais vouloir à tout prix gagner du temps conduit à des absurdités : on participe à des speed-datings pour rencontrer la femme ou l’homme de sa vie en sept minutes. On doit convaincre des investisseurs de miser sur sa start-up au cours d’un elevator pitch de deux minutes. On se fait livrer des courses en deux heures pour acheter des tomates déjà coupées en deux. Gain de temps ou non-sens  ?   À vous de décider.

Même l’information circule trop vite : on partage des posts sans en vérifier la véracité, on propage une vidéo sans la regarder jusqu’au bout. Trois heures sans votre mobile et vous avez l’impression de manquer quelque chose. Pourtant, ce besoin d’immédiateté est un leurre. Alors profitons de la période estivale pour calmer le jeu .

« Qu’il est doux de ne rien faire quand tout s’agite autour de vous »
Mettre en pratique cette citation du librettiste Michel Carré est un rêve pour beaucoup , 83 % des Français aiment prendre le temps de faire les choses et un Français sur deux rêve de ralentir. Alors faites-le vraiment , du farniente italien au tout nouveau niksen hollandais, le concept de ne rien faire est une tendance en hausse dans un monde hyper-speed.

Accordez-vous des moments rien qu’à vous sans une once de culpabilité. Simplement pour vous sentir bien, respirer et rêver. Le temps est un bien précieux, qui ne nous appartient jamais. Seul Docteur Strange, le superhéros, détient la pierre du temps et le pouvoir de revenir en arrière. Nous, superhéros du quotidien, pouvons simplement nous accorder de bons moments et ralentir.

Car perdre son temps répond à une loi fondamentale de la vie : l’oscillation. Il est impossible d’être à 150 % en permanence. On a besoin de redescendre, de se calmer pour repartir plus fort et plus loin. Sinon, c’est la surchauffe et le burn-out. Le physique craque, le mental vacille et les émotions négatives nous mettent les nerfs à vif.

Pour éviter cela, voici quelques conseils pour lever le pied et ralentir
Offrez-vous une digital détox, une vraie déconnexion d’Internet, sans téléphone, sans tablette. Oui, vous perdez aussi votre temps sur les réseaux sociaux, mais là, nous vous invitons à une perte de temps sans écran, pour vous ressourcer.

Retrouvez le plaisir de flâner, de déambuler dans les rues, d’observer autour de vous la ville ou la nature. Ré-apprivoisez vos cinq sens pour profiter de chaque balade. Adoptez la slow attitude au lieu de tout vouloir faire vite. Donnez sans compter du temps à vos proches, à ceux qui sont indispensables à votre vie, avant qu’ils ne disparaissent.

Quittez la périphérie du tourbillon de la vie pour revenir à son centre, au cœur, à l’essentiel. Profitez de « moments vrais » en étant à 100 % avec vos proches physiquement, mais aussi mentalement : quand vous rendez visite à vos parents, vous n’êtes pas sur Instagram toute la journée.  Vivez l’instant présent sans penser à l’heure suivante ni à ce que vous devez faire demain. Soyez là pleinement et maintenant.

Ennuyez-vous, lL’ennui développe la créativité, en particulier chez les enfants. Arrêtez de vouloir remplir leurs vies de mille activités alors qu’en contemplant les formes des nuages, un enfant peut imaginer des aventures incroyables. Dans le futur, la créativité et l’imagination resteront les qualités humaines que les intelligences artificielles auront du mal à synthétiser.

Alors ce temps précieux et élastique, ne le remplissez pas de futilités. Gaspillez-le, mais pour mieux revenir à l’essentiel et prendre le temps de vivre.

Laurent Freytrich accompagne, depuis 2002, les dirigeants, les managers et les collaborateurs de très nombreuses entreprises (CAC 40, PME et entreprises publiques) dans leur développement personnel, professionnel et collectif. Il est l’un des fondateurs du cabinet de conseil Moortgat Énergie.

Publicités
Publié dans Texte Réflexion

La valeur d’une heure

12 euros.jpgUn jour, un homme revenant du travail très tard, fatigué et agacé trouva son fils de 5 ans, à l’entrée de la porte.

– « Papa, je peux te poser une question ? »
– « Qu’est-ce que c’est ? »
– « Papa, combien tu gagnes par heure ? »
– « Ce n’est pas ton problème, pourquoi une question pareille ? »
– « Je veux juste savoir, s’il te plaît, combien tu gagnes par heure ? »
– « Tu sais quoi ?  Je gagne 12 € par heure « 

 « Ah » répondit le garçon, avec sa tête vers le bas.

– « Papa, prête-moi seulement 6 € »

– « C’est pour cette raison que tu demandais cela ?  Penses-tu que c’est comme ça que tu peux obtenir de l’argent pour acheter des jouets ?  Vite au lit dans ta chambre.  Je travaille durement chaque jour pour de tels enfantillages ? »

Le garçon restant silencieux, entre dans sa chambre et ferme la porte. L’homme assis devient de plus en plus nerveux sur les questions de l’enfant.

– « Comment ose-t-il poser ce genre de questions juste pour gagner de l’argent ? »

Une heure plus tard, l’homme se ressaisit et se dit : « Peut-être qu’il avait vraiment besoin d’acheter quelque chose avec ces 6 € et après tout ce n’est pas dans ses habitudes. » L’homme alla à la chambre du garçon et ouvrit la porte.

– « Tu dors, mon fils ? »
– « Non papa, je suis éveillé»
– « Je pense que j’ai été trop dur avec toi mon fils, j’ai eu une journée très dure, à tel point que je me suis déchargé sur toi. Voici les 6 € que tu as demandé. »

 – « Oh, merci papa »

L’homme a vu que le garçon avait déjà de l’argent, et commença à se fâcher de nouveau.
Le garçon comptait son argent doucement, puis regarda son père.

– « Pourquoi voulais-tu plus d’argent si tu en avais déjà ? »
– « Papa, c’est parce que je n’en avais pas assez », maintenant j’ai 12 €, puis-je acheter une heure de ton temps ?  S’il te plaît, arrive demain une heure avant à la maison, j’aimerais dîner avec toi. »

Le père a été brisé, il a mis ses bras autour de l’enfant et a demandé pardon.

C’est juste un petit rappel à tous ceux qui travaillent dur dans la vie, nous ne devons pas la laisser filer entre les doigts sans avoir passé un temps, ou une partie de ce temps avec ceux qui en ont vraiment le besoin, ceux qui sont proches de notre cœur. N’oubliez pas de partager ces 12 € (la valeur de votre temps) avec quelqu’un que vous aimez.

Si on meurt demain, la société pour laquelle nous travaillons, pourrait facilement nous remplacer dans les prochaines heures, mais la famille et les amis que nous avons laissés, eux, ne peuvent pas.

Publié dans Texte Réflexion

La vie est belle

roseUne porte qui se referme s’ouvre aussi sur autre chose, un échec emmène vers une réussite à venir, la souffrance permet de savourer le retour de la joie.

Tout s’apprivoise, la tristesse, la peine, le bonheur … Et la vie ne livre ses secrets qu’à ceux qui prennent le temps de l’écouter, de la regarder, sans jamais fermer leurs oreilles et leurs yeux.

J’ai exploré les nuances tristes de la vie, loin de m’affaiblir ça m’a donné de la force.
Et je vois bien au-delà de la laideur du monde, je vois la beauté de la vie. Le chemin menant à cette beauté n’est pas facilement accessible, caché, escarpé, vertigineux, il décourage, ou développe la volonté, la ténacité, la force. A chacun de choisir.

Oui, c’est difficile d’emprunter ce chemin, on est coulé dans un tel moule qu’on croit à ce qui n’a aucune valeur, on voit de la beauté là où il n’y a que vide, on croit réel ce qui est factice, et il faut soit de la candeur soit de la volonté ou les deux à la fois pour sortir de ce moule.

Marcher sur ce chemin n’est pas de tout repos, mais quel plaisir, quel bonheur quand tout d’un coup le chemin devient un sentier joyeux, riant aux éclats, nous inondant de lumière, nous enivrant de couleurs, de senteurs, sentier sur lequel on s’élance en chantant, en dansant, en tournoyant, en plongeant dans ses rivières d’eau pure et limpide.

On regarde le ciel et on est émerveillé, la nuit ne nous effraie plus, les étoiles sont là pour nous guider, elles nous offrent la possibilité de réaliser nos rêves. Dès fois le blues s’invite, on l’accueille en lui faisant comprendre qu’il ne doit pas se plaindre, gémir et se lamenter sur lui-même, on passe un moment avec lui et on lui offre des couleurs, de la musique, des paysages, des mots, et après il s’en va tout guilleret.

Oui, la vie s’apprivoise en douceur, sans la brusquer, sans la dominer, sans la maltraiter. Elle nous livre son nectar lentement, doucement, tendrement. Et ce nectar, il faut savoir le partager dans des échanges positifs avec les autres.

Publié dans Texte Réflexion

Un jour à la fois

klk8zmq9Tu possèdes en toi le pouvoir de rire mais aussi celui de pleurer, le pouvoir de dire le fond de ta pensée et aussi le pouvoir de changer ta destinée.

Mais tu n’as pas et n’auras jamais le pouvoir de revivre le passé, ni celui de prévoir ce qui va t’arriver, alors avance, pas à pas, lentement, vers un monde que toi tu choisiras grâce à tes désirs, tes rêves, même les plus fou, et tes réalités, tout en sachant bien que ton corps a ses limites.

N’oublie jamais que plus tu avanceras, plus tu te réveilleras et  plus tu grandiras. Surtout, cesse de toujours regarder en arrière, tourne la page, essaie plutôt de faire rejaillir avec intensité et de la volonté, toute ces belles qualités de ton moi et accepté en toute modestie et honnêteté, d’être un être imparfait.

C’est vrai que la route de la vie est semée d’embûches. Mais le plus important est de ne jamais oublier que les épreuves ne sont rien de plus que des occasions de grandir encore plus. Afin justement d’aller chercher au fond de toi, une force, un courage dont tu as besoin pour avancer dans la vie pas à pas, un jour à la fois.

Publié dans Texte Réflexion

Je m’appelle …

sentimentJe m’appelle blessure, je suis comme un trou dans un mur,
j’apparais quand tu as mal que la vie est bien trop fatal.

Je m’appelle Souffrance, je hante ton âme douloureuse,
quand tu vis la dépendance lors d’une histoire amoureuse ou autre.

Je m’appelle Désir, j’anime ton corps lorsque les sentiments sont trop fort qu’une preuve d’amour tu veux offrir.

Je m’appelle Espoir, il envahit ton esprit et te fait croire en ce que tout haut tu ne dis, loin de toi, il exile le noir.

Je m’appelle Jalousie, j’apparais Quand elles sont trop près de lui, quand tu veux que ça soit juste lui et toi.

Je m’appelle Sentiment, je remplis ton petit cœur, sème en toi le tourment, te fais souvent peur.

Je m’appelle Complicité, un sentiment primordiale qu’entre lui et toi, il faut préserver, pour avoir une vie formidable.

Je m’appelle Magie, je te fais planer et de couleurs vives peint ta vie, je te fais rêver.

Je m’appelle Amour lorsqu’on pense à moi, on pense à tous ces mots là, je rime avec toujours, je rend les gens heureux, leur montre que la vie est belle, qu’une vie à deux, c’est une vie éternelle.

Publié dans Texte Famille

Comment vivre avec un adulte à la maison ?

tanguyÀ l’occasion de la sortie du film Tanguy, le retour, la Dr Marie-Claude Gavard fait le point avec nous sur le phénomène Tanguy.

Loin des clichés délivrés par le film, la cohabitation n’est pas nécessairement un désastre. Il suffit de quelques règles de vie, de respect et de pédagogie.

Dix-huit ans après, Tanguy revient, au-delà du film, le « phénomène Tanguy » est aujourd’hui un véritable sujet de société. En effet, après une diminution amorcée au milieu des années 1990, le taux de cohabitation des jeunes de 20 à 30 ans avec leurs parents augmente de nouveau depuis le début des années 2000. Ainsi, en 2013, près d’un jeune adulte de 18 à 29 ans sur deux (46 %) habite chez ses parents tout ou partie de l’année. Et, aujourd’hui, les jeunes ont tendance à quitter le domicile parental vers l’âge de 24-25 ans, soit 5 ans plus tard qu’il y a quarante ans.

Qui sont les nouveaux Tanguy ?
Une émancipation financière difficile, pour l’Insee, une des principales causes du « phénomène Tanguy » est la hausse de la population étudiante. En effet, « pour les plus jeunes, habiter avec ses parents concerne surtout les étudiants (58%) » comme le souligne une étude réalisée par l’institut en janvier 2018. Et pour cause, depuis les années 70, près d’un jeune de moins de 25 ans sur deux poursuit des études. Bien qu’ils soient moins d’un tiers à vivre au domicile de leurs parents, l’âge moyen de fin d’études ne cesse d’augmenter, expliquant en partie ce phénomène.

Seconde raison évoquée par l’étude, la hausse du chômage et des emplois précaires : « Parmi les actifs de 25-29 ans, ceux qui cohabitent avec leurs parents sont moins bien insérés dans l’emploi : ils occupent plus fréquemment des emplois à durée limitée et sont plus souvent au chômage ». Depuis les années 2000, le taux de chômage des jeunes n’a fait qu’augmenter, malgré une forte baisse en 2008. Or, cette insécurité professionnelle peut être un véritable frein à l’indépendance compte tenu du prix des loyers et des exigences des propriétaires, en particulier dans les grandes villes.

Certains jeunes sont également tout simplement immatures et peuvent avoir peur de se retrouver seuls. Et puis, rester chez ses parents permet de moins se confronter à une vie amoureuse. Mais, ce phénomène s’explique aussi par le développement du phénomène du zapping et donc la superficialité des relations amoureuses des jeunes. Cela allant de pair avec le report de l’âge de la mise en ménage des jeunes.

Mais, « parmi les 25-29 ans, une personne sur deux qui vit chez ses parents occupe un emploi, et dans neuf cas sur dix en tant que salarié » selon l’Insee. Cela prouve bien que l’on peut rester chez ses parents tout en gagnant sa vie. La Dr Marie-Claude Gavard, psychiatre à Paris, explique en partie cela par le nombre croissant de jeunes qui, ayant pour projet de monter leur propre société, repoussent le moment du départ pour économiser le plus d’argent possible.

Une société en pleine évolution
Du point de vue familial, la Dr Marie-Claude Gavard décrypte également ce phénomène par une bonne communication parents-enfants entre la génération Baby Boom et la génération Y.  S’il existait une certaine incompréhension entre les jeunes de mai 68 et leurs parents, il semblerait qu’aujourd’hui parents et enfants se comprennent mieux. « Beaucoup des parents de jeunes de la génération Y s’intéressent aux questions de développement personnel et à la psychologie.

Ils sont donc plus attentifs à l’épanouissement de leurs enfants et dans l’ouverture et le dialogue, ce qui créé des relations propices à une collocation de longue durée. Les enfants ont moins envie de partir dès leurs dix-huit ans et les parents sont plus à même d’accepter, voire de trouver qu’avoir un Tanguy à la maison est finalement quelque chose d’agréable » détaille la psychiatre, rappelant toutefois que cette situation n’est pas encore une généralité.

Les parents peuvent également avoir peur de souffrir « du syndrome du nid vide », explique l’experte. Les parents peuvent déprimer à l’idée de ne plus avoir leurs enfants à charge et se voir vieillir d’un coup. « Dans beaucoup de cas, à cela s’ajoute la peur de se retrouver seul avec son mari ou sa femme. Ce tête à tête peut être tellement inquiétant que les parents préfèrent garder leur enfant, et en particulier le petit dernier, à la maison le plus longtemps possible » explique-t-elle.

Rupture, perte d’emploi, nouveau projet, comment réagir quand son enfant revient à la maison ?
Lorsque le dernier enfant est parti de la maison, les parents peuvent enfin souffler. Après plus de vingt-cinq ans à n’avoir existé qu’en tant que parents et à avoir la pensée constamment occupée par leurs enfants, le couple se retrouve seul. « Les parents découvrent alors un autre pendant de leur vie. Ils doivent réapprendre à exister en tant que couple et ce sans grand projet de maison, d’enfant ou de carrière.

Il y a une bulle qui se referme sur le couple. Et ils peuvent enfin s’autoriser à vivre différemment et à repenser à eux, à leur propre bonheur. C’est un grand moment de renaissance pour les parents, un moment de vie incroyable où l’on revit enfin sans contrainte » précise la Dr Marie-Claude Gavard. Alors, quand un Tanguy débarque à la maison après une rupture amoureuse ou la perte d’un emploi, les parents peuvent avoir du mal à accepter l’idée de cette cohabitation qu’ils n’avaient pas désirée. Leur liberté retrouvée est de nouveau bafouée.

De leur côté, les enfants peuvent être perturbés de ne pas être accueillis avec bonheur. « Après un ou plusieurs échecs amoureux, le repli sur soi et le manque de confiance en soi s’amplifient et l’envie de rester dans le cocon familial rassurant affectivement apparaît comme nécessaire » explique la psychiatre. Il est donc primordial que l’enfant explique à ses parents pourquoi il veut revenir chez eux  et non pas se trouver une collocation par exemple  et de se fixer une date de départ pour ne pas que les parents se sentent prisonniers de cette situation.

La Dr Marie-Claude Gavard conseille aussi d’établir des règles de vie entre adultes. Pour elle, « tout est question de respect du désir et des aspirations de chacun. Les parents ne sont pas au service des enfants : ils peuvent dépanner, mais ils ne doivent pas se priver de vivre leur vie de cinquantenaires « . Les parents ne doivent pas redevenir les bonnes à tout faire de leur enfant.

Celui-ci doit contribuer à l’intendance de la maison : faire les courses, le ménage, la cuisine et participer financièrement s’il le peut. Un Tanguy qui revient sait tout faire, il n’est donc pas question que ce soit un poids. Les parents, quant à eux, ne doivent pas ramener le Tanguy à sa situation d’enfant et doivent respecter sa liberté. Il n’est, par exemple, pas nécessaire de le harceler pour savoir ce qu’il fait de ses journées ou lui imposer un couvre-feu.

Comment faire pour que nos enfants ne deviennent pas des Tanguy ?
Si vous vous demandez comment faire pour que vos enfants ne s’éternisent pas trop chez vous, n’entretenez pas une relation de parents « au service des enfants ». Les parents, dans leur éducation, ont tout intérêt à autonomiser leurs enfants. Il est nécessaire de leur apprendre à cuisiner, à ranger leur chambre, à repasser … dès qu’ils sont en mesure de le faire. Alors, l’intendance ne leur posera aucun problème et ils auront moins peur de s’émanciper.

Et, même si un jeune est très craintif et manque de confiance en lui, le bon rôle des parents est de le pousser un peu dehors pour qu’il puisse voler de ses propres ailes. Mais, il est très important de le faire en douceur et de ne pas passer par des stratégies violentes et non-verbales comme les parents de Tanguy le font dans le film : discutez et dites à votre enfant qu’il est temps de partir, de prendre ses responsabilités quitte à l’aider à payer son loyer au départ. Mais surtout, n’oubliez pas de dire à vos enfants que vous n’êtes pas que des parents.

Publié dans Texte Actualité divers

Pourquoi les femmes vivent plus longtemps que les hommes

femme hommeLes femmes vivent plus longtemps que les hommes, les chiffres sont là pour le prouver.

Un Américain, par exemple, vit en moyenne jusqu’à 76 ans, une Américaine cinq ans de plus. Et cet écart a tendance à se maintenir. L’indice HALE (Healthy life expectancy) de l’Organisation mondiale de la santé établit le nombre d’années qu’un homme ou une femme peut espérer vivre sans maladies majeures : il est de 67 ans en moyenne pour le sexe masculin et de 70 ans pour le sexe féminin.

Ce phénomène n’est pas nouveau. «Cet écart d’espérance de vie entre hommes et femmes se retrouve dans toutes les sociétés, ainsi que chez les grands singes», explique au Time le Dr Perminder Sachdev, professeur de neuropsychiatrie à l’Université de New South Wales en Australie, qui a travaillé sur le sujet. Les causes seraient en partie biologiques et en partie comportementales.

«Les hommes sont plus susceptibles de fumer et de boire de manière excessive», détaille Sachdev. Ils consultent moins le médecin et sont moins enclins à suivre correctement un traitement après diagnostic. La gent masculine adopte aussi davantage de comportements à risque que les femmes, comme rouler trop vite en voiture ou se battre.

Une longévité liée aux hormones ?
Des recherches menées par l’Université de Duke ont établi qu’il y aurait un lien entre un taux élevé de testostérone comme on en trouve dans les organismes masculins  et les comportements à risque.

La testostérone peut aussi altérer la durée de vie de l’homme d’un point de vue médical. «Les hormones sexuelles mâles réduisent la fonction immunitaire et augmentent le risque de maladies cardiovasculaires», déclare Kyung-Jin Min, professeur de sciences biologiques à l’Université Inha en Corée du Sud.

En 2012, Kyung-Jin Min et ses collègues ont examiné les dossiers de santé de quatre-vingt-un eunuques coréens, ces hommes castrés durant l’enfance qui ont cessé de produire un niveau important de testostérone. Ils ont constaté que ces hommes avaient tendance à vivre quatorze à dix-neuf ans de plus que des personnes non castrées partageant le même milieu socio-économique. D’autres recherches de Min, menées en laboratoire, ont montré que la testostérone pouvait bloquer la libération de certaines cellules luttant contre des maladies.

Parallèlement, il est possible que les œstrogènes favorisent la longévité. Une étude de 2013 a permis d’observer que ces hormones sexuelles féminines pouvaient prévenir des dommages de l’ADN conduisant à des maladies, en maintenant les cellules saines.